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Full text of "Le Talmud de Babylone; traduit en langue franc̦aise et complété par celui de Jérusalem et par d'autres monumens de l'antiquite judaïque"

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"'Vf, 










Cïjfolûsical &d)ool 



HARVARD TTXIVERSITT. 






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p .••... ' 



' ♦ ^ 



LE 



T A L M U D 



DB 



BABYLONE 

TRADUIT 

EN LANGUE FRANÇAISE 

KT 

COMPLÉTÉ PAR CELUI 

DE JÉRUSALEM 

ET PAR d'autres 

MONUMENS DE L'ANTIQUITÉ JUDAÏQUE 



,, J) PAR. • 

L^ABBE L. (THIARINI 

PROFR88KUR DB LANGUKS KT D'ANTI^UITKS ORIBNTAT.Eg à L'UnIVER- 

sitk royals de varsovie, membre de la sociét^ des amis des 
Lettres et des Beaux-Arts de i*a mi^me ville, de la Sociéti^ 

ASIATIQUE ET DE LA GKO«RAPHIQUB DE PaRIS , DE L'AtHI^N^B ITA- 
LIEBI ET DE PLUSIEURS AUTRES SOCléT^S SAVjUITE8« ETC. 



PREMIER VOLUME. 



mÊBÊBÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊBÊBBÊÊÊÊÊÊÊeBBBÊmÊBÊÊSBÊBÊÊÊÊÊÊÊBÊBÊSÊÊÊÊm 

L E I P Z I C, 

EN COMMISSION CHEZ J« A. G, WeIGEL. 



183 1. 



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laSi ^i^'iaD vDôTyan vas ntn o».-i W33 %d ix^^ ^5ih -^ch^i 

noan niam nSan «San ntn DJ^n nn «^SanS *|on^ ^ii.i pS 

:innon n-'jia w^ai ^*»Dn 

Ei iê Seigneur dii : ce peuple ê^approeke (de mei) ei m^honcre de 
iê$ ièvret; mais ii a élmgné $eu coeur de met, ei la craimie qu*il m 
de met est un commandement d*Aomme$ appris par coeur: 

A came de cela, voici que Je continuerai de faire à l'égard de ce 
peuple, det merveille$ et des prodiges étranges : cUst que la sapience de 
ses sages périra et tintelligence de ces hommes entendus disparaîtra, — 

Eta. XXIX. 



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PROLEGOMENES 



O B L A 



VERSION DU TALMUD. 



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S>achez, dit Mabnonides >), que Moïse reçut de Diea ttê 
préceptes de la loi avec leur explication. S^il demeura sur 
le mont Sinu ausd long temps qu'il est dit dans la Bible >) 
ce ne fut pas seulement pour en rapporter le texte de la 
Lai écrite; meus pour apprendre par coeur, de la bouche 
de TEtemel, Tinterprétation de ce même texte, ou ce qu'on 
appelle plus communément Loi orale. Dieu qui pouvait 
dire tout simplement à Moïse: Je te donnerai la loij s'est 
servi de ce pléonasme^) : Jeté donnerai ies iableê de pierre 
et la loi et let commandemens que fai écrits pour la in* 
ftruire, afin de signifier qu'il confiait à son envoyé Tune 
et l'autre loi ensemble. C'est comme s'il lui avait clit 
en propres termes: Je te donnerai le Pentateuque, les Pro^ 
phètei^ le$ Hagiograpkeêy la Mitcina et la Ghemara^). 
Ainsi la loi écrite n'a été qu'un index de préceptes géné- 
raux, et la loi orale un recueil de prescriptions particuHè- 
res propres à expliquer avec précison la première. Ser- 
vons nous d'un exemple: Dieu après avoir commandé à 
Moïse d'écrire le précepte: Vou» demeurerez sept joun 
dam des tenta ^) lui ordonna d'enseigner de vive v<^, 
que ce précepte n'oblige ni les femmes, ni les malades, ni 
les voyageurs; que les tentes ne devaient être couvertes 
ni de laine, ni de soie, ni de nattes; mais seulement de ce 



i) La plni grande partie de etHe prëfaee lera tirée de la diiterta- 
fion de ce tavant rabbin inr T ordre talmadiqoe iniiialée Seraïm, ainil 
qoe dei Bibliotbèqaet de Bartolocci, de Woif et de Buztorf et de pin- 
lienn antres monnmeni de l'antiqnité jadaïqne. Je ne m'astreine pai à 
tout tranicrire on à tout traduire à la lettre; mail je tâche de mettre 
par tout P ordre et la clarté qui manquent dam les sources auxquelles 
je puise. 

2; Exod. XXIV» 18. XXXIV, 28. Cf. Bnxt. Recensio operU tal- 
mndici. 

3) Ib. XXIV, 13. 

4) Voy. Beracoth foL 5. a. 

5) Levit. XXin, 42. 

A2 

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— 4 — 

qui germe de la terre; qu*on devait y manger, boire et 
doriiiir sept jours entiers; qu*eUes ne devaient pas avoir 
moins de sept paumes en longueur et en largeur, ni moins 
de dix en hauteur. Ce que nous disons du précepte des 
tentes Viu des Tflbemacles il faut Tentendre de tous les 
613 préceptes qtii se trouvent consignés dans le Pentàteu- 
que; c'est ^ à -dire, il ffeut entendre que Moïse les reçut de 
Ûeu sur le SinaY <^acun avec son interprétation respective. 
Cette histoire de Porigine du Talmud est évidemment 
fii^leuse si on l'applique avec les Rabbins au Talmud tel 
qu'il est aujourd'hui, considéré dans tontes ses parties. 
Mais ai on l'applique à la tradition primitive et si on se 
borne à soutenir qu'elle a été conservée dans quelques 
fragmens du même code religieux, tout ce raisonnement 
devient très-probàUe et digne de notre attention ^). 

^ Lorsque Moïse, continue Maimonidcs, descendit du 
mont Slnaï, Ahron son ft^re fut le premier à le voir. 
Moïse lui récita une fois le texte qu'il venait de recevoir 
de Dieu, en ajoutant à chaque précepte son explication. 
Après quoi Ahron prit place à sa droite. Alors les deux 
fils d' Ahron, Eleazar et Ithamar étant entrés, Moïse leur 
récita les mêmes choses qu'à leur père. A peine étaient 
ik rengés Tan à la gauche de Moïse et l'antre à la droite 
d'Ahron, que les LXX vieillards entrèrent à leur tour, et 
Moïse leur récita ce dont il avait déjà entretenu Ahron et 
ses fils. Le peuple fut le dernier à se présenter à Moïse 
q«i ne se refusa pas de reprendre encore une fois son récit 
du commencement. Il se trouva par là que ce rapport de 
Moïse avait été entendu quatre fois par Ahron, trois fois 
par ses fils, deux fois par les vieillards et une seule fois 
par le peuple. Mais Moïse s'étant retiré, Ahron répéta 
tout ce qu'il avait entendu quatre fois et qu'il savait déjà 
par coeur. De cette manière ses fils aussi entendirent la 
même chose quatre fois, savoir: trois fois de Moïse et une 
fois d'Ahron, et lorsque celui-ci se fut retiré conune son 
frère, ils se trouvèrent en état de la répéter par coeur à 
leur auditoire. C'est pourquoi les vieillards eux-mêmes 



6} Vuy. ma Théorie do Judaïsme. III, Part. Règle V^, 



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— 6 — 

Fenleadirettl quatre foig, deax foil de MoIm, «ne (m 
d'Âhron et une foil de am fils, et lorsque ceax-ei eurent 
quitté leur pbco, le» vieUlarda répétèrent cette hbitoiie par 
coeur au peuple pour faire que lui auiai Feut entendue qua* 
tre fois et apprise par cœur» 

Tous ceux donc qui se trouTèvent présens à celte as-^ 
semblée générale entendirent quatre fois le te%ie de la loi 
avec son explication^) et se trouvèrent à mêate d'en en- 
tretenir ceux qui avaient été absens jusqu'à leur faire ap* 
prendre par coeur Vun et Tautre, Mais le texte fat enfin 
couché par écrit, et Ton se contenta de retemi pat coeur 
son explication. 

Le fondement de toute cette lustoire est pu paiMuge 
de la Bible ^) que Maimonxdes a embelli selon son ordi- 
naire et dont les Rabbins ont profité pour nous expliquer 
Forigine de cette espèce de tradition à laquelle ils croient* 
Selon eux, les auteurs et compilateur^ du Talmud, au Ueu 
de nous donner le fruit de leurs méditations et veilles lit- 
téraires, n'ont fait que nous transmettre par écrit ce qu'ils 
savaient par coeur, Fayant entendu de leurs précepteurs 
ou de leurs ancêtres et ceux-ci à leur tour de leurs pré- 
cepteurs et de leurs ancêtres jusqu'aux LXX vieillards» 



7) Mainonldei ett bien obteur lor ee point. Il commence par 
Dooi dire qne Moite ftpporta do Sîuaî la A>/ écrfie et la /«t orêiie. Il 
paite enivite à itout indiquer eooiracnt il expHqaa f one et I* aglre h 
tout le people d'Uraël. Mail en le tenant k tea ^rolet m pourrait 
croire qa*Ahron leul apprit do lui le tente et ton expKoation, et qae 
tout let autrei n'en apprirent que le premier. Cependant li Ton exa- 
mine avec attention tonte la teneur et le bat de ton ditcourt on verra 
qn'Ah^on alnti que let filt, lea LXX vieillard*, aotti bien que ceux 
d'entre le peuple itraêltto qnl te préaentèrent k l'ativablée, apprirent 
par coenr la ioi eeriie et ia ioi m'aie ^galevaot. Un état Moite 
n'avait pat betoîn de perdre on tempt ai long et ai précieux pour leur 
fftire apprendre par coenr le texte de la loi seulement qu'il devait leur 
communiquer par écrit. Voy. la Prêt de ta main furie. 

S) Exod. XXXIV, 31. 32. eà il ett dit que MoTte de retour du 
mont Sinaî appela Ahron et tou» les principaux de Passembiée pour 
parler av4C eux. Après quoi tous les enfans et Israël s* approt/tèrent, 
ei il leur comntamda levées les eftMes que r Eternel lui avait- dites sur 
la montagne. 



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— 6 — 



jiUMia*«ax fils dTAhi^ et à Ahron et à Moïse hi- mê- 
me ^). Ceux donc, qui ont écrit le Talmud tant de aè- 
des i^rèe Moïse n'ont pas eu besoin d'une nouvelle révé- 
lation; mais seulemeut de se ra]^l^ ee qu'ils savaient 
déjà. L'assistance du ciel ne leur a été nécessaire que 
pour ne pas être trompés par leur mémoire. 

Dans notre Théorie du Judaïsme qui, comme nous 
l'avons déjà dit, sert en même temps d'ouvrage préparatoire 
à la version du Talmud, nous avons signalé tous les effets 
de la mauvaise influence que ce Kvre a exercée et exerce 
toujours sur les esprits des Juifs de la dispersion. Mais 
nous sommes trop justes et trop impartiaux pour nous dissi- 
muler un avantage marquant que les mêmes Juifs en ont 
retiré en tant qu'ils le regardent comme un corps de tra- 
ditions divinement inspirées. Nous nous arrêtons à relever 
cet avantage avec d'autant plus d'empressement que nous 
remarquons qu'il est échappé à tous les apologistes les plus 
zélés du Talmud. 

La Loi orale, qui a la même autorité qui la loi écrite 
parce que toutes les deux dérivent de la bouche de Dieu 
contient les détails les plus minutieux sur la pratique de 
chaque précepte et cérémonie. Il suit de là que, selon les 
Docteurs de la Synagogue, tout dans le Talmud est prévu 
d'avance et décidé par une autorité qui n'est pas sujette 
à exception. C'est pourquoi depuis que ce code est en 
vigueur^ les Juifs n'ont pas eu besoin d'un chef visible 
ou de Synodes pour interpréter l'Ecriture, définir les dog- 
mes, fixer la discipline de leur culte etc. Ils ont été même 
à l'abri de ces convulsions Religieuses qui ne servent qu'à 
enfanter ou à multiplier les sectes, au détriment de la tran- 
quillité publique i^;; car celles des Juifs n'ont jamais été 
en aussi grand nombre que celles des autres peuples et 
leur sujet de discorde a été plutôt la philosophie sophistî- 



0) Voy. Théorie da Jadaume, 1» Port 

10) Lei lectei attestent le mouvement progrrewif d'une nation vers 
la Tcrité ; mail lei dogmes de la religion ne devraient pat engendrer 
des sectei parce qae leur vérité reite toujours la même. 



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— 7 — 

que ou cabaHsdqiie, qne la véritable inteHigenoe de la loi. 
Ayons de nouveau recours à un exemple. 

Dieu défend dans la BiUe ^i) de travailler le septième 
jour de la semaine; mais dans le Talmud ^^) il est censé 
déterminer trente neuf espèces d*oeuvres serviles défen- 
dues pendant le Samedi; et indiquer sous chacune de ces 
espèces principales un nombre infini d^autres oeuvres secon- 
daires également défendues. U suffit donc que les Juifs 
soient en état de lire dans le Talmud pour savoir ce que 
Dieu a voulu commander ou défendre dans la Bible rela- 
tivement à l'observance du Samedi. Ainsi une seule et 
même autorité suprême ordonne aux Israélites et interprète 
ce qu'elle leur ordonne. 

En observant que les Juifs d'avant la captivité de Ba- 
bylone ont été plus enclins à l'idolâtrie, à la rébellion etc. 
que ceux qui vécurent après cette même captivité et qui 
vivent maintenant dans l'état de dispersion, on s'est de- 
mandé et on se demande encore la cause qui a pu pro- 
duire cette altération dans le caractère d'un peuple si opi- 
niâtre d'ailleurs''). Nous accorderons sans aucune diffi- 
culté aux véritables connaisseurs de l'antiquité hébraïque 
que d'un coté l'accomplissement des prophéties et de Tau- 
tre l'établissement des écoleij et des Synagogues ont dû 
beaucoup contribuer à changer son coeur et ses penchans. 
Nous croyons cependant que la cause principale qui a pro- 
duit ce phénomène est l'ascendant que la tradition Tabnu- 
dique a toujours exercé sur la masse des Juifs depuis cette 
époque. Les Docteurs de la loi qui dans les écoles et 
dans les synagogues prêchaient et enseignaient la divinité 
de la tradition, finirent par élever dans le Talmud un rem- 
part contre toute sorte d'innovation. Ils établirent cet or- 
dre de choses stationHaire et pacifique qui dure jusqu'à nos 
jours. • 

Tant que, comme nous l'avons dit dans notre Théo* 
rie, les esprits des docteurs israéUtes forent pénétrés de* 



11) Exod. XX, 8—IO. 

12) SchaUbath 73, 1. 

13) Voy. JAhn Aidueologia biblica. P. Ut. ^ 312. 



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— 8 — 

la maxime qu'il ne falloil ppus coucher par écrit la tra- 
dition de crainte que tôt ou tard les idolâtres ne vinsr 
sent à n'en emparer et à la corrompre i^) le texte de 
la loi fut appelé tout uniment mm (Lot) ou min 
!3nDâU} (Lot écrite); de même on nommait son expli* 
cation traditionnelle ne ba^lu) mm (Loi orale) * *). Mais 
lorsqu'on commença a écrire la tradition pour empécbier 
que les Juifs en but aux calamités et devenant plus tièdes 
d'esprit de jour en jour ne l'oubliassent, le premier essai 
de ce genre fut intitulé nsu^JO (Mischna) ievréçwaiç (seconde 
loi) * ^). Comme la racine nau) en hébreux signifie répéter 
et lire et apprendre en rabbinique, on s'est partagé d'avis 
sur le véritable sens qu'il faut attacher à cette dénomina- 
tion, n 7 a dep Critiques qui soutiennent que Mischna 
veut dire Loi répétée, ou Loi secondaire; tandis que d'au- 
tres s'obstinent à croire que ce nom désigne tout simple- 
ment un corps de lois qu'il faut étudier avec soin et à plu- 
sieurs reprises pour se pénétrer de son esprit ^'^). 

n nous parait que le premier qui s'est servi du mot 
Mischna pour indiquer la tradition a été un bon esprit, qui 
lui a accordé seulement la seconde place au tribunal de 1' 
autorité divine en l'appellant seconde loi, et ce bon esprit 
a été peut-être un des fondateurs de la secte des Karaites. 
Quant à l'autre dénomination Stvjtçwmç nous la croyons 
dérivée de l'usage d'intituler de la même manière i^) le der- 



. 14) Voy. Jo. Chriitoph. Wolfii Bibliot. Hebr. P. II. L. IV. de Tal- 
mod C. I. p. 604 et 005. R. Jobua Hallevit aotear de VHhlieoth. Olam 
oq de U Clef do Talmod , en donne pour raison que la loi écrite con- 
tient dea mystèrei , dam lei lettres , qui pérfraient i'ilt étaient confiéi 
seulement à la tradition et que la ioi traditionnelle deviendrait équi- 
voque et sujette à des discussions si elle était seulement couchée par 
écrit. 

15) Voy. Schabbath 31, 1. 

10) August. L. II. C. 1. contra adversarium legls et prophet. : Neseit, 
dit- il, habmre pr&fter geripturaa légitimât et propAetieaSj Judaeos çuat' 
dam traditiones êuas , quat non geriptas hahent ged memoriter'tenent 
et alter in alterum loquendo trant/undit, quam â€vz4çmatp vocant. 
, 17) Wolf ib. p. 000 -002. 

IH, C'est-à-dire ô(VTéQft)(it(: ou âiVzfQOto/nov comme nous le pouvons 



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— 9 — 

nier livre de la loi écrite où Moïse fait par ordre de Dieu, 
une espèce d'épilogue des lois qu'il avait exposées dans 
les livres précédens et a Tair de les soumettre encore uoe 
fois à TexameQ poux mieux expliquer les prescriptions ob- 
scures, inculquer colles dont la pratique était plus difficile, 
et en modifier d'autres qui n'étaient plus de saison. Mais 
nous avons déjà traité ce point de doctrine dans la Tkéo' 
rie du Judaïsme en parlant de l'usure. On lit dans VAruek 
(Dictionnaire Talmudique) ces paroles, qui confirment no- 
tre conjecture: Pourquoi porte-t^elle le nom- de Miichnaf 
Parcequ^elle est rt^vvi la seconde des deux lois (écrite et 
orale). Car la loi, que tout le pe^le d'Israël entendit 
sur le mont SinaK est la loi écrite. Mais Moïse entendit 
la Mischna de la bouche de Dieu m^3iD une seconde /ois 
et ce fut la loi orale. Il est donc évident qu'elle est la 
seconde j relativement à la première. C'est-à-dire à la loi 
écrite. Les Talmudistes appellent aussi n^TOTz (Mischna) 
chaque section dont elle se c<Smpose, et pour désigner plu- 
sieurs de ces sections ils disent nr3U)^ (Les Mischnes) en 
dialecte chaldéen ttn'fst}^ au singulier et 7^3n23 ou £t2]^^23 
au pluriel. 

La seconde des deux parties du Talmud qui, comme 
nous allons le voir a été ajoutée à la Mischna s'appelle 
vr\ny (Ghemara) du verbe ")&a qui en hébreux veut dire 
perfectionner et apprendre en talmudique. C'est pourquoi 
le nom fit*lâ3, selon quelques savans, signifie complément 
ou stgfplémentf et selon d'autres, discipline ou doctrine. 
Nous préférons la première interprétation parce qu'elle 
répond parfaitement au but qu'on s'est proposé dans la 
Ghemara de remplir les lacunes de la Mischna et de don- 



coojecturer par un pasiage de S^ Epiphane que iioas citerom toot à 
l'heure. Il eit à remarquer que ce livre de Moue a autii été appelé 
rniD23 (répé(ition) nom, qui lelon quelques tavans iiraélitei est dérivé 
du pattage de la Bible (Deut. XVII, 18.) où on ordonne au roi de se 
procurer 77*1 inH 91312)9 une copie de la loi. Obier vont auiil que lef 
greci ont appliqué l'expreition ôivxtçovôfnop aux traditioni de la Syna- 
gogue et que 17312)^ et fitSlZ) veulent liguifier quelque fois leçon du texte 
taloiudique, de même que M^p^ et t<"^p lignifient leçon du texte lacré. 
Voj. Wolf ib. p. 664. en note. 



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— 10 — 

ner plus de latitude et de clarté aux qaestiont qui y sont 
touchées en passant ou très-obscurément. Ajoutons, qu'au- 
tant de fois que le Talmud compare ensemble la BAiej la 
MùckMa et la Ghemara il établit entre ces trois choses une 
espèce de gradation qui trouve son entier accomplissement 
dans la dernière ' *)• Marshame est de notre avis lorsqu'il 
traduit le mot moa par rtXklùiaiç (complementum) ainsi que 
Wolf nous rapprend dans sa Bibliothèque 2^)« 

La Miichna et la Ghemara réunies ensemble dans 
un seul corps de lois portent communément le nom de 
mJobn (Talmud) mot qui dérive du verbe: nab apprendre. 
Celui qui imposa ce nom au recueil entier des doctrines 
traditionnelles parait Tavoir fait après la composition de la 
Misckna et de la Ghemara et ayant égard précisément à 
la signification de ces deux noms que nous avons regardée 
comme la moins probable, c'est-à-dire à la signification 
i^apprendre ou i'enietgner. Mais il n'est pas rare dans 
l'antiquité qu'un seul et même root à double signification, 
ait été différemment interprété à différentes époques sans 
rejecter le sens qu'on y avoit attaché dans son origine. 
Nous observerons en outre que celui qui s'avisa d'intituler 
Talmud ou doctrine la lai orale voulut peut-être la rap- 
procher, même par ce nom , de la loi écrite qui s'appelait 
Thora^ c'est-à-dire doctrine ou discipline fvofre à nous 
tenir constamment sur le bon chemin < ^). Noos ren<x)ntrons 
d'autres noms qui ont été donnés au Tabnud et qu'il faut 
apprendre à reconnaître. Ainsi on l'a appelé ri^hp^ ^OD 
livre det traditions car il est censé les contenir toutes de- 
puis Moïse jusqu'à ses rédacteurs '2). Enfin on l'a nommé 



19) Voy. TAcorie au JudaUme I« P. 
20; Wolf ib. p. 602. 

21) Poor éviter toute espèce d'équivoque 11 eit à tavoîr qae le mot 
Taimud ae trouve lonvent lubititué aux deux exprettioos Mitehna et 
Ghemara de sorte que ce n'eit que par le tcni ou par l'biatoire qu'on 
peut reconnattre ril vient pour la première on pour la seconde , priie 
léparément ou pour l'une et pour l'autre ensemble. \oj, Bartolucci. 
Ton. III. p. 340, 

22) C'est dans ce sens que Mairaonides (commentaire aur le Traité 
Avotb C. I.) accoie les Saducéens, les Baîthoséeas et les Karaites d'avoir 



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— il — 

tm*ID rWD et par abréviadoQ d'îD let 9ix ordres pour 
io^quer qae toates ces matières sont comprises , sous six 
grandes cathégories dont nous parlerons bientôt 2'^\ 

n est éyident que malgré la maxime de ne pcMnt écrire 
la tradition, les Docteurs de la loi, les Prophètes, les Ju- 
ges, les Paraphrastes, les Maîtres d'école, les Scribes, enfin 
les Pharisiens ont du travailler à plusieurs recueik des 
lois traditionnelles, tout en se disant qu'il valait mieux vio» 
1er cette maxime qu'oublier la Itd^*). Nous le déduisons 
prindpalement de la différence du style qui règne dans le 
Talmud, ainsi que de divers degrés de pureté qui caracté- 
risent sa langue. Mais S' Epiphane nous en a laissé des 
preuves plus directes encore en nous indiquant jusqu'aux 
noms de ceux auxquels ces recueils étaient attribués par 
les Juifis de son temps. Voici ses paroles ^^). Les Ju\ft 
ont eu quatre genret de cet tradiiiom quHh appellent ré^ 
péiitions, {StvTtçdauç). Let premièret parient le nom de 
Moue le prophète ; ils attribuent les gecondes à un Do» 
cteur appelé Âhiva ou Bar Aktva. Le$ troinèmes passent 
pour être d'un certain Andan ou Annan que ton nomme 



pour maxime : J'aémeto Is M (n^ln) nsii J« ne r«c«uiait pat la Cabale 
(nb^p) ^fUè^dirt la tradltioB. 

23) Le mot tl^btJ (Halaca) anni, peut étn regardé eomme une % 
ëei dUrérentea dénominatlont qol terveat à déaigner le Talmud, car on 
donne le nom à*Halaea à toatea lea qaestioai qui loot agitées dant ce 
llrre. Yoy. Boxtorf. Reeentio Operig Talmudiei. p. 240. 

24) Joiaa Halleri nouf dit expreaiément (ib.) qa'avant Joda le Saint, 
lea difdplei des tarani ne fêtaient que noter leurt doctrinbt par det 
■Ignet d'abréviation , propret à let leur rappeler — tignei dont U rette 
aojonrd'hoi platieart tracet dant le Talmod« 

25) HaeretI XV. Jndaica p. 32. cf. Haer. XIII. XXXIII. p. 224. Il 
est clair, telon nont, que comme SK Epiphane parie det traditiont de R. 
Aklva dant let mémet termet que de eellet de Jnda le Saint, U doit ftiire 
alliitioB à det monnmens eonebét par écrit, ainsi qne Pétait aloia U 
MIaehna; d'antant pint qu'à proprement parler let iniU ne reeoaaaitaant 
pour anteor de leurt traditiont oralet que Moite. Il noot parait aotsi 
qne malgré l'autorité de S^ Augottin» par les deox mots n3tt)» et Sty- 
%dçt$<ftç on a tonjoort tigniilé quelque monument écrit, car la iradHion 
oHi pat betoia d'on autre nom poor être désignée. . 



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— t2 — 

au9ii Judaic et tig iouiiennent que leg fils d^Assamonée o$U 
été tes auteurs des quatrièmes. Oest de ces quatre sour^ 
ceg que sont dérivées parmi eux toutes ces doctrines qui^ 
quoique /utiles pour la plupart^ leur paraissent de la 
science la plus prçfonde^ et dont ils nous parlent avec 
ostentation. Dans un autre pawage^^) à ces quatre gen- 
res ou recueils de traditions il en ajoute un cinquième at* 
tribué comme il dit à David, quoiqn*il eût été fait après le 
retour de la captivité. Cette confusion d*époques reparaît 
dans plusieurs autres monumens de l'antiquité judaïque. Il 
observe en outre que le travail d'Akiva remontait jusqu'au 
del4 de la même captivité de Babylone, et que les tradi- 
tions des fils d'Assamonée, remontaient aux temps d'Ale- 
xandre et d'Antioque. Sans entrer ici dans des discussions 
chronologiques qui sont étrangères à notre sujet, nous re- 
marquerons seulement qu'on peut déduire avec beaucoup de 
probabilité du témoignage de S^ Epiphane que les Juifs 
ont eu de tous temps un corps de traditions couchées par^ 
kcAXi et que c'est à, tort que plusieurs Rabbanites s'obsti- 
nent aujourd'hui à regarder un de leurs Ecrivains du se- 
cond siècle de l'Eglise comme le premier auteur de la 
IVCschna '^)« Les Karaites s'éloignent bien moins qu'eux de 
la vérité historique en soutenant que la tradition, telle 
qu'elle se trouve consignée dans le Talmud, tire son ori- 
gine de Jehuda ben Tabbaï et de Simeon ben Schetuch qui 
forent contemporains de J. Hircan et dont le premier £- 
sait qu'il fallait se conformer seulement à la Loi écrite tan- 
dis que l'autre vouloit lui faire marcher de pair la loi orale. 
Mais comme nous avons déjà donné l'origine critique du 
Talmud dans notre Théorie du Judaïsme, nous nous borne- 
rons à exposer ici ce qu'en pensent les Rabbins. 



26} Haeres. XUI. p. 332. 

27) Nom verroDt d«iii le Traité talnmdiqae T*anith quelques Ira- 
cei d'ancieni recueili de traditions perdoei. Jo. Selden (in Prolegome- 
nié ad uxorem hebraeetm p. 17.) est d*avii qu'avant J. Ch. exiflfait an 
abrégé des six ordrei de la Miachoa écrit par le célèbre Uillel et nous 
alloni entendre parler Mainonidei de Juda le Saint aon conme un au- 
tenr, maii comme un liuiple compilateur. 



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— 13 — 

H» a<wordeiit nnanimement le titre dé premier compila- 
teur de la Mischna à un certain Juda qnlls nomment tan- 
tôt Prince (it'»iD2n) tantôt Saint (©nprr) tantôt Rabbi -^in) 
on Docteur et an sujet duquel Maimonides s'exprime de 
cette manière dans la préface de sa main forte {n'pvn T') : 
^Depuis Mose, notre docteur, jusqu'à notre Rabbi le Saint, 
personne n'avait réuni dans un seul corps de doctrine ce 
que r on enseignait publiquement de la loi orale ; mais dans 
chaque génération le Prince du Consistoire ou le Prophète 
de ce temps là notait par écrit pour son propre usage et 
comme pour aider sa mémoire, les traditions qu'il avait en- • 
tenduesr de ses précepteurs; mais il ne les enseignait que 
de vive voix en public. De la même manière chacun tran- 
scrivait la partie des commentaires et des expositions de 
la loi qui lui convenait le mieux et qu'il avait entendue. 
Quant aux choses qui, dans chaque génération souffraient 
quelque changement, par rapport aux formes judiciaires, et 
dérivaient plutôt du raisonnement que de la tradition, ^es 
dépendaient de l'autorité du Grand Consistoire. Tel fut le 
mode de procédure jusqu'à notre Rabbi le Saint, qui recueil- 
lit le premier tontes les traditions, tous les jagemens, les 
sentences, les expositions de la loi entendues de Moïse no- 
tre maître et enseignées dans chaque génération 2^). C'est 
de tous ces matériaux qu'il composa le livre de la JMiicina 
et le lit publiquement pour le faire connaître à tous les 



28) Voici comment dam on aolre endroit Maimonidet rattache en^ 
semble les fid de la tradition de (dus le tempa depoii Morte jaiqn'à Jfada 
le Saint. Juda le Saint y dît-il, rapportait ce qu^U' avait apprit de St- 
meon ton père^ comme eetui-ci de Gamaliel ton père, et eelui-ci de Si- 
meon ton père y celui-ci de Gamaliel ton ptère, celui-ci de Simeon ton 
père , eelui-^ de HUM ton père , celui^i de CAemaïaà et Abtalion tet 
préeepteurt , ceux-ci de Juda filt de Tabbee et de Simeon JUt de Cha- 
taà, ceux-ci de Jotua filt de Cherokee et de Nath^e ArbeHtCy ceux-ci 
de Jot e fit de Joexer et de Jête fih^êe Jobvnan* ceux-ci d^ Antigone 
le fSokéeny celui-ci de Simeon le Jutte, eelui-ci d'Bzra, 'Ezra de Baruc 
JStt de Nérié et Baruc filt de N^rie de J4rémie y comme Jéremie Pa- 
vait apprit tant doute det Prophètet gui tavaiefU entendu Pun de Pau- 
ire Jusqu'aux vieiUarit gui entefgnaient ce guHlt tenaient de Jotua gui 
avait etc' inttruit par Moïte lui-même. Cf. Pirle Avot paiaim. 



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— 14 — 

enfmM dluraëh Alors tout le monde s'empcena de le tranr 
scrire et de l'expliquer par toiit afin d'ehipécher qa*on n*ou- 
bUâtla loi orale '>)/^ Dans la préface de TOrdre Zeràîm 
Maimonides ajoute qae Juda se détermina à écrire la 
Mischnà parce qu'il voyait que le nombre de ses disciples 
diminuait chaque jour tandis que les calamités augmentaient, 
et que le royaume de Timpiété (le christianisme) se propa- 
geait de plus en plus. Il aurait donc tâché d'opposer ce 
corps de traditions aux progrès du christianisme» 

Presque tous les historiens juifs placent le temps peu- 
-dant lequel vécut et écrivit Juda le Saint entre Tan 190 et 
220 de TEre chrétienne'®). Mais quelques écrivains non- 
Juifs à la tête desquels est Jean Morinui soutiennent que 
la Miichna a dû être recueillie vers la fin du cinquième 
siècle, parceque les pères de FEglise n'en font pas mention 
et que seulement on en parle, pour la première fois, dans 
un arrêt de Justinien qui en défend la lecture pendant le 
sixième siècle'^). Nous n'hésitons pas de préférer, dans 
cette queston, l'avis des premiers à celui des seconds. 
V. Parceque S^ Epiphane et Si. Jérôme ont parlé des 
traditions judaïques de manière à faire supposer qu'ils 
ont eu quelques notions de la Mitckna^^). 



20) Jofua HallevE ajoo(e (ib.) qne Jada le Saint raitenbla (oai lea 
Doeteora conlemporahiB poor profiter de leora lamfèrea et qti'il écrivit 
lea traditiooi lar leiquellea cea doctenra forent unaniaea, en temea gé- 
néraux, aans indiquer leura aotenra ; tandia qoMl indiqua tea noma dea 
auteura de toutea lea tradltiona controveraéei» 

30) Voy. CAaicàêlet Hakkflbbala et SepAer Ju&atin, 

Bl) Cet arrêt ae trouve dana U^ novella 146 et porte comme il luit : 
Aotcf défêmiann la lecture du Livre appela zeeonde lof, gui m*a aucun 
fbndemeMt dam le$ l^ret tacr/t et gui ne vient poM du ciel, e^ett^à^ 
tHre det prophèteg ; maig gui a M firgee par det homme* dépuurvuM 
de toute aaeietanee divine. 

32) Noua nvona d^'à rapporté d-deatua le paaaage de S^ Epiphane. 
Qoant à S^ Jerdme il noua aoffira de citer ici l'aUuaion qu^il paratt faire 
à an recueil de traditioni ttl que celui de Juda par cea parolei (Quaeat. 
X. in Epiât, ad Algaaiam) : Quantae traditlonea Phariaacorum aint, quaa 
liodie vocant âivnçtatfttç et quam anilea fabulae , evolvere nequeo : ne- - 
que euim libri pstitnr magnitude, et pleraque tam turpis aunt ut embe- 
aca» ditere. 



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— 15 — 

2\ Et que y si le ^ence des Ecrivains postérieurs oa la 
manière peu exacte dont les non-Juifs parient ordinai- 
rement des nvona^ens de la Synagogue, devaient suf- 
fire pour en révoquer en doute Fexistence, on pour- 
rait soutenir même ^QJourd*hui que la Miêckna n'a été 
composée que quelque temps avant les deux Buxtorfs, 
Eisenmenger et quelques autres savans Orientalistes 
d'une date encore plus récente'*). 

3". Enfin parceque le style de la Miichna est générale^ 
ment plus pur que celui qu^on pourrait attendre des 
Docteurs de la loi du V" ou du Vl^ siècle. 

Ayant le projet, poursuit Maimonides, de composer ce 
recueil de Lois, Juda le Saint trouva à propos de le divi- 
ser en six parties. 11 renferma daris la première l'explica- 
tion de tous les préceptes qui, selon la loi écrite doivent 
être observés relativement à la culture et aux produits de 
la terre, et dans la seconde tout ce qui a rapport à la cé- 
lébration et au rituel des fêtes. Il consacra la troisième ^ 
à Finterprétation des droits que l'homme a sur la femme 
et vice-versa, et la quatrième aux jugcmens et aux conte- 
stations qui peuvent avoir lieu entre les hommes dans le 
commerce, dans des conventions mutuelle^, dans l'acquisi- 
tion de quelque fonds, il traita dans la cinquième des of- 
frandes et de tous les rits qui les regardent et dans la si- 
xième enfin des puretés et impuretés légales. Il débute 
par Fagriculture, car l'homme ne peut rien faire pas même 
rendre un culte quelconque à la Divinité , s'il n'a de quoi 
se nourrir. Et s'il parle des fêtes après l'agriculture, c'est 
pour garder le même ordre que la Bible observe à ce sujet, 
en disant: Pendant 9Ùc an$ tu Berneras la terre et enre-' 
cueillerai le revenu; mais en la septième année tu lui don^ 
neras du relâche. Tu travailleras six jours ^ mais tu te 
reposeras au septième^*). Pour une raison presque sem- 



33) Wolf (Ib. p. 058 en note) cite l'exemple de qaelqoet aotearf qoi 
ont prit le Talmad poar on homme, et j^ai entendu de mes propres 
oreilles des Lettrés disdognés tomber dans |a ro^me méprise. 

34) Kxod. XXIII, 10 — 12. C'est-à-dire eonmedani la Bible on 



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^ 16 — 

Uable il place lés jiigemeiis relatifii aux femmes avant les 
antres causes judiciaires, les sacrifices avant les purifica- 
tions. Il a tiré de V Exode len quatre sujets de tagricul^ 
ture, desfèteij des femmes j des endommagemens ; et du 
LévUique les deux antres des choses saintes et des puri- 
fications. Après avoir distribué dans ces six parties prin- 
cipales tons lés préceptes de la loi, Juda le Saint subdivisa 
chacune de ces parties en plusieurs Masectes ou Traités, 
chaque Masecte en plusieurs Pereks ou Sections, et cha- 
que Perek en plusieurs Miscknes on Halakes, c'est-à-dire, 
en plusieurs discussions >^). 

En compilant tout ce que les anciens docteurs avaient 
Isdssé sur la tradition et qui se trouvait dans les archives 
de la Synagogue ou dans Tenceinte des écoles, Juda le 
Saint paraît avoir seulement substitué son style à celui des 
fragmens qu'il a rassemblés. Sa diction est à la vérité aussi 
pure et plus pure encore qu'on ne peut l'attendre de son 
siècle, mais elle est en même temps aride, et concise jus- 
qu'à l'obscurité, n écrit pour le petit nombre des Rabbins 
ou des Précepteurs en état ' de le comprendre et dans le 
projet de faire un choix méthodique il a fait probablement. 



parie da labeanige des ohawpt et da travaU en général avant de par- 
ler de la oélébration do repoi de la terre et dta hoMneiy àe atéme lada 
le^Saint voalat quip tordre dea temencet préeédÂt celai d9§ fêtet dana 
la Mitthna, 

35) Les Rabbini ont trouvé deux expédient poar le fiuniliariier avec 
le titre dei lix partiel principales de la Mischna ; le premier eit de l'ima- 
giner qo*liaT n fait allusion à chacune de cei partiel dani chacune de 

ces paroles (XXXIII, 6.) T\T\ nx}Dn nti^w foin "yrsi» natate mm 

nitt^ «"«ri mm ni»1"» l. #/ & fermeté 2. de ton tempt 3. la forée 
4. de9 dtfiivraneeg 5. aéra la sagene 6. la geiemee, La crainte de 
VBternel aéra Mon trésor» L'autre expédient eo nsiste dans celle abré- 
viation t3pa ] J21 de six lettres dont chacune désigne tin ordre de la 
Miichna savoir: / 

I. t3^3?'^T (Zeraim) dea Semeneea. 

II. n:>173 (Moed) dea Fétea, 

III. ta'^U): (Saachim) dea Femmes. 

IV. Ï''p?t3 (Neaiiin) dea Endommagemena, 

V. D^ttJ^lp {Kodaaehim) dea Choaea aaintea. 

VI. nnnD {Tahoroth) dea Pnri/îcationa. 



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— t7 — 

eelm ^'omettre aussi plui^imni expllealipiis qa'U ii*a j^ om 
à propos de révéla ou qui étalept «apevflueii ritl^^^epaont 
À rétat.d'esclayag9 et 4^ dispenooa où mti^kt alprs ses 
corétigioimaires on Occident sussî bien qu'en Orie^^ 

n s'appBfoa d'abocd lai^-méme à Kre et à expliquer 
TouTrage qmll Tenait de composer en ajoutant de vive 
voix les édaiicissoittens qa'il arait omis expris ou oubliés. 
Et comme il jouissait d'une réputation générale 4<^): son 
travail devint le Uvre dassiqu» de toutes les Eeoies et Aca- 
demies qnl florisaaient alors en Palestine et àBabjlone*^). 
Tous ses coflsborateurs et disciples se mirent à interp^ét^ 
la Afisebna, et publièrent à part plusieurs entras racuàls 
.de traditions et de remarques, qu'ils tenaient dé la boueiu 
de leurs maîtres ou qu'ils devaient à leurs propres reeheii> 
dies, et ils en firent autant de gloses du texte qui âtait le 
sujet de leurs ^scussions. Les principàtes de ce» gieses 
•sont parvenues jnsqu'à nous sous le dtre de ntWb*MÎ ^Jfe- 
kOttak) mm^nn {T^smfktoih) nii3*»«^ (Baraitoti) *«) et 
elles dérivent toutes de Fécole de Juda. 9 

Ayant remarqué que Fauteur de la Misehna avait lafassé 
quelques passages de la loi écrite sans explication, et que 
les explications qull avait recueillies tournaient presqu*ex- 
clusivement sur le sens littéral de cette même loi, ses dis- 
ciples repniiiint le Pentateuque de Moïse pour compléter le 



36) Maimonidei noaa rapporte à ce lajet qn'il puimit potnr l'hoiDiiie 
le plm larsnty U plPi fiche et k ylf»^ pieux 4e 19a Ump^; àe Mrte 
qa^on « pa dire de loi : Depuit Mçtie juiçu'à Rabbi H0Ui n'avomt pa$ 
vu d'hommeM remplie d'autant de gcienee et de dignité qu'eux, et après 
ut mort a eetté Vhumilitê et la crainte du péchés Le chef de 9es ecu- 
riet était plug riche que le roi Sapor, 

37) V07. Baxt Recen. Operiê TVt/m. Noui ptrleroni un pep pl^ig 
Urd de 9€9 Ecoles et Académiea. On prétend c[ae Jiid« lui - nKÎme au» 
en Orient pour y expliquer la Miidina* 

3S) Sur h «sms dei auUon #t ^ef li^rei vof. 4et BiUioUièqoei 

. de Bartploccl «1 jie Wolf, car mw ToaUiot éviter aulant .qne.poniWIa 

de toucher à dei 4«e»tioBt qui leront tonjon|ri intermiiia)>Iea dans ^am 

tiquité Judaïque, 11 eut mdae probable que chacun de cet livret tU 

l'ouvrage d'une école ou aoeiété entière plotdt que d^n leul Individ 

B 



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— 18 — 

commentaire qae venait d'y ajouter Jada le Saint, et pour 
Pexpliqner aussi d'après le sens allégorique. 

La première partie de ces gloses qui .s'appelle propre- 
ment etn^^dta (Mekilta) a été exclusivement consacrée à 
Maircir le second livre de MoTse, c'est-ànlire, VEa:ode. 

La seconde se dit tantôt tnto (S^i^ra, Livre) à cause 
de sa dignité, tantôt â'i <>ai enoD (Sifkra diie Rav) livre 
de la maison de Rav, de Rav son auteur <*) tantôt enfin 
iramâ nnin (JTorathCokamui^ Lei det prêtres) parce qu'elle 
est un commentaire du Liviiique ou du troisième livre de 
Alolse où l'on parle des prêtres et des Lévites. 

La troisième enfin porte le titre de '«'*idd (Sipàri) et 
sert à expliqua les deux derniers livres de Moïse, savoir: 
les Nombres et le Deutéromome. 

Le Sipirti et le S^^krij sdon Bartolocd, viennent sous 
le nom de MekUtoih et se publient ordinairement ensemble 
avec 1» MekUta. Mais les Mekiltoth sont de nouvelles in- 
terprétations de la Bible, qui n'ont qu'un rapport indirect 
ou secondée avec la Miichna. Les gloses qui y ont un 
rapport plus intime sont celles qu'on attribue à Heekaja 
Rabba bar Ckanui bar Bisna et à son compagnon d'étude 
et de travail Haija^ l'un et l'antre contemporains et disci- 
ples de Juda le Saint; c'e8t>-à-dire : 

V. La TesapUa ou les Tosapitoti*^) qui sont des 

additions faites aux conclusions de la Mischna dans le 

but de la rendre plus complète et plus claire en même 

temps. 
2^. La Baraita ou les Baraitoth, c'est-à-dire, un recueil 

des traditions qui n'étant pas comprises dans les six 



so) D'aatrei l'»Uribaen( à R. Jehoda bar Elaî. Lei aalenri da Sr- 
phH et de la Mekilta aoot égaiement iDcerUlna. Ce qae nooi lavona 
de certain inr lei deux premieri de cet livret, c'ett-à-dire, lar la Siphra 
et tor le Siphri c'est qae le Tainad en ftài mention. Kiddu, 40. b, 

40) Gafdoat noai de confondre lei Ibtaphi^ih arec let To9eph9th 
(niDDin) qui sont un commentaire i^té au Talmnd vera lea tempi 
de R. Salomon Jarhi, et qoi avec la gloie de ce dernier, le poUie à 
droite et à gauche du texte do Talmud en lettres rabbiniquea. Nont 
en avoni parlé daut notre Théorie du JudaHme, 



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— 19 ~ 

ordres de la Miêcinm portaieiit le nom d'Ea;iraMgaM'^ 
tes. Telle nous parait à la v-irité la ûgnification la 
plaa juste da mot ninti"^ q«e d'antres ont rendu par 
tra4iiùms reoieillies hors de Técole de Juda le Saint 
ou hors de Jérusalem. D'autant plus que noi^i voyons ^ ') 
que cette même dénomination a été également appli- 
quée aux MeUiioti et aux Totapiioth tant qu'elles 
n'ont pas été fondues dans la Ghemura^^). 
Z"*. Le grand commentaire indtnlé vaah ti'nDITO (Ber^ 
chith Rabba) où le but de Hoduga et de ses collabo- 
rateurs a été plutôt de faciliter l'étiide de la Miêtima 
que d'en remplir les lacunes «'). Je suis d'am, dit 
BartoIoGci^ que cet ouvrage fut nommé B^rêcUik 
(dan$ le commencement) qui est la premiere parole 
de la Genèse, parce, qu'il est le premier ou le plus 
ancien commentaire de la Mi$ckna. On lui a aussi 
donné l'epith^e de BaUa pour faire aUusion à l'auto* 
rite dont il a joui parmi les Docteurs de la loi de ce 
temps. 
Tels furent à peu près les travaux que Juda le Sdnt 



41) Dsnt U Blbliothèqoe de Bartolocci P. H. p. 248. 

42) Les MeHIioth^ lei TosapAoih et let Baraitotk ont sntti porté 
le titre de nT^StDQ oa de nl^TD ni^atra parée qn^ltci jonltMient de 
1» mène antorité qae la Mi$ehna de Juda le Saint, et qa*ellei étaient 
pina réputées encore que cette dernière du câté de l'ordre et de la 
clarté. Je le coqjectnre tur ce témoignage du Talmud (Hulin Cb. ia« 
in fine) : Une Mi$ehne quelconque qui n*eii pat une doctrine iradOion^ 
ueffe de f école de Haija et de Péeole de H, Hoehaja n*e9t que eonfmHon. 

Al) Par ce but ipécial de faciliter l'Intelligence de cbaqne parole 
de la Miiehna, le ÉereckitA Rabba différait l». det Baraitoth qui n'é- 
talent, poar la plupart, que det tradition! oublîéee ou aégUgéea par Juda 
le Saint, ^ det Tozaphtotk qui, lelon Maimoaidet, n'éUient pai autant 
det additlont, que det déductiout de plutleurt eontéqnencei qui déri- 
Talent Immédiatement det doctrinet recneiUiet dant la Mitcbna \ mait que 
ton auteur avait négligé de déduire. Il y a un autre BereeMih Rmbha 
plat moderne, attribué à Rav Nahmaniy et qal ett on eommentaire al- 
légorique du premier livre de Moite, comaientairo tor lequel ou a moulé, 
pour ainti dire , toat ceux qui ont été écrite tor let autret livret du 
Pentatêuque, ayant, comme uont TaTont obtenue dent notre Théorie da 
Jadaîtme, le titrp de MidracAim. 

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~ ao — 

oeeasioiiiiA {mr non exemple ainsi qae par la manière in* 
complète et an peu obsctire dont il avait rédigé la MiH:kna. 
Cependant toutes ces explications allégoriques et remarques 
additionelles ne se trouvant pas à cdté du texte qu'elles se 
proposaient féclaireir, mais étant au contraire dispersées dans 
plusieurs volumes, qu*on pouvait difficilement acquérir ou 
transcrire, ne servaient qu'à rendre la science de la loi, le 
patrimoine exclusif d*un petit nombre de docteurs» D*une 
autre part, comme Fétude de cette même loi coutituait 
riors la seule occupation d'un penpk exilé de ses propres 
ficrjrers, et qui espérait d'y rentrer moyennant une plus «tricte 
observance de tous les préceptes que Dieu lui avait confiés, 
comme à titre de prédilection ^ tous les esprits penehaient 
vers des recberehes de ce genre, et tâchaient de 'faire la 
découverte d'autres traditions et interprétations inconnues, 
ou en forgeaient eux*méme« de nouvelles. Ce fut alors, 
c'est-à-dire, un siècle environ après la rédaction de la 
JfiMÂiMr^^), que Rabbi Johanan^ chef d'école dans la terre 
d'Israël comme l'avait été Juda le Saint, s'appliqua à fon- 
dre ensemble tous les recueils dont nous avons parié et qui 
étaient postérieurs à la Miichma. Il y ajouta en outre les 
fruits de ses propres veilles et recherches et en fit un com- 
mentaire méthodique de chaque ordre et traité; de chaque 
chapitre et article du livre de Juda, à l'exception de ces 
parties de la loi qui comme nous l'avons dit ailleurs ^^) ne 
pouvaient être pratiquées hors de la ville sainte et du 
Temple, ou qui presentment des difficultés insurmontables 



44) R.«edati«, dut le Chaleheteih Hakkaébétiaj R. David Omb, dant 
le Zemmeh Davii^ R. Serira €aoii, dam le livre JmhaHn^ rtfporteat la 
rédactfoa de la Gbenam de lémtalem vert la moitié et la in da trai- 
■ièfiie tiède. Malt MaimoBldea, AbarbaaH Elle Levhe et d'aotrei critU 
quet joih la metteat nu tiède plut tard , c*ett.à-dire, entre l'année iiO 
et 370. Nom préféront eependant la première opinion, ear elle endre 
mieux arec cette etpèce d*impalilon que loda le Saint arak oonMniUHqnée 
aux etpritt det doetènrt de la Palettine en eerirant la AU$€kna. C'est 
pourquoi Rona ne croyont pat que Tarit de qoelqnet écrivaint non-inlft 
qui la placent entre le V» et le VIII« tiède, mérite d'être réftitée aérien- 
lement. Voy. Wolf ib. p. 683. 

45) Dant plotieart endroitt de la Théorie da Jodaltme. 



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— « — 

itmê l'éuil ée i^afmgsàou. U écrivit ee eommeataîre dans 
If but: 
l"*. de fÎBciiter et de propager TÀtude de la trmiUhà en 

feeant de manière qu'on seal livre loffit à lai->méme« 
2*. dlnterpréter la Miêcàmm et de ooneifier les epiniont 

de cenic qui Favaient interprétée avant lui. 
3«. d'indiquer la dernière dedrfon «ur tous les points de 

dootritte qui prêtent à la eontroverse, et qui n'avaient 

pas été décidés par ses prédécesseurs. 
4*« de développer toutes les raisons que les èoetsuvs de 

la M avaient eu depuis Juda le Saint jusqu'à son temps 

en déduisant de la Mifehna plnsîenrs conséquences qui 

avaient occasionné maintes censtitutioiis nouvelles. 
5». d'expliquer le sens mystique de plusieurs qrmbdes et 

de plusieurs sentences allégoriques de la loi ieriit et 

de la lai orale. 
,6*. EnAn d'^over une muraille de s^aration entre les 

Jui£i et les antres peuples de la terre, en présentant 

à ses compagnons dlnfortnne des remparts plus solides 

dans la haine et dans l'orgueil que ceux des villes dont 

ils venaient d'être dépossédés^*). 



4S) A9 li6« S'être 4toiii«ex, €o«n« les. àotUnn Urs^l«« vo«dr«|e9t 
Je perM«4«r max BOB^oiCi, m projet d« mitantliropie parftft à grmadi 
traits dani I«e é«nx Gkemtfrm àe ieraMlen et de Babytoiie, et noae 
TeMont de Tohr que UaimeBldee en toppoee mène rexitteBce dans la 
MiBcàna. Net» veriieii lèrera toate eepèee d'incertitade à ee m^H, 
Mais Baas avoas beiolii de aaat appaysr ici de l'antoril^ das MtdroMhlm 
4fli est presque aossi iaipasaate qua celle des deux Taloiads, êk mti peut 
aarvir à doaner une jaste Idée de la tendance de ees derniers. Noas 
nous coateaterons d'ea appeler aa témoignaca du MOrmfk V^élU Cke- 
moth RaHm oa caainieataire ear fBzode. L'aotear de ce coaunentalre 
tdclie d'expliqaer rorigiae de la Ui proie par ees pareles de la Bible 
(Sxod. XXXIV, 27.) : i/EUrmsl Ht mmsi" à Mecs e.* EeHg ee$ pmroltê, 
cmr gttiviimi iemr tememr }'ai trmUé, ^afUmmee 009e êoi et tnee lêrttëL 
Volai comment il s'y prend : Ecrie cet par^ieê : cala est plas claire- 
ment expliqué par Hoeee (Vllf , 12k) : Je iui ai écrit In ehoiee primci- 
pmtte ée lit loi gui oui été empieagéeë c^mmo étrangee^ Lorsque Wém 
sa maaifesta sar le Siaaî poar 4oaa«r sa loi à Israël il s'entretint erec 
moise sur la Bièle, sar la Mltchua , la Gaemmra^ lAjatUt et sur les, 
MidraeAim, conNae tt est dit (Exod. XHy 1.) : ^ars Diem promomçm tou- 



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— ja- 
il est donc évident qa^anssitôt qne la réputation de son 
auteur eut élevé ce recueil à la même dignité que la 
Misekna, et eut permis que le commentaire fut écrit dans , 
la même colonne que son texte, le premier a du acquérir 
le titre de Ghewuira parce qu'il n'était que le com^ 
plément du recueil de Juda le Saint. Si R. Johanan a laissé 
plusieurs traités de la Miickna sans commentaire il est à 
savoir que les docteurs de ce temps avaient le même usage 
que les Rabbins de nos jours; c'est-à-dire, ils ne fesaient 
point de tout le corps de la tradition l'objet de leurs cours 
académiques; ils ne suivaient pas non plus l'ordre d'après 
lequel Juda le Saint avait arrangé son livre; mais ils-com^ 
mençaient par interpréter les traités mischmques les plus 
indispensables en réservant les moins importans pour leiu 
derniers. Or, comme nous venons d'observer que les trai- 
tés où l'on parle de l'agriculture, des sacrifices et des puri- 
fications intéressaient fort peu les Juifs de la dispersion, 
on peut conjecturer que R. Johanan entreprit bien tard 



teg eei paroie», c'ett-à-dire il prononça Jatqn'aux réponiet que lei dis- 
ciplet denanderont en tooa tempt à lean préceptenn (toj, le Midrm9eà 
Fojfkra Mmèèa 8eet 22.). Dlen dit à Moite, aprèa que celni^d eut tont 
apprit de ta bonciie: BateigMe Itradl. Il répoadit: Mattre de raniTen, 
je leart écrirai tool cela. Il reprit: Je mc tcqx pat qae ta écrivea im 
M arahj car je prévoit qae lea natioat de la terre éonioeront «■ jour 
tarr «m» peupitj et qo'eUet peuTcnt la lai ravir. Je lai doonerai par 
écrit le teal Tolame de la Bible et de rive voix la MUckna, la Gha- 
mora et tÀgada, Je ie$ ieur OoHmermi 4ê Hve vHx t^/m. fue si iêg mm- 
Hont êm m^mdë 9ienmemi à amgtmêmier et rendemt les lirméUtes escUtees; 
eeux-et seient t^petrdt &éliet. G'ett pourquoi le Propliète a dit (tekm 
raatenr de ce Midratch) : ^i j'eeritai» ie$ eheeee primcipaies de la Ui 
elles peurraienl passer entre les mains des étrangers, Qae ferai -Je 
donc? Je lai donnerai la Mikra (oa la Bible) coacbée par écrit. Quant 
à la Misehnay à la Gkemara et à PAjmda c'ett de viye roix que je let 
lui eoflumoniq aérai. Ainti lortque l'on dit (dant l'Exode): '^b lUID 
éerii^ on fait allutîon à la Mikra (ou à la loi écrite) et lortqa'on i^oute 
(ib.) rhim Û^nsnn *«& b» "^ ear sw la Penche de ces pareles on 
fait alltttion à la Misehna et à la Ghemara (ou à la loi orale) moyen- 
nant letqoellet let Itraélitet tont téparét det aatret peuples tUTS^ 
niJai^n y^b bV(yO'^ y^ &'«'b*n339. C»eit donc arec raiton que nout 
détnitaont le Talmud nne muraille de séparation élevée entre les Jn^ 
et' Us nm-Jnifi de tous les temps et de terns Im Heux. 



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— ai ~ 

à'iMbnit lestioig «nbei Zeruim^ KmlwrAim et T«(Ura(A 
et f ii*il le fit 4» nanière à laûnei ks ordres Tuior^k ,et 
Kn^achim pour les deniieni. 11 moiunit peut-être pfucbuit 
qu'il travaillait à gle«er le traité le plu» important de TOr* 
dre Tah^MTothj ce qui explique pourquoi il laissa lea antre» 
traités de cet ordre et tout Tordre Kùdachm saua com* 
mentaire^^). H est même probd>le que comme Tétat de 
dttpwaicm était toujours récent et qu'une ^ande partie des 
Juila n'était pas encore sortie de la Palestine^ R, Jobanan 
qui écrivait pour ces derniers ne fut pas à même de tracer 
une ligne de démarcatiou entre les préceptes plus ou mpins 
importans* avec la même précision que le firent quelque 
temps après les Docteurs orientaux* Cela expliquerait 
pourquoi il préféra d'expliquer le Traité JVidda de l'Qrdre 
TaiorçiA avant de toucher an Traité JBulim^de l'Ordre 
Kodaekin. Je suppose que c'est pour la même raison 

l^ que la Ghemara de Jérusalem contient plusieurs trai- 
tés qui ont été omis dans celle deBabylone et vice«vers«u 

2*. et que l'arrangement de ces deux commentaires dif» 
fére, sous plusieurs rapports, dans les éditions que nous 
en avons aujourd'hui^^). 

La différence qui passe entre la langue de la Miêckma 
et celle de la Gkemara de Jérusalem reladvemeot à la net- 
teté d'expression est sans doute plus grande que celle qu'on 
peut supposer dans l'intervalle d'un seul siècle. Mais il est 
à remarquer que la pureté du langage dépose souvent pour 
la capadté des écrivains plutôt que pour le caractère du 
temps od ils ont écrit. De même que l'on peut croire 
que Juda le Saint a surpassé son siècle par la ccMTection 
du style ^ de même on peut supposer que, sous ce même 
rapport, R. Johanan a été beaucoup au-dessous du sien* 
n est bon aussi d'observer que Juda le Saint paraît avoir 
écrit pour les Savans tandis que le but de R. Johanan a 
été de populariser les explications de la loi, et que par con- 
séquent, le premier a dû se rapprocher du langage hébraî- 



47) Voy. L'introdactioB de la Théorie du JudaUme^ 

48) lU. 



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^ u — 

4ijàê pkfi et U fêëoùfùA a éi6 «bligé dé «e Mitir A'mnk àë m* 
(tttdeeteH, e'est^à-^dîre, 4a 4iakct« HiéroMdîMitilift. Mate A 
lu dhifeiiitftt d€i JénMytoMi oondenl bMiucouf i'ex^rm4f&m 
6t'4é toôDftil bflrt>ftre8^*) qui ne pMvoit ii«U«iii«ttt «e ^ajK 
pofCêr dtt temps que Fdn est forte d*fi8sigaer à nm rédftoti^ 
ii fié {!emt piui perdre de vue qu'elle a dd être scniiretit lii>^ 
terpolée par les doetettrs de la loi qui Font trangerflé en 
adeptée oomme livre dawiiqiie. R Jobanaa est a«Mi eridé 
et servent même plan obisear que IL Juda, de sorte qu^ 
Ughtfoet ea le pai^uratit a dd s'éorier à plusieurs rt^^ 
ses: „Qttid ttibi baee omidà ireliat aea datar Tel coojeetiaAs 
kao ri^ datur qdid aHqaa borum sîbi vellnt: nec adest Oe- 
dipus aeo Spbitix ipsa.^* -^ 

b. Johanan prêoccilpé de FéteAdue de Istdn entreprise 
ptose légèrement sur plusieuris objets d\ihe haute impor- 
tance. La langue de la Ghemara de Jérusalem digère de 
cette de la Ghéiaara de Babjrlone en ee que dan« la pre- 
mière dominent le Syrîac et le Chaldéen mêlés ensemble tan- 
dis que dans la secandè le Cbaldéen domine presqu'exdu- 
sirementi Mais il faut avouer à l'avantage de B. Johanan 
qu*il ne penche pas vers la subdlité, les sephismes et les 
fiibles autaht que h» docteurs babyloniens» 

n sait de tout ce que nous venons d'expoiier que par 
Talmud de Jérusalem ('^ttbttîl^l'') oil ne doit entendre autre 
Aose que la Mitchnn de Juda le Saint et la Qkemmra de 
R. Johanan, réunies ensemble et rédigées dans la Pidestlne 
après la totale diéperslon des Juifs ^*). Nous avons Ten- 



40) Oh y twnt€/àit(6 ^siMN tttsrutirM de phrases qui bestent» 
cojmiie dll Wolf, CPotkiemM Bmrhmriein , on y Mncontrè attiti i% ii«m 
det TtircÈ, ce qui « donoé occasion à Moriouf de rapporter ta rédaction 
vert le VU« 00 le VIII« aiécU. 

50) Noua pentooi coame plusieDri «atres aniiquairei qqe let deox 
Talmodf de Jéraialem et de Babyloiie ont prit leort nomi det capitales 
da payt où lit ont été rédigés. D^aatret rapportent cet dénominationt 
à la langue, et disent que le premier a été appelé Talmud de J&utaiem 
parée qu'il a été rédigé dant un dialecte qui devait te nommer A»er#- 
êofywiiUiin de la ville de Jérotalem, de même qu'on nommait Samitritaùi 
le langage dont on se servait alors à Samarie et dans les villes cîreon- 



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MMfé Me tdle hémàmûmi e* mtew cêttfiMM didif» da«i 
k pkpart des émnimi ^ païkftt de oe Talwttd que new 
■otM impeMHW la làebe de iaj[ip p H ie> iti lout ce q«i pourra 
en donner «ne jute notion et le g éparer à jamaii de eidaa 
' de BabyloMw 

La Mi êtl m a ou la première partie de la /et arulé eat 
pt^oiaement la même dans le Talrapd de Jérusalem qae 
dans oekd de Bubylone si Foii en exoepte pdmrtaat an nem- 
bre infini de Tariantes, et plasienrs additions et reteancbe- 
mens dus d'une part anx eepntes et de Tantre à la eolli- 
rion d'opimons qui a existée de tout temps entre les écoles 
Israélites d'Orient et ceUes d'Ocoident^'}« Voyons main- 
tenant Farrangement de la Gfaemara de Jérusalem qui con- 
fronté avec celui de la Gb«nara da Tabnnd de fiabylone 
pourra donner une idée adéquate de l'une et de l'autre. Le 
plan que nous en avons rapporté ditns notre Théorie n'est 
qu'une esquisse de celni-ci« 

En se tenant à ce qu'en dit Maimenides dans la pré- 
face à l'Ordre Zeràîm , le T«A»tMf de Jéruimlem compren- 
drait cinq ordres entiers. H est cependant certain que les 
éditions que nous en avons aujourd'hui n'en contiennent que 
les quatre premiers ordres seulement et un seul traité du 
sixième, savoir: les Ordres Zerafdn, JU^ed, NaciiM^ Nezi^ 
Ain et le Traité N$dda de l'Ordre TaAôroik. Tel qu'il est 
maintenant il manque donc du cinquième Ordre Kodachin 
et de tous les traités dusixième) erxoepté le Traité Nidda. 
Nous lisons dans l'édition qu'on eu a feite à Venise et dont 
nous allons nous occuper bientôt, qu'avant de publier le 
Talmud de Jérusalem ses éditeurs n'ont épargné aucun soin 
pour recueillir tout ce qui en existedt alors en manuscrit. 



YoSfliiiet. L« Talnod de Jératalem porte aotti le ««ni àt T€ammd </#• 
m^iâemimmx (jÊSiTVSn ^Ml) poar te iUliogiier à» orlitl de Babylone qui 
a été fO«ip«aé «■ Orient. 

51) Noiito isdiqoeroM cd» vM^antee «inei qae «ef addi'tîoai oa re- 
trâsdieneM diat lee partfiee da Talnod de JétoeaieiD qoe oooe tradol- 
ront pour compivier eehri de BoliyloM. Qooot «ox aoiret. partie» on 
pourra cootttller let ootot erilii|0€t quo SuroiihutiuM • ajooteoe à an 
renioo de la Miêêkma, 



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~ » — 

On pourrait pourtant conjeetmrer qn*3s n*ont paa M 
plètement heureux dans leun recherches, et ^e quelques 
parties de ce Tainud d^neurent toujours cachées dans les 
Bibliothèques des Juifs. Ce qui nous dicta une pareille sup- 
position, c*e8t qu*il est aujourd'hui incomplet dans plusieurs 
traités qui par leur extrême importance devatent avoir été 
interprétés les premiers par R. Jobanan^^)* Mais void les 
traités et les. chapitres^ contenus dans les Ordre$ qui exi- 
stent maintenant. 

Dans r Ordre ZeraMm les Traités: 

I. Bm'€ti0th de 9 Chapitres. 

IL Pekm de 8 Chapitres. 

ni. Demaï de 7 Chapitres. 

IV. KOam de 9 Chapitres. 

F. CkevUik de 10 Chapitres. 

VL Trvmoth de 11 Chapitres. 

VIL Maoêtroth de 8 Chapitres. 

VIIL Maa$er Ckent de 5 Chapitres. 

IX. Halla de 4 Chapitres. 

X. Orla de 3 Chapitres. 
XT. Biceurim de 3 Chapitres. 

La Mitckna est accompagnée de la Ghemara de R. Jo- 
hmian dans tous ces Traités^*). 

Dans l'Ordre Moed les Traités: 
L Chabboth de 20 Chapitres. 
IL Eruvïn de 10 Chapitres. 
IIL PegaAim de 10 Chapitres. 



52) Tel ett par exemple le Traité HuHn oà l'on parle dei animaax 
purs el impart et de la manière de taer let premiert, qal tealt peavent 
aerfir de noarritare aux Juift. Le Traité ett un de cenx par letqnela 
let joife de Pologne débutent maintenant dani lean études talmndiquea. 
Voy. Th^&rie du Jndafwm^, 

53) Bartolocci, Lightfoot et Wolf m te tronvent pM d'aee#rd wmt 
l'arrangement det Traltéi de cbaqae Ordre , car apparemment dmcon a 
conralté d'antret manntcritt ou d'aotrea éditions. Les éditions du Tal- 
Biad de Jémtalem ne toot pas, sous ce rapport, antti nniformet entre 
elles qae celles du Talmod de Babylone. Wolf a omis en outre plu^ 
sieurs de ces traités, et altéré les nosubres de plusieurs «lu^M^res, ce qui 
n'est pent- être q«e la faute du typographe. 



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— 2r ~ 



IV. Jêmm de 8 

V. C3kêkmUm de S Chapîties. 

VI. Smeea de 5 Ckipitreu^ 

VIL lUick ttmthmna de 4 CkapLtres. 
VIII. B^$a ou Jom Tav de 5 Chapitre». 
JX TatmUh de 4 Chapitres. 
X MegMIa de 4 Chapitres. 
XT. Haghiga de 3 Chapitres. . 
XII. Moed Kaien de 3 Chapitres. 

La Ghemara de R. Johanan se trouve dans tous ces 
traités comme dans c^ix da premier Ordre. 

Dans f Ordre JVacAm les Traités : 
I. Jevammoii de 15 Chapitres. 
U. Sota de 9 Chapitres. 

III. Ketuvoth de 13 Chapitres. 

IV. Nedarm de 12 Chapitres. 
F. GUtin de 9 Chapitres. 
VI. Nazir de 9 Chapitres. 
VU. Kidduchin de 4 Cha{dtre8. 

La Ghemara de R. Johamn comme dans les deax 0r7 
dres précédens. 

Dans r Ordre NeziUm ou Jechuotk les Traités: 
J. Bava Kama de 10 Chapitres. 
IL Bava Metiia de 10 Chapitres. 

III. Bava Bâtira de 10 Chapitres. 

IV. Sanhédrin de 11 Cha]^tres. 

V. Makkotk de 3 Chapitres. 

VI. Ckevuoih de 8 Chapitres. 
VIL Avoda Zara de 5 Chapitres. 
VIII. Horaïeth de 3. Chapitres. 

La Ghemara de R. Johanan manque ici dans le dernier 
dbapitire du Traité Makkoth et dans les deux Traités 
Ed^oth et Avoik ou pour mieux dire ces denx traités 
manquent entièrement dans le Talmud de Jérusalem ainsi 
que r Ordre Kodackim qui est le cinquième du Talmud de 
Babylone. 

Dans l'Ordre Tahoroti enfin il contient le Traité 
Nidda mais avec la Ghemara de R. Johanan dans les qua- 
tre premiers^ chapitres seulement. 



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— Jt — 

P nous resta à parler nwmteMttiÉ det pvineipdes ^di- 
tions du Talmad de Jéruialem et de direfs fragmens .de 
vendon que nous en avoua déjà^ Mais iie«s ne toucherons 
à ces denx choses qu'autant que le demande la nature de 
notre entreprise. Nos Lecteurs pourront en chercher une 
notice plus détaillée dans les dîff^ntes Bibliothèques rab- 
biniques que nous avons pkisieors fois dtées, soit dans cette 
préface, soit dans la Théorie dm Judaïsme^ 

Lorsque le Talmud n'était* pas imprimé, les savans 
non-Juifs travaillaient toute leur vie, et dépoisaient des 
sommes considérables pour se procurer la satisfaction de le 
voir et quelquefois celle aussi de le feuilleter. Plus tard 
cette extrême difficulté d*en prendre connaissance ne fut 
levée qu'en partie par Fart typographique^^), et Ton peut 
bien avancer que, soas un certain rapport, elle dure même 
aujourd'hui, malgré plusieurs éditions qu'oor en a publiées. 
En effet, si Ton distingue entre les éditions du Taknud an- 
ciennes et modernes; entre les complètes ou celles qui n*ont 
pas subi la Censure, et les incomplètes, ou celles qui en 
ont été mutilées, ainâ que nous Tavons dit dans notre TAéO' 
rie y on trouvera que les premières sont aussi rares au-^ 
jourd'hui que les manuscrits du Talmud Tétaient autrefois. 

Nous avons entrepris dw nièrement un vojage en Prusse, 
en Hollande, en France et en Saxe précisément dans le des- 
sein de rechercher de telles éditions. A cet effet nous n'au- 
rions pas manqué de visiter Hambourg, i|i on ne nous avait 
pas prévenus que la fameuse Bibliothèque qui y était en 
vente depuis long temps, et qui seule réunissait toutes les 
éditions qui nous sont nécessaires pour notre travail, avait 
déjà trouvé de généreux Acheteilrs et qVelle était passée 
en Angleterre. — 

Ayant remarqué que Venise est l'endroit où les JnilEs 
ont joui autrefois d'une plus grande liberté d'impression 
que par tout ailleurs, notre projet a été et est toujours de 
former une Bibliothèque de tous les livres obligatoires de 
la Synagogue**) qui ont été imprimés dans cette ville vers 



54) Voy. U'olf. ib. p. 9l3» 

53) Ou peut en voir le CaUlegue 4«iri le l|e fmiit ^e nefrt Théorie: 



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l^épwptd ma mêlm eq^èoe 4» tàmrté était em ^r%«Mr« Nmm 
aaroDs occasion dlndi^er dans la sidte 4e celte prMaee 
fmnqm'à ^nel point nmm aToui réusi daaa mt projet, ou, 
eapéfOMi y nénaam. 

Je suppose complète ou pour mieux dire sans lacunes 
rédition du Talmud de Jérusalem faite à Venise et soi- 
gnée par Daniel Romberg. Elle est in folio en joli papier 
et en jolis caractères, mais sans date. Elle revient peut- 
être vers Tannée 1524. Je la suppose complète pour la 
raison déjà énoncée, c'est-à-dire, parcequ*îl paraît que les 
livres des Juifs n*étaient pas censurés à Yenise du temps de 
Boraberg, soit qn*on doive attribuer ce fait historique à là 
tolérance ou à la négligence ou même à Ilgnorance des 
Chrétiens. Nous penchons beaucoup pour la dernière parce 
que nous avons eu lieu de voir dans notre Théorie qu*aus- 
sitôt que les Juifs commencèrent à s'apercevoir qu'un petit 
nombre de savans non- Juifs pouvait déchiffrer les logogry- 
phes de leurs monumens reli^eux, ils ne comptèrent plus 
sur la tolérance ou sur la négfigence des censeurs, mais 
ils prirent le parti de cacher eux-mêmes aux yeux des 
Chrétiens les passages du Talmud qui contenaient des atr 
taques manifestes contre leur religion. Nous ne pouvons 
parler de cette édition qu^avec incertitude, car nous ne 
Tavons trouvée que dans les Bibliothèques publiques sans 
avoir eu autant de loisir qull fallait pour la coHationner 
avec d'autres éditions. Mais nous avons les espérances les 
mieux fondées que nous pourrons bientôt la posséder ou 
en disposer pour tout le temps que durera notre entreprise. 

L'autre édîtioo, sur laquelle nous travaillaron» dans 
le kit de rendue notre version du Talmud aussi complète 
que possible, est celle publiée à Cracovie en 1609 par 
Isaac ben Ahron dans un in folio et contenant quelques 
gloses. Elle n'est pas aussi correcte que celle de Venise, 
qui parait lui avoir servi de norme, et par ses fautes nom- 
breuses elle enchérit beaucoup sur l'obscurité qui caracté- 
rise le texte. Nous verrons tout à rheure qu'il y a même 
de bonnes raisons pour y soupçonner des lacunes, quoique 
que la persuasion du contraire soit générale. Nous en avons 



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— » — 

deux exemplairet à notre dispethioii, Tiin trevvé à Mets, et 
l'autre adieté des Juifs de YarsoTie. 

Nous possédons «n antre exein]^aire dn Talmod de 
Jémsalem en quatre volnmes in folio qui nons sera de 
beaucoup d'utilité à cause de commentaires qu'il contient, 
et parce que l'impression en est moins fautive que celles des 
deux éditions précédentes. Chacun de ces volumes est 
sorti des presses de divers typographes à diverses époques, 
et dans des lieux différons. Ainsi p. ex. 
Le l"'. qui contient tout le premier ordre et le Trûte 
CkekaKm du second ordre ^*) a été imprimé à Amster- 
dam en 1710 par Elie fils de R. Jehuda Ldw dans le 
but d'en corriger le texte et de l'éclaircir en même 
temps, moyennant plusieurs commentaires qui y sont 
ajoutés. 
Le II"^. qur renferme h $econd ardre seulement, a été 
imprimé à Dessau en 1743 par Elie fils de Moses Des- 
sau dans le même but que le précédent. 
Le IIP. qui ne contient que le troiiième ordre a été pu- 
blié à Berlin en 1757 et est aussi riche en commen- 
taires que les deux autres. 
Le rV". enfin renfermant tout le quatrième Ordre et le 
Traité Nidda du sixième a été publié à Livoume en 
1770 avec plus de gloses que les autres. 
W(^ est d'opinion ^^) que les Chrétiens se sont occu- 
pés plus du Talmud de Jérusalem que de celui de Babylone 
parce que le premier, dit-il, aide à éclairdr la Bible plus 
que le second. H entend parler probablement de la lecture 
et non de la version de ce Tabnud, car il ne dte que deux 
savans qui ont tàdié de nous en indiquer le contenu et 
d'en traduire quelques traités, savoir: Jean Lightfoot et 
Theodore Dassove. Mais de même que pour avoir réuni 



56) Réanion bixarre qu'on ne taurait expliqaer aotrement qu>n «ap- 
posant, que son éditeor, ayant mis en t^te du tecond ordre, le Traité 
Chekalim, l'édition a été interrompue au moment que l'iropreitiun de 
ut traité a été achevée; car nous ignoront fi let aatrtt volamea à^ 
cette édition ont été jamais pubJiéa. 
, 57) Ib. p. S93. 



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— Jl ~ 

•BBeiiible tons eef traranx enCirepm jmupCidj afin de tra- 
duire la Mùeinaj û suffit de poiséder leg deux rersions 
fui eu ont été faites eu latin par Sureahqse^^) et en al- 
lemand par Rabe^*) de même il est assex de parler briè- 
vement de différens essais de version du Talmud de Jéru- 
salem que nous en ont laissés Ugolin et le même Rabe pour 
donner une idée de tout ce que nous possédons dans ce 
genre. 

Nous sommes redevables au premier, d*un grand tré- 
sor d*antiquité8 sacrées*^) qui sejrt principalement à Tin- 
telligence de la Bible. Dans ce but, Ugolin a cru indispen- 
sable de consulter Tàutiquité Judaïque qui est comme le 
reflet de l^hébraïqae. II a donc traduit autant de traités 
des deux Talmuds que son plan en demandait, et quant au 
Talmud de Jérusalem il a traduit en latin: 

l"". Les dnq derniers traités du premier Ordre Zeraïm^ 
version qui se trouve à coté du texte dans le 2Xh vo- 
lume de son ouvrage ^^). 



58) Mîiehna $ive toiimt Hebraeorum jurig, riimuM^ antiquiiaium ae 
iegum oraUuM tyitema , turn ciariitimorum Rabhinorum Maimonidit H 
Sartenorae eommeniarff» integriM : quibut aceeéunt variorum muefêrmm 
M9ime ae versi^meM im eon fUùn edUêrumi eêdi€99S UaimkaU dêtunii ae 
motiê iUuêirmvii GmiUebmit SmrenAuMmê* Dmmn le caimlegue alphabéit- 
p$0 dee Traitée du Talmmd (Ib. p. 700—724.). Wolf cite ton» les Aoleart 
qui fe font appliqués à traduire la Miechna avant Sarenhute et dont 
Jet travaux te retrouvent aujourd'hui dant la yertion de ce dernier* 
Snrenluite lal-m^me avoue qnll en a profité et que souvent U n'a ritii 
changé ni à levr ttyle ni à lenr ManièM de traduire. (Voj. Pref. md 
Leetor^em da l« Vol.) 

59) methmah oder det Tejri de$ Talamde, dae iet, Sammbimg der 
Aufiàtse der àlteeiem mnd mmmdlieken UeberUeferungen oder Traêitio^ 
meMj aie der Grumd dee àeuiigen MariemeieeÂem JudemtAmme aue dem 
Hehrmeieehen ûhenetzt, umedkrieben und wni Aumerkumgen eriàuiert vem 
Johann Jakob Rabe. Onolabiach, 1760. 

00) Theeaurue antiptiiatmm eaerarum eompieeiene eeleetieeima 
tiarieeimormm eir or mm opuecfOa, in ptibui veterum Hebraeorum moree, 
Uge»^ imetUuia, riiue taeri et eivilei iUueiranhtr, Opue ad iliuHratia- 
mem utriueque 7etiamenii et ad Pkiiologiam eaeram et profanam uti- 
iaeeimumy mmximegue neeettariumy auetore Biaiio Ugolino. Veaetiit>1757. 

61) Ce volume eit dédié au Cardinal Albarlel Secrétaire du Pape 



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— 32 — 

2\ Lm dix denters traités da ««copd Ordce iVoe^I pi^ 
bliés également avec le teKto daas le IS* volum? * ^). 
3^ Les deux Traités ^amiêdrém et Mameotk dn trot^ 
sième, et les trok Traité» Keêuvoik, Kiidmteim et 
Sota du quatriène. Mais eette vendon étant puce- 
meift littérale, et sans notes, est somyent pins obscore 
que le texte mente. 

n parait qne le projet de Jacob Rabe, a été de noua 
donner autant de parties de la Ghemara, que les deux Tal- 
muds en continuent. Je le conjecture , d'après sa verrfon 
du premier traité BeroAoth, qui se trouve déjà impriiiaée, 
et où la Ghemara de Jérusalem a été ajoutée à celle de 
Babylone®*). Il a fait aussi imprimer la Tenrfon du Traité 
Pea, mais à part, dans un peât in 4^ que j'ai eu occasion 
de voir dans la bibliothèque royale de BerKn. Mais je 
ne me souviens pas, si son manuscrit de la Ghemara de 
Babylone, que j'ai vu dans la même bil>ttothèqae, contient 
quelques autres traités ou fragmens de ceiie de Jévusalem. 
Quoique ce Talmud ait été rédigé le premier, et dans 
la terre Sainte, il a été et est toujours peu estimé par les. 
Juifs de la dispersion. Les critiques ont raison de s'en de-^ 
«ftand» la cause, et l'entrevoient, tantôt dans son obscur- 
rité, qui dérive de la langue aussi bien que^ de la manière 
dont il a été rédigé ; tantôt du petit nombre de juifs pour 
lesquels il a été rédigé, et du peu de détails qu^il renferme^ 
tantôt enfin, de la rivalité qui existait déjà entre les éco- 
les d'Orient et celles d'Occident Je suis d'opinion que 
cette cause consiste principalement en ce que le Talmud 
de Babylone convient plus que celui de Jérusidem, à l'état 



Benoft XIV. Nout fetoiM cette remarque «in d'app^iter la conacUoec 
de ceux qui craignent qoc l'Egliae Romaine ne f^oppoie à la p«btfea- 
tien de la veriion da Talraad. 

62) Dédié an Cardinal CUgi. 

63) Der Talmudhche TraeitH Berachoth iHfn den LebtprHrhen^ mh 
dai ergte Bneh im ertien TheU nach €ler kierotofymUan" imd bmbyUmU 
tchen Gemmra. Aut dem Hebrëiie/ten ubertetxt und mii Anmerkumfsn 
erlâutert von Johann Jacob Rabe, Àrchfdiacono an Otwlnbach» Haiie 
bt^ Johann Jacob Gebaner, 1777. 



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- J3 — 

de dispersion où vivent maintenant les Juifs» Comme Fan- 
tear de ce dernier le rédigea en Palestine, il fat séduit 
{râur tout ce qui Fentourût. Il ne s'étendit pas beaucoup 
sur les parties de la loi dont les lieax qu'il voyait, retra*^ 
çaient le souvenir et indiquaient la pratique. L'espérance 
même de rester toujours dans la terre de promission et de 
rentrer bientôt dans la Yille-Sainte, lui en imposa* Cette 
eonjecture s'appuie sur le plan de son recueil, qui est sou-^ 
vent l'inverse de celui qu'ont suivi les compilateurs d'Orient* 
£n effet, R. Johanan explique les parties de la Mischna 
que ces derniers laissent sans aucune explication et vice- 
versa. Elle s'appuie également sur ce qne la Qhémara de 
Jérusalem^ e»t dépouillée de toutes ces subtilités et minu* 
ties légales, qui, dans celle de Babylone attestent combien 
de difficultés la pratique de la loi rencontrait, hors du sol 
auquel die avait été attachée pendant si long temps. Bref 
le Talmud de Jérusalem a rempli ^st mission en Palestine 
et ne peut pas être d'un usage très-étendu, hors de ce 
pays. . Je conjecture aussi que ce Talmud inspire de l'aver* 
sion aux Phariséens parce qu'il est souvent favorable à J. 
Qi. ainsi que nous le verrons par la suite. 

n suit donc de tout ce que nous venons d'exposer sur 
la rédaction du Talmud de Jérusalem, que Ceux qui en* 
treprirent un ouvrage semblable en Orient, non seidement 
eurent devant les yeux tous les Biotifs qui avaient déter- 
miné à écrire R. Johanan, mais ils furent ausâ pénétrés 
de la nécessité imposante, de mettre, entre les mains de 
lenrs coréli^on^ires, un corps de lois plus complet, et plus 
analogue à leur position. lorsque les titres, et les attri- 
butions de grand -prêtre et de ministre du temple, de 
président et d'assesseur du grand Sanhédrin, se confondis 
rent avec ceux d'administrateur de synagogues et de di- 
recteur ou chef d'écoles, il est simple que ceux qui en 
étaient décorés, devaient se donner beaucoup de mouve- 
ment pour reculer autant que possible les obstacles qui les 
gênaient®^). H leur fallut se créer une terre de promis- 



G4) Noai verroni dant la venion do Talmod que la place d'an 
chef d'école ou d^Académic t'appelle Royaume, 

1. c 



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— M — 

lion iBUigiiiair* «à loatM leurs ambitmis fiutMit à leor 
aiie. On la tronra dans Tétade et dans la pratique de la 
loi. Mais tout dans cette nouvelle déoouTerte fut imagi- 
naire: autel, temple, ViUe- Sainte, la résidence de diffé- 
rens corps législatifs, les époques des assemblées nationa- 
les, les fanûlles, les tribus, les amées et mteie les com- 
bats* Mais comme les aateurs de cette découverte renon- 
çaient à regret à la réalité des dioses, on voit Leurs espito 
dans une réaction continuelle et pénible. Ils s'efforcent à 
la fois de ne point céder le terrain et de se faire ilknioa 
sur les pertes qu'ils ont feites. /La raison qui passe du 
monde réel dans une région idéale, croit avancer lorsqu'elle 
recule; se roidit contre la nécessité, se trouble et outré 
tout* Chaque docteur, diaque précepteur exige qu'on rap- 
pelle grand y sublime^ prince et rot, malgré les haillons 
qui le couvrent. H prend son vieux fauteil pour la chaire 
de Moïse, et diacun de ses disciples s'imagine entendre 
Dieu parler sur le Sinàï. Voici en peu de mots l'état des 
choses qui a enfanté le Talmud de Babylone (^^U ni^abn) 
et qui a été perpétué jusqu'à nous, moyennant l'étude de 
ses doctrines. Il est à présumer que 1«8 écoles d'Orient 
fournirent tpus les matériaux pour commenter la Mi9chna 
de Juda le Saint, ainsi que venaient de le faire celles d'Oo- 
ddent; mab les deux Gbémares conservent entr'dles tant 
de points d'analogie qu'elles parussent dérivées en grande 
partie de la même source. 

Tous les historiens juifis qui parlent de la compilation 
de la Ghémaru de Babylone ^^) sont presque unanimes sur 
trois circonstances principales : 
l^ Qu'un directeur d'école nommé R. Ache fat le pre- 
mier à compiler ce commentaire, mais que la mort 
l'empêcha de le conduire à son terme. 
2®. qu'il eut pour collaborateur un autre docteur de la 
loi appelé R. Avina ou Ravina. 



es) Voy. let livret Chalcheleth Hakkabala fol. 35. p. I. Halikoth 
Oiam C. 1. $. 10 e/ 13. JuàatfM p. 75. b. et 117. b. Zetàaek Dtniti à 
l'année 4260. et aoUrcf. 



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— 38 — 

3». qu*ân certain B. José y mit la dernière main 73 ans 
apr^s la mort de B. Aehe; car dans cet intervalle de 
temps les calamités forent trop grandes pour penser à 
continuer ce traVaîL 

L'opinion plus reçue porte que B. Aehe est mort Tan 
de J. Ch. 427 et que par conséquent B. José a fait la clo* 
ture du Talmud de Babyl'one vers la fin du V' siècle ou 
vers le commencement du VP**), 

' Ce qui peut confirmer cette opinion et rectifier en 
même temps la chronologie du Talmud de Jérusalem, c'est 
que le Koran a été évidemment composé après la Gh^ 
mora de Babylone, car on lit les mêmes fables dans l'un et 
dans r^utre code. Telles sont p. ex. la fable du mont Si» 
naï suspendu sur la tête des Israélites et prêt à les ensé* 
Telir sous ses ruines, s'ils osaient refuser d'accepter la loi 
de Dieu et l'autre des démons qui prêtèrent leur main 
d'oeuvre à la construction du temple de Salomon ^^). Il 
est même probable que Mahomet a voulu faire allusion au 
Talmud lorsqu'il a fait dire à Dieu en parlant des Juifs: 
J'a» apporté à Moite le livre ^ et PAifarea» pour vom» 
servir de guide ^ ^), car c'est comme s'il avait dit : je lui ai 
confié la loi écrite et la loi orale qui sert à expliquer la 
première. Ces passages, ainsi que plusieurs autres sem- 
blabes, suffisent pour nous convaincre que Morinus n'a pas 
raison de mettre la rédaction du Tahnud de Babylone dans 
le YlIP siècle, lorsqu'il est certain qu'elle a été faite avant 
le Koran qui tombe nécessairement entre les années 571 
et 625 de J. Ch. H suit de là également que le Talmud 
de Jérusalem, dont la composition précède d'un siècle, en- 
viron, celle du Talmud de Babylone; rentre naturellement 
dans l'époque que nous lui avons assignée. Si ce dernier 
aussi contient des expressions qui n'ont été en usage qu' 
après le YU"* siècle c'est qu'elles ont du passer de quelque 
glose postérieure dans le texte» 



66) Wolf ib. p. 685—691. 

67) ClMbb. 88. a. Sara VU» 172. Giiiim 168. a. Sur% XXXVUI,39. 
ci Sara XXl, 82 etc. 

68) Sura II, 53. 

C2 



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— 36 — 

Le Chaldéen était la langue qu'on parlait dans le 
pays où la Ghémara de Babylone a été compilée ; mais les 
Chaldéens eux-mêmes, en avaient déjà beaucoup altéré les 
foimes primitives. 11 ne nous sera pas difficile d'imaginer 
combien les Juifs ont dû enchérir sur cette altération; en 
jetant un coup d'oeil sur ce qu'ils font maintenant lorsqu'ils 
adoptent les langues des non-Juifs pour familières. Qu'on 
n'aille pas m'objecter que cette illation du vulgaire des 
temps modernes aux docteurs de la loi des temps anciens 
est exagérée; car il est incontestable que les auteurs du 
Talmud de Babylone ont presque aussi peu respecté les 
règles grammaticales, que la masse des Juifs d'aujourd'hui. 
De là vient, comme nous l'avons fait remarquer dans notre 
Théorie, que la langue talmudique n'a presque pas de 
grammaire et que difficilement elle pourrait en avoir. En 
lisant ce Talmud on est tenté de soupçonner qu'il n'a pas 
été tiré des écoles, mais des ateliers de tout genre. Ses 
rédacteurs sont des marchands de vin, des charbonniers, 
des forgerons etc. etc. qui non seulement y ont inséré les 
idiotismes et les proverbes du peuple, mais ils y ont versé 
aussi beaucoup de contes et de traditions populaires. 

Cependant c'est par trois qualités principales qu'il se 
distingue du Talmud de Jérusalem, savoir: 

l». par la confusion qu'il répand sur toutes ses doctrines 

et qui pourrait bien lui avoir valu le nom de ^bu 



2<*. par la subtilité ou la souplesse que les esprits des 
docteurs de la loi de ce temps déploient dans là lutte 
inégale qu'ils avaient à soutenir contre la violence et 
une dure nécessité. 
3o. par l'amertume et la haine qu il respire contre toutes 
les nations qui avaient contribué à l'esclavage des Juifs, 
et sur-tout contre les Chrétiens dont le culte s'enra- 
cinait et se propageait de plus en plus vers le qua- 
trième siècle, en élevant des prétentions et des plain- 
tes contre la Synagogue. 

Quoique nous ayons déjà donné l'arrangement du Tal- 
mud de Babylone dans la Théorie du Judaïsme nous cro- 
yons indispensable de le répéter ici, mais sous un autre 



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— 37 — 

point de rué.. Nous le présenterons ici en forme de cata- 
logue alphabétique propre à familiariser nos lecteurs avec 
la nomendature de toutes les parties d'un code aussi com- 
pliqué, et à leur servir comme de répertoire. En effet par 
ce catalogue on pourra reconnaître à quel ordre du Tal- 
mud chaque traité appartient, où on doit le chercher et 
combien de Sections et de Mischnes il contient. 



Titre. 


Ordre. 


Trmiié. 


Section. 


Mitchna- 
ioth. 


1 

ni:Me (Avoth, Pere«). Neit/dn 
nibn» {Oholotk, Ta- 
beroaclea). Tahoroth 


X. 

II. 


VI. 

xvin. 


95. 
133. 


Porte première). 


Neiikin 


I. 


X. 


29. 


xia. Porte du milieu). 


Ne$ikin 


n. 


X. 


101. 


iX^rO, fiOa(Bartf Batray 

Porte dernière). 
fiïX'»a iBixa, Oeuf). 


d^. 
Moed 


ni. 

VIL 


X. 
V. 


85. 
41. 


m^Tî^a Beeorotk, Pre- 
mier nids). 


Koda- 
chm 


IV. 


IX. 


73. 


Û's'TJDa (Biccurim^Fn- 
mîces). 


Zeraïm 


XI. 


m. 


34. 


msn^ C^eracolA, Be- 
nedictions). 


d\ 


I. 


IX. 


57. 


poa (GitHn, DiTorce8).|iVacA*l 

'^Sm^ {Bernai, Dîmes 
douteuses). Zeraïm 

n 

m'^^nin (iîormV»M,Do- 
cumens). Neiikin 


IV. 1 


ÏX. 1 


75. 


m. 


vn. 


53. 


vni. 


m. 


20. 


T 
O'^rUT {ZtcaUm, Sacri- 
fices;. 


Koda- 
chim 


I. 


XIV. 


101. 



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— 38 — 



Tiire. 


Ordre. 


TraUé. 


Section. 


Mitchna- 
ioth. 




1 . 1 

T 
'trat (Zatim, PoUuës).| ToAoroM) IX. 


1 V. 


1 32. 




.m-^in {Haghiga,¥éte). 
r^^n (HuWii, Profanes). 


Moed 
Koda- 
dim 


XII. 
II. 


m. 

XII. 


23. 
74. 


• 


rtbn (i7a/te, Tourteau). 


Zeraïm 


IX. 


IV. 


38. 




C 

UV bin» (Teru/ Jom, 

Lave le même jour). 


Tahoroih 


X. 


IV. 


26. 




riftcatiouB). 


rfo. 

r 


V. 


X. 


92. 




Droits des belle - 
soeurs). 


Naehim 


I. 


XVI. 


130. 




O'^T' (Jadaïm, Les 
mains). 


Takoroth 


XI. 


IV. 


22. 




^^1*^ IJoma, Jour d'ex- 
piation). 

a-ïD ûr (Jom To», Jour 
de fête). 


Moed 
Voyez 


V. 


VIII. 


6t. 




• 

t2^S^h^:^ (Kilatm, Cho- 
ses hétérogènes). 

O-'bD (ife/m. Vases). 

mn-^D (Keritoih, Ex- 
tirpation des âmes). 

niain:D{^f/w<,f A, Con- 
trats de mariage). 


Zeraïm 
Tahoroth 
Koda- 
ehim 

Naehim 


rv. 
I. 

VIII. 

n. 


IX. 
XXX. 

VI. 

xm. 


76. 
137. 

38. 

3. 




ni):»» (Mf^'Ai/te, Vo- 

lume d'Esther). 

n^% (Middoih, Mesu- 
re8\ 

nirjCJfaccol*, Coups). 


Moed 
Koda. 
chim 
Neiikin 


X. 

X. 
V. 

c 


IV. 
V. 

m. 

igitized by VjC 


32. 

33. 
34. 

>ogle 





— » — 



TUre. 


Ortlre. 


TntUé, 


Section, 


Mùchnor 
iaih. 


pn'^ID^Ta (Makehirin, ce 
qui dirige ou dispose). 
nim^^ (Menahoih, Of- 
frandes). 


Tahoroth 

Koda- 

chim 


IX. 

ra. 


VL 
XHL 


34. 
93. 


]1Dp 15153 {Meed Ka^ 
ton, Fete de second 
ordre. 


Moed 


XL 


m. 


24. 


nb-^W (Afdrfa, Prcra- 
rication). 


Koda^ 
ciim 


vu. 


VL 


38. 


nnW» (BÊMOêeroth, 
Dtmes). 


Zerat'm 


VIL 


V. 


40. 


^3« "W^Vi (Maater 










Ckeni, Secondes dt- 
ines> 


d^. 


vm. 


V. 


57. 


niNipa (Mikuvaoth, 
Bains). 


Tahoroth 


VI. 


X. 


71. 


3 
0'»y:»3 (Nega^m, Plaies). 


Tahoroth 


ra. 


XTV. 


H5. 


ms CA><'<'0> Femme qui 
a ses règles). 


«^. 


vn. 


X. 


71. 


0'''n3(2Ve<lart»i, Voeux) 


Nmeh6» 


V. 


XL 


90. 


"^V^ (Naxir, Nasiréen). 

r 


1 


VL 


IX. 


60. 


noiD C5«fa, Femme 
soupçonnée). 


Naehim 


vn. 


DC. 


67. 


HDIO (Sttcca, Taberna- 
cle). 


Moed 


VL 


V. 


53. 


p^mnaO ( Sanhédrin , 
Juges). 

.mt rm'xp {ADodaZa- 

ra, Idolâtrie). 


NetikiH 


IV. 


XI. 


71. 


Netiki» 


IX. 


V. 


50. 


m^na? (Ediotk^ Témoi- 
gnages). 


<^. 


VIL 


vm. 


79. 


pXpiy COiwii, Queue 
des fruits). 


Tahoroth 


XII. 


ni. 


28. 



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— 40 — 



Titre. 


Ordre. 


limité. 


Section. 


Mùchna- 
ioth. 


1 








pai^ny {Eruvin, Com- 
munications). 

r^D'iy (Erahin, Esti- 
mations). 


Moed 
Koda- 
chim 


11. 
V. 


X. 

IX. 


96. 
50. 


rhr\:p (Orla, Prépuce 
des arbres). 


Zeraïm 


X. 


III. 


35. 


1 
riM (Pea, Coin de 
champ). 

d-^nDD fPetoÀtm, Pâ- 
ques). 

niB CPar*, Vaclie). 

P 

Epousailles). 
&*»3P Ci^sftittiit, Nids). 


) 

Zeraïm 

Moed 
Tahoraih 


n. 
III. 

IV. 


VIII. 

X. 

XIL 


69. 

88. 
97. 


Naehim 

Koda^ 

chim 


m. 

XI. 


IV. 
IIL 


47. 


•^ 








chanay Nouvelle an- 
née). 

Z 
nia^iatO (CAewiolA,Ser- 
mens)« 


Moed 


vm. 


IV. 


35. 


NenAin 


VI. 


vni. 


62. 


rr^y^rittî (CAwïM, Sep- 
tième année). 


Zeraïm 


V. 


X. 


89. 


,Mtt) (CAiifcAa^A, Same- 
di). 

d-'iptO (C*€ca/t»i, Si- 
des). 


Moed 


I. 

IV. 


XXIV. 
VIII. 


76. 
52. 


r 
n''ttn (Thamid, Sacrifice 
quotidien). 

•mîan (Temura, Sub- 
stitution), 
n-^aa^n (TamM, Jeûne). 

ni53i^n ( Trumoth, 
Oblations). 


Koda- 
chim 

d'. 
Moed 

Zert^m 


IX. 

VI. 
IX. 

VI. 


VI. 

VII. 
IV. 

XI. 


34. 

35. 
. 34. 

101. 



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~ 41 — 

Je finis ce catalogue en fesant quelques observations 
qui peuvent le rendre plus intelligible et plus utile en 
même temps. Je remarque donc: 

1^. qi^e Tarrangement du Talmud de Babylone diffère en 
plusieurs points de celui du Talmud de Jérusalem et 
de la Mischna^ sans qu'on puisse assigner d'autre cause 
de cette différence que la volonté des commentateurs, . 
des copistes et des typographes. 

2*". que la Ghémara de Babylone manque dans les trai- 
tés suivans: 1. Fea^ 2. Demaf, Z. Kilaim^ 4. Cheviiii, 
5. Trumeihy 6. Maaieroihy 7. Marner Cheni^ 8. JïaUay 
9. Orla, 10. BMurim^ 11. Edioth, 12. Avoth^ 13. Ta- 
mid, ié.MùIdoti, 15. Kinnm^ 16. Kelim, 17. Oholoih^ 
18. NegaSmj 19. Para^ 20. Taioroià, 21. Mikuvaoth^ 
22. Makchirtn^ 23. Zavim, 24. TevulJomy 25.JadaùHj 
26. Oketzin. Le traité Ckekalin à la Ghémara de Jé- 
rusalem au lieu de celle de Babylone. 

3°. que comme le traité Avoth n'a point de Ghémara 
parce qu'il est trop clair pour en avoir besoin on peut 
conjecturer également que plusieurs traités de l'Or- 
dre Tahoroth sont demeurés sans Ghémara pour la 
même raison. 

4''. qu'enfin on a fait plusieurs additions au Talmud de 
Babylone en lés tirant pour la plupart de ce que nous 
avons appelé Baraftha, additions qui consistent dans 
le quatrième chapitre du traité Biccurim et dans cinq 
petits traités, dont voici les titres: 

a. Matteketh Avoth R. Nathan ou sentences des Pères 
de la Synagogue en 41 sections. 

b. Matteketh Sophertm ou de la manière d'écrire les 
livres de la loi sur parchemin, 21 sections. 

c. Matteketh Semahoth ou Ebel Rabbeie des cérémo- 
nies du deuil, 14 sections. 

d. Matteketh Calla ou de l'épouse, 1 section. 

€. Matteketh Derek ^eretz ou traité des moeurs, 16 

sections. 

ft 
n suit donc de tout ce catalogue que le Talmud de 

Babylone tel qu'il est aujourd'hui contient six Ordres (D'^'inD) 



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— 42 — 

68 Traités (mnrDD») et 617 Sections (tnpnp) e| que 26, de 
ces Traités sont sans Qiémara^^). 

Ten viens maintenant aux éditions de ce Talmud, et 
je me propose de m'arréter pkis particnlièremeot sor celles 
qni présentent quelque but d^utilité pour mon travaiL 

La première est Fédition de Venise de 1520 publiée 
par Daniel Bomberg en XII in folios. Soit que tel ait été. 
Tarrangement du manuscrit sur lequel elle a été faite, ou 
le bon plaisir de son éditeur, et de ses m^borateurs, elle 
est divisée en feuilles chacune de deux pag^^<^) et cha- 
que page est subdivisée en trots colonnes verticales. La 
colonne de milieu contient la Mùchna et la Ghèmara en 
lettres quarrées ou hébraïques et les deux odonnes latéra- 
les, les deux commentaires Totepkoih et RoêcU en lettres 
rondes ou rabbiniqnes» A la fin de chaque traité on a 
placé plusieurs conclusions tirées des ToiepiM et sqppelées 
par conséquent Fitke Totephoth (niDOnh ^pon), ainsi que • 
Texposition de la Mùchna par Mainioaides et les observa- 
tions de R* Acher. Cet arremgement de la première édi- 
tion du Talmud a été religieusement gardé dans toates les 
autres, jusqu'au point que les feuilles et les pages sont par 
tout les mêmes, ce qui me porte à croire qu'il existait déjà 
dans les manuscrits du Talmud quelque chose de pareil et 
que cela dérive d'une espèce de tradition massorétique^^). 
Je remarque en outre qu'on y a rempli les lacunes de la 
Çihémara de Babylone par celle de Jérusalem dans les deux 
Traités Chekalm et Horaioihy ce qui nous a suggéré le 



60} LetJaifi ii« comptaient pai aulrefoii ploi de SOtraitéi dans lear 
Talmad, parce qu'ils n'avaient pai égard aux addilioni, et qa'ili prenaient 
let deax traités Sanhédrin et Maccoth pour un leul > et tes troii traités 
qui lont connus tous le titre de Forte également pcNir an seul. Ils 
indiquaient ce nombre par le mol p^ dont les lettres signiâent 60 
diaprés leur vaienr numérique. 

70) On est accontumé à distiogner ces deux pages entr'elies par 
les numéros 1 , 2 ou par les lettres a, b. Nous avons suivi la pre- 
mière méthode dans notre Tliéolle et nous suivrons la seconde dans la 
version du Talmud. 

71) Voy. Théorie dn Judaïtnui. 



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— 43 — 

projet de faire la même chose, toutes les fois que cela seta 
praticable. 

La II*, est également de Yeidse, ocmunencée en 1546 
et aclievée eu 1550 par Marc, Ant Justimani avec Fiadex 
des citations de la Bibjle de tous les endroits semblables du 
Talmud et plurienrs autres additions. J*ai retrouvé ces 
deux, éditions de Venise, soit complètes, soit dépareillées, 
dans la bibliothèque royale à Berlin et dans celle du roi 
à Paris. J'en ai aussi acheté plusieurs Tolnmes à Franc- 
fort sur VOder et à Metz, et j*ai chargé différons libraires 
de me procurer les autres. Mais dans tous les cas j'en la 
permission de m'adresser à M. le bibliothécaire de la lu- 
bliotliéque royale de Berlin pour en obtenir les yohimea 
qui me manquent jusqu'à présent, et je m'empresserai d'en 
profiter, car ces ^deux éditions peuvent coniribper plus 
que les autres à compléter mon ouvrage. 

La III*. est rédition de Baie faite sur les deux pré- 
cédentes, mais dont Marc. Morinus, par ordre du concile de 
Trente ^^) a retranché tons les passages où Ton parle peu 
fevorableroent de J. Ch., des Chrétiens et de leurs mystè- 
res. CTest pour cette raison qu'elTe manque de tout le 
Traité Avoda Zara. Mais Jean M&Iler nous avertit dans 
son Judaîime que les Juifs s'empressèrent de réimprimer 
ce traité à Cracovie et de l'insérer dans VOrdre Neiikin 
de la même édition de Bale. Elle sortit des presses d'Am- 
broise Frobenius pendant les années 1578^ 1579 et 1580.' 
J'ai trouvé un exemplaire de cette édition à Posen, et plu- 
sieurs volumes entre les mains des Juifs de Metz. 

La Iy^ édition est celle de Cracovie en 13 in folio 



72) EU* porta eo bM àt chaqae titre cm parolet ou d*aiifr«f pa. 
^olei ■cmblâblei : ree^gnitum m Marto Merino Cano^ Regul D, Serwm- 
loris et ab omnibus iiê, quae eontrm reiigiomem eKrietiauam emet^ 
jttjria mentem Coneilii Trideniint expurgahtm, adeo ut mon modo eitrm 
impieiatem, verum etiam eum fructu legi potiit. Cette circooitmnce 
sert à démontrer que TEgliie Romaine en veut leoleinent aux erreurs 
et aux. blaiphémei contenus dans le Talnuid, et nous Terroni plut tard 
qa'eUe en vent à ces erreurs et blasphemes senlemeat dans le cas qu'ils 
soient publiés sans aucune réfutation. 



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— 44 — 

faite Bar Téditton Jusdniani de Venise, et publiée entre les 
années 1603 et 1605. Gerson nous rapporte que les juifs 
de Pologne Tentreprirent dans le dessein de s'indemniser 
des torts que Marc Morinus venait de faire à leur code re- 
ligieux dans rédition de Bale. Excité par cette autorité 
aussi bien que par les catalogues de plusieurs bibliothè-e^ 
ques publiques où Ton en parle comme d'une édition sans 
lacunes, je Tai recherchée avec autant de soins que celles 
de Venise. J'ai eu le bonheur de la trouver à Paris dans 
la bibliothèque particulière de M<*. le duc d'Otrante, qui a 
bien voulu me la céder. Mais l'ayant coUationnée avec 
l'édition Justiniani de la bibliothèque du roi j'ai pu recon- 
naître qu'elle n'est pas aussi complète que cette dernière^ 
car elle ne contient pas le passage ou l'on parle de la mort 
de J. Ch. et de ses disciples, passage que nous avons pu- 
plié dans notre premier article sur la nécetiité de traduire 
le Talmud de Babylone. On ne peut pas donc adopter 
pour règle générale que les éditions des deux Talmuds qui 
ont été faites à Cracovie sur celles de Venise^ les repré- 
sentent fidèlement dans toutes leurs parties. Cependant 
l'édition dont nous parlons est bien précieuse pour nous 
parce qu'elle a été très-soignée par ses éditeurs^'). 

La V« édition du Talmud de Babylone est celle de 
Lublin qui a été également faite à l'instar de l'édition Ju- 
stiniani, commencée l'année 1617 et achevée en 1622. Nous 
en avons vu plusieurs volumes dans la bibliothèque royale 
de Berlin. 

La VP est celle d'Amsterdam in quarto majori com- 
mencée par Emanuel Bembeniste en 1644. Wolf prétend 
qu'elle représente exactement l'édition de Cracovie. Mais 
elle contient le passage sur la mort de J. Ch. qui manque 
dans la dernière, comme nous venons de le voir, et est en 
outre moins correcte que celle de Cracovie. Elle repré- 
sente plutôt l'édition Justiniani comme il est dit dans son 
titre et plus exactement que ne le fait celle de Cracovie. 
Nous en avons acheté trois exemplaires parce qu'elle est 

Î3) Dam le Sipfite Jecftenim on pacle «ncore à'ane satre WUea 
de Cracovie de l'an 1610. 



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— 45 — 

aussi complète que les éditions de Venise par rapport aax 
passages éliminés par Marc Morimis, et que nous voulons 
nous assurer si les nombreuses variantes qu'elle renferme 
confirment réellement le soupçon que deux éditions aient 
été faites à Amsterdam dans le même format et avec les 
mêmes caractères* 

La VII» et la V1II« sont de Francfort sur VOder, la 
première de 1697 par Michel Gottschalk, et la seconde com- 
mencée en 1715 par le même typographe et achevée à Ber- 
lin par Jâblonski en 1721. L'une et Vautre portent le 
même titre que l'édition de Bale mais elles contiennent le 
Traité Avoda Zara qui manque dans celIcMn. Elles con- 
tiennent aussi le petit Traité A^oih de R. Natkan que nous 
avons indiqué à la fin du catalogue* 

La IX"* enfin fut commencée à Amsterdam en 1714 et 
achevée à Francfort sur le Meîn en 1721* Elle est remar- , 
quable principalement par ses corrections et additions; mais 
autant que je me rappelle^ elle ne contient pas les pas- 
sades retranchés dans celle de Baie. 

Depuis la moitié du XVIII* siècle on a fait plusieurs 
autres éditions du Talmud de Babylone à Sulzbach, à Di- 
renfurt, à Stawuta, à Vienne etc. qui circulent entre les 
mains des juifs polonais* Ces éditions ne méritent de fixer 
notre attention qu'en tant qu'on y a laissé en blanc les en- 
droits occupés jadis par les passages que les Chrétiens ont 
éliminés les premiers, et que les Israélites eux-mêmes s'ac- 
eordent maintenant à supprimer pour les raisons que nous 
avons exposées dans notre Théorie du Judaîime. 

Nous ne passerons pas sous silence que plusieurs Or- 
dres et Traitét Au, Talmud ont été imprimés à part en dif- 
férens formats, dans d'autres villes et à d'autres époques, 
et que Wolf et Bartolocci nous en ont donné le catalogue. 
Mais de tons ces firagmens d'éditions nous ne souhaiterions 
avoir que les deux Traités Beracoth et Beza publiés à 
Sonctno en 1484 ou 89 et que le celèbrp Oppenheliner ap- 
pelait le premier estai de typographie hébraïque , car ils 
doivent prêter à plusieurs remarques piquantes. Nous vou- 
drions aussi posséder tout ce qui a été imprimé, dans ce 
genre, à Thessalonique et à Constantinople et qui doit con- 



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— 4ê — 

tenir bmaoonp de traits fort cnrieiix rar le caractère des 
joi£i domidliés sons un antre ciel et llnfluenoe d'un antre 
gottTemement ^ ^). 

En résumant en peu de mots tout ce qne nons ve- 
nons d'exposer sur les différentes éditions du Talmnd de 
Babylone nous .pouvons élever en maxime, que qomqne 
toutes puissent pins ou moins favoriser le succès de notre 
«itreprise quatre cependant loi sont indispensables parce 
qu'elles sont les plus complètes et les plus correctes à la 
fois, savoir: 

i\ Xi'édition Justiniani de Venise. 

2\ Celle d'Amsterdam de 1644. 

3\ L'édition de Cracovie. 

4**. Celle enfin qui a été faite en partie à Amsterdam et 
en partie à Francfort sur le Mein. 
Sur le point d'exposer brièvement les travaux que d'an- 
tres interprètes ont entr^ris avant nous pour traduire le 
Talmud de Babylone, nous nous fesons un devoir de recti- 
fier l'opinion que nous avons énûse ailleurs ^^) sur une 
version arabe de ce même code faite en Elspagne pendant 
le X' siède. En avançant que le Talmud se trouvait déjà 
traduit dans cette langue nous avons peut-être accordé trop 
de poids à l'autorité de Basnage qui avait été sédmt à son 
tour par celle d'autres histeriens^*). Nous rencontrons à 
la vérité aujourd'hui la même assertion dans le Ckalcielet 
Sakkabhala'^'^). Cependant il est à craindre que le mot 
Ta/mtii/ qui, comme nous av<ms dit plus haut, peut servir 
à désigner la Miêchna ainsi que la Ghémara prises sépa- 



74) Noai avoni démontré dans notre Tbédrie comment un livre de 
prières des Jaift dH)rleut pourrait neiu aider à découvrir la véritable 
tendance da JudaXêim^. 

75) Voy. non premier artiele lor la nee€99ité de traduire le TêU" 
mud de Babylone en langue fi-ançaiie. Cette opinion a été aosii recti- 
fiée dam la Théorie du JudaUme, 

70) Cette erreur paraît être dérivée d'une tradition kittoriqoe qui 
le trouve dam l'ouvrage de Bernard Aldrede $ur l'origine de la lan- 
gue espagnole et qui porte: i diten que esionceê (c'eft-à^re dan* le 
X« liède) te trmduxv toto el Talmud en Aravigo ett, 

77) p. S8. b. 



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— 4r — 

léoMiit n'en ait iwposé à odbi qni le pfMÛer m r^anAi 
oe bruit. En effet Wolf ^>) paiatt i^liqnw seolemeBt à 
une version de la Mùcina ce qu'on conte d'une yerrion 
de tout le Talmud faite par R. Jeeepk fik d'Isano Satanés 
▼ers la fin du X"* nècle, et il est improbable qu'un Juif ait 
entrepris, comme on le dit, une version de tout le Tabnod 
pour plaire à un roi ismaélite.^ 11 serait plus juste de 
croire que R. Joseph a traduit ceux d'entre les trmtés de 
la Gkémara de Babylone qui sont indispensaUes pour la 
première éducation* d'un rabbin. Nous parlons ici de cette 
version parce qu'elle est incertaine et qu'on la croit déjà 
perdue^»). 

Wolf et Rabe qui t>nt fait tontes les reeberdies- qu'on 
pouvait faire dmaa oe genre jusqu'à la moitié du XYlil^ 
mède, noua aasorent^*') que Bathmjfweny Hûmtém^j JFagen^ 
$€il et Coceejuê ont tradmt et imprimé seulement quelques 
extraits de la Qkéwutra de Babylone dalis le but d'éclair- 
cir différons endroits de la Mùdinmi qu'Elieser Edzard a 
également traduit et publié en latm la Ghémara de la pre- 
mière secdon du Traité Bérue^A et des deux premières 
sections du Traité Avoda 2Smrm^^) qu'enfin le prosélyte 
Christian Gerson est l'anteur d'nne version en allemand de 
la Ghémara de la £xième se^ion du Traité Saniédrin pu* 
bliée en 1610 à Helmstftdt. Mais tous les deux avancent 



7«) Ib. p. 718. 

70) Je rapporte aax Yeriioni du Talmad de Babylone fncerUines 
ou perdues celle dont Wolf nom parle dans son JV« et dernier volume 
(p. 3*27 «) en ces termes: Petrom Allixioro totan Taimnd lafine Inter- 
pretatom et versionem Hlam norem oonstare vetamioibos m loi. refer- 
tnr in Complemt LSbrary «mm 1€93. Norenb. p. 480. Car Kaba foi 
a écrit 30 ans après Wolf et qoi le copie a« fait aucune mention de 
oe travail et parait envisager par là comme purement chimérique cette 
notice littéraire. 

80) Le premier dans sa Bibl. rabbinique ib. p. 721 et le second dans 
la Préface à la version de la Mjscbua et du Traité Beracotb. 

81) Dans le II et IV volome de sa Bibliotbèqoe-Wolf m'oute qoe 
le ndne Bdsard a traduit les deux Traités A^r^cd/A et Avoda Zara en en- 
0er,mals que le reste n'a pas été encore pnblié, et s'arrête avec complai- 
aance sur \tt avantages que les XtXirt^ rabbiniqnes pourraient en retirer. 



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— 48 — 

d'un commim «ccord que personne n'ayah encore traduit et 
publié un traité entier de la Ghémara de Baiyione. Vers 
le temps ou Rabe traraillait à sa yersion, le mérae Ugo<- 
linus dont nous avons déjà parlé, traduisit en latin et fit 
insérer dans son Tréior ttunitquiiés ces trois traités du 
Talmud de Babylone: 

1^. Sanhédrin ou des Jngemens 

2°. Zevahim ou des Sacrifices 

3"". et Menahoih ou des Offrandes »<)• 

Mais cette version présente souvent le défaut de choi- 
sir parmi les différentes significations qui sont communes 
à un seul et même mot, celle qui est la plus éloignée de 
l'esprit de Tanteur qui s'en sert, ou pour mieux dire elle 
est faite le dictionnaire à la main, au hasard et sans ja- 
mais pénétrer dans Fétat véritable de la question. Elle est 
en outre dépourvue de notes, ainsi que celle que le même 
auteur a publiée de la Ghémara de Jérusalem. La publi- 
cation de ces trois traités tombe dans les années 1756 et 
1762. En 1777 Rabe fit imprimer sa version allemande 
du traité Beracoth que nous avons citée plus haut, et qui 
à la rigueur doit être appelée plutôt une, paraphrase qu'une 
version. Le Talmud est un monument du moyen âge, où 
le caractère d'un des plus anciens peuples de la terre est 
empreint à grands traits. Mais il l'est dans la langue, 
dans le style et dans les formes dialectiques de ce code 
ainsi . que dans l'esprit de ses lois et dans la nature 
de ses discussions. Or, substituer un mot à un autre, al- 
térer la tournure d'une seule phrase, négliger de saisir la 
subtilité d'un seul de ses sophismes, c'est frotter une mé- 
daille à fleur de coin pour s'assurer si elle ne cache par 
hasard de l'or sous les apparences d'un métal moins pré* 
cieux. Voici justement ce que Rabe s'efforce de faire con- 
tinuellement dans son travail en oubliant que la version 
d'un code doit être au texte ce qu'un portrait est à son 



82) Il iiVst pai hori de propoi d'avertir que lefl deux volunea où 
■e trouvent inséréi cei trois traités du Talmud de Babylone ont été 
dediéi par UgoHn, le premier à an Evéque, et a an Arehevëqae le 
■econd. 



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— 49 --. 

original. Ajoutons qu'il devrait tâcher de f immére' pW 
sieurs questions an lieu de les deviner conuiie S 1» {sât 
souvent sans nous indiquer en note les motHis qui Font dé- 
terminé à suivre plutôt une opinion qu'une autre. Ces dé- 
fauts qu'on peut facilement reconnaître dans son tndté 
Beracoth qui est déjà publié, sont infiniment plus nom- 
breux et plus sensibles dans son manuscrit que j'ai décou. 
vert dans la bibliothèque royale de Berlin, sur des indi- 
ces qui m'en ont été communiqués par le célèbre et respec- 
table David Friedlânder**). 

Je donne ici le catalogue des traités de la Qhémarm 
que contient son manuscrit pour payer un hommage désin- 
téressé à la mémoire d'un hompe qui a reconnu avant moi 
l'extrême importance d'une version du Talmud de Babv- 
lone. Ces traités sont, autant que j'ai pu m'en assurer: 



V. ChabbatL 


12% Haghîga. 


2°. Emvitt. 


13\ Jevammoti. 


3o. Pesahim. 


14°. Kesuvoth. 


4^ Chekalim. 


15% Kidduch^ 


5% Joma. 


16% Ghittin. 


6^ Sukka. 


17% Nedarim, 


7°. Betza. 


18% Nazir. 


8^ Bosch Hachana. 


19«. Sota. 


9\ Taanilh. 


20% Bava Kama. 


10". Meghiflà. 


21% Bofoa Metzia. 


11°. Moed Katon. 


22% Bava Baihra. 


23^ 


Avoda Zara. 



La version de Rabe considérée par ri^port à la Ghé- 
mara de Babylone manque donc des traités suivants: . 
1**. Sanhédrin. 5% Zevahin. 

2% Mahkoth. 6% Hulin. 

3% Chevuoth, 7% Menaholh. 

4% Koraioih. 8% Becoroth. 



83) J*aî parlé de lai dam notre Thépriê du Juéa'iême oommft df 
i'écrivaiu le plui liacère et le plai impartial que Je conoaiite parmi 
les tavani inraélilet. Ce font let ouvrages qiii m'ont suggéré eet avis, 
iDAÎs le long entrelien que j'ai eu avee lui m'A confirmé dam iMa mpU 
iiion et a redoublé l'estioie que je lui porte* 

1. D 



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— w — 

9». Etmkin. 14». NidJbt. 

f(r. tegmrm. iS^. Avotk Jt Naikan. 

11*. iRTélAi. 16^ Mansèketh SùpieHm. 

ly. KeritôHk. r7\ Bbel Rableihè. 

19% Mmmketh Derek Erei$. 
Et con^déréé relatÎTement à notre travail elle manque 
encore des 24 antreg traités qni n'ont pas cTexpHcation et 
«Micqnels noms comptons l'ajoater. Elle manque aùs^ è^ 
éclairdssemens et des réfutations que la Ghémara demattdîB 
nécessairement, et ^i constitueront presque un tiers de no- 
tre ouvrage. Bref, dans Thypoithèse qu'il mè soit permis de 
consulter cette paraphrase de Rabe, ainsi que Fextréme 
com|iAaisance de M. le bibliothécaire de la bibliothèque 
-où je l'aï retrouvée, me le fait espérer, je ne pourrais en 
tirer' qu'une bien faible lumfère et beaucoup de distractions. 
Nous ne passerons pas sous silence, dit Wolf**), que dans 
les relatione thèohgiques i^noeentet de Fan 1710 nous 
sommes informés que les frères Cnollen Adam Andrée et 
Jean Nicolas avaient traduit, soit en latin, soit en allemand, 
plus de la douzième partie de la Qhémara avec le com- 
mentaire de Ratchi^ c'est-à-dire, les Traités Zevahim et 
Meïla de 141 feuilles en latin, et les Traités Roich Bm^ 
chana de 35 feuilles, et Haghiga de 27 avec la première 
section du Traité Ketuvoth de 15 feuilles en allemand. Ces 
deux frères ayant calculé ensemble tous leurs travaux avec 
ceux de Gerson, d'Edzard, de Wagenseil, Coccejus etc. trou- 
vèrent qu'il y avait déjà de traduit 293 feuilles de la Ghé- 
mara et qu'il en restait encore 2300 à traduire, car ils comp- 
taient 2600 feuilles dans la Ghémara toute entière ^^). Ds 



S4) ib. p. 717 «( 7l«« 

85) Souvenont.noQi qae tout ce calcul ne regarde qae la Obéi 
de Babylone» et qae nom comptonr tradoire celle de Jérnialeoi aaiii 
Mtnt ^*elltti penreat sé compléter flialtteneinent. Souveooni-Doiis ea- 
core qae noaë ae connaleiant rfea aajoad'hal det traraax des frèrea 
Caolldn oa parce qo'ili le tont perdot ou parce qa^fli deaiearent cachda 
daaa qaelqoe bibliotheqae partlcuHère Ou pobliqae. Lei firèrea CnoUen 
ii*ont donc rien tu dei verMons arabe et latine de tout le Talmad de 



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— SI — 

étineat d^arris qn^on pourrait traAiire ces 2300 iMoHes dans 
Tenace d*aii an, si vingt fadmmeff savans Tonlaknt s'asso- 
cier poar exécuter cette entreprise, et que par conséquent 
tout le Talmud mnsi traduit, n'aurait compris que 120 al- 
phabets. Nous aurions pu attendre beaucoup, continue 
Wolf, des travaux de ces deux hommes, d'autant pins qu' 
Adam Andréie arait fréquenté . trois ans entiers les écoles 
des Juifs pour y assister aux leçons du Talmud. Mais je 
ne me rapelle pas, (c'est toujours Wolf qui parle) qu'on 
ait depuis parlé de ce projet, et il se trouve maintenant 
MÉeriompu par la mort de ces deux auteurs. Sur le té- 
moignage de Rich. I^mon et des nouvelles littéraires de 
Leipsîg (an 1718) Wolf compte parmi ceux qui ont re- 
connu la nécessité de traduire le Tdmud, et qui en ont eu 
l'idée^ un certain Jones Sdvador, savant Israélite, et Jean 
Christ. Clodins. Mais comme tous ces traducteurs ont 
ignoré les travaifx l'un de Tautre jifsqu'à Rabe, il ne nous 
paraît pas improbable que la Synagogue les ait tantôt em- 
pêchés de les conduire à leur terme, et que tantôt elle 
ait réussi à faire disparaître et même à anéantir le fruit 
de leurs veilles. Le fut est que la république des lettres 
n'en possède aujourd'hui qu'un petit nombre de fragmens 
épars ça et là, et peu dignes d'attention**;. 



Babylone dont nom aront parlé an eommencement ; ce qui prouvé en. 
core nue fois qti*ctfei n^ont jamaii existé ou qa^ellet font perdnei. 

80) Noé lecteorf aineroAt pea't-itre k avoir la ^eove de cette a». 
•ertJon dans le pasMge snivant ée la biblloUièqne de Wolf (Vol» If. 
p. 721.) qoe noDi rapporleroni à la lettre. jjUtn allafq«e drflicalfatéa 
pnto effeciaie ut multl renionein Gemarae pro re detperata babentea, ne. 
gotfum prortoft non tint aggreiff; alii iique peritftslmi v, e. CoceeJté$ 
et Wagênseilitu in excerptit inttiou fecerint, pauci admodom nt CI. 
Rdxardoi intégra capita tranitolerint, nemo rero haetenoe integron co. 
dicem (traité) in lacem (nam OoMoriom codieem Menaehoihy Ct. M- 
sardôm Vero Beraekoik et Avda Xttra Onollenloi deniqne alfoi tra- 
etatot per totam converioi in icrinioV habere aopra nemorstum ett) 
protnlifrlr. ^ 

Lci étmx Bnxforft, Eiaenmenger et Bartoloed réclament de notre 
Impartianté d'être placée parmi lee tradoMenrv dn Talmud de Babylone, 
cm fh en ont tradnit cbaeon pour ion ol^^t, tant dea paitafet, q«e 
réonft ensemble IN penvvnt contttfner trois on quatre eeotiotia» Les 

D2 



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— 52 — 

Les denx Talmods de Babylone et de Jérusalem que 
nous ETODs le projet de traduire de manière à les compléter 



deux Baxtorft ont inféré cet Tertioni partielles dam plaiieari de lemrt 
oavraget rabbiniqnei, naii principalemeut dam celoi qai a poor tifre: 
Lexicon CkaiditieuMy TmiuuuUcum et Rahbinieum, Efaenmenger en a 
fait autant dani ton Judatême dévoiU (Emideekten JudsniAum) et Bar- 
tolocci dam aa Grande Bibiiothèque Rabbinigue, Tom ces anteara 
n*ODt pai manqué de reproduire le texte de preiqne toui lei cndroita 
qui ont toojouri alarmé l'égliie catboKqnc, et de Ici traduire dam une 
langue européenne. Cependant Touvrage du dernier a été imprimé à 
Rome Smperforum permian dans la typograpkieV Smerae eomgregaU^mis 
de prepMgandu fide^ et dédié : 
Le l*^** tolume Enimentiêeimo ae Reverenditêimo Principi Palutie 
CardinaJi de AUeriie S, R. E. CamerariOf Sac. Congr, de prop, 
- Fide Praefeeto etc. 
Le \\^ Samctistimo ae Beati9$imo D, innocentio Xt, Pàniifiei mojrimo. 
Le III« Carolo il» Potentistimo Hiapanorum Régi. 
Le IV« enfin Bminemtiisimie ae Repereuiigêimiê Doalnli DD. Sac. 
Congr. de prop. Fide Cardinalibna : 
D. Alderano Cybo. D. Stepbano le Camus. 

D. Palutio Alterio Praefecto. D. Joanni Goeisen. 

D. Emmanneli Bullionio. D. Michaeli Radilejowski. 

D. Francisco Maidalcbino. D. Joanni Casimiro de NkofT. 

D. Carolo Barberino, D. Fortunato CaralTae. 

D. Gaspari Carpineo. D. Jacobi Cantelmo. 

D. Cacsari Eitraeo. D. Fortunato de Abdua. 

D. Francisco Nerlio. D. Tussano de Janson. 

D^ Hieronymo Casanate. I>. Joanna Baptistae Rnbino. 

D. Fabricio Spadae. D. Urbano Sacchetto. 

D. Philippo Huvardo de Norfolicla. D. Benedicto Pamphliio. 
D. Opitio PaJlavicino. D. Doroinico Mariae Cursio. 

D. Marco Antonio Barbarigo. D. Francesco Mariae Mediceo. 

D. Carolo Ciceri. D. Rainaldo Estensi. 

D. Leopoldo fijioUonits. D. Petro Olthobono et 

D. Francisco Barbarino. 
Or, si on nous demande, pourquoi, malgré tant de bulles et de 
mesures coêrcitires émanées du siège apostolique contre le Talmud 
(Voy. Wolf ib. de fatis Talmodis inter Cbristianos) les Papes eux- 
mêmes arec tout le collège des Cardinaux, ont accepté la dédicace 
d'on livre qui contient précisément les erreurs et les blaspbémes qui 
ont mérité leur animadrerslon. Nous 'n'hésitons pas à répondre que 
c'est parce que ce lirre contient la réfutation à côté de Terreur, et que 
les bulles des Papes condamnent les erreurs et oan leurs réfutations. 
Cela doit valoir également pour notre version en tant qu'elle sera en 



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_ S3 — 

Fuo par Tautre, eondennent aiyonrd'hui beancoup de varian- 
tes et de lacunes qui n'ont jamais été remarquées. Nous 
avons le projet de noter les premières, et de remplir les 
secondes dans notre version. A cet effet, outre les éditions 
les plus anciennes et les plus accréditées des mêmes Tal- 
nrads nous consulterons: 

1<>. L'abrégé du Talmud intitulé Atn Jakob (ripjn "psf) 
fait par R. Jacob Aben Habib, fils de Salomon, et pu- 
blié à Venise par Marc Ant. Justiniani en 1546. Cette 
édition est pour nous préférable à toutes les autres 
parce qu'elle est très-soignée, et qu'elle n'a pas été mu- 
tilée par la censure. Nous en avons acheté deux ex- 
emplaires. 

2\ Le dictionnaire talmudique de R. Nathan ben Jehiel 
ben Abraham intitulé Aruch (ina^) également de l'édi- 
tion de Venise faite par Daniel Romberg. Il sert à 
expliquer les deux Ghémares de Rabylone et de Jéru- 
salem, et cite souvent les passages retranchés par la 
censure. Nous en possédons également deux exem- 
plaires. 

3"". Le commentaire de Raschi sur les cinq livres de 
Moïse, imprimé à Venise sans aucun retranchement; li- 
vre qui nous sera souvent utile, parce^qu'il glose con- 
stamment la Rible par le Tafanud. Nous en avons un 
exemplaire en hébreu et un autre en latin. 

4°. Un manuscrit très-ancien des prières journalièrei des 
Juifs avec un commentaire qui doit contenir plusieurs 
renseignemens sur l'influence que les doctrines talmu- 
diques exercent dans la Synagogue. Nous avons ac- 
quis ce manuscrit à Francfort sur le Mein. 

5^. Le lexicon talmudico-rabbinique des deux Ruxtorfs. 

6^. Le Judaïsme dévoilé d'Elisenmenger» 



m^nte Umpi la réfolation de toulet Jet erreuri coiitenues daiii leu 
deux Taknudi. Elle aura «ti outre l'avantage inapprécialtle d'offrir, ré- 
daI en six volumes in-folio tout ce qui se trouve ditperié aujourd'hui 
ém»M on nombre infini de livret et de manuscrit!, que nous devons aux 
interprètes et controversitfles des tièrles passés. 



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— 54 — 

7\ La gfànde bibliothèque de Bartolœd. 

8*^. La bibliothèque rabbîniqae de Wolf. 

Ces quatre ouvrages que nous possédons depuis long 
temps, nous aideront à la fois à exécuter et à compléter 
notre version. 

Nous n*oublierons pas de rechercher Pouvrage qui a 
pour titre : Schoettgenii Horae hehraicae et ialmudicaej et 
dont Rabe s'est servi, comme il le dit dans la préface du 
traité Berakoth, poux remplir les lacunes de l'édition de 
Franefori sur l'Oder de 1697. Ce livre nous a été inconnu 
jusqu'à présent®^). Maïs ce qui pourrait répandre le plus 
de lumière sur les variantes et les lacunes des deux Tal- 
muds, ce serait un manuscrit de l'un et de l'autre, qui re- 
montât à une époque antérieure à toutes leurs éditions; 
car de pareils manuscrits ne devraient pas se ressentir de 
la crainte que la censure a, plus ou moins, inspiré à la 
Synagogue depuis la découverte de l'imprimerie* Nous nous 
étions flattés d'abord de les trouver dans la bibliothèque 
du roi, mais elle n'en contient pas même un seul fragment 
comme nous en avons été assurés par M. Reinaud, ^mployé 
au cabinet des manuscrits orientaux. La fameuse biblio- 
thèque rabbinique d'Oppenheimer, transférée aujourd'hui 
de Hambourg à Oxford, est la seule peut-être qui possède 
quelques précieux restes de ce genre. Nous ne manque- 
rons pas de nous en informer, et comme nous sommes ré- 
^ solus de n'épargner ni soins ni frais pour rendre la ver- 
sion du Tabnud de Babylone aussi digne de l'attention du 
public éclairé qu'il nous sera possible, nous avons lieu d'espé- 
rer que les savans orientalistes, les bibliothécaires, typo- 
grapheSy antiquaires et libraires des diflférens pays de l'Eu- 
rope ne se refuseront pas à nous aider de leurs conseils 
en nous communiquant tout ce qui pousra contribuer à 
remplir un but aussi honorable. 

Passons maintenant de la partie hiitorique du Talmud 



87) Je le possède maintenant avec le Novum Teiiamentum ejr 
Tafmttdâ iUuitratum de Meascheny qai me fournira beaucoup de nm- 
lériaax pour le mdme objet. 



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— M — 

à cefle qua .lUMtt iqipeloiis e:figiUqwe Tfmtfm a«.'«lle oontiént 
tmi od qu'il Cauoydra saToir il^aTMice pour \âml comprendre 
notre version. 

Dans notre lliéorie du JndaYyne nous aurons tmté 
des difficultés /qui accompagnent la lecture et Tinterpréta- 
tion du Talmad, mais comme ces difficultés sont en grande 
partie les menées par rapport k la lecture et à l'intelligence 
de sa version il e$t indispensable de nous répéter id au- 
tant que notr,e sujet le demande. 

Le Judi^$me dont le Talmud ^est le foyer, peut être 
considéré comme doctrine 'antitociale ou comme culte re^ 
ligieuXj et sons Tun et Tautre aspects* il n'est que 
Topposé du MotaHtme. Nous l'avons examiné sous le 
premier point de vue dans notre Théorie en noqs étayant 
continuellement de Tautorité des talmudistes, de sorte que 
nous n'avons besoin d'en retracer ici la tendance qu'en 
rapportant les derniers résultats anxquds nous a amené 
cet examen impartial. 

Le Judaïsme est un système de misanthropie qui en 
veut à tous les peuples de la terre, sans aucune exception, 
et qui finit toujours par nu^re principalement à ceux ,qui le 
professent. Il consiste dans plusieurs altérations faites à 
la loi de Moïse, dont voici les plus importantes : 

1^ n n'étend l'amour du prochain qu'aux seuls Juifs, 
tandis que \ft Mosaîsme l'étend à tous les hommes, 
sans aucune distinction ^^). D commande en outre qu'on 
envisage tous les autres peuples de la terre comme di- 
gnes de haine et de mépris pour la seule raison qu'ils 
n'ont pas été ou qu'ils ne sont pas juifs. 
2^ n change la partie ÏMtorique de la Bible en partie 



88) Cett« vérité te trouve eUireniciit exposée et mite hore ée toote 
cooteitatioli daot notre Théorie du Jedauae. Meit toni ceax qoi aU 
meat à en aeqqérir la eoDVicUon sur raaiorilé d'an homme qai peot 
bien inipirer une entièie confiance, par te» profoade« connaistancea 
•ar l'esprit véritable du Motaïêtne^ peurent eontulCer le commentaire 
d« RoaenmQller (Scholia in vetos TeeUimentom) sor ces pnssages de la 
Bible Exod. Il, la. XI, 2, XXII, 20 -25. XXIU, ». Lefit XIX, 
15—18 et 31. Dcut. X, 19. elc elr. 



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— 66 — 

légah en piopciaiit toutes les actions dee ancêtres des 
Joifist cqmme^ dignes d'imitation, et en rendant permanens 
et généraux certains traits d'intolérance qui n'ont été 
que l'effet d'une représaille momentanée et spéciale ^^}. 

3«. n fait disparaître toute espèce de distinction entre 
les dogmes et les cérémonies, et élève même les secon- 
des an-dessus des premiers par des sophismes ridicules. 

4<». n s'obstine à regarder la loi mosaïque comme im- 
muable et stationnaire dans toutes ses parties, quoi- 
que Moïse y ait fait lui-même plusieurs changemens ^^). 



SO) Le nibterfiige de Jacob et de tes SU (Oen. XXVII, 35. XXXIV, 
13,). i«a rettriction menUIe moyenaant Uqoelle les Hébreux enpniii- 
lèrent des Egjptîent les vaies d*or et d'argent (Ezod. 111, 22.) les vio- 
lences à la suite desquelles ill rentrèrent en possession de la terre de 
Canaan (Jesa. XI.) tout cela fot exécuté d'ordre de l'Eternel, selon la 
manière dont les Jnift expliquent la Bible aujourd'hui^ et doit se prati- 
qner encore contre les non-Juifs, car la parole de Bien est imoiuable. 
Cependant la même Bible expliquée d'après les règles d*une saine cri- 
tique nous fiit entendre : 
!<*• qu'elle ne relève en Jacob les qualités de tromper et de êupplam- 
ter (Gen. XXVII, 35 — 36.) qoe pour les désapprouver, et qu'elle lui 
cbange le nom de Jaeob en celui à*i$raè'i (Ib. XXXII, 28.) pour l'exci- 
ter à comneneer une nouvelle vie en comptant sur le secours de 
I>Jeu et n«n sur son adresse. 

2o. qu'après avoir changé de manière de voir, Jacob condamne en mou- 
rant la perfidie exercée par ses deux fils Simeon et Levi contre les 
Sichemltes (Ib. XMX, 5.). 

3». que les Hébreux, au lieu de demander en emprunt^ aux Egyptiens, 
n'ont fait qoe changer avec eux des immeables qui leur appartenaient 
contre des meubles précieux qu'ils pouvaient tiymsporter (Gen. XLVII, 
11. — Exod. Ill, 21 — 22. XI, 2 — 3. XII, 35. 36 J. 
4<>. qu'enfin ils sont rentrés en possession de leur ancienne demeure 
à la suite de représailles provoquées par les Cananéens, que le texte 
■acre nous laisse entrevoir. (Exod. XVll, 8. etc. Voy. Jahn Archaeol. 
Bibiiea $. 207.) et que la position géographique de la terre de Gissen 
et de la Palestine nous fait envisager comme inévitables. 
Bref nous ne trouvons 'rien dans la Bible qui favorise la tromperie, 
le mensonge et la violence , .et s'il y a par hasard quelques expressiona 
qui, au premier coup d'oeil, paraissent le faire, nous aimons mieux 
avouer que nous ne les comprenons pas que de les ériger en règle de 
conduite comme on le foit dans le Talmud. — 

00) Exod, XIII, 2. et XVlkl, I. Voy. ce que nous disons dana 



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— 57 — 

8o» n substitue le eommerce à ragricoltare. 

6^ et l'étude superficielle et pernicieuse de la loi orale 
à toutes les antres études et professions utiles. 
Mais la mùanihropie qu'on reproche aux adeptes de 
la Synagogue sur toute la surface du globe a pour objet: 

a. Tous les peuples non-Juifs en général. ' 

h. Les Chrétiens et les Ismaélites en particulier 

c. et souvent encore les Juifs eux-mêmes. 

'La première espèce de misanthropie a été puisée dans 
Torgueil que leur inspirent quelques fausses applications 
des paroles de la Bible, c'est-à-dire, les bénédictions des pa- 
triarches, et sur tout la bénédiction d*Abraham qui porte: 
Je bénirai ceux qui te béniront et maudirai ceux qui te 
maudiront i et toutes la familles de la terre seront bé^ 
nies en /et''). Les titres qu'on leur donne dans FEcriture 
Sainte de Jilsj de premier i nés^ du plus précieux joyau 
entre tous les peuples^ de la terre^ de royaume^ de sacri- 
ficateur^ de nation sainte etc.^^). Le dépôt de la loi 
qu'ils ont reçu de Dieu, la terre de promission et d'autres 
prérogatives qu'il serait long de citer et que l'on connaît 
d'ailleurs. Elle a été aussi puisée dans la haine et dans 
Thorreur que Moïse a été forcé d'inspirer aux Juifs contre 
l'idolâtrie'^) et que les fondateurs du Judaïsme ont appli- 
quées aux idolâtres, c'est-à-dire, à tous les peuples non-Juifs, 
qui, selon eux, ne sont qu'autant d'idolâtres. 

La seconde a été déduite en partie de la Bible, c^est- 
à-dire, de l'histoire dlsaac, père des Juifs, et de celle d'Is* 
maël, père des Ismaélites ; de l'histoire de Jacob qui repré- 
sente les Juifs, et de celle d'Esaii, qui , selon les tahnudi- 
stes, est le père des Chrétiens**); en partie de l'aversion 



noire Théorie sur l'usure. Il y a même plasi^nrs lois propoiéet par 
Moïse dans le bot de let changer eii temps et lieu p. ex. Exod. XII, 3. 
11. 24. XXI, I. XXII, 24. etc. 

91) Genes. XII, 3. cf. IX, 25-20. 

92) Kxod. IV, 22- XIX, 4 — 6. 

93) Ib. XX, 3 — 5. etc. 

94) Ib. XXV, 23. où Toracle de l*eternel donne cette réponte à 
Rebecca qui le contaltait: Deux maiiomê $oHi dam ton ventre et éeux 



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— -w — 

qae les Juifs noarrissent centre leiurs firères apMUmn, jcar 
Us out regardé les premiers Chrétiaqs et les Ismaélites jcomme 
autant de déserteurs de leur culte; en j^artie ^nfin, de la 
jalousie excitée par la prospérité de deux, religions rivales 
ainsi que de Tétat de représailles ou les ont continuelle- 
ment entretenus les sectateurs du Christianisme et de Tls- 
lamisme'^ • 

Les rivalités enfin qui existent entre les Juifs eux- 
mêmes dérivent pour la plupart de différens degrés de soin, 
qu'Us mettent dans Tétude ainsi que dans la pratique de 
la loi orale j selon les pays où ils habitent, et selon d'au- 
tres circonstances locales, auxquelles ils se conforment vo- 
lontairement ou sont forcés de se conformer. 

Cette partie du Judaïsme, qui a été, comme nous ve- 
nons de le dire, suffisamment développée dans notre Théorie, 
ne sera malheureusement que trop confirmée par un nom- 
bre infini de passages de notre version qui se trouveront 
indiqués dans ^Findex de chaque volume* Cet ouvrage non- 
seulement viendra à Tappui de toutes les maximeij de tou- 
tes les règles que nous avons établies dans la Théorie du 
Judaïsme; mais elle mettra aussi en évidence que nous y 
avons été plus mesurés dans les expressions, plus modérés 
dans le choix des citations, qu'on ne pouvait attendre de 
celui qui écrit en se tenant fidèlement attaché au texte 



pettplêM Mortironi de ten entraifte» ; et um peuple tera ptue fért çmm 
Vautre peuple^ et le plun grand $era antervi au moindre^ Dans la Hé- 
nédiction que Jacob obtÎAt de fon père par torpHie, il est dit (ib. 
XXVII, 29,) que lee peuplée te eervent et que let natiom $e protter- 
nent devant toi. Soi» le maître de te» frère» , et que le» fil» de tm 
mère »e pro»ternent devant toi, Quinconque te maudira »oit maudit^ 
et quiconque te bénira »oit béni. Noua rapporCon» cet paitaget qai 
peuvent répandre un grand Jour sur plusieurs parties de notre version. 

95) Let eodei religieux des Chretiens et des MahooiétaiM four, 
milleut de renteignemeni qui démontrent la justesse de ce que noua 
avançons ici et que nous citerons dant le eoura de notre version. Nona 
tirerons aussi de tous les codes civils qoi ont été rédigés on peu 
après la rédaction et la cldture du Talmud, toutes les lois qui décèlent 
un etf^rii de réaction contre le« doctrines anUiociales de la Syna- 
gogue. 



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— 69 — 

ées limres religieux 4e la Synagogue. Nqh« y avons suivi 
l*eÀeflipIe de ces médediis qui, i^pelés à traiter une mala- 
ifie révoltante, ferment les yeux sur ce qui les rebute pour 
Tamour du malade, et s^ils sont obligés de parler de la 
même maladie ils le font d*une manière mystérieuse et sous 
les enveloppes d'un langage peu connu ^^J. 

Le Talmud est le code sacré du Judaïsme considéré 
sous le second point de vue, c'est-à-dire, comme culte reli- 
gieux, parce qu'il contient la loi écrite et la io^ ar^le 
réunies ensemble dans un seul corps de doctrine, ou pour 
parler avec plus de précision S explique la première par 
la seconde au nom de rEtemel. Tel a été Favis de la plus 
grande partie de ceux qui ont rédigé la Ghémara, iel est 
aujourd'hui c«elui des rabbins et de la masse des Juifs de 
la dispendoo. Sdon eux, de même que la Bible renferme 
la parole infaillible de Dieu, et donne des règles de con- 
duite dans sa partie historique aussi bien que dans sa par- 
tie légale'^), de même le Talmud a été inspiré de Dieu et 



06) C*cft ici le lieu de prérenlr le publie que qnotqne noat Ira* 
daisions le Talrood en français, none nous eervi^eBa dn latlu'poor tontea 
les expressions indécentes qni aooUleut plotienrs pages de ce code p^ 
risaïqne. Nous voudrions bien omettre de pareiUes expressions, si un 
semblable retranchement pouvait les rayer de reiprit des Juifs. Mais 
il ne servirait qu'à les cacher à ceux d'entre les non-Juifb, qui sont 
appelés à coopérer de tout leur pouvoir à la guérison des premieBS^ 
entreprise daps laqneUe ils ne pourront réussir, sans con^tre à fond 
la maladie qu'ils doivent traiter. 

97) Quiconque ne distingue pas entre la loi et l'histoire de la 
Bible, suit une maxime du Judaïsme sans le savoir. U est vrai que 
Tune et Tautre ont été divinement Inspirées, m^s 1^ première seule- 
ment dépose de Is volonté de Dieu, et la seconde de la liberté des 
hommes. Dans la première on voit comment les ancêtres des luifs de- 
vaient agir, et dans la seconde comment ils ont agi. Abraham est peut- 
être digne d'excuse mais non d'approbation lorsque , par une équivo- 
que , U trouve le moyen de s'enrichir et de sauver sa vie au pérU même 
de compromettre l'honneur de sa femme (Gtn, XII, 13. etc.). 11 mérite 
notre admiration seulement lorsqu'il refuse de s*approprier les déponll- 
los de ses alUés malgré les droits qu'U pouvait y avoir (Ih. XIV, 21 — 
^.). Moïse à son tour , n'est pas à Imiter , lorsque , par un coup pré. 
médité 11 tue un égyptien (Exod. II, 12.). Mais il doU être obéi lors- 
qae à plusieurs reprises il recommande aux Hébreux de conserver nue 



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— 60 — 

est obligatoire dans ses lois aussi bien qne dans son hi- 
stoire. Il n'admet aucune distinction entre Tordre civil et 
religieux, entre les cérémonies et les dogmes, entre les 
choses plus ou moins importantes; tout y est religion, tout 
y est dogme, tout y est d^une égale importance. Les con- 
tradictions ' mêmes y sont débitées sous le titre de parole 
de Dieu ' ^). Mais Maimonides et quelques autres docteurs 
de la Synagogue du premier ordre distinguent les doctrines 
contenues dans le Talmud: 

W en préceptes (msCTa) ou pratiques (nisiM) qui ne se 
trouvent écrits nulle part, mais qui sont dérivés du 
mont Sinaï. 
2". en fois écrites (rmn). 

3\ en décisions (nnta), cérémonies (niarûîa) et constitu- 
tions (nispn) que les prophètes, les scribes et les rab- 
bins ont adaptées aux temps et aux circonstances. 
4". enfin en rtï#(d'»ri) et usages (d'^D&ttJT:) qui sont comme 
autant de légitimes conséquences de la loi écrite, aux- 
quelles on est parvenu par la voie de Texamen et de 
la discussion. 

Ces savans israélites ont donc pensé très-prudemment 
qu'on devait envisager le Talmud comme un commentaire 
des dogmes et des lois qui doivent rester toujours les mé- 



éierneUe reconnafsiance pour l'atyle qa'îli avaient en Egypit. La tio- 
cérlté qni règne dans l'histoire de la Bible et qui arrive jasqo'à retracer 
les faiblesses et les crimes de ceux dont Dieu s'est servi pour l'écrire, 
est une raison de plus pour croire à la divine inspiration ainsi qu'à la 
bonté de ses lois dans les lieux et dans les temps où elles ont été 
publiées. Cette distinction une fols admise entre la loi et l'histoire de 
la Bible , l'une doit expliquer l'autre, et si ta première commande aux 
Juifs d'aimer les non-Juift comme eux-mêmes, ils ont tort d'aller 
puiser dans la seconde, des exemples de la conduite des Patriarches, qui 
ne répond pas toujours à cet amour. Les Chrétiens sont tenus de leur 
côté d'en faire autant à l'égard des Juifs, et ceux qui ne le font paa, 
confondent l'histoire avec la morale et altèrent le nouveau Testament 
pins encore que les auteurs des deux Talmuds n'ont altéré Tancien. — 

98) Voy. notre Théorie du JudaTsroc II'' partie où nous parlons du 
principe de contradiction d'après la manière de penser des non-Juifs, 
car les Juifs cherchent à concilier dans le Taln^ud, toute espèce de 
contradiction, aux trêi» du bon sens. 



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— 61 - 

mes (n72^ip72 n^bTt) comme une glose des pratiques et des 
cérémonies qui sont sujettes à changer (n^im HD^n), Ce- 
pendant nous ne cesserons pas d'exhorter tous ceux qui 
n'aiment point à se faire illusion sur la yéritable tendance 
de ce code, à vouloir bien se garder d*aocorder une aveu- 
gle confiance à des distinctions trop savantes qui né ca- 
drent presque jamais avec sa teneur» 

Dans une question d'une aussi haute importance il ne 
s'agit pas de savoir apprécier l'avis de deux ou trois com- 
mentateurs, mais de pénétrer dans le véritable esprit du 
texte, mais de voir ce qu'en pense le plus grand nombre 
^e ses interprètes, et de ceux qui en pratiquent les lois. 
I^ui juge les masses sur les idées et la conduite de quel- 
ques individus, prend la périphérie pour le centre, et tourne 
éternellement sur un cercle de funestes illusions. Je cUs 
funeiles parce que la cause du Judaïsme serait déjà déci- 
dée, et la nation juive reformée, si on n'avait pas pris et 
donné continuellement le change, par une erreur aussi in- 
concevable. 

La doctrine du Talmud a trois voiles comme le Ta- 
bernacle de Moïse. Levez le premier et vous en êtes dans 
le vestibule: au delà du second vous en trouvez le Saint; 
déchirez le troisième et vous entrez dans le Saint de$ 
Saints* J'entends parler de ce que j'ai appelé dans la Théo- 
rie du Judaïsme Halaca, Agada et Cabale. Mais tout ce*^ 
que j'en ai dit dans cet ouvrage ne sert qu'à donner une 
idée quelconque des difficultés qu'on rencontre lorsqu'on se 
propose de comprendre le Talmud en le lisant dans son 
texte original. Je dois donc revenir ici sur ce même sujet 
pour en exposer brièvement tout ce qu'il faut eh savoir 
pour être en état de comprendre le même Talmud dans 
notre version. 

JJHalaca (Tdbrt, txtdbn) est l'expression fidèle de la 
logique ou de l'art de raisonner des talmudistes, car ils 
ont eu, eux aussi, leur méthode de démonstration, et ont 
mis un soin tout particulier à la suivre, dans chaque que- 
stion pour décider de tout péremptoirement. Il est vrai- 
semblable qu'ils se sont servis du mot Ualaca^ qui dérive 
de la racine ^\>n (aller) pour signifier deux choses à la 



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fois, savoir: la manière dont il faut procéder pour prouver 
ou décider; et la nécessité ou l'obligation de se conformer 
dans la pratique à ce qui: a été déjà prouvé ou décidé. 
Nous empruntons cette idée au dictionnaire talmudique 
Baal Aruch oà il est dit que PHulaca eit une chàie gui 
va^et qui vient depuis le commencement jusqu^ à là fin ou 
le chemin sur lequel les Israélites doivent marcher confia 
nuellement. 

Qiiant aux choses, la règle fondamentale de YHalaca 
est que toutes les preuves ne dérivent pas de la raison, 
mais de Tautorité divine; car Dieu a tout prévu, tout dé- 
cidé d'avance, dans la révélation aussi bien que dans la 
tradition; de sorte que le mont Sinaï, est le corps et ^se 
dùtitj rame de la devise des talmudistes. 

Quant aux paroles, sa règle fondamentale est que, 
comme elles «ont sorties de la bouche de Dîen, elles doi- 
vent signifier tout à Ta fois, au propre et au fi^ré, avec 
toutes les nuances étymologiques dont elles sont suscepti<« 
blés, car Tintelligence divine n'a pas de limites comme celle 
de rhomme, et est au-de^us de toutes les règles gram- 
maticales. 

Quant à la méthode enfin, THalaca doit prendre son 
essor du sommet du mont Sinaï, et fsdre le tour des éco- 
les d'Orient et d'Occident, avant que d'en venir à la der- 
nière décision, car quoique dans le Taimnd tout soit parole 
de Dieu, il est cependant indispensable qu'entre pinceurs 
avis différons, . on désigne celui qui doit servir de règle de 
conduite pour la nation entière, et que cette conduite ou 
pratique, se trouve conforme à l'avis du plus grand nom- 
bre ou à l'autorité la plus imposante. 

Tâchons maintenant de nous expliquer plus clairement 
sur cette règle fondamentale, qui est comme la clef de 
toute notre version. 

L'Halaca puise donc l'autorité dont elle s*ap]puie 
l"". dans les constitutions de Moïse dérivées du mont 

Sinai. 
2^. dans les citations de la loi écrite faites d'après les 

treize modes d'argumentation, que Moïse reçut de Dieu 

sur la même montagne* ^ / 



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— «3 — 

df, dairti h têmûtgnage de deux d'entre les dépositairea 
dé la tradition 9 qui forent les plus saivis et les plus 
réputés dans chaque siècle. 

On Ait ComHtùHihi de MoUe dérivée du mont Stnaï 
(^r&îo ntuai^ MDbn) une pratique dont Forigine revient aux 
tempil de Moïse tout au moins, et qui a été adoptée géné- 
ralénfïenf àahs aucune ^Kfficolté quoiqu^on n'en trouve aucune 
trace dans la Bible* 

t!ofAiûè nous voyons que le législateur des Hélyreux, 
au lieu de constituer de nouvelles lois, tâche Souvent de 
confirmer celles qui existaient déjà et qui étaient confor- 
mes aux moeurs et au caractère de son peuple *9) de même 
on peut présumer qu'il ne parle pas de plusieurs constitu- 
tions parce qu'elles étaient trop connues pour penser à en 
consacrer Tnsage, en en fesant une mention spéciale dans 
son code. De ce nombre furent peut-être les constitutions 
dont traite Maimonides dans la préface de Tordre Zeraïm 
et qu'il fait monter jusqu'à 18, savoir: 

1^. La mesure exacte de l'huile qu'il faut pour le sacri- 
fice d'action de grâces et pour celui des Nazariem 
ainsi que le nombre des jours qu'une femme doit res- 
ter séparée de son mari en cas que ses règles ou un 
autre fifux de sang quelconque durent au delà des li- 
mites ordinaires ^**^). 



g9) Voy. RotenmOller Gen. Il, 2 et 3. IV, 3 et 4. VII, 2. VIII, 20. 
IX, 4-6. XXIV, 3. XXVII, 46. XXXl, 35. XXXVIII, ». Kxod. XIX, 
M. XXI, 13. 24. XXXIII, 7. elc. 

100} C^est-à-dire la loi de MoTte avertit «eulement que dans Ici la- 
«rificeg d'action de grâcef et dei Naiarient (Lèvit. VII, 12. et Nom. VI, 
15.) on offre des toarteanx paîtris à l'haile et ointf, tans indiquer la 
qoantlté d'Iinile qu^il fallait employer pour cela. Or cette quantité on 
mefare le trouve exactement déterminée par la pratique ou par la pre- 
mière des conttitntiont qn^on dit dérivées du mont SînaT. Elle se 
trouve déterminée à un demi hg pour le sacrifiée d'action de grâces et 
à un quart , pour celui du Nazarien. Quant aux femmes atteintes par 
lea indispositions susmentionnées (cf. Levit. XV, 25.) nous préférons de 
renvoyer nos lecteurs à l'endroit de notre version où il en sera ques- 
tion expressément, plutôt que de nous bâter de les entretenir sur des 
matières aussi peu agréables; d'autant plus que> dans une préface, on 
ne peut donner que la nomenclature de ces 18 pratiques traditionnelles. 



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— 64 — 

2°. La portion de muraille et /d'une autre élévation quel- 
conque qui peut faire envisager un endroit comme pro- 
priété particulière ou publique '), et la muraille ou le 
paroi qui cessent de mériter ce nom parce qu'ils pen- 
chent trop d'un côté. 

3**/ La mesure des choses qu'il est défendu de manger ^\ 
les empéchemens qui peuvent rendre sans effet un baia 
de purification'). Les dimensions que doit avoir une 
muraille pour être regardée comme telle d'après la loi. 

4°. Les divers emplois des branches de saule *) et l'effu- 
sion de Teau dans la fête des Tabernacles^). 

5°. Les différentes espèces de parchemin sur lesquels 
doivent être écrits les Tephillin ou les frontaux que 
les Juifs portent aujourd'hui pendant la prière du ma- 
tin; la Mezuza ou le petit rouleau qu'ils attachent 
à côté de leurs portes ^^\ et le volume de la loi qu'ils 
gardent dans les Synagogues. 

6°. La lettre CSi«^), le noeud, les courroies noires, la 
forme quarrée, et le trou des mêmes TepkilKn. 

7". que les Tephillin doivent être enveloppés dans du 
poil et cousus avec les nerfs d'une bête pure. 

8*". que le volume de la loi doit être écrit avec de l'en- 
cre et sur un parchemin soigneusement réglé. 



1) Cela reg^de robtervance da samedi , car nout Terroot dana 
le tratle Cabbat/t qne selon les rabbins il est défendu de porter pen- 
danC le samedi une chose qoelconqne d'an lieu appartenant à un par- 
ticulier à un autre lieu qui appartient an public et vice-versa. 

2) C'est-à-dire la quantité des choses défendues qui peut suflSre 
pour enfreindre la loi lorsqu'on en mange. 

3) Comme p. ex. une bagne au doigt, un os entre les dents ete. 
rendent invalable le bain qu'une femme est obligee de prendre après 
ses ordinaires. 

4) Lev. XXIU, 40. 

5^ fjXfosion de Teau était an jour de fête consacrée à l'aUgéresse 
publique comme nous le verrons dans le traite de» Tabernaelet, 

6) Exod. Xlfl, 16. Dent. VI, g. 

7) Cette lettre est tracée deux fois sur les côtés cUs maisonneUes 
extérieures des Tephillin de la manière qoe nous le élrons dans lea 
traités Beracoih et Menaehoth. 



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— w — 

9*. faVm M pent pfts porter attûte à k vkgpniié iTttiie 
ille en ayant couuneree avec elle ayant qu'eHe ail Tàge 
de tnnt aos« 

tfK que si Ton réunit dans nmt sei^ aire à battre les 
grains, deux espèces de froment, on les oonsidère 
oomiae une seule espèce • relativcaneat à la portion 
qu'oa doit -en donner anx paiu res, selon la loi «;^ mais 
on les regarde comme deux espèces si oa les place 
sor deux aires diflSèrentes. 

11°: que pour former un mélange qui soit interdit pa^ 
la loi ^) il suffit de mêler avec autant de jtrôment qu'il 
en faut pour ensemencer un« terre d'une Sea^^), la 
vingt -quatrième partie d*un Cai des graines que Ton 
cultive dans un potager, et qui produisent des herbes 
qui ne sont pas bonnes à manger. 

12^ Si on trouve dix plantes dispersées ça et là sur un 
espace de terrain d'une Sea, on peut labourer ce ter- 
rain tout entier pour conserver les plantes lorsque la 
culture des champs est défendue i ') 

IS**, que pour une masse ronde de figues devenue impure 
d'un côté, on peut donner le truma ou l'offrande com • 
mandée par la loi *2)^ Je l'autre côté qui n'est pas 
impur. 

14°, que le prépuce des arbres fruitiers doit être observé 
même hors de la terre de Palestine > «). 

15o. que les enfans peuvent lire k la lampe du samedi, 
seulement dans le cas que leur précepteur , étant pré- 
sent, puisse les empêcher de Téteindre par mégarde. 



S) Levli. XIX, 

9) Car MoTfl^ a futer^it tvnte «içèo« de Mélange. Ib. ]0. 

iO) Noua traiterant an peu plai tard des poidt et de* neiurei do 
Talmud. 

] 1) C'eft-à-dire entre le Pentecôte de la e« année et le commen- 
cement de la 7», , tempe où lei Raàbiua défeiiiest le Miootsge des 
cbampi, uaîa nnn' la eoltare des plsntei , ■ ahwi que nooi anrona ooca- 
•Ion de le voir dana le traité ChepHih. 

f%) Ib. XXII, 13 el« 

13) Quoique la loi (ibl XIX, 23--2»J YelMiremejit à cetto circoB- 
•tance , ne faiie mention que de la terre de Faletiine^ 
I. ^ E 



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— 66 — 

16% qne la femme qui, le jonr de samedi, porte quel- 
que chose sur une espèce de ceinture appelée Senar^ 
pèche toujours, attendu la mobilité de cet habillement 
qu'elle connaît dWance, et qui par conséquent lui ôle 
toute excuse sur la Tiolatiou du repos commandé ^*). 
17*. qu*il est p^mis de mêler le Tin de deux qualités 
différentes lorsque ce mélange est à Tayantage de celui 
qui rachète. 
18% enfin que dans la partie de la terre de Palestine, 
qui était occupée jadis par les Ammonites et par les 
Moabites, on devait payer la dime aux pauvres^ pen- 
dant la septième anAée, c'est-à-dire, pendant qu'on cé- 
lébrait le repos de la terre ^^), et qu'il était défendu 
de la payer par tout ailleurs. 

Toutes ces constitutions sont d'une autorité majeure 
même selon les docteurs de la Synagogue, qui distinguent 
entre les lois stables et celles qui ne le sont pas ; et l'opi- 
nictti qu'elles ne sont nullement fondées sur la loi écrite, 
va si loin, que, si pour les expliquer on en appelle, par 
hasard, à la Bible, Maimonides a l'air de tenir pour ma- 
xime, que ces citations ne prouvent rien^ mais qu'elles ser- 
vent uniquement pour rafraîchir la mémoire. Nous ver- 
rons cependant, dès les premières pages de notre version, 
que même les citations de ce genre, ont une force bien 
plus grande que celle que leur attribue ce savant. 

On appelle aussi Halaca dérivée du mont Sinaï les 
treize modes d'argumentation tirxn rrm:p Uîitt) ou les treize 
règles d'interprétation de la loi écrite que voici: 

lo« A minori ad maJuB et vice-versa comme p. ex. : Si un 
père a raison d'être fâché contre son flls, d'autant plus 
Dieu lui-même *•), et lorsque Dieu dit à un père de 
famille : J*ai donné cette ordonnance perpétuelle à toi, 
à tes filij à tei Jilleg^ à toui ceux qui seront purs 
dans ta maison ^"^^ il parle a mtyori ad minus. De 



14} On froover* teia le tnlté Cabbaih fout le déreloppemeot qae 
demsade ce poiot de doctrine que nova n'avoua -iNi qu'effleurer ici. 

1§) Ib. XXV, a— 7. \%) Voj. Nomb. XII, 14. 17) Ib. XVIIf, 11. 



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— 67 — 

néiAe le Mimsirè ie la conr ^Egypte qtd fouilla 
les frères de Joseph depuis le plos grand jnsqu'ai^ plus 
peth ^ ^) en agit a mnjori ad mimoren^ 

2K A iimili^ p. ex.: il est dit ^^)i Ne n9U9 raiez point 
entre îew yeux pour aucun mort, et ailleurs ><^): lit 
n'arracheront point let cheveux de leur tète pout^ la 
rendre chauve. Or comme dans ce dernier passage, 
qui est en quelque sorte semblable au premier, on parle 
de la tête toute entière, je dois conclure a timiK que 
dans le premier aussi on parle de toute la tête quoi- 
que cela n'y soit pas dit expressément. 

3*. A structura princtpah) c'est-à-dire, ce qui est claire* 
ment établi une fois, dans un ou deux versets de la 
Bible , doit servir de règle pour tous les autres cas 
pareils, que le législateur n'a pas développés avec la 
même précision. P. ex. : la fête de Pâques est la seule 
dont il soit écrit explicitement: il ne te /era aucune 
oeuvre en ce jour là; teulement on vout apprêtera à 
manger ce quHl faudra pour chaque pertonne^^). Ce- 
pendant on doit conclure de ce passage que les antres 
fêtes aussi sont sujettes à la même caution, quoique 
TEcriture-Sainte ne l'ait dit nulle autre part. Noos di- 
sons un ou deux vertett parce qu'on rapporte à cette 
espèce d'argumentation, tout autre cas ou le second de 
deux versets, qui sont très-près l'un de l'autre, spé* 
cifie et détermine le premier. Comme p. ex. : on dé- 
fend dans un verset de choisir dès prêtres qui aitnt 
quelque défaut dans leurs corps, et l'on explique dans 
le verset suivant que par l'expression défaut il faut 
entendre que le prêtre ne soit ni aveugle ni boiteux 
ni camus 2^). Mais tous ces cas rentrent en quelque 
façon dans je mode d'argumentation qui suit. 

4o. A generali et tpeciali. C'est-à-dire, le genre est tou- 
jours déterminé par l'espèce qui suit. Lorsque la loi 
ordonne p. ex. : de faire une offrande d'une bête à 



18) Gen. XLIV, 12. 19) Dcul. XIV, 1. 30) LevU. XJU, 5. 
aO BxodeXlI, IC. 22} Lev. XXf, 17-^18. 

E2 

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— 70 — . . 

mène ]i«i£id«e«iêiit MmUdbfe, excepté la oueenstance 
qa*U peut être Feffet du hasard* Or c'est jastement 

• cette drcowit»Bice qai, loin d'augmenter la peine exigée 
par la loi générale, la change en droit d'asile poor cette 
espèce de meortriers. 

lO*. Bet ùi g^nerali snwma e^mpréheuêu m alibi imde 
egrediettt ad arguendum alêguid diver9um m genmmli 
êumma; egreditmr et ad diminuendmm et ad grmvmndum. 
Exemple: Situ aekèt€» tru eêclave tëbreu, il te 9ermra 
$ix am et au septième il sortira pomr être likre tant 
rien patfer '*)• C'est là la loi générale. Maïs le lé- 
gislateur excepte un peu après ^*) une esdare jaive en 
disant: Si quelq^un vend êaJUle pour être etcimoe elle 
ne sortira pas comme let autres esclaves. H fait cette 
exception pour nous apprendre qudique chose qui n'est 
pas ordinaire dans la condition d'esclave, -mais qui lui 
est en partie favorable et en partie défavonble, c'est- 
à-dire, il veut nons apprendre que cette esclave pourra 
sortir de son état de servitude avant la sixième année, 
et qu elle peut être contrainte à épouser son maître 
ainsi qu'on peut le recueillir par le texte de la loi 
tout entier. 

11«. Res in generali aliqua summa eomprehensa et ex ea 
egrediens rursus ad novum aUquid indicandum^ non 
potes earn reducere in eummam swam nisi vertus aliquis 
id expresse faciat. Exemple : Qs$and le saerificatewr 
aura acheté quelque personne de son argent^ elle man- 

. géra de sa viande ainsi que celui qui sera né dans sa 
maison ^^). Mais un moment aprèii^^^) le législateur 
excepte de ce nombre labile du sacrificateur mariée 
à un étranger et l'on devrait tenir ferme à cette ex- 
ception, si le même législateur n'avait pas prévu le cas 
de veuvage en ajoutant expressément >^): Si labile 
du sacrificateur étant veuve retourne dans la maison 
paternelle, elle mangera de la viande de son père. 
12^, Res discitur ex textu suo et res est quaediscitur e 



.13) Exo^ % Z4i Ib. 7. 3QJ LtriL XXII, II. 36) Ib. 12. 37; Ib. 13. 

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. — 71 — 

jfiM $no* C'e8t-&-dir«y il fwit piéter attcttdon à ce qai 
précède et ce qui suit dans le texte de la loi pour 
bien pénétrer «on esprit. P. ex*: il est dit^^) da sou- 
verain sacrifîeatear qu'U ne doii paini iorHr du son- 
ctuairej non pour indiquer qu'il dmt y demeura tou- 
jours, nais qu'il no doit pas en sortir pour s'occuper 
• de funérailles ou pour s'exposer à être souillé piur Tap- 
procbe d'un cadavre, comme on peut le déduire de ce 
qui procède **)• De laéme on lit plus hant ^ ^) : que nul 
ne doU •'approcher Ae celle qui est sa proche parente 
pour découvrir . ia nudité. Or l'ensemble de ce qtd 
suit, détenîiiipe avec « précision ce qu'il faut entendre 
par proche parente. 

' ly. Duo f^ereuê $ibi invicem repmgnantef nimt, veniei 
ieriim et conciHabit eo$. Afaisi p. ex. un verset de la 
Bible porte *i) que Dieu parla à ton peuple eur la 
montagne de Binaï. Cependant nous trouvons dans un 
' autre verset^*) relatif à la même circonstance: vou$ 
ave% im que je voui ai parlé des cieux. Or parler 
du sommet du mont Sincu on du haut des deux pa* 
raissent deux choses contradictoire^. Mais voici un 
troisième verset*') qui lève cette contradiction. Ufa 
/ait entendra ia voix des deux lorsqu'il a voulu fin- 
struire, et il Ta montré son grand/eu sur Im terre lors^ 
que tu as entendu ses paroies. ' D'où il faut conclure 
que dans cette occasion l'Ëternel baissa les cieux sur 
le mont Sinai et fit entendre les accens de sa voix d'un 
lieu on le ciel et le Sinàî se touchaient mutuellement. 
C'est pourquoi il est dit antre part**): Il baissa donc 
les deux et descendit, ayant tobscur^é sous ses pieds. 

Nous avons donné les formules de ces treize modes 
d'argumentation en hébreu dans notre Théorie du Judaïsme 
parce qu'elles peuvent faciliter la lecture du Talmud. Nous 
y avons aussi exposé la raison qui nous détermine à les - 
traduire plutôt en latin qu'en français. Or l'Halaca se sert 



3g) Leir. XXl, |2. 30) îb. 11. 40) Ib. XVII, 6. 41) Bxod.XlX;20. 
42) Ib. XX, 22. 43) Dcttt. IV, 30. 44} Il Smb. XX, lO. 



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— T2 — 

avec tsnt de «onfianoe de ees trefaee règles d'argnmenlstkin 
p«ar dter et éclaimr en même temps la lot de Moïse qu'elle 
les appdle les e^Ummet et hi ntpportt de tout Télifioe 
légal, c*est-À-dire, de tont l'ècbafandage ^'elle a su dresser 
aaCifar de la l<tt mosaïque* 

EHe puise enfin son autorité' dans le témoignage des^ 
dépositaires de la tradition, c'est-à-dire, dans l'aulorité des 
pères de famille et des docteurs du premier et du second 
ordre. En d'autres mots elle fait remonter la tradition de 
père en fils, des disciples aux précepteurs et des docteurs 
à d'autres docteurs moyennant le prestige de quelques iioifts 
qu'elle emprunte, au hasard, h des généalogies et k des 
chroniques très-obscures. Elle dit p. ex. : que Juda le Saint 
est un écrivain digne de foi parce quHl n'a fait que cou- 
cher par écrit ce qu'il arait entendu de Simeon, «on père ; 
et S%0téon de Qawuiliel, «on père; et CiamaHel d'un autre Si- 
meon, son père; et ce Sméon d'un autre Gamaliel, son père; 
et ce Gamaliel d'un troisième Simeon, son ptoe; et ce troi- 
sième Sméon de Hillel, son père. Arrivée à Hillel elle 
observe qu'il n'enseignait que ce qu'il avait «ppris de Cie- 
maïa et AbbaKbn qui furent ses précepteurs, et ainsi du 
reste, comme nous l'avons déjà dit, jusqu'à ce qu'elle re- 
trouve le moyen de rattacher ces noms à ceux des prophè- 
tes, des souverains pontifes; des juges et des vieHlards jus- 
qu^à Ahron et Moïse eux-mén^es. Elle répéta à peu près 
la même opération en descendant^ mais alors elle passe 
par tous les chefs d'école et leurs adhérans de la manière 
que Maimonides nous l'explique en dètml, dans la préface 
de son abrégé du Tsdmud itilitulé lad Hazaka **). Quant 
H la loi écrîie, dit-U, Moïse en déposa kn-méme un exem- 
plaire dans Tarclie, et en distribua douze autres exemplai- 
res aux tribiiâ araut sa mort. Mais quant à la loi orale 
il en confia le d^pdt de vive voix à Eleazar, à Phinéa, à 
Jasua^ aux vieillarils, bref, à tous les Itraélites. Josua et 
Phinéa renseignèrent eux aussi de vive voix, pendant leur 
vie, de sorte que plusieurs vieillards qui ne Tavaiwit pas 



45, Voy. Théorie da Jod. P. II. Max. !<-•. 

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— w — 

àmVUke pnreBt ra^Mndre «TraiE. SMi la re^ 
des TÎeillardi el de PhkiéA; SÎanvel 4e Heli et ètt «en oo»* 
mMire; David, de Saaad et de sen eoiMmtoire; Akié Si- 
lonke, de David et de son coMstoire^^). Elie, de AUe 
^ottite et de tcm coasialotte; EHtfée, dm&e et de son eon» 
sistoire; le prêtre Jehejada, d'Elisée et de son oonsistoipe; 
&eafie^ de Jehojada et de aon consistmre^ Hosée, de Zaoa* 
lie et de son consistoire'; Anos^ de Hosie et de «en consi- 
stoire; Jesaîe, d'Âmos et de son consistoire; Mikée^ d'IsiSs 
et de son ootuntcire; Joël, de Blik^ et de son consistcnre; 
Nabimiy de Joël et de jMm oenâstoire; Habaonc, de Nabnm 
et de son cmuntstsire; Sojphonie^ -de Hakaooc et deson con^- 
sistoîre; JéréBde^de l^phoaie et de son c o au ris É oi re: Bamcl^ 
fis de Nérie, de Jésémîe et de son consistoire; Ezras at 
son oonsistoiie ^^), de Bamc^ ^fils de Nérie, et de son eonsif* 
stoire; Shiéon le juste, d'Esras et de son eonsistoife*"); 
Antigone le Sakéen et son consistoire, de Sisséon le jaâte 
et de son consistoire; José, fids da Joaaar, de Tsedra et José, 
fila de Johanaa de Jémsalem, ^ee lenr consistoire, d*Anti* 
gone et de son consiatoira; Josue, fils de Parahie et Na^ 
thaï l'Ârbétite, avec leur consistoire, de José fils de Joazar 
et de Jbse S^ de Jojianan et de leur consistoire; Jehuda, 
fils de Talbée, et Simeon, fils de Chatech^ et leur consistoire, 
de Josua fils de Pnrdbie, de Nathiâ FArb^te et de leur 
consistoire; Cbemàïa et Abtalian protèlyieê de la jutiiee 
et leur consistoire, de Jehuda, de Simeon et de leur consi- 
stoire; HilM et ChaiwwA ^ leur consistoire, de Chemmaïa 
d'Abtdkm et de leur consistoire; Rabbafi Johanan, fils'dcr 
Zi^^ et RaU>an Steéon, fils de Hiflel le TÎeax, de Hilld 
da ChammaX et de laar consistoire* 



46) MafBonldei observe ^e cet AMe SHonlie a pa apprendre la 
tradition de eeox q¥ étaient lorUi â'Bgypte. 

4S) Par cootiitoire d'fisraii Maimonidca entend la Orande-Syna^B- 
gae (iTbll^tn nD3D) dont Eirai était le président, et Haggée, Zacarie^ 
Malakie, Daniel, Hananie, Misait, Azarle, Nébémie, fils d'Hekelie, Mar- 
dofcée, aelsar, Zorobabel et pfbsienrs aatres vieillards aa noaibre de 
laO les membres oo les assesseurs. 

48) Simeon le ^osie créé grand-préire après Ezras a été le dernier 
d'entre les membres de la €rande^yoagague. 



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Mmmomdeg aJoQte que Rabbioi ChittaKel le vieux re- 
cot la tradidon de Rabban Simeon, son père et fils de Bil- 
lel le TÎenx; qne Rabban Simeon, fils de Gamaliel, la leçnt 
de son père ; que Rabban Gamaliel, fils de Simeon, la reçut 
de son père, qa*enfin Rabban Simeon, fils de Gamidi^ la 
reçat également de son père* Or R. Jelinda le Saint, an- 
tear de la Afiscbna, a été le fils de ee dernier Rabban Simeon. 

Nous avons soigneasenMttt recaeilli cette chaîne des 
éépositaires de la tradition parce qu'elle est comme le fil 
d' Ariadne dans le labynndie ou nous attens nous re«fei^ 
mer. Elle contribuera aussi beauooup à aider la mémoôre 
dans la biographie des docteurs qui parlent dans la Mischna 
et dans la Gbémara, et dont nous nous occuperons tout à 
ïbeure. Mais tenons pour règle oertaiiie que toutes ces tra- 
ditions de père en fils et des précepteurs aux disdplee ont 
dû être nécessairement altérées à plusieurs reprises. En 
effet nous avons indiqué plusieurs motifs de cette altéra- 
tion .dans notre Théorie et entre auties la maxime qui «e 
trouve dans la Mischna et qui porte, qu'im iUs peut renen- 
cer aux traditions de {son père autant de fois que plusieurs 
docCeurs s'accordent à les infirmer par d'autres traditions 
contraires. Nous trouverons aussi bien souvent dans la 
Gbémara que ses auteurs, tout en croyant à la divinité de 
la tradition, sfmt obligés d'élever en principe que les disei- 
ples peuvent corrompre et ont réellement corrompu les tra- 
ditions de leurs précepteurs. 

R. Isaac dit dans le Talmfid*^): La correction des 
scribes et ce qu'on lit dans la BAle sans quHly soit écrit, 
et ce qu'on y écHt sans qu'il doive être lu, forment une 
constitution de Moïse dérivée du mont Siuaï (rvOTsb Ttohn 
'»:''0a). Quoique ces paroles aient constitué en ori^ne le 
langage de la critique, les talmudistes en ont étrangement 
abusé par la suite. Us en ont fait le fondement de l'opi- 
nion que le texte sacré de la loi a été dicté à Moïse de 



49) Nedarim 37, b. c'eit de c^ puiage qa'eit dérivée, corame je 

croU , la Maiiora ou la lecture (radiUoiineile de la Bible dont j^ai déjà 

parlé dam la Tliéoriq du Judàïwne, «t qui revient à peu prèi vert U 
clôture do Talmud. 



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— 75 — 

• \b touche ée Diea «i^ee toutes les* mfaiiities graimimtiGaki 
qià regardant Tetynologie des mots, la forme des lettres, 
les aecens et teot le système graphique et orthographique 
qae les grammairiens israélites o&t enfanté à différentes 
époques après que leur lasgue a commencé à tomber en 
désuétude. Mais il faut se rappeKer que THalaoa prend la 
grammaire de la «Bible '^) dans une acception toute psMi- 
oulière, qui se trounre dans le nomi qu'elle lui donne pnpi 
snbtilUé. Tout ce qui, dans les pareil^ de la lot ne prête 
pas à la subtifité, lui est parfaitement indifférent, de sorte 
que, .si depuis ce moment, nous nous fesons ^ne loi de 
croire que les talmudistes non seulement ont ignoré la 
partie scieéiifiqiie de la langue hébraïque, mais qu'ils l'ont 
.même négligée à dessein, nous pouvons être sûrs que pres- 
que tout le Talnrad viendra à l'appui de cette assertion* 
Bb ont pensé, pevt^re, que ce n'est pas le bon sens qui 
a inventé la grammaire, mais Fesprit borné des hommes, et 
que par conséquent Dieu devait avoir une grammaire toute 
a lui, qui fût 'supérieure, et souvent même contraire au 
bon sens. Cda fait qu'on- ne doit pas regarder comme hy- 
perbolique, la sentence du traité Sopherim^ que Dieu donna 
à Mofse, la loi,* avec l'art prodigieux de déclarer chaque 
chose de 49 manières pures et de 49 manières impures, et 
nos lecteurs pourront facilement en convenir en se péné- 
trant d'avance de l'idée que dans chaque passage de la loi 
mosaïque YHaiacu considère les paroles du texte sacré: 

lo. d'après. leur nombre, 

2o. d'après leur nature ou forme intérieure 

3\ et d'après leur forme extérieure * i). 



50) Je dif la grammaire de ia Bible pour la diitingruer de celle 
da Talmud dont noui avoiii parlé dam la Théorie da Jadaïme, P. î^, 

51) On poarrait trouver dig^e d^approbation cette extrême lollicl- 
tnde que PHalaca exerce continoellement lur lei paroles d^un monument 
religieux li la pratique était toujouri auisi raisonnable que la théorie. 
Mais il est un fait des plui avérés; c'est que celte même sollicitude a to- 
talement défiguré la pliysionotnie de la Bible, et noua ne nous lasserons paa 
de répéter qu'il ne faut point juger l'esprit des talmudistes sur leurs 
maximes générslet, mais aar les applications qu'ils en font à cfaaque 
oecailoB. 



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— t» — 

Ejêl eftt^ «m àm pfam Mtkrwm ècm^tm ifnélilM 4t 
DM joan^^) fl'Mt cm ^n deroir de oovufte«wr à parler 
des treiie laodes d*aig«]»eiitatioii en passant en régla gé* 
Rérale que ces nodes sarrenft anx tabsii diat a s poor inter- 
préter Ùl Bible dans le bat de rendre oompte de cha^e 
parole aree ane riguear fai dépasse toute îmagioaiiMk 
Mim de mtptfflu dam la par&le de Dieu^ Cette pensée 
juste en eUe même vent signifier dans la bonche des as^ 
tears da Tabmid 
i^ que si Moïse, an lien de Texpresiion très^simple: 
Dieu vom donne lu loij s*est servi d*nne toarnnie pro- 
verbiale, qui répète la même cho se deux ou trois fois, 
il a Toaln symboliser par là, qae Dieu confia aux Is* 
raélites la loi ieri^^ telle qu'elle est dans le Pent»- 
teoque et la loi oroie, telle qu'Ole est dans le Talmud. 
2«. que lorsque Jesale qai parle en prophète et en, poêla 
eu même temps, cumule ensemble plusieurs substain 
tifii à peu prte synonymes, cela demande «ne explica- 
tion, et leur nombre de six fait allusion aux six or- 
dres des matières taknudiques* 
3*. ^e si Jérémie enfin se sert trois ibis du mot MO 
ra^r comme un lion^^) dans un seul et même ver- 
set, ce n*e8t pas Fart poétique des odentaux qui Fa 
porté à flaire cette répétition, mais le dessein de nous 
apprendre que la nuit a trois veilles, et que dans cha- 
cune de ces veilles Dieu rug^ comme un lion« 
Nous n'avons pas besoin de porter plus loin les exem- 
ples de ce genre, car nous traduisons le Talmud qui en 
est rempli; mais nous prions nos lecteurs de ne point 4Hi- 
blier qu'une des rmsons principales qui ont forcé les tal- 
mudistes à tourmenter leur esprit pour rattraper à leur 
manière le sens des paroles de la Bible, moyennant les 
treize modes d'argumentation, c'est qu'ils ont vu le nombre 



52) Peter Beer - «eacUchte , Lebren and Meinungen «lier beaUnde- 
nMi «nd noch bettebenden raligldten Sekten der Judea ond der Geheim- 
lebr« Oder Cabbalah, 

53) XXV, 30. Un l'elrouver» rexplioaUnn de ce paasage dana le» 
premlèrea pagea de la veraiou du traité Bermcolà, 



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-fr- 
et ta ooitt]»«Moii où il n'y «foif qtm VmitkM i« sbiplkké 
la plus Tîgoafeaie*^). 

n 7 a, pour ainse dire, des familles et des coloims de 
mots, comme il y a des'familles et des colonies diiommes. 
Cest poarqaoi les premiers sont ou primitifii ou dérirés, 
indigènes ou étrangers, et ofirent un grand nombre de nv« 
ances, sur tout dans les laiignes orientales, ou les formes 
des noms et des Terbes respectent les droits de Tanalogie 
plus encore que dans les langues d^Occident* Lenr signifia 
sation est tantôt étymologique, tantôt logique, tautôt gram- 
maticale, tantôt enfin Httéi^e, et cette dernière se snbdiTise 
en propre et figurée. C'est h YaMe de la critique et des 
antiquités que Ton tâche communément àe se mettre dans 
les mêmes circonstances que les auteurs qui nous ont parlé, 
à des époques plus ou moins reculées, et de ne point pren- 
dre le diange sur le sens qulls ont attaché à leurs paro- 
les. Le but ordinaire d*nn interprète est de rechercher si 
le monument dont il s'occupe doit être expliqué au propre 
ou au figuré et, tout au plus, au propre et au figuré en 
même temps* Mais les talmudistes ont cru déroger au 
respect dû à la divinité, en renfermant leurs interprétations 
de la Bible dans des bornes aussi étroites. Il parait qu'ils 
se sont dit: que comme la pensée de Dieu est infiniment 
plus étendue que la parole, elle a consigné dans chaque mot 
de la Bible autant de prescriptions légales qn'O peut avoir 
de significations, autant dldées qu'il a de nuances. Et si ce 
système ea^égétique entraîne avec lui des contresens et des 
contradictions sans nombre, ce n'est que l'effet de notre 
faible intelligence. Le devoir de chaque docteur de la loi 
est de le croire parfait, et de travaffler A le justifier dans 
toute son étendue. Voilà ce que n'ont pas manqué de faire 
les rédacteurs du Talmud avec tonte la contention de leurs 
esprits. Toutes leurs explications de la loi motatque sont 



54) Le seal ■«nt ée la Bible aor le^el VHmiaea gllHe aree fAffi- 
féren^e, on qu'elle n^tSse ouvertemeot , eiC eelui que noai «ppelooi 
proprement smnnnitleal, et q«i te refnHire dana lea formea dea noma et 
4lea verltea étodiéea |Ar pHadpea. 



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— 78 — 

aotant d^étrigneàr pour quiconque respecte les limites de la 
raison, et ne s'enfonce pas avec eux, dans la bourbe des so- 
phssmes les plus rtdkules. Nous en avons donné plusieurs 
exemples dans notre Théorie, 

Il est vrai que le Talmud parle d'un ordre de docteurs 
appelés Scribe» qui ont eu un temps la bonne idée de sup- 
poser des variantes dans le texte sacré, et d^ les dériver de 
Tignorance de ceux qui ne Font ni bien transcrit ni bien 
prononcé. Mais tous les autres docteurs talmadiqnes ont 
rarement partagé cet avis. Nous voyons au contraire qu'ils 
ont rendu raison de tons les mots écrits ou prononcés d'une 
manière irrégulière, de toutes les lettres ajoutées, retran- 
chées ou changées contre d'autres, qui ont à peu près la 
même conformation ; des lettres mêmes, que les copistes ont 
transposées ou renversées par mégarde. UHalaca trouve 
dans tout cela des mystères; elle y voit tout au moins des 
sujets dignes d'exercer son esprit de recherche. 

Nous avons jusqu'ici personnifié l'Halacà, et nous conti- 
nuerons à le faire à l'avenir, car nous avons remarqué qu'elle 
soutient seule dans le Talmud le rôle de la loi orale. En 
eflFet, dans le dialogisme perpétuel, qui va d'un bout à l'au- 
tre des douze in-foho dont se compose ce code religieux, 
on aperçoit trois interlocuteurs bien distincts, que je dé^- 
gnerai avec le nom de premier et »econd témoin et de Juge 
pour me faire entendre de mon mieux. Le Juge est un 
personnage qu'on ne peut définir, ni désigner avec précision. 
11 n'est ni Juda le Saint, ni R. Ache, ni Ravina, mais, YHa^ 
laça qui propose ses questions au nom de la tradition; et 
les témoins sont toujours deux docteurs de la loi, qui sor- 
tent de deux rangs de jurisconsultes qui diffèrent d'avis 
sur chaque point de doctrine. Or ïHalaca les écoute avec 
résignation jusqu'à la fin de leurs ^ tirades interminables, 
quelquefois décide de quel coté doit se ranger la pratique, 
quelquefois le donne à deviner et continue son train en que- 
stionnait de nouveau les témoins. Son genre est socrati- 
que, elle exige d'eux, qu'ils passent de la, Bible à la Mischna 
et de la Mischna à la Baraïtha etc., en tâchant de concilier 
et d'expliquer les nombreuses contradictions qui existent en- 
tre ces deux corps de doctrines traditionnelles, et qu'elle 



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— 7» — 

enrà^ge cewme poreaieiit apparentes. Elle Tevt qiilla don- 
nent la règle, et à coté de la règle Fexeraple, sans jamais 
lear permettre de raisonner, «L ce n'est pour sauver le re- 
spect dû à Tautorité majeure de la tradition. Son geare 
est socratique, nous le répétons, mais son chemin est ton* 
jours tortueux et spiral , au point qu'elle a de la peine à 
se souvenir après tout, du point d*où elle est partie. EUe 
s'écarte aonvent de la question en mettant, comme Ta dit 
le poète, les poissons sur les montagnes et les oiseaux 
d^ns la mer* 

. Elle tire souvent de la parole de Dieu de nouvelles 
interprétations par la voie des comparaisons et des allu- 
sions, et s'imagine qu'elle ne déroge pas au précepte de ne 
rien aJ9Uter à la loi de Moïse ^^) en multipliant les con*- 
stitntions, parce qu'elles sont contenues, à son avis, dans 
le texte sacré, et qu'elle croit de sa compétence de les en 
déduire. Elle se permet d'enchérir sur la rigueur de cette 
même loi, pour lui £aire une hcde comme elle dit (a^D 1^991 
rtDn3?), c'est-à-dire, pour éloigner les hommes du danger 
de la transgresser. Lorsqu'elle veut approfondir le sens 
véritable de la Bible elle propose à ses témoins de rame- 
ner leur témoignage au prindpe mathématique: quae tunt 
eadem uni tertio , ea $unt eadem inter te et vicevena, et 
Us le font avec tant d'acharnement, que chacune de leurs 
expressions contient une sentence toute entière qu'il faut 
savoir sous-entendre. Lorsqu'elle a par hasard quelque 
doute sur l'esprit de la loi de Moïse elle devient casuiste 
et se sert des formules reçues: Dubium legis ad gravio^ 
rem ver gère partem: dubium Magistromm vero ad minor 
rem : dubii dubium, est si iptme legii, ad leviorem. Lorsqn' 
enfin elle ne peut pas résoudre une difficulté elle en ap- 
pelle à ce qu'en dira un jour Ti^bi ou Elie^^), Les té- 
moins qu'elle interroge ont à tout propos les paroles de la 
Bible sur les lèvres, mais elle, elle professe de regarder leurs 
citations tantôt comme argumens démonstratifs, tantôt comme 



55} Voy. Théorie du Jadaitme. lU. Pai^ 
56) It». IL Part. 



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— so- 
dé ftintples worenirs, qnolqti^lle ne mk pas to^jran de 1m 
wkême opinion snr ce sujet ^^). Esfin elle p<»riiiet à œg 
mêmes témoins d'exposer a« long et au large leurs ans 
contraires et souTent même contradictoires^ parce ^ue, s^il 
faut en croire Juda le Saint et Maimonides, elle envisi^pe 
leurs disputes comme un monument qui peut attester a«x 
slides à venir, que les dépositaires de la tniditsea méri«* 
tent d'être crus et obéis aveuglément, parM qa'ile ont dis- 
cuté, sur chaque point de doctstoe, sur chaque pratique, 
avec autant de recherche que d'impartialité et de calme» 
Mais quiconque s'en rapporte à l'examen attentif de son 
génie peut facilement se convaincre qu'elle exige de ees 
mêmes témoins qu'ils entassent l'un sur l'antre tant d'avia 
opposés, dans l'intime conviction que les contradictiens mê- 
mes sont la parole de Dieu^^-). 

Les docteurs de la loi nous ont donné tant de notions 
di^rentes de la nature de YAgada qu'il est difficile au- 
jourd'hui de s'en former une idée assex prédse. Mais 
eomrae il est certain que la définition que nous en avons 
proposée dans notre Théorie en l'appelapt la Rhétorique 
du Talmud^ renferme et explique le plus grand nombre de 
ees notions nous nous gardons de lui en substituer une 
autre dans cette préface* 

Nos lecteurs s'apercevront par leur propre expérience 
que si VAgada ne paraissait pas de temps en t^nps sur 
les champs arides de THalaca sa soeur, il serait impossible 
d'y faire trois pas de suite sans en ressentir un ennui mov- 
teL La lecture du Talmud est un voyage dans le désert 
où l'on ne rencontre que du sable parsemé de plantes »ik-- 
riles et de quelques herbes altérées. UAgada seule rompt 
cette monotonie et amuse par fois le voyageur en lui con- 
tant les anecdotes et les aventures des bons vieux tempcu 
Mais tout en y ayant recours comme à une espèce de ré- 
création d'esprit, les talmudistes se servent de ces anec* 



57) Noos trouveront la preuve de cette inconatance dèi le con»* 
. neiMeaent du trâhé Berac«th. 

58) On peut lire ploiieuri cHationf relativei à cette najdne aintf 
qu'à l'origine de VHalaca , dana la Il« Partie de notre Tbéorit» 



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— 81 — 

dotes comme d*aataiit d'exemples qui confirment la règle 
par la pratique en donnant des leçons de morale et en pro- 
pageant la cormption dés moeurs la plus inouïe* ISAgada 
aussi parle au nom de la tradition, ce qui Télève au même 
degré d'autorité que YHalaca. Nous avons prouvé cela 
dans notre théorie, et on le verra confirmé bien souvent 
dans la version du Talmud. Elle doit être prise tantôt au 
propre tantôt au figuré, et lorsqu'elle parle par symboles 
on aurait de la peine à la distinguer de la Midracha ou 
de Texplication allégorique de la Bible '^), ce qui nous dis- 
pense de faire ici un article à part pour cette dernière, 

UAgada en appelle au témoignage du texte sacrée à 
l'aide des mêmes règles que YHalaeu^ Mais elle en a aussi 
qui lui sont particulières et dont voici les principales ou 
celles, qui peuvent rendre plus intelligible notre version *o). 
Elle raisonne donc: 

lo. Ab augmenta ("^la^T»), c'est-à-dire, s'il y a quelque 
particule du discours dans la Bible qui paraisse inutile, 
il faut croire que Dieu s'en est servi pour diriger 
notre attention au delà de la teneur du texte sacré* 
Ces particules sont ordinairement Eth (n») caractéri- 
stique du quatrième cas et quelquefois conjonction 
copulative. Gam (Q:i) encore et Apk (Dfit) ainsù P. ex. : 
si par les paroles: Et t Etemel vmta Sara^^) l'Ecri- 
ture avait voulu dire que Dieu visita Sara seulement 
elle pouvait bien se passer de la particule Eih qui pré- 
cède le mot Sara ; mais elle y a ajouté cette particule 
pour nous faire entendre que Dieu visita Sara et tou- 



50) Théorie do Jod. 1* PoH. 

00) Nooi ne rapportoni ceg règles à l'Agtdft qoe far l'aotorité de 
Peter Beer, qui «prèi avoir expliqué lei treùte wunie$ ttéo^guineniatiom 
ajoute eea parolei: ^Auch R. Joue der Gallilaer giebt sw<i and dreit- 
aig lolcber Aoilegungsregeln lo, wovon aber die meittes blota au f des 
sweiten Theil dei Talmadi, namlich die HagadaUi oder Sageu iich be- 
sieben. « Ib. T. I. pag. 243. 

61) Gen. XXI, 1. La partieole Eih avant Sara a la force de la 
copulative ei selon lea Talmudiatet et alors il faut lire: L'Siétmei vi' 
sisa ei Sara et soua^ntendre el d'autrei f$mmê» avec Sara 

* I. F 



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— gî- 
tes les autres femmes qui étaient stériles dans le même 
temps qae Sara, 

2^. A diminutione (Dir»»»), c'est-à-dire, par les paitieii- 
les rak (pn) ieulemeut; ac {yk) seulement^ min (p) 
excepté^ qui tendent à diminuer la force de la phrase 
précédente aatant que possible: ainsi p. ex.: TEcriture 
dit *^) qu*a» tempt du déluge tout ce qui eûciêiait sur 
la terre fut exterminé excepté Noë. Mais cela ne 
vent pas dire qu'il échappa entièrement aux effets de 
cette catastrophe, mais qu'il en fut quitte pour une 
forte attaque de rhume. 

3^ Ah augmenta p0it augmentum (•«•D'n» "^mi ••la'na), 
c'est-à-dire, lorsque deux particules augmentatives sont 
réunies ensemble p. ex.: dans le pasisage**) ton ier-^ 
viteur a tué et un lion et un ourt^ on trouve les deux 
particules gam, eth jointes ensemble avant les mots 
lion et oun pour nous faire entendre qu'avec le lion 
et Tours leurs petits aussi furent tués. 

4\ A diminutione post diminutionem (tai^^â "nnn Di:^''»). 
Lorsque deux particules diminutives précèdent le même 
mot. Ainsi comme les paroles **) : Est-ce que FEter-- 
nel a parlé seulement par Moïse f contiennent les 
deux particules rak, ac placées Tune à coté de l'autre, 
elles veulent dire que Dieu avait déjà parlé à Ma- 
rie et à Ahron avant de parler à Moïse. 

5^ A vocum convenientia (tDÔs). JP« ex.: il est dit de 
Samuel*'): et aucun rasoir ne passera sur sa tète, ce 
qu'il faut expliquer: et il sera Nazarien; car l'expres- 
sion rasoir se trouve aussi appliquée' à Samson, dont 
la Bible dit expressément qu'il était Nazarien**). 

6'. A compendia (matp 'J'^n») ou par réticence, comme 
p. ex. : Mais fai été de tabernacle en tabernacle et 
de pavillon il faut sous-entendre nécessairement (en 
pavillon ^'^) et expliquer pourquoi on a fait cette re- 
ticence. 

7*. E re immutata ('^im lanîo). P. ex. : R. José, fils de 



62) Gêoi VU, 2S. «S) I. Sam. XVII, 56, 64) Nûm. Xll, 2. 
05) I. Sam. I, 11. 66) Jogei XVI, 17. 07) 1. Chroniquei XVII. 5. 



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- 83 — 

. Hanina, disait que la famiae en Egypte derait durer 
42 ans, car dans le texte eacré on parle treis fois de 
7 vaches et de 7 épis, ce qui frit le nombre 4e 42. 
Mais lorsque Jacob descendit en Egypte M réduisit la 
famine à 7 ans seulement; cependant les 42 ans de di- 
sette reparurent du temps d'Exédiiel, car il est écrit**): 
Ellei feront en déiolafian (les villes d'Egypte) durant 
40 am. 

S** Ex ordine iwùo (piro« 'nrr'Dn), c^est-à-dire, lorsque 
deux versets de la Bible qui devraient se lire ensen^ 
ble sont séparés l'un de l'autre et présentent quelque 
confusion ••). 

9<>. Et eo quod iuo lac0 non expKcmimrj ied expUemiur 
loco alio (inw tïipxja «nen»i imp»! td-^dd» iww 13W). 
Exemple: pour avoir une juste notion de FEden fl 
faut confronter ensemble tous les passages de la BiUe 
où Ton en parle, car l'auteur de la Genèse ^o) nonn le 
dépeint comme une terré plantée d'arbrei dMrableM 
à la vue et bons à manger^ et Ezéchiel ^ >) nous en parle 
comme Jtun lieu rempli de pavillom dor^i et couverts 
de pierres précieuses. H faut donc conclure de ces 
deux passages que l'Eden se iesait remarquer par l'une 
et par Fau^e qualité conjointement, v 

10^. Ea; eo quod etsi de koc dieatur etiam in compari 
sioe adjuncto locum habet, Mr'^nb n'm mi *iîDie3» ^Trto. 
Exemple: Le Psalmiste a dit^'): La lumière est te- 
mée pour le juste^ et la joie pour ceux qui sont dro^s 
de coeur. Ccnnme on ne peut pas croire que la lu- 
mi^e soit de la compétence du juste, sans la 
joie, m la joie de celle des droits du coeur 
suns la lumière, fl faut conclure que les droits du 
coeur et le juste doivent prétendre également à Tune 
et à l'autre. 

Comme nous avons déjà £t dans notre Théorie que 
les avis sont extrêmement partagés sur le véritable sens 



68) EiécU. XXIX, 12. CO) II. Chron. XXX, 18. 19. 70) II, «— 0. 
J7i) XXVIII, U. 72) Pialni. XCVII, II. 

F 2 



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— .84 — 

de VAgadu il ne nous reste qu'à emprunter à Mairaonides 
un exemple de la méthode d'après laquelle il faudrait y 
cfaereber des symboles en se conformant à Favis de ceux 
qui en font Tapologie. 11 y a dans le Talmud, dit-il^'), 
des allégories et des explications mystiques qui par leur 
extérieur paraissent contraires à la raison. Les talmudi- 
stes y ont eu recours d'une part pour aiguiser Tesprit des 
savans, et de l'autre pour ne point éblouir les yeux des 
idiots en leur présentant dans tout leur éclat des vérités 
profondes; car selon l'expression du sagc^^) il ne faut 
pai parler lorsque le fou f écoule qui ne peut que mépriser 
la prudence de Ion propoi. Autant de fois donc que les 
énigmes et les paraboles nous sont incompréhensibles, on 
doit Timputer à la faiblesse de nos facultés et non à leurs 
auteurs. Croyons-nous que celui qui n'a conversé qu'avec sa 
mère et avec sa femme sera jamais à même de sonder les 
mystères de la natjure? Mais les vérités de la théologie 
sont encore plus difficiles que celles de la physique et sans 
beaucoup de pénétration et d'études préparatoires il est 
impossible de les aborder, d'autant plus que le coeur de 
nos ancêtres était comme l'entrée d'un portique, et que 
celui de leurs neveux est devenu plus étroit que le trou 
d'une aiguille. Prenons pour exemple cette parole des 
dociteuxs de la loi: Dieu n*a dam le monde que quaire 
coudées d*Halaca. Si l'on s'avise de vouloir expliquer cette 
sentence à la lettre, elle nous conduira aécessairement à 
la conclusion qu'on ne doit s'occuper que de l'étude du 
Talmud, et que les autres sciences et professions ne peu- 
vent être d'aucune utilité. Mais si nous la considérons 
d'après le sens caché qu'elle renferme, loin d'y trouver une 
absurdité aussi palpable nous y découvrons une vérité pro- 
fonde et utile en même temps. Voici son explication qui 
peut être appliquée en quelque sorte à toutes les autres 
fables et A^adas du Talmud ^^). Rien d'inutile, rien sans 



7S) Dam la Préf. de l'Ordre Zeroim, Voy. aaaai Mare Nevokte. 

74) Prov. XXm, 9. 

75) L>xplication de Maîmonidet est une fongne diiierUtion qoe 



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— «5 — 

raison dans le monde; cfaaqoe chose y a «on but déterminé, 
et si le forgeron fabrique la scie pour scier et la hache 
pour hacher, croirons nous que Dieu a crée la moindre des 
choses sans an bot déterminé? Les pierres et les métaux, 
les plantes et les animaux ainsi qne tous les autres objets 
terrestres, et sur -tout les corps célestes favorisent l'exi- 
stence de rhomme et servent à ses besoins. Or, si nous 
cherchons le but de la création de Thomme nous trouve- 
rons en dernière analyse quil a été fait pour tâcher 
d'éclaircir et de perfectionner sa raison par Tétude, et que 
la théologie peut éclaircir la raison humaine plus que tou- 
tes les autres sciences, car elle les comprend toutes, ou 
pour mieux dire, elle les a toutes à sa suite. Mais comme 
YHaiaca et la théologie sont deux choses parfaitement 
identiques il suit de là que Dieu a crée le monde pour 
les théologiens, et que lorsqu'on dit qu'il n'a dans le monde 
que quatre coudée» d'Halaca^ l'expression quatre coudéet 
désigne la taille d'un homme ^ et cet homme est un thèo" 
logieu. En d'autres termes: Dieu n'a dans le monde que 
les théologiens qui répondent aux vueif qu'il s'est propo- 
sées dans la création. Mais, dira-t-on, continue Maimo- 
nides, pourquoi a-t-il crée les idiots 1 Je réponds que les 
idiots ont été crées pour deux raisons: 

1", pour être les domestiques des savans, car s'il n'y 
avait que des sages la terre serait un désert, c'est-à- 
dire, il n'y aurait personne pour la cultiver et pour 
s'adqnner aux autres professions qui sont indispensa- 
bles dans le cours ordinaire de la vie. Cest pourquoi 
Ben Zomaj le phénix des théologiens de son temps, 
disait, en fixant les yeux sur le reste des Israélites: 
Béni soit celui qui a crée tou9 ces hommes pour me 
servir. 
2^. pour leur tenir compagnie parce que les savans sont 
toujours en petit nombre comme toutes les choses de 
première nécessité p. ex.: les élémenS; les planètes et 
les sphères célestes. C'est pourquoi R. CMméon Ben 



n<Nii ne feront qu'abréger pour lervir à U brièveté et à la clarté que 
nous nous lomuei propoiéei dam celle Préface. 



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— 8« ^ 

Johàl todt «Dcontiimé à dire en ùimnt dlvmen à Tex- 
tréne rareté des théologiens dn premier ordre: J'mi 
vu que les fils du ianqmei èomt bien peu (Voy. l'Evan- 
gik) et à'il faut en porter le nmnbre Juêqu'à deux il 
n'y m que moi et mon Jih qui puis$ion9 prétendre à 
ce tare. Or, nous assisterions seals en convives de ce 
bas monde ) s'il n'avait pas d'idiots. 
On croira peut-être, conclut Maimonides, cette raison 
un peu frivole, cependant elle est même plus solide que la 
précédente, car nous voyons que le bon Dieu a retenu les 
infidèles dans la terre de Palestine pour y tenir compagiue 
aux fidèles. En effet, il a dit des Cananéens^*): Je ne 
le$ ekanerai point de devant ta face en une année j de 
peur que le pay$ ne devienne une iolitude. Maimonides 
infère de tout son raisonnement (qui est à la vérité très- 
forcé et très-embrouillé dans l'original) que VAgada: Dieu 
n*a que quatre coudée$ d'Halaca dans le monde, prise au 
propre est contraire aux études profanes, tandis que si on la 
considère au figuré elle recommande qu'il ne faut négliger 
aucune des connaissances humaines. Cependant nous vo- 
yons que malgré son explication, tous les plus savans théo- 
logiens Israélites sont demeurés étangers à ces mêmes 
connaissances et n'ont étudié que le Talmud. Nous pou- 
vons donc inférer à notre tour de ce fait universellement 
reconnu qu'ils ont pris à la lettre l'Âgada dont il s'agit 
Mais quoiqu'il en sait rappelons nous: 

1^ que lorsqu'il s'agit du code religieux de la Synagogue 
nous ne devons pas prendre en considération ce qu'en 
pense Maimonides, mais ce qu'il faut en penser d'après 
l'influence qu'il a exercée et qu'il exerce toujours sur 
le caractère de la masse des juifs. 

2*". et que lé devoir d'un traducteur n'est pas le même 
que celui d'un interprète; car le premier cherdie à 
transmettre dans une autre langue la signification gram- 
maticale et littérale du texte qu'il traduit; tandis que 



70) Ëxod. XXIU, 20. 



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— 87 — 

le second tâche de rattrq»er tons les seas dont cette 
signification grammaticale et littérale eHi susceptible. 
Noos tenmneroQs ce qui regarde THidacu et TAgada 
du Talmud en transcrivant ici six autreâ règles que, selon 
les rabbins ^^), elles ont en commun dans les allusions qu'el- 
les font -aux saintes écritures. 

I"". Prindpium itatnUnr in Mikra et prineipium $iaîuù 
inr •» Ma98ora (nmonb Ofit ^-m VtrpT^ib bei |^), c'est- 
à-dire, on doit expliquer les paroles delà Bible comme 
on les lit dans le texte et on peut les expliquer aussi 
comme la Massora ^ ^) dit en marge qu'il faut les pro- 
noncer. Exemple: On trouve dans un même chapitre 
du liévitique^*) le mot tabernacle trois fois, deux 
fois écrit de la même manière et une fois autrement, 
ce qm peut donner lieu à plusieurs allusions. 
2°. Duo icripia eodem recidentia aliud docent (^3tt) 
\n X^'nb12^ irwo p»an O-^ann^), c'est-à-dire, plusieurs 
versets de la Bible on l'on dit à peu près les mêmes 
choses, ne peuvent pas constituer une répétition inu- 
tile. Ainsi le précepte du levain qui se rencontre plu- 
sieurs fois dans le même endroit de l'Exode ^^) peut 
prêter également à différentes allusions selon la teneur 
de cette règle. 
3"*. Confunduniur iectiones {pvin^ii ll^^a? •j^t), c'est-à-dire, 
lorsque deux versets de la Bible ont quelque rapport 
entr'eux, et nonobstant ce rapport, ils sont jbloignés 



77) Je dig geion lê$ Rabbtm$ ^ car en effet 11 lerail (rèi-diiBcile 
ée tracer une ligne de démarcation entre lei droifi que l'une oo Pautre 
peut avoir de préférence lor lei règlei d'interprétation que nom avoni 
expliquées jusqu'à présent. 

78) Mais il faut distinguer la Manora du Talmud de celle qui a 
été en vigueur après sa clôture. La première professée , apprendre à 
lire la Bible d'après la tradition, et note les différentes leçons seulement 
en disant ne li'gez pa$ aingiy mai$ lue» diurne autre manière; la sC' 
coude fixe cette seconde manière par des points-voyelles, ainsi que 
nous Tavons fait observer dans notre Tkéorie du Judaïsme» 

79) XXIII, 34. 42-43. 

80) Xll, 15. 19. 



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— 88 — 

l'an de Pautre, il faut les rapprocher pour mieux les 
comprendre**). 

4^ Inverte 9cHpturam et expone earn {tsty^nn omo yn 
•ïJTO *yni)* Ea;emple : Les paroles du Psabniste : Il est 
tempi d'adorer le Seigneur ih ont aboli ta loi^'^) 
doivent être disposées de cette manière. Ih ont aboli 
ta loi parce qu'ih ont $u qu'il était tempt dadorer 
le Seigneur^ 

S\ Praeceptum pellit interdictum (m)w tù nnn m)« )^\ 
c*e8t-à-dii:e, lorsque deux préceptes, l'un affirmatif et 
l'autre négatif, concourent ensemble, il faut tacher de 
les pratiquer tous les deux, mais si on ne peut pas le 
faire, Faffirmatif doit avoir le pas sur le négatif *'). 

6\ Loquitur lex phrambut Jiliorum kominum (tr\sn yn 
tn« '^aa î^ttJbD nmn), c'est-à-dire, on trouve dans la 
Bible des phrases proverbiales, dont les mots sont su- 
perflus seulement pour nous; mais ils ne Tétaient point 
pour les anciens, et on doit par conséquent en tirer 
une allusion ou allégorie quelconque. Telles sont les 
phrases: en t aidant tu raidera9^*% en le relevant tu 
le relèverai «fc.»*). Mais dans cette règle comme 
dans beaucoup d'autres les avis des talmudistes sont 
partagés, car il y en a aussi qui disent qu'on ne peut 
pas allégoriser dans cette circonstance *<^). 



€1) Voj, Exod. XXII, 0. et 25. où Pon parle de Pemprant. 
82) Pfâl. CXIX, 126. 

83} Voy. BxcmI. XXXI > 14. et Num. XXVIII, 9. lor l'obiervance 
do Sabbath, 

84) Exod. XXX, 5. 

85) Deat. XXII, 4. 

80) NouR noai lervlroni loavent du mot uUegoriter poor rendre 
l'expreiiion talmudiqae U)in qui eit «i fréquemment dans la bouche dea 
Rabbinf, lorsqu'il s'agit d'exposer la Bible dans un sens mystique et al. 
légorlque. C'est de cette racine que dérive l'autre mot itUJIlJa (Mi- 
dracha) qui comme nous Tavons déjà dit, désigne une exposition al- 
légorique do texte sacré, et rentre plutôt dans l*esprlt de VAgada que 
dans celui de VHalaca» Si nous n'avons donné qu'un petit extrait 
des règles de la logique et de la rhétorique du Talmud, c'est qn'ellea 
sont rarement intelligibles déUchées du texte de ce code ; et qu'ellea 
n'y jouent presque jamais le rdle de règles comitanie» et géméraie$^ 



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— 89 — 

En voilà agsez, je pense, pour donner à nos lecteurs 
nne juste idée de THalaca et de FAgada, et pour accoatu- 
mer en même temps son oreille aux tournures de leur lan- 
gage. Venons maintenant à la Cabale du Talmud. 

. Les anciens orientaux ont distingué dsftis la vaste ma- 
chine de Tunivers deux mondes différens, Vinférieur et le 
supérieur ou le $uhlunair€ et le duptrlunuire^ et ont supposé 
une harmonie et une correspondance parfaite entre ces deux 
régions, ou, pour mieux dire, entre les parties de Tune con- 
sidérées relativement aux parties de Tautre. On croit com- 
immément que les oçentaux ont été stationnaires à cause 
de leiirs castes et de leurs théocraties, qui les empêchaient 
de rien changer aux formes extérieures de leur culte, 
ainsi qu'à la routine de certaines professions qui étaient 
transmises de père en fils. Mais il nous parait que cette 
opinion ne se trouve vraie que par report au premier de 
ces deux mondes, c'est-à-dire, au monde inférieur, car ces 
peuples se soyt adonnés à Fétude et à ,1a comtemplation 
du supérieur, avec d'autant plus d'abandon ) que leurs fa- 
cultés étaient sous le joug de la contrainte et de la cen- 
sure publique, pour tout ce qui les entourait de près. Nous 
nous flattons que notre avis ne paraîtra pas inadmissible 
à tous ceux qui ont des notions justes sur cette partie de 
la philosophie des anciens qui a pour objet le monde su- 
périeur qui, dans Forigine a été appelé Cabale. 

Depuis Fêtre le plus chétif ou le plus imperceptible de 
la création il y a une gradation, un enchaînement d'objets qui 
va jusqu'à Fhomme, mais depuis Fhomme jusqu'à Fêtre su- 
prême il n'existe qu'un vide immense que l'esprit humain ne 
croit qu'apparent, et qu'il éprouve continuellement le besoin 
de remplir. Les anciens philosophes se sont constamment 
occupés d'une oeuvre aussi difiBicile, et les derniers résul 
tats de leurs. longues recherches ont été: 

1^ que Fhomme est un petit monde renfenné dans le 
grand, dont la forme gigantesque est celle d'un vieil- 
lard»^). 



87) Voy. ce que noat âifoui do livre Zohtr dani !• ■•eonde 
partie de notre Théorie. 



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— 90 — 

2^. que depuis le trooe de la divine Migesté , jasqii*à la 
«urface de la terre, tout est rempli de sphères célestes 
habitées par des créatures d'an ordre supérieur, qui 
tendent leurs mains secourables à Thonone, pour le 
faire monter graduellement vers la divinité ^*). 
S*", que par les lettres et par les nombres différemment 
combinés on a produit le monde et on peut produire 
des effets surprenans ^^). 

Les docteurs de la loi ont en usage d'appeler le mmnie 
it^irieur^ Foeuvre de la création (n^n^TD rm^») en fesant 
Illusion à la cosmogonie de Moïse, et le momie eupériemr^ 
oeuvre du eharrîoi (md^n rno^») en fesamt allusion à téke 
d'entre les visions d'Elzéchiel ou la glorie de Dieu est ap- 
pame à ce prophète assise sur une sphère à quatre roues 
on à quatre cercles'^}. Ils regardent selon Maimpni- 



S8) Voy. ce qae dit Motheme dam ion hiitoire eccKéilMtiqae sur 
le fysUae de Baiilidt, prince dèi Gnoitiqoet. Noua*tomniei es écroir 
d^avertîr qu'oa aurait tort de croire que lea ancieni pliilotopliea orlen- 
lanx , en «'abandoanant à dea rechcrcbei de ce geare , ne te tout ja. 
Biafts reacontré lor le cheinin des décoaverfei. La Cabale coatient le 
geraie de plaiieon Teritei étonnantei dont la pbiloiopbie de aoi joora 
B^a pat maaqoe de le parer laDi indiquer la aource où elle eat aUée 
lea puiier. L'aatronomie auaei lui doit beaucoup plue qu'on ne le croit 
comniuoéaient ainai, que noua le verrona tout à l'heure. 

80) Voy. lea traTMx anr te Cabale de M. le Pro^. Molitoa et im 
taerm gcriiturm iUu9ttata corn mamumemii Ftnico-AtMiriet êi Egisn&mi 
dm MieM-Augeio Eéomci Fatute. R^mm, 1S27. Je aula loin de trooTer 
joitei dana toutei leura partiea lea divenea Interprétatiaua de la Bible 
que Ton donne dana ce dernier ouvrage, à Taide de la Cabale an- 
cienne ; maii ai lea parolea dea anciena n*ont paa été tellea que M. 
Land let leur met en bouche, la tendance de leur eaprit s été aans 
doute telle qu'il noua te repréae«te« 

00) Eaécb. I et X. M. Land laiaae enfreToir au chapitre l«r de te 
lllo Fart, de aon ooTrage (p. i45.) qu^il eat tenté de regarder coaiaM 
OB aynibole dea aphèrea céfeitea lea rouea d'Rséchiel (preaao le ruote 
p celeati 8fere.\ Maîa j'oie eapérer de aou iaipartialité qu'il voudra re- 
.connaître que cette idée m'appitrtient et que je la lui ai commnniquée 
dana une courte entrevue que nous avona eue ensemble a Varsovie en 
1822 ou 23. Quelques mois après cette entrevue je fis publier en Itelie 
UA mémoire sur te nouvelle explication que je proposais do GÂarriot 
étEMecAiêl en l'envisageant comme un système ptenétaire emprunté aux 



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— 91 — 



des'i) la seiMee 4ii Mmoêt Mercuba comme le nee plus 
ultra du savoir huimûn, comme une doctrine mystérieuse 



Ckaldéeoi. En* effet , Eiéchiel qai ptr son érodition te dUtIngae mi 
deiaof de toai lef «otrea prophètes , eat eette viilon pArmi les Clial- 
déeni (I, I.) et la rapporte dani le but de condaimier le eotte q«e ce 
pe«ple rendait as soleil, et qui avfiit été «ne des casses prtaclpiles 4e 
la raiae da temple et de la captivité d'Israël (V, 4 — 11. VI ^ 0. 13. 
VII, 20. 24. VIII, 3-16 etc). Dans ce bat reconnu, le Propliète place 
l'Etemel sur an symbole de la sphère, et met le symbole da soleB, 
c'est-ii-dfre, une lampe on one cassolette remplie de charbons ardens 
(Ii 13 et X, 2.) m centre de la sphère, pour dénoter qne cet astre n*est 
pas le naître dn nMaée.eemne on le créerait envnonémeat, nuils le 
ministre do maître dn nNNide, et gn'il reste seas ses pieds. Qne le 
charriot à quatre rones d*£séchiel iie soit antre chose qu'on syndbole 
d'une sphère céleste. Je le déduis:' 

lo. de ce que le Prophète dit expressément (I, 15-17. X, 10.) ^(«e 
quatre cercles placés Fun an dedans de raatre eonstltnaient une sedle 
et même roue ou sphèreà quatre cdtés et ayant à chaeiin de ces 
c^tés un animal mystérieux. 
2o. de ce que les Chérubios qui dans l'origine n'ont été autre chose qne 
animaux sacrés de l'Egypte, dont Moîse s*est servi symboliquement 
pour marquer que les divinités des autres peoples méritaient à peine 
rhonneor d'être les marchepied du trdne de ^Eternel, signifient ehes 
le Prophète, par leur position, les quatre Tcnts (Voy. le Psains. 
XVIII, II. et CIV, 4.) et par leur forme, les quatre génies de la na- 
turc, d'oà il suit nécessairement que le char auquel ils sont attelés 
doit être à son tour, un symbole de toute la nature (l/MrreriiMft 
cnrracf). 

3o. de ce que les yeux dont Eséchiel dit que cette sphère ainsi que le 
corps de ses quatre moteurs étaient parsemés dans tons les sens 
(I, Id. et X, 12.) sont, d'après le témoignagne de toute l'antiquité sa* 
crée et profane, le symbole des étoiles. 
40. lie ce qu'il appuie à plusieurs reprises sur la circonstance, que 
le roues ou les cercles qui constituaient la grande roue ou la sphère 
étaient animés (I, 20. 21. etc.) ce qui est une manifeste allusion à 
l'âme da monde des anciens astronomes. 

50.de ce qu'enfin les noms de Galgal i^^blTl) tX'^^Ophanim (^^tVlfTi) 
dont le Prophète se sert poor désigner l'ensemble ainsi que les par^ 
ties de son charriot symbolique (X, 13.} ont dd toujours signifier 
dans la langue chaldéenne la $phère e/iewte et les eerciet dont eUe 
se compose, non seulemeitt parce qu'ils sont restés dans la langue 
chaldéenne moderne avec la même signification, mais parce qu'il pa- 
rait que dans Phébreux d^une époque très-reculée ils ont voulu dkc 
à peu près la même chose (Voy« Psalm. LXXVil, 10). 



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~ 92 — 

qu'on ne peut révéler qu'à un certain nombre d'adeptes. 
Voici en peu de mots en qnoi consiste cette science selon 
Taoteur du livre Jetiira^^). 

Dieu a créé le monde par trois Sepkî^im Cd*«*i&D), 
c'est-à-dire, par 9a conception (nço), par son verbe (niD'^o) 
et par son écriiure ("içq). Dieu a conçu Tarchétype du 
monde avec nombre, poids et mesure, il Ta tiré du néant 
par la puissance de sa parole, et Ta peuplé des créatures 
qui sont l'écriture de Dieu; et l'écriture, le verbe et la 
conception sont une seule et même chose en Dieu. 

La langue hébraïque est divine parce que Dieu s'en 
est servi pour communiquer avec les hommes, et son écri- 
ture est parfaite et renferme des mystères dans ses traits 
les plus imperceptibles de ses caractères. 

n y a32 voies cachées de la sapience, savoir: 10 Se- 
phiroth (ni^'^&o) ou attributs dé la divinité '3) et 22 lettres 
de l'alphabet qui sont les types ou les formes de la ma- 
nière dont les choses passent du néant à l'existence, et qui 
se divisent en 3 mèret^ 7 doublet et 12 timple$. 

Comme la providence de Dieu est la même dans le 
macroco»m€ (l'univers) le microco^Me, (rhomme et les sphères 



Ëiéchiel qai le montre toojouri empresié de puiicr dani lei arfi 
et dam Jet moeun dei Cbaldéeni (IV, 1. etc.) en leur empruntant le 
■ymbole du monde 00 la iphère céleste nooi apprend que leuri aatrono- 
aea plaçaient le lolell au centre du t/ilènie planétaire. Cette vérité 
qui n'avait pas été trop clairement démontrée jatqu*ici acquiert un non- 
Tean poids par ce que Malmonide» {More Nebukim iliy 20.) noui rap- 
porte d'avoir lu dana un vieux livre dei Sabéeni intitulé rniâS^ri 
«7^D^n qu*U y avait un temple à Babylone dédié au soleil où l'image 
de cet aatre était suspendue entre le ciel et la terre, c'est-à-dire, au 
centre de l'édifice et au milieu des sept planètes. C'est donc sur l'an- 
torité d'Eiéchiel et de Maimonides que nous attribuons aux anciens la 
connaissance da véritable système du monde. Mais nous prouvons en 
même temps que Copernic non seulement n'a pas profité de leurs lu- 
mières « mais qu'il ne pouvait pas même en profiter et que son génie 
le éispansait d'y avoir recours* 

01) Préface de TOrdre Zeratm. ' 

02) Dans la Théorie du Judaïsme nous avons indiqué en abrégé le 
plan et Tesprit de Tautre livre cabalistique appeUé ZùAar, 

03) Voy. Théorie do Judaïsme l^ Part. 



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— 93 — 

célestes), il suit de là que les témoins les plus fidèles de 
Tunité de Dieu sont le monde, Fame et Tannée. En effet: 

Les trois lettres mères: 

sont : 
dan9 le monde ^•^i« r«»r, iz^i2 Feuu, ;Dfit le feu. 
dans tâme ou dans Thomme n^ia le» partien génilaleg^ pa 

le tentre, •©«"! et la tête, 
dans tannée rt^^^ le printemps et t automne, ^ip le froid 

ou ràiver, tiin la chaleur ou Vété^^). 

Les sept lettres doubles : 

n n D 13 1 5 3 
■ont : 

dans le mondé i Saturne j Jupiter j Mars, le Soleil, Vénus, 

Mercure, la Lune, 
dans Pâme ou dans Thomme: La sapience, les richesses, 

Tautorité, la vie, la grâce, la semence, la paix, 
dans tannée: lès sept jours de la semaine. 

Les douze lettres simples: 

n, % 1, n, tD, % b, 3, D, 5^, ^y p 

sont: 
dans le monde: les douze signes du Zodiaque. 
dans rame ou dans Thomme: les douze membres princt* 

paux. 
dans tannée enfin les douze mois. 

Il suit de là que Dieu étant unique se trouve sur 
trois, trois sur sept et sept sur douze, c'est-à-dire, il pré- 
side à tout, dirige tout et fait du grand tout un ensemble 
qui excite notre admiration et qui exerce de haut en bas 
ses influences célestes* 

n suit aussi que Thomme peut remonter jusqu'à la 



04) 11 faut reniftrqaer que let troit letUrei ^'q^ ne l'appellent mè- 
re» que parce quVlIei produiient toun lei pbénomèiiei indiqués dani le 
texte et chacune d^aprèi l'élément dont elle est Pahréviation p. ex. : la 
lettre tt) abréviation da mo; ^^t feu produit dans rbomme la tête, et 
la cfaaiear dana Tannée et ainsi des antres. 



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— 94 — 

Divinité et Tinterroger sur les secrets de la natare à Taide 
des lettres et des chiffres numériques, snr-tout lorsqu'il hai> 
bite dans la Palestine, qui est le nombril de la terre ayant 
le temple au milieu du nombriL 

Le livre Jetnra apprend en outre que la seule dif- 
férence qui passe entre la formation du mâle et celle de 
la femelle consiste en ce que le premier a été crée par 
Xd'^M et la seconde par û'u^N, c*est-à-dire, par la transpo- 
sition d'ane seule lettre pour indiquer que les membres 
de la femme sont les mêmes que ceux de Thomme, à Fex- 
ception que la première les a tournés en dedans et le se- 
cond en dehors. Il observe aussi que Fextréme degré du 
bonheur est le A3^ (ou la volupté) et que Fextréme degré 
du malheur est le ^"y^ (le coup ou la blessure). 

Ce livre porte le nom de m^^^ (formation) parce que 
le but principal de son auteur est d'expliquer la création 
ou formation du monde par les quatre lettres du nom inef- 
fable de Dieu mm différemment combinées, lettres qui 
sont comme Tesprit de toutes les autres. Dieu a com- 
«mencé, dit-il, par la formation des créatures et des sphè- 
res célestes en les fesant émaner les unes des autres. Il 
a tiré Johu^^) des colonnes immenses composées d'air, 
et une ligne verte qui entoure l'univers, le JBoÂu**) n'est, 
selon . lui qu'un tas de pierres ou de rocs jetés dans l'a- 
byme d'où jaillissent toutes les sources des eaux. La 
sphère dû soleil va en avant et en arrière et produit par 
ce mouvement perpétuel la variété, de nuême que les let-^ 
très de l'alphabet se croisant les unes les autres^ dans tons 
les sens, font sortir le discours par 231 portes diverses. 

Le style du Jetsira ainsi que celui du Zohar et des 
livres Raziel et Bahir »^) est sombre et mystique au der- 
nier point, non seulement à cause des matières extrême- 
ment abstraites dont ils s'occupent, mais à cause qu'ils ren- 
fenncnt cette partie de la doctrine hiéroglyphique ou figu- 
rative qui a disparu des monumens de l'antiquité lorsqu'on 
a substitué les lettres de Talphabet qui ne représentent 



05) Voy. Gen. I, 2. 06} Ib. 
07) Voy. Théorie du Judaîpnie. 



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— 95 — 

que les sons de la voix, aax hiéroglyphes qui représen- 
taient les choses et le8 sons en même temps, ainsi que 
nous I*ayons expliqué dans notre Théorie. 

Tâchons m^teiiant d'encadrer pour ainsi dire Fesprit 
de toutes les ^maximes cabalistiques dans quelques règles 
générales, qui soient en harmonie avec les doctrines ex- 
posées dans le Talmud, et qui répandent par conséquent 
un peu de lumière dans Tobscurité qui doit accompagner 
nécessairement notre version. 

1^. La Cabale talmudique a 4 alphabets différens, sa- 
• voir: Falphabet ordinaire^ que nous appellerons n:l':ut 
(Abgad) et les trois alphabets n^'be (Atbach), b:t"bK 
(Albam; et ^sSiK (Athbascfi) que nous avons dévelop- 
pés dans la Théorie du Judaïsme*^). Il est donc in- 
dispensable de savoir déterminer avant tout Falphabet 
d'après lequel elle exprime ses pensées et croit péné- 
trer le sens ,1e plus caché de la Bible tout en chan- 
geant la physionomie de chacune de ses paroles. 
2°. n iaut appeler Cabale figurative (n'^'^lia:) celle qui 
accorde une force hiéroglyphique aux figures des let- 
tres, telles qu'elles sont aujourd'hui, et qui décèle par 
cet empressement combien de soin elle a du mettre. 
Jadis, & recueillir cette partie de doctrine sacrée, qui 
était indubitablement cachée dans les hiéroglyphes, ou 
^ans les peintures qui ont précédé Fusage des lettres 
de Falphabet, comme on peut le voir dans la préface 
de notre grammaire hébraïque. 
3°. On dit Cabale ipéculative (n'^^^^yj ceDe qui inter- 
prète la Bible en considérant ses paroles selon la va- 
leur numérique des lettres dont elles Sont composées, 
(Qhemairia ntr'^D^^a) en prenant les lettres de cha- 



98) Je conjeeldrc que M. ïé^nti (Ib. p. 235.) a été peiié à •ovp' 
^■ner que let lettres 4e l'alphAbet hébraïque ont dé être auireroent 
arrangéei yaut Moi»e parce que ta Cabale leur luppoie un autre arran- 
gement à une antre époque quelconque. Son explication de VUn'm et 
Tummim du Grand -Prêtre des imU eit également puisée en grande 
partie dans la Cabale de la Synagogue ^ mala elle ne ceise point par là 
d'hêtre atiex jatte et fort lugénieute. 



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— 96 — 

cane de ses paroles pour autant d'initiales d'autres 
mots quelle imagine à son gré, (Noiericon pp^^nns) 
en transposant enfin les lettres de chaque mot pour 
y chercher de nouvelles significations éloignées de 
celle qui leur est propre et naturelle ( Temura 

4°. On appelle Cabale pratique (rr^^a?») un genre de su- 
perstition juive, qui consiste à faire des talismans, des 
charmes, des évocations etc. moyennant le nom de Dieu, 
Tetragrammaton ou les u?^&7:r7 C3td et moyennant 
d'autres paroles ou procédés magiques dont nous ver* 
rons plusieurs exemples dans le Talmud, 
5^. On donne enfin le nom de dogmatique à cette Ca- 
bale ancienne dont nous venons de parler et qui con- 
tient beaucoup de dogmes de la philosophie orientale 
et traite de la création du monde, des émanations 
des choses, de bons ou mauvais esprits, des 32 voies 
de la sapience, des 50 portes de la prudence, des 
noms sacrés, des anges et de Dieu. 
Nous avons touché à toutes ces différentes espèces 
de Cabales, non parce que Ton en parle ea; prctfesto dans 
le Talmud, mais parce qu'il eq contient plusieurs vesti- 
ges et je dirais presque les fondemens, et que sans ces 
notions préliminaires notre version resterait indéchiffrable 
ou demanderait des notes plus volumineuses que le texte. 
L'étude des antiquités tend continuellement à trans- 
porter nos pensées des temps et des lieux où nous vivons 
aux temps et aux lieux où ont vécu les auteurs dont 
nous cherchons à saisir les idées. Elle rend par là un 
service très-signalé à la critique, celui de lui apprendre 
la géographie et la chronologie des monumens dont elle 
s'occupe. Mais dans ce genre de recherches il y a un 
' écueil que doivent soigneusement éviter les interprétés des 
monumens sacrés. Ils ne doivent point confondre les com- 
pilateurs avec les auteurs de ces monumens et les lieux 
et les temps des premiers avec les temps et les lieux des 



99) V. Théorie du Jad. 1» Part 

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— 97 — 

Moonds. Nom taeheioiis ile ne pràit tomber dans ue 
erreur aussi grave en traduisant le Talmud, et nous envi* 
sagerons Jnda le Saint, R. Johanan, R. Ache etc. plus 
souvent comme rédacteurs que comme auteurs des mai- 
res contenues dans ce code. 

C*est aussi pour la même raison que sur le point de 
fixer la géographie et la chronologie du Talmud moyen- 
nant un cours historique des écoles, des sectes et des 
docteurs de la tradition, nous rraionterons à des sièdes 
bien antérieurs aux temps où il a été rédigé. 

Je place la première école de la tradition à JVoMA 
à Rama, oii demeurait Samuel et où il dirigeait une école des 
prophètes i^'^). Cet établissement était probablement fort 
anden i) et destiné à y apprendre la musique, la poéste 
et la loi de Moïse. Mais comme la royauté eut son ori- 
gine sous le prophète Samud, et empiéta tout de suite sur 
les droits du Sacerdoce^), il est simple que les prophètes 
durent avoir recours à la tradition pour apprendre à leurs 
élèves que le roi ne devait pas s'arroger Tautorité sacor- 
dotale. Ils appelaient leurs apprentis du nom àtjili^) et 
en recevaient en échange le titre de père$*). 

Nous voyons pendant la captivité de Babylone les 
restes de Juda se rassembler autour des prophètes comme 
autour des prêtres et des docteurs de la nation ^), et nous 
sommes autorisés à en conclure qu'on' avait Thabitude de 
les consultex pour tout ce qui regardait Tintelligence et la 
pradque de la loi. Ce furent probablement les prophètes 
qui changèrent leurs écoles en synagogues et qui intro- 
duisirent l'usage d'y lire et d*y expliquer le texte de la 
Bible. Après la captivité nous voyons Ezras le scribe 
s'occuper à lire et à expliquer la Bible dans de pareilles 
assemblées *), et .en parcourant les divers fragmens d*ex- 
plications de ce genre qui nous ont été conservés dans 
les paraphrases dialdéennes ^) nous remarquons que la tra- 



100) I Sanuel XiX, 10-^24. 1) Jb. X» A -11. ft) Ib. X, 
]; S. XllI, S— U. 8) n IUmi 11, 7. 4} Ib. ▼. 12. 5) fisécb. 

XIV, 1. et XX, l. Dm. VI, 11. G) Néhemie VIII, 1—18. . 

7) Car léi «atevri dei Tm-gumtm ont réuni les înterprétotiont 

1. G 



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— « — 

ditioii entrait pour beoaooup dans l%iterprétalion de la Imi 
écfUe après la captivité de Babylone. 

La grande-synagogae ainsi que le grand et les pe- 
tits Sanhédrins doivent être envisagés comme autant d'éco- 
les de la tradition d'après plusieurs témoignages du Tal- 
mud que nous avons rapportés dans notre Théorie. 

Pendant la dispersion des Juifs ou pour parler avec 
plus de précision, depuis Alexandre jusqu'à la clôture 
du Talmud, nous voyons leurs docteurs forcés par les cir- 
constances à fonder plusieurs écoles en Egypte, en Palea- 
^e, à Babylone et ailleurs. Nous comprendrons tous ces 
établissemens sous la double catégorie i'écoles d'Occident 
et A'écohs d^Oriewi^)^ où est née la Mischna avec les 
deux Ghémaras de Babylone et de Jérusalem* 

Voici les principales d'entre les écoles d'Occident qui 
peut-être ont été les plus anciennes*): 

1^» L'école Alexandrine qui subsistidt encore après la de- 
struction du n^ temple, mais dont l'origine est 'bien plus 
ancienne, car Ton croit que c'est d'elle que sont sor- 
tis les interprètes de la Bible qu'on appelle communé- 
ment les LXX. 
• ■ 2o. L'école de Bitter, ville située tout près de Jérusalem ^ ^). 
Elle a été très-célèbre pour le nombre de ses docteurs 
et de leurs disciples. 
3o. L'école de Cesarée qui a été 'une de plus fameuses 
académies de la Palestine. 
' 4o. L'école de Jérusalem où ont enseigné une grande 



de la Bible qa'on arait faitei dans lei Synagogue! joiqu^aax tempa oâ 
ill vivaient. 

S) La terre d'Inraël étant à l'Occident de Babylone le Talnnd de 
Babylone le tert de l'expretiion on dit dam VOccident (fiO*1J^^3 
fi^'ITaifit) pour tignifier la PaleUine, 

0) Je dit petU-êire car il n'eit nullement improbable que la partie 
def Jutft del ^ capHviie qui préféra le payi de ion exil à ta patrie 
n^ait jkmaii ceiié d'entretenir dei écolei de la tradition, 

10) Noui omettoni let époquel dei fondationi de cet écolet parée 
qtt'eUet tont ordinairement trèt-incertainei, et qu'on pourra let retrou* 
ver dani les catalogue! dei docteun de la tradition dont uoui allona 
nom occuper. 



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— 99 - 

partie des docteurs de la Misdma avant I9 destmc- 
tion ,de cette Tille. 
5**. L'école de Javne fondée bientôt après la ruine de 

Jérusalem, 
6». L'école de Lydda ou Diospolis. 
7^ Celle de la lôlle Magdalen qui était près de Tibé- 

riade. 
S\ Celle de NisibL 

.9°. L'école de Tibériade qui parait avoir eu plus de cé- 
lébrité que toutes les autres écoles d'Occident. 
10**. L'école enfin de Zippora ou Sephora dans la Ga- 
lilée; — 

On peut déduire d'un passage du traité Sanhédrin >>) 
que les juifs occidentaux avaient plusieurs autres écoles 
outre celles que nous venons de nonuner, car il y est re- 
commandé de suivre l'exemple du plus savant d'entre les 
docteurs de chaque académie^ en ces termes: Suivez R. 
Eliéser à Lud, Rabban Johanan ben Saccaï à Beror-Hall, 
R. Josua à Pekia, R* Gamaliel à Javne, R. Akiba à Bne- 
berek, R* Mathias ep Perse, R. Sethia à Rome, R. Hana- 
nie ben Tardijon à Sicane, R. José à Chypre, R. Jehuda 
ben Bethira à Nisibi, R. Josua à PumbecUtha, R. Juda le 
Saint à Beth Chearim. 

La mort de Juda lé Saint et les troubles qui la sui- 
virent en Palestine donnèrent l'idée à plusieurs docteurs 
occidentaux d'émigrer et de transporter avec eux le siège 
de l'enseignement pubUc à Babylone. Us y fondèrent dif- 
férentes académies organisées à la manière des écoles 
d'Occident, et dont les principales étaient: 
1^ L'académie de la ville de Sora, qui est ajossi nom- 
mée Mehagta la ville des combats ou des débats. 
2". L'académie de Pumbeditha, ville placée entre FEu- 

phrate et le Tigre. 
Z*". L'académie de Nehardea, ville nltuée sur l'Euphrate 

et dont le nom signifie fleuve de la sciehce. 
4o. CeDe de Naresch, ville très-voîsîne de Sora. 



11) Fol. 32. b. 

G 2 



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— 100 — 

5*. Celle de Mahasa^s). 

6^ Celle enfin de Peraz Chibbnr. 
L'académie de Sera était plas réputée que celle de 
Pumbeditha, comme Thistoire nous Tatteste, car on accor- 
dait le pas au recteur de Sera et à son collège sur le 
recteur et le collège de Pumbeditha. Cette dernière avait 
à son tour le droit de prééminence sur Facadémie de Na- 
bardea. R. Mose Makozi est d'opinion qu'il existait à Na- 
hardea une académie juive même pendant la captivité. 
La ville de Pumbeditba est appelée dans le Talmud^ G^ia 
(nbia) ou le lîeu de la captivité à cause du rôle impor- 
tant qu'elle a joué dans l'histoire des juifs orientaux. 

Comme on doit le Talmud de Jérusalem aux écoles 
d'Occident >'), et celui de Babylone aux écoles d'Orient 
nous devons nous attendre à voir reparaître l'empràBte 
des circonstances locales dans chaque ligne de ces deux cé- 
lèbres monumens de l'antiquité judaïque, et nous verromi 
par la suite la justesse ainsi que l'utilité de cette remarque. 

^ Je place les secte» des Juifs immédiatement après leurs 
académies, car une secte à la rigueur .ne diffère pas beau- 
coup d'une école, et ces deux noms sont souvent synony- 
mes dans l'histoire ancienne. Il est d'ailleurs indubitable 
qu'on peut regarder comme deux sectes différentes les éco- 
les orientales et occidentales si on les considère sous le 
rapport des rivalités et des représailles qu'elles ont exer- 
cées mutuellement, ou bien sous celui de leurs diverses 
méthodes de lire'*) et d'expliquer la Bible. 



12) Lei deux nonf (fit^'OnJa) MehaïUi et (2tnn)9) M«btiia Mt dû 
dire prii quelquefois Tan pour Tautre, attendu la reiiemblance qui 
exiite eutre leur orthographie et leur prononciation. 

13) Nouf devonf auni aax écolei occidentale! l'origine de la Maa- 
■ora et du syiteme dei pointi-vojrellei (voy. ma Grammaira hébraïque), 
et ploi particalièrment à Técola de Tibei-iade,' où ou attachait beaucoup 
d^iMporUnee à la pureté de la langue et à l'exacte pronondaUon da 
texte laeré. On n^eit pai encore certain li lei deoj^ Talmudf contien* 
aent qoelqnei traces du lyetéme dei points- voyellei, maii on verra dans 
notre version à qqoi il laut s'en tenir sur celte controverse gramma- 
ticale. 

14) De là let leçons orientales et occidentales dans la erltique sa- 



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— 101 — 

En parcourant tes prophètes de l'ancien Testament on 
peat apprendre à distinguer ceux qui ont écrit pendant et 
après la captivité d*avec ceux dont les prophéties remontent 
à une époque antérieure, par le style, par les visions pro- 
phétiques ain^ que par la doctrine sur llnterveirtion des 
créatures célestes ou des anges^dansjes affiures de ce bas 
monde* En effet, ces trois choses se présentent sous un 
caractère tout-à-fait différent dans les écrits des prenûers; 
car ils les ont rédigés hors de la Palestine et sous Vin- 
fluence d'un peuple et d'un gouvernement étrangers i^). 

La doctrine de l'existence des anges fondée sur la ré- 
vélation a été beaucoup modifiée par les opinions des peu- 
ples qui habitaient sur les rivages iu fleuve CoioTy dans 
la Babylonie et dans les autres pays de l'Orient, od les 
deux royaumes d'Israël et de Juda furent dispersés. Sous 
ce point de vue on peut regarder les Mekeêiami ou les 
sectateurs de Zoroastre comme ceux qui ont appris beau- 
coup de choses aux dépositaires de la tradition, et dont les 
maximes se retrouvent aujourd'hui dans les deux Talmuds. 

Or, comme mon projet est dlndiquer les principales 
d'entre les sectes dont les principes ont troublé, pour ainsi 
dire, la source pure de la tradition, je commencerai par les 
disciples des Meheêtanij que j^appellerai Mehe$tanitesy et je 
passerai ensuite aux Juifs d'Egypte , que je désignerai par 
le titre *de MUraïmites^ et qui ne doivent pas être confon- 
dus avec les Hellénistes. 



crée. (Voy. JahB Indroduetio im Itbro» $aeroê veUrU' foeierUy I« Part. 
$• 109. 

15j Cette maxime laiaie lobiiiter le dogme de l'inipiratiou divioe 
dant toute ion intégrité, car noof Toyoni que Dieu a fait parler toni 
lei prophètes, selon' leur éducation et ta mesure de leurs talens. Et 
comme Je profeme sincèrement la religion chrétienne Je sais en derolr 
do protester d'arance contre toute expression antleatholiqne qui pourrait 
m*écbapper par Shadvertance et comme à mon insu. Je reipecte poar 
la même rainon le MûMaïême^ et Je ne me déclare contre le JudaUme 
qn*en tant qu'il altère le MusaTime et dirige continuellement les atta. 
qnes contre le Christianiime. Quant à la tradition, non leolement Je 
!• respecte , mak Je la croii même indispensable, et si J*en reux à la 
loi traïUtionneHe des Juifc d'ao}onrd'hnl c'est senlement sons le point de 
vue qa'eUe a loorent corrompu la source des traditions primitif es. 



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— 102 — 

Les matières talinudiques paraissent avoir été Influen- 
cées par douze sectes différentes dont voici les noms et 
les dogmes fondamentanv : 

V. La secte des Meherianitet^ dont Forigine remonte à 
la captivité de Babylone, joue son rôle presque dans 
tous les passages du Talmud où les bons et malins 
esprits paraissent sur la scène dés événemens humains, 
et ou Ton traite des influences des planètes et de quel- 
ques pratiques superstitieuses, relatives à la nouvelle 
lune. 

2«. La secte que nous appelons de Mttrafmitei, et qui 
a commencé un peu après la mort d*Âlexandre le 
Grand, parle dans tons les endroits du Talmud oà la 
Cabale est numérique ou graphique , car telle a été la 
Cabale égyptienne, qui est née, comme nous avons dit, 
au moment que les lettres de Falphabet ont été sub- 
stituées aux hiéroglyphes. 

3". La secte des HellénitUf, qui du temps d'Antioclnis 
Epiphane adopta les dogmes de Platon, d*Aristote et 
d^Epicure et sur -tout le mysticisme et les subtilités 
dont les philosophes grecs se sont servis en disputant. 
On doit aussi lui attribuer beaucoup de cérémonies pa- 
yennes qui sont recommandées dans le Talmud, et quel- 
ques sentences qui élèvent la langue grecque au même 
degré de dignité que Thébreu. 

4*». La secte des Saducéem née, selon les talmudîstes de 
Sadok et de Baithotj vers Fan 300 avant J. Ch., et 
qui nonobstant Taversion qu'elle inspirait au reste 
des Juifs a joui de trop d'autorité pour que Ton se 
persuade qu'elle n'a pas influencé la tradition. 11 pa- 
raît qu'on lui doit en outre l'indifiérence que les tal- 
mudistes mettent souvent sur les recherches de l'im- 
mortalité de Fame. 

5°. La secte des Karaïtes dont l'origine est incertaine 
mais que le Talmud envisage comme un rejeton de 
la secte des Saducéens. Elle regarde la Bible et non 
la tradition comme parole divinement inspirée et ra- 
rement se sert de la dernière pour interpréter la pre- 
mière. 11 parait que c'est de la boudie de quelques 

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A k. 



— «« — 

docteur* Kartiltes que sûtti sorties pluaieurs remarques 
critiques sur la manière de lire et d'interpréter la 
Bible, que Ton rcMicoiitre par intervalles dans les deux 
Talmuds.et que Ton attribue aux scribes. 

6". La 8e<5te des Pharisiens qui remonte aux premiers 
temps des Maccabees et qui est née de la réaction 
exercée contre les Sadducéens et les Karaites, élève 
dans le Talmud la lettre au-dessus du véritable es- 
prit de la loi,, la loi orale au-dessus de la loi écrite, 
et les cérémonies du-dessns de la morale ^ ^). 

7". La secte des GaS/oniies on des Zélateurs qui dérive 
de celle des Pharisiens et qui enseigne, dans le Tal- 
mud, que les Juifs ne peuvent être sujets et tributai- 
res d'un autre roi que TEternel. 

S'*. Les Herodiens ont jeté dans le code de la Synago- 
gue les premiers germes de la maxime : qu*il est per- 
mis de changer de culte par des vues purement mon- 
daines et principalement lorsqu'on s'y trouve contraint 
par la force. 

9®. Les Esséniens qui professaient entre autres maxi- 
mes celle de ne voir dans toute la loi de Moïse qu'une 
"sorte d'allégorie, doivent être regardés comme les au- 
teurs d'une grande partie de ce que nous avons ap- 
pelé Agada et Midracha du Tabnud. 

lOo. Les TherapeuteSy qui fesaient consister le suprême 
bonheur dans la contemplation, sont peat-étre les pre- 
miers propagateurs de la Cabale dogmatique qui se 
fait remarquer de temps en temps parmi les autres 
matières talmudiques. 

11». Les HClleliens qui fesaient servir la tradition à ali- 
menter cette espèce de rivalité qui les tenaient sépa- 
rés des Chamméens. 

12". Enfin les Chamméens qui fesaient valoir seulement 

. cette partie des doctrines traditionnelles qui étaient dia- 



16) Duif la Tbéorie da Jqd«ïtme ooo* avons ipécifié avec plat de 
détail les 4ogiiies de .la seete àtit Pbarislene, et nous avons tndiqaé 
tontes les noaoces dont elle est laiceptible. 



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— «»# — 

métraleiaeiit dppos6es aux âkûnons et aux o|Miiioiis 

defHttleliens'^). 

U résulte donc de tout ce que nous Tenons d'exposer 
relativement aux écoles et aux sectes des auteurs du Tal- 
mud, que ce code religieux a été enfanté dans plusieurs 
pays à la fois, et que pour en approfondir le caractère il 
faut aller étudier ses traits principaux en Palestine, en 
Grèce et dans FEgypte; en Chaldée, en Assyrie et dans la 
Perse. £t si on veut le considérer par rapport à ses doc- 
trines antisociales il ne sera pas inutile de le méditer à 
Samarie, à Rome, à Antioche, à Constantinople et dans 
plusieurs villes de TArabie. Ce qu'il y aura de plus re- 
marquable dans cet examen local, c'est qu'on trouvera que 
le Judaïsme est né non pendant les temps de persécution 
mais lorsque les souverains des pays où les dépositaires de 
la tradition ont professé. leurs doctrines, se sont montrés 
favorablement disposés envers eux, et ont laissé vivre en 
repos la nation Israélite ^ ^)* 

R. Juda le Saint, R. Johanan et R. Ache ont placé 
tonte leur industrie à recueillir les traditions de- leurs an- 
cêtres ou de leurs professeurs en citant leurs noms avec 
une exactitude qui tient du scrupule. Il est donc évident 
que s'il y avait moyen de fixer leur âge avec la même exac- 
titude nous pourrions suivre l'ordre des temps, et rien ne 
nous manquerait pour en tirer toute cette lumière chrono- 
logique qui relève le prix des monumens de l'antiquité. 
Mais comme les époques déterminées par les historiens 
juifs ^^) sont ordinairement si fautives qu'elles peuvent 



17) Vojr. ce que noaf dliom é'HllIel et de Cbamnaf , ehefi de cee 
deux lecieiy dmai notre Théorie da Jadaîinie. 

18) a eit Traiiemblable, dit Peter Beer (ib. 1« Partie pag. 22i.\ q«e 
la lecte dei Taloiadistcs a prii le deitoi lar lef autrei, par la protec- 
tion dont sei auteart ont joui anprèt de ceux qni àYaient Taolorlfé 
entre lea maine , comme p. ex. HiUel anprèi d'Uerode , R. Jobanan an- 
prèf de Vetpatiea et R* Jebnda anprèi d'Antonie. 

10) On peat retroofer le cata'ogae dei doeteurt de la tradition dana 
lei cKroniquei jolvei qni portent Ici titrée de Sepker JehaiiHy de Se- 
fher Httkkabalut de ChakMêih Bakkabala, de T9emmeh thnié et <• 
Seitr Hûdoroih. 



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~ 105 — 

troaUer lei UééB éà oriti^e an lira àé lea Maifcir, nous 
préféroiiB à toat autre système celai de Bortolooei, de Wolf 
et d'autres savans antiquaires qui ont disposé les 'noms des 
docteurs ta!mudiques par ordre d*alphabet en notant sen- 
lement les époques les moins incertaines. Tons cenx qui 
voudront s'appliquer à la lecture de la version du Talmud 
pourront retirer de cet arrangement &ux aranti^ges très* 
précieux, savoir: 

l". Ils pourront y retfouver avec la même faciKté que 
dans un dicdonnûre biographique les noms et les ti- 
très des aateurs qui excitent leur attention. 
2^. Us y auront en même temps Fépoque k laquelle ces 
mêmes auteurs ont vécu , notées à côté de leurs noms 
respectifs, et lorsqu'elle n'est pas indiquée ils pourront 
la conjecturer d'après ceUe de leurs parens, de leurs 
maîtres ou de leurs contemporains. — 

Catalogue 

de$ docieun qui parlent dam$ la Miêchna ei qui portemi k 

nom de Tànaite$ (ù'^HU^) depute Simeon le Jueie (an 300 avant 

J. Ch,) Juequ^à Juda U Saint (an de J. Ck. 200> 

N 

1^. ^M^bn p ^T9fi6fie tta^ Ahha Eltazar htn\l}olal que Ju- 
hasin fait contemporain de R. Meïr et de R. Juda et 
qu'il place vers l'an du monde 38S0, de J. Cb. 120. 

2% ^Si:! MM Alha Goria et Abba Gurion Itck Zaiidan. 

3% ^nni p^bn ^Dl^ tOM Abba Joee Halik Vperi de la mai- 
son d'Hillel. 

4^ rr^pbn SO» Abia Heîkija neveu d'Onie Hammagal qui 
vivait au temps de R. Nehonie ben Hakkana avant la 
ruine du temple. 

5% pn ]d ^Dl^ MdM Abba Joêe ben Hanen^ contemporain de 
R. Eliéser ben Jacob. Bartolocci le confond avec Abba 
Jose ben Johanan de Jérusalem, qui parle dans la Ghé- 
mara an nom de R. Meïr, et qui par conséquent lui se- 
rait postérieur. R. Meïr a vécu vers l'an 121 de J« Ch. 

6o. n*«aD:i p h')X95 M^M Abba Ckaul ben Bothniik qui semble 
postérieur à Abba Jose ben Hanen, car il parle en son 
nom dans la Ghémara. 



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— 106 — 

7**. IW«D*T0 n^'SJa htmc tmn Abia Ckaul de Im maiêim ou 
de la fawdlle Marmeciéi, qui souvent est appelé dans la 
Mischna tout mmplement AMa Ckaul, 

S\ p'^bldâM AitiMjony contemporain de Cli«niaja qui vivait 
Tan 38 avant J, Ch«, prosélyte de la JugHee et père da 
Sénat. 

9". p23nM Admon qui a été jnge avec Hanen ben Avkha- 
lom et contemporain d'Abtal\jon. 

10®. aib^M Ela^ savant de la ville de Javne. 

11®. naa*» «^«« od^«ï Elithas de la ville de Javne. 

12®. j:)ipn fi ^avî^bô^ Blijoeni ben Hakkoph^' contemporain 
de Juda ben Tabbai et de Simeon ben Chetach. 

13®. oiDp^iirT fa ^^i^J^n ^i^^b^ Eliaer Haggadol fils d'Hyr- 
can, parent de Simeon le vieux et de Rabbdn Gamaliel, 
et disciple de R. Johanan. On parle de lui dans la 
Mischna lorsque le nom d'Elîeser y est placé sans aucune 
addition. 11 fut célèbre après la ruine du temple, et sa 
mort revient vers Tannée 73 de J. Ch. 

14®. Dioin ]a "iT^^'^bôr EHe$er ben HanoMj contemporain 
d*Ântigone. 

15®. •'b-'ban PjD'î'' p 'nT3>''l:fit Elieser ben Joseph le Galileen^ 
contemporain de R. Simeon ben Gamaliel, père de Juda 
le Saint. Il vivait donc vers le commencement du II** 

. siècle. Il passe pour être l'auteur des 32 modes d'ar- 
gumentation de YAgada. 

16®. ap:>"» p nT:?^bfi« Elie$er ben Jacob qui vivait encore 
sous le II<* temple et dont la mort paraît être arrivée velrs 
l'an 130 de J. C. On le surnomme aussi -^pai ap Kav 
venaki. 

17®. ^K^p 'iT^^^bK Elieser Kardi ou le biblique parait avoir 
été contemporain de R. Johanan. 

18®. n-^ia» p :^"»b£»< Elicha ben Avuja surnommé 'ififit 
Vautre à cause de son apostasie, et précepteur de RiMeïr. 

19®. fi«^T p *iT:?i>«2 0) Eleazar ten Dama que l'on con- 
fond avec ce Josue ben Dama^ fils de la soeur de R. Is- 



2(9 Oo pourra chercher tom le n^m ITS'bK (Elearar) les 2Vni«r/tf# 
qu'on ne trouver« pas soui Tautre dénomiiialioB (ËlieMr]. 



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— tor — 

maël qni préféra mourir de la morsare d*att serpent plu- 
tôt que d^en être guéri par riotercesâion de J, Ch. coinnie 
il est dit dans le traité A^odu Zûra. 

20<>. nym p rP3:n p It^iit Bleazar hen Hatutnia ben 
Hîzkija qui vit probablement le IP temple: ce Hanania 
est le même qui interpréta Ezéchiel dans le but de prou- 
ver aux Juifs rautbenticité de ce prophète/ 

21^. fitTsDn iT^bfet Eleazar Hima disciple deR« Akivavers 
le commencement du II** dècle* 

22^. biD'^n p ^Tr^bet Éleazar ben Harium disciple de R 
Johanan ben SaccaT. 

23^. mirr^ p ^r^^M Eleazar ben Jehuda natif de Bartota 
et contemporain de R. Akiva. 

24<>. '^T%V2rt "iT^bM Eleazar HawnUidta disciple de R. Jo^ 
hanan ben Saccaï et compagnon de R. Tarphon* 

250, «"^nX) p ^T^b« Eleazar ben Mait^a un des quatre 
sages de la ville de Javne. 

26<>. Y^n n'ï'iTJ^ p ^T^^in Eleazar ben Aêarja Cohen dis- 
ciple de R. Johanan ben Saccaï, mort vers Van 82 de 
J. Ch. On le dit substitué à Rabban Gamaliel dans la 
préfecture de Tacadéroie de Javne. 

27^. *y\:p p '-iT^^bec Eleazar ben Arach surnommé aussi 
Mb^â (Bila) et ^â2(s p (Ben Phabi) contemporain de R. 
Akiba. 

28®. fi^û^D p '^Tipbfit Eleazar ben Partha disdple de R. Mo- 
dai et mort Fan 52 de la destruction du temple. 

29**. pnst '^ p *ntyb«t Eleazar ben R. Tsadoc contemporain 
de R. Meïr qui vivait vers Fan 121 de J. Ch« et 93 de 
la destruction du temple. 

30®. iDprr "^Wt^ Eleazar Haccaphar qui parait avoir vécu 
après la destruction du temple et avoir été disciple de 
R. Josue ben Levi. 

31®. J?iatD p "y^^PbVk Eleazar ben Chemua précepteur de 
Rabbenu Haccadosch ou de Juda le Saint. U faut enten<»r 
dre qu*on parle de lui dans la IVGschna lorsque le nom 
d'Eleazar y est employé absolument (ûnO), c'est-à-dire, 
sans Taddition d'autres épithètes. 

32®. ^nr p py?3« ]3 it:^ Eleazar ben Chimon ben Johat 
compagnon de Rabbenu Haccadosch et dont l'on conte quM 



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— tM — 

demeora cadi£ imm une grotte avee son père pendant 

13 ans. Il moanit avant Juda le Saint 
33^. idiD XD"^» Dl3lA^D3ll AnUgone le Sokien appelé ainsi 

de SocOf ville de la Judée. Il fut disciple de ^jnéon le 

Juste et contemporain de IL Elieser, trois siècles avant 

J. Ch. 
34<*. oibp^ft Onkehê que Ton confond ordinairement avec 

le paraphraste et dont on rapporte une Barajtka dans 

le traité Bava Bathra. 
35<*. Manro *nD3it les savans MeêavUei ou d'une académie 

de la Palestine qui portait ce nom. 



36®. tt&iâpMâd Bmm hen £o/ia,*'disdple de ChammaX le 

vieux. 
37^. &r)n^:i Baïthoê^ disciple d*Ântigone le Sokéen. 
38 '^^ Jiâ aâ i:i Ben Bag Bag qui selon le Juhasin est le 

même que R. Johanan ben Bag Bag, contemporain d'/ft?» 

lel et Ae Chammau 
39<>. rrosn S n:i m'Yn:i Beruria fille de B. Hana^jay femme 

de R. Meïr et aussi savante que son mari. 
40®. itn tm ]:i Ben He He que Ton confond ordinairement 

avec Ben Bag Bag. 



4t®. ifD*«dn p nm^ Gievia ben Pen$a cont^nporafai de 

l^méon le Juste et que l'on nomme aussi ûDip pmdA. 
42<^. ^prrr bH'^bJDii Gamaliel le vieux^ fils de Rabban Simeon 

que Ton confond avec le ^méon qui reçut Jésus Christ 

entre ses bras. 
43<>. na^'^i buc^bi^^ Gamaliel de Javne^ neveu de Gamaliel 

le vieux et fils de R. Simeon ben Gamalid, mort vers 

l'an 82 de J. Ch. 
44<^. b'iim blt-'^âa Gamaliel le Grande fils aîné de Rab- 

benu Haccadoêch et le dernier des docteurs mischniques. 



45®. D3^:3^n p firon Doeu ben Harkinai, docteur qui a joui 
d'une grande autorité et qui a vécu, selon le Juhasin, peu- 



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— 109 — 

dant Umt le^t^nps du 11^ temple) savsir: 432 am. II est 

mort vers Tan 80 de J. €b. 
46®. nan'* "tsid «"^ '^wn^n JDoêtuï natif du ^ilktge liima^ 

digciple de Ckmunaï. 
47«. «^ton S p '^wion DoiM ben R. Janrn^t, disdple de B. 

Meïr. 

n 

48^. fit^"^ fi«^9)Din Hoehaja Bahha contemporain de Babbenu 
Haccadôsch. Dans le Tabnud de Babylone il est appelé 
^^-"^Cxfils de RMi. ' 

49<>. ptn iin HilleUèvieux^ disciple de Chemaja et d'Ab- 
talion, né à Babylone de la famille royale de David. Il 
Tint à Jérusalem âgé de 40 ans, où il parait qa'il sim- 
plifia la doctrine de la tradition, car on trouvé écrit 
dans le Juhaêin j[ue depuiê Mn^te JHêqn'à HiUel 600 
étaient la ordrei de la Miêckna et qu'Hillel fui le 
premier à le réduire à 6 seulement. Juda le Saint ne fit 
donc qu'adopter pour son ouvrage le plan qui avait ^té 
déjà proposé par Hillel. H fut disciple de Cbemaja avec 
Chammaî vers Tan 32 avant J. Ch., il est le chef de la 
secte ou de Técole appelée )hti n'^â (Ja maison dHittel). 
50^. fit^oan b^n Hillel Hannasi ou le Prince, fils de B. Je- 

huda Nasi qui était neveu de B. Juda le Saint. 
51®. msia '^mn Èaraghe Malcuth^ c*est-à-dice , les tués 
du royaume y ou dix docteurs qui perdirent la vie par 
ordre des empereurs romains, savoir: Sméon ben Ga- 
maliel, B. Hananja, Ismaël ben Eliça, B* Akiba, B. Juda 
ben Baba, B. Hananja ben Tardejon, R Hospith, B. Je- 
chubab, B. Elieser ben Chemua et B. Joda ben Hma 
4NI selon d'autres B. Elieser ben Dama. 
62<>, O'Op'iin ptuniit S p on5p*iin Byrcan ben B. Elie- 
ser fiU d'Hyrcan. 



iZK iw^ p m'iDT Zacafja ben Kavuthal qui vivmt un 

peu avant la ruine du temple. 
54** ajtpn p nnD? Zacarja ben Haccazab dont on dit 

qu'il vécut avant le temple parce qu'il jure par Je teoqple. 



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— 110 — 



55®. !^:^2jn ^^tn Uonie Hammagaly contemporain d'Amto- 
bale et d'Hyrcan Ters Tan 63 avant J. C. 

5$*», ^xsaiinn n^DXin Hozpith Hatturgaman^ interprète du 
Prince Rabban Gamaliel* 

57^. etnD^n Helpeta ou Halaphta^ père de R. Jose qui vit 
la ruine du temple. 11 faut distinguer de celui-ci un 
autre Halpeta Isch Kephar Hananja, disciple de R Méîr 
qui vivait vers Tan 120 de J. C. 

58®. myn ^''im p"! p i^rsn Hanina ben Rabban Gama- 
Kel de Javne qui parait avoir été contemporain de R. 
Meïr. 

59<*. nom p fifi3*«3n Hanina ben Doêa^ contemporain de Rab- 
ban Gamaliel et témoin de la ruine du temple arrivée 
Tan de J. C. 68. 11 est aussi appelé Hananja ^ ^). 

60®. V^^^n p fii3'^:n Hanina ben Hakinaï vivait vers Tan 
de J. C. 121. Il a été disciple de R. Alriba et Tan 
des 5 juges dont on dit çu*ilê Jugèrent devant les taget 
C3"»îQSn ''acb pann rwi^ny savoir: Ben Asaïy Ben Zoma^ 
Elea Zar ben Mattiia, Hananie Isch Ono et notre 
Hanina. Mais d*autres rapportent autrement tous ces 
noms. 

61®. i(»n "1:1 MS^an Hanina par Hamma qui après la 
mort de Rabbenu Haccadosch était à la tête de ce col- 
lège de savans qui composèrent la Tosaphtha, la Baraj^ 
tha et la Mehilta. Cest en lui et dans ses collègues 
R. Osaja, R. Simeon, R. Gamaliel et R. Elieser que se 
termine Tordre des docteurs mischniques. 

62®. ■^'niton ifiCQsn Hanamel Hammilsri on l'Egyptien, 
Grand-Prétre du 11^ temple. 

63®. dlbtt)^ p ^an Hanan fih d'Abchalon a été juge avec 
Admon pendant le 11^ temple. 

64®. ifânan pn Hanan Hannaiba, neveu d'Onie Hammagal. 

65®. laific Xû'^ii rt^im Hanania Isch Ono un des cinq juges 
qui jugeaient devant les sages. 



21) Les nom de fi(3^an (Hanina) et de rT^33n (Hananja) lont ton- 
vent pris Pan pour l'aotre danf le Talmud. 



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— Ht — 

66». 0i3:»^3éf p n-^ift Hamméa Jili iPAmtigûme, coatempo- 

rain de R. Akiba, vers l'an de J. C. 120. 
6r<>. p^t:» j:i mpm p maan J3a«aii;Vr d^n iftWf/a ftfn Garon, 

qui vivait pendant le IV temple et qui interpréta, dit on, 

Ezéchiel dans le but d'empêcher les Juifs d'en dé&ndre 

la lecture. 
68®. d'^^nsn "jao rp23n Hanania vicaire dei (grandi) prè^ 

trei^ contemporain de R. Meïr et de B. José. 
69) n^^py p r7^33n Hanania ben Akmja vivait ver» Tan 

120 de J. C. 
70». n-nopi^ p rpDan Hanania ben AkacMja qui est aussi 

nommé R. Hanina. 
71 •. ï^n-in 7:1 r^^^y^n Hanania ben Tariijan tué par ordre 

des Romains vers Tan 120 de J. C 

Û 

72^. ^ât) Tabi domestique de Rabban Gamcdiel qui le com- 
pare à un disciple savant* 

73«. pD^iD Tarphen ou IVypion, contemporain de RAkiba 
vers l'an 120 de J. C, le 'môme peut-être que le Try- 
phon dont parle Justin le martyr dans le dialogue qui 
porte le nom de ce Tanaïte. 



74®. •'i'^an aJin-» Jaddua le Babylonien disciple de R. Meïr 
vers Van de J. C. 12Ï. 

75®. i&<:i« p rmn-» Jehuda b^n Abba contemporain de R. 
Juda Haccohen un peu après la ruine du temple. 

76®^ W>i* ^^ rrnn*' Jehuda bar Elai précepteur de R. 
Eleazar ben Asaria vers Fan de J. C. 121. C'est à lui 
que se rapporte le nom de Jehuda lorsqu'il est employé 
sans aucune autre addition. 

77®. ^ai 75 mm"» Jehuda ben Baba, contemporain de R. Je- 
huda ben Elai. Lorsqu'on dit dans le Talmud tiiï:yj2 
nn^ T^Dna il est arrivé à un homme pienx cela doit s'en- 
tendre de R. Jehuda ben Raba ou de son contemporain 
R. Jehuda ben Elai. 

78®. n'T^n'^a p rrnn*^ Jehuda ten Beihera successeur de 
Chemaja et d'Abtalion dans la chaire de Jérusalem et 



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— lit — 

q«i paara msmite à Bdbylooe. H a rtca après la rmtM 
da temple. 
79^. *«Me p tnlft'» Jêimdu ben Tahbat, compagnon de Si- 
meon ben Chetadi Ters Fan 139 avant J. C. On le croit 
Caràlte* 

80<^. )rt:Dti mim Jekuda Cohen compagnon de R. Aba vers 
Fan de J. C. 125. 

81^. yyiz^ p'l p mim Jekuda hem Babban Ckùnean gnr- 
nommé "^^ (précepteur) à cause de .«a doctrine ti^i (le 
Prince) à cause de sa dignité, et vnpn 13^1 (notre maî- 
tre le Saint) à cause de sa sainteté, naquit dit-on, le 
jour que R. Akiva fut tué, Tan 52 après la imine du 
temple, de J. C. 120 à Sephora^ et jouit de la faveur des 
trois empereurs romains Antonin le pieux , Bfarc An- 
tonin et Comode. Bartolocci^^) est d*ayis qu'il mit la 
main à la compilation de la Mischna sous les auspices 
d* Antonin à Tàge de 30 ans, et qull Facbeva la 7^ année 
de Tempire de Comode, âgé de 69 ans. 

82<^. ts(V:^iQ p rmn*^ Jehuda ben Ciemua, disciple de R.]VIeTr. 

82^. W^Ti p m^m Jehuda ben Tema un des dix qui fu- 
rent tués par ordre des Romains (nis^JS ^nn). 

84<». tt)^rf^^ p ^nDim Josua ben Èefhera qui est appelé dans 
la lifischna Ben Bethera (M'-ivi^â p) sans autre addition, 
et qui a été contemporain dlliilel et de Cbammàî avec 
Sintéûn ben Bethera et Juda ben Betbera. Il parut 
avoir été un des premiers qui obtinrent le titre de Rabbi. 

85*. oiap'^in |a anoim Jewa -Jih d'Hyrcanj précepteur de 
R. Akiba. 

86<^. n'«33n p â^in*^ Jomm ben Hanania qui s'appeUe aasd 
Josua tout simplement, a été disciple de VL Johanan ben 
Saccàï, et contemporain de Rabban Gamaliel le Prince. 

87®. ^lb p :^im Joêua ben Levij contemporain de R Ha^ 
mna bar Hama et précepteur de ce R. Jobanan qui com- 
pila le Talmud de Jérusalem. 

88<>. MTi^ )3 ^^in^ Joiua ben MaUija^ contemporain de 
R. Ismaël, vers Fan de J. C. 80. 



33) \h. Tom. III. p. 79. 



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— 113 — 

^9^. 'trrr^.t )^ mim Jonta ten ,Perààù$j pifipupie w i%. R. 
Simeon be» Chetaeh et mort Vers Tan 90 avuit J. C, 
8e]on Tauteur da Chalchelefh. Les Talmudisles sou- 
tiennent qne J. Gb* a appris de lui la magie, sans liu^ 
quieter des difficultés ebronologiqnes que présente cette 
opiidon singulière. 

90». tm^p p j^iM-i Joêua ben Corim^ fils de R Âldba et 
précepteur de Rabbenu Haceadoscfa. 

9i^. t^p"^^ p pii*« Johanan ben Broka, père de R. bmaël 
et contemporsûn de R. Elieser ben Âsaiia vers Tan 80 
de J, C. 

92». -«lin myrw p jotp J^kanun hen Qndgada HaUetfi 
Tirait pendant le lia temple dont il a été le portier. 
930. |n:)n "i^^DT p "j^v Johanan ben Zaccai Haccohen^ 
disciple d'Hillel le , vieux et de Chammaî, mort fan 70 
ou 73 de J. C. après une vie de 120 ans. Il obtint de 
Tite la permission de transporter à Javne le Grand*San^ 
hédrin. Les Juifs lui attribuent lé livre Toîd^É Jecku *>). 
94<>, '«s-iinn p "janT» Johanan hen Bahorani vivait un peu 

avant la destruction du temple et eut pour disciple R. 

Eleazar ben Tsadoc. 
OS*, i^itt)*» p "^inv Johanan ben Jechua^ fils du beau-père 

de it. Âkiba. H vivait par conséquent un peu après la 

ruine du temple. 
90*. £(Y)â p )3nr Johanan ben Mattija^ contemporain de 

R. Akiba. 
97<>. bii:» ï^s n-'nnxa p ]3nr Johanan hên Mataffa grahH- 

prêtre et frère de Juda Maccabée, 1*an 132 avant J. C' 

On le confond avec S^ Jean Baptiste. 

98®^ '•'ma p pm^ Johanan ben Nuri, contemporain et rival 

de R. Josua et de R. Elieser. 
99<>. '^ijnSDn ï^m"» Johanan Hasmndïarj disciple de R^ 

Akiba. 

100 <>. pai*s Jonathan que Ton croit contemporain de R. 
Akiba. 

101 <*. ^0')'^Jo$e sans autre addition, c'est José ben Chèl- 



23} V07. TfUarie du Jnâ. 

i. a 



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~ «4 — 

ptdw wningnqtt im IL Sbnirat ^ R* ^o^) <Ie R. 
M«lr ct ^ R. EUflser ben ChammoS, qui flewirmi dans 
fai même académie Jusqu'à Rabbenn Haccadoich. 

Wi^. mprt'X^ p "^T» /oj€ èem Broka qM Ton croit conltm- 
peritai da R. Elieaor, fik d'Hyrcan. 

103®. ^i^'^ban *«&')*«Ja#e le OaMéen^ conteaupccaû^ da R. 
Alrïte yars la oaranianceiiiaiit d» W siècle. 

104^. n'^poJa'^in jn tort J*tfe iai D^rmatUik^ diaciple de 
R. Elieser Hi^adoL 

id5*4 *^meK J^pmn p -t)Y^ Ja«e hên Hakathefk fJKmpkra^ 
téen^ tifldple de R. Ismaël et contemporain de R. IVlnn 

Mft^* *Qin p "«Di^ •'•'^ &M JKmh' dont Ton dit qu'il disputa 
avec Sîméon, firère d'Aaaria, qui Tirait un peu avaat la 
deatrudioa du teiaple. 

iW^. rtph^n p idi'^ Joie be» Habda^ cootempet ain de EKe- 
aer et de R* Josaa, 

108«. \i^b» "^ m)Fr 'la -«or José bar Jehuda bar Biaï, 
cfHttpagnea de Rabbeuu Uaccadosch. U est dit tout aim- 
plement dans la Misdina mnn** n^ 

109®. OV^TBIV "^"^ pnr p ««or José ben Johanan de Je- 
ruialew^ compagnon de R. José, fils de Joteer. Ces deux 
docteurs sont les premiers parmi ceux qui jusqu'à HU- 
lel et Chammaï préaidèrent deux à deux^ Tun ayec le 
titre de M^îi)) Prince et l'autre avec celui A'yn n"»^ M 
père de la maison du jugement^ et qui ne portèrent pM» 
le titre de Rabban ou de Rabbïy parce que la dignité de 
de leur nom propre leur suffisait. 

mO^. rrrn^ «î'n» rjT>T» p "«or Joêe ben Joëser de Tteridaj 
compagnon du précédent» Il reçut la tra<Ution d' Anti- 
gone le Sokéen, et son avis a toujours plus de poids que 
celui des autres docteurs plus récens qui disputent dans 
la Miscbna. 

111«. -jryDn "Ol*» José Baccohen surnommé le pieux (n-^Ort 
fut disciple de R. Johanan et fameux mystique. 

112<^. ûblu^JD p ^D-f^ José ben JUeciullan, contemporain de 
Rabbmu Haccadosch vers l'an de J. C. 160. 

113<>. fi^matsp '«O'ï"»/o#e Kainutha, surnommé le pieux, pa- 
raît avoir vécu un peu après R. Meïr, selon le Talmud 
de Jérusalem. Il est le dernier parmi les quatre docteurs 



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— 115 — 

soniûmmés les "piéua;. L«8 trol« aatret 60tit R. Inda 

bar Elaï, R. Juda^ fils de Baèë^ et R. luda Haecoken. 
i\4t^. «730"*p "ja •OT» Jo#e i^ Kifmà a été témoin de la 

destruction du temple* 
US'*. nfi<'^Danfi<» P|Oi'> Joseph d'Arimaiée dont il est fait 

mention dans TEvangile ^ *)» 
116«. 'j'ï'n'û p HOT* Joêepb ben Oorion qne Ton croit frère 

de Nicodème et contemporain de J. C.^ on le confond 

anssi avec Joseph rhistorien des Juifii. 
117^. m'ian \d^m nt^r Joëser Isch Habbira ié Téoole de 

Chammaï. 
li^<^. ^tn'^Janna^, contemporain doR. Aldba et de R. MéTr. 
119®. ^py^ Jacob qui paraît aVoir été nn des précepteurs 

de Rabbenn Haccadosch. 
120*. Tnn tD^ D^p*^ JicvMM /#cA Hadid^ contemporain de 

R. Josua ben Hanania, vers Tan 50 de J« C 
121 <^. hs'^Dn a^ta^i lichbàb Haiêophtr (le scribe), eom- 
, pagnon de R. Akiba. 
122^'. >jtr^;D^ lichmaël^ compagnon de R. Akiba* U a écrit 

sur les treize modes d'interpréter la loi. 
123*. ^^-^^N p bit:s>53iD^ lichnaël ben Klicha Orand-Prétre 

qui reçut la tradition de Nehonia ben Haccana. 
124^ «pna p isni*»'*^ p is^'sls^^ hchmaêl Jrh de K. toha* 

nan ben Broka, compagnon de Rabbenn Haccadosch. 
125®. i^nobn» p "^Di** S p bfi^awau)-» lêmaël, fih de R. José, 

fits de Helpetka adjoint de Rabbenu Haccadosch dans 

Facadémie. 
126«. •»rtfr«5 p ii^^tr* Ischmaël ben PHiabi Qrani-Ptetm 

pendant le il^ temple. 

h 

1270. nra-» «"»i« oxrib Levifast de Janne imitait vers Tah 40 
de J. C. selon Bartolo<^« 

a 

128<>. ^-^^"ù Meïr que quelques-uns ont confondu avec H» 



114) Lei deox nomt Joie et Iwtfk fMK prit Ten poor l'autre 4»M 
le Talnnd. 

H2 



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— 116 — 

Néhémiess) et 911! était Tice-président sons le prérident 
^méon, fils de Gamaliel II. Sa mort tombe vers Tan 
130 de J. C. On emploie Texpression â^Dtt û'^rut, d'mu-' 
trei disent au lien de son nom parce qu'il a enseigné 
des erreurs. 

129^. tWH^n Méïcha dont Nahum Halliylar reçut la tra- 
dition, et qui vivait pendant lé ll^* temple. On le con« 
fond quelquefois avec R. Meïr dans le Talmud. 

130<^. tmyf2 Menahem que Ton croit fils de José. On ren- 
contre aussi un autre Menahem qui a été compagnon d* 
HiUel. 

131^. "«MSA^ 1^ tïrffn Menahem ben Signai^ contemporain 
de R. Johanan ben Gudgada. 

132<», tD"in p «-^n» Mattija ben Haratch^ discipk de R. 
Elieser le Grand, et contemporain de R. Simeon ben Johal. 

133. ii^^^iû p tK'^o'à Maitiag ben C%emuel ou Matathias 
qui vivait vers la fin du II<^ temple. 



134<). 'iN'ntiâ Neharaï surnom donné à plusieurs Rabbins 

et plus particulièrement à R. Nahmia qui vivait avant 

Rabbenu Haccadosch. 
135 <^. '^b^in Diro Nahum Hallîviar scribe, disciple de R. 

Meïcha. n vivait un peu avant la destruction du II'' 

temple. 
136<^. ^'Qti tiUro Nahum Hammadt qui vit la d^Mruction du 

1I<^ temple. 
137<^. )r\':i!» p H'^Tù Nehoma ben Eluathan qui vivait vers 

Tan 73 de J. C. 
138<^. rxypn pM'^âim Nehonia ben Haccanoy disciple de 

R. Johanan ben Saccaï et précepteur de R, Ismaël ben 

Elisa. On lui attribue le livre Bahir. 
139®. ïT^rp Nehew^a , compagnon de R. Meïr. 
140<>. ^\n n^ \D'»i< n"»Z3n5 NehewUa natif de Beth Dale, con- 

t^nporain de R. Akiba. 



25) On lei diKtingae i^iiii de Pantre par la règle : le titre Babbi em- 
ployé laDfl aucone addition éaRi la Miidiua tignifie R. Meïr, et dans la 
Toiaphta R. Néhéniie. 



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— 117 — 

141^. ji'n'U p ^nanps Nteod^mon ben QorioUy tt^e de Jo- 
seph Gorion, le même peut-être que celui de TEvangile. 
n était aussi surnommé ^3iâ {Bonaï), surnom que le Tal- 
mud donne à un disciple de J. C. 

142<'. "^i^pa Nikanor qui employa des sommes considéra- 
bles à orner le 11^ temple. 

i4Z^. ^bT^tm '>fiwm Nitaï Haarheliy compagnon de Josua 
ben Par-ahia. Il vivait vers Tan 200 avant J. C. 

144®. ^b^â ^m Nathan îe Babylonien qui de Babylone 
passa ensuite à Jérusalem. U était contemporain de R. 
Simeon ben Gamaliel vers Tan 121 de J. C. On lui at- 
tribue le Pirke Avoth. 


145<^. "«DT |â b'DttlD Semaiui yel Symmaciuê ben Jose^ 
disciple de R. Meir. 

? 

146<>. }>àihhTxn )z m^9 Akbifa ben Mahalalely contempo- 
rain de R. Hillel le vieux. 

147®. r)OT p nsnps^ jikAq ben Joteph né la première an- 
née de notre ère. Il vécut 120 ans, et consacra, dit-on, 
40 ans de sa vie au commerce, 40 à Tétude et 40 à 
renseignement de la loi. U mourut à Bitter Tan 120 
de J. C. Entre autres ouvrages cabalistiques on lui at- 
tribue aussi le livre Jetiira. 

148®. mnrp p DIod Paphog ben Jekuda^ contemporain 4e 

IL Akiba. 
149®. 0^*«DD Papias qni vit le temple détruit^ et disputa 

avec R. Akiba et R. Elieser. 

S 
150®. pn^ Tiodac qui vivait avec son fils avant et après 
la destruction du temple. On ne doit pas le confondre 
avec Tautre Tsadoc qui fut disdple d' Antigone le So- 
kéen. 

151®. diiw '^anriop Kattia barCàalom^ prosélyte et con- 
temporain de R. Akiba. 



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lis — 



I&2*. ^T) RaM$\ Ce titre employe toot seul dans laMiscbna 
signifie quelquefois R. MeYr, et plus souvent Rabbena 
Haecadosdi. 

m 

153*', *«mu) Chammai condisdpie, disciple, oollégne et ri- 
val d*HiIlel le vieux. On Tappelle colère dans le Tahaud. 

154^, popn ht^itsiD Chemwel Hmecaten ou le peM, ainsi 
appelé relativement à Samuel le Prophète. On le cen- 
.fond avec TApôtre S* Paul et avec le Samlàî dont il 
est question dans le Talmud de Jérusalem. 

155<'. noxDn vr^ l*)^»^ Ck$mon de Mizpa qui vivah sous 

le II^* temple. 
\h^^. ^T^^^ p firau) Chimon hen EleazWy compagiura de 

Kabbenu Haccadosch et disciple de R.Meîr. On Fappela 

aussi m'v) (Raschba) par abréviation. 
157, Hn'^n^:} p p3^»;r) Ciimon ben Bethera^ contemporain 

dHiUel. 
158^. !)NnDm ]3 fl^^TD Chimon ben Oamalielj père de Rab- 

benu Haccadosch, on le nomme aussi :iivD'n (Batckbmg) 

par abréviation. 
159». yçiiin iH^bm p yi^p'n^ Chimon ben Gamaliel le vieux 

tué dansia destruction de Jérusalem. 
160». iprn ibrr btt> 1:^ py»tt? Chimon^ fiU d'Hillel le meux^ 

contemporain de J. C. Le premier qû ait pris le titre 

de p^i. 
161». i^JQit p )'imxû Chimon ben Zoma qui vécut avant et 

après la destruction du temple; contemporain d^ R» 

Akiba, et fameux par ses sermons, 
162». Hn^bn pp^^nD Chimon ben Helpeiha frère cadet de 

José ben Helpetha, contemporain de Rabbenu Hacca- 
dosch. 
163». min*' p p^73U) Chimon ben Jehnda^ compagnon de 

Rabbi. 



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— 119 - 

164^. '^HTiV p p»o GbbM èem JdUf ^*oii appelle amni 
toot simplement CAtmot^; bli:iii "^imsrr (grande lumière), 
twnb :Kiar3 (itinceUe de Molse) et par abréviation 
^ib') (Raschbaf), Tirait vers Fan 120 de J. C. et composa, 
dit-on, le livre Zekar dans une caverne oà il demeura 
caché pendant 12 ans. 

16[M^. tro^ *f^ )VP^v Ckiman hen Mêmuia^ emtemp^rféa 
de Chimon ben Xahàï. 

166^. W: p y\'sis^ GUrm hen Nmna$ vivait vera la fin 
da I'^ f&Me. H est appelé dans la Sfisdina ben Nanas. 

167. bet^Tù p p^^ ChiwMn hen Naikanaël nn des dnq 
disciples de R. Johanan, fils de Saccal, ^ virent le tem- 
ple avant et après sa destraction, 

168*. f3Dn ]2 fi9»v Chimin hen Hasingmn vivait pendant 
le n** temple vers les temps de J* C. 

169^. *«m9 ]:} p9)sm Chimon ben Jioiy compagnon de B. 
Akiba* 

170^. tr^p^ p p^^iD Chimon hen Akohija^ contemporain de 
R. Josua. 

171^. *«}Mp&n p:^3!3iD Chtmon Happakuli institua 18 bénédic- 
tions devant Rabban Gamaliel le vieux. 

172®. p^^i^n ^v»o Chimon le Juste ^ successeur dlEjsdras et 
grand -prêtre, qui survécut à tous les membres de la 
Grande-Synagogue, et qui alla à la rencontre d'Alexan- 
dre le grand, 40 ans après la restauradon du temple. 

173®. "^^n p p^^U) Chimon hen Rabbi^ c'est-à-dire, fils de 
Rabbenu Haccadosch. 

174<*. nom p praiD Chimon hen Cheimch^ compagnon de 
Jehuda ben Tabbaï, ennemi déclaré des Saducéens. 

175®. ^DTrnrr p^^tD Chimon Battemani, un des quatre doc- 
teurs de l'école de Jaone, qui sont outre lui R. Elieser, 
R. Akiba et R. Josua. 

176®. m^TaiD Chemajùj disciple de Simeon Chetahide et 
compagnon d'Ab talion. 



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— 1» — 

' C0 a ml Êgu ë alpkmbétiqme 

des principaux docteurs ^^) AtMraim (tTfi^^llTafi^) gui parlent 

dans la Ghémara depuis Juda le Saint (an de /• C. 200) jusqu'à 

la clôture du Tahnud (an de J. C. ÔOO). 

t*. fiOM Ahhmy titre des Amoretim comme RaUi est celai 
des Tanaïm. On croit qu'employé absolument il désigne 
plus conmuiDémenl Abba Aribba on IUf. 

99« MHd nâ MCm Mba bar Cohana. Il y a deax docteurs 
de ce nom, Fnn vivait du temps de R. Johanan, compi- 
lateur du Talmud de Jérusalem, c'est-à-dire, vers Fan 



29) 8oT les Tmmmles, Us Amormm et let autres doctean ée U 
TradMon v«y. la 11^ Partie de la Théorie dm Judaïsmte. Ce catalogae 
dei Amoratm lera ami peu' étenda et motnt étendu encore que celai 
de Bartolocci et de Wolf pour dei rafiona tréi-plauiiblet dont voici les 
principales : 
1». Comme Je but de cette Préfsee est de préparer à la lecture de la 
version du Talmud par un résumé de tous les moyens qui peuvent 
jefer quelques rayons de lanière dans son obscurité, il nous faudrait 
remplir 100 pages au moins des seuls Amormïm des deux Talmuda 
tels qu'ils se trouvent indiqués dans la Chronique ni'^l'irT ^10 {Se- 
der Hmdoroth), 

2». Et comme d'autre part le but de ce catalogue nVst que de fixer 
les principales époques dans lesquelles les dépositaires de la Tradi- 
tion ont travaillé, de toutes leurs forces, à expliquer et à altérer 
• en même temps les doctrines de leurs ancêtres , ce but peut é(rt «afll- 
saonoent rempli par le catalogue que nous donnons et qui contient les 
principaux d'entre ces docteurs. 

3". Nous observerons en outre que plusieurs TanaYtes reparaissent dans 
les deux Okéroares de Jérusalem et de Babylone, et qu'ils sont OU 
les pères on le^ précepteurs des Amormtm ; de sorte que par le titre 
de fils et par la formule il disait au nom d*un autre il n'est pas dif- 
ficile de conjecturer Tdge de celui qui parle diaprés Tâge de l'autre 
sur rautorité duquel il appuie ses paroles. Au reste la chronologie 
des Amoratm est souvent très-compliquée. 
Ruieonque veut se contenter d'avoir la simple nomenclature des 
Tamattes et des Amoratm y peut la retrouver, partagée en ages, dans 
le 11<^ Volume des Antiquités hébraîquet de Georg Vaehner, ouvrage qui, 
outre ce catalogue presque complet, contient plusieurs renseignemens 
fort utiles pour tous ceux qui cherchent à s'initier dans les doctrinaa 
talmudiques. ~ 



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- 121 — 

2S0 de J. C, et Taotre comeo^rain ée Rav Joseph, vers 
Tan 322 de J. C. 

Z^. inâM Abiu^ compagnon de R. Hija bar Abba, disciple 
de Rabbenu Ilaccadosch et aïeul de R« Samuel Jarhinée. 

40, Hsrts ^a irr^ Aèbu har Cokana le même peut-être qu* 
Abba bar Cobana, et selon d'autres le compagnon de R* 
Ame et dé R. Asse, et disciple de R. Johanan. 

4^. Ti'^H "^ts ir(» Abku bar Ikéj contemporain de R. Samuel 
vers Van 240 de J. C. 

6^. •«di*^ nn DVt3M AhthUoê bar Joie^ un des cinq fils de 
José. 

7^. Zf^DD titrait Avùkol Scribe, mimslre de Rav. 

8^. "(i^^ Avij'e ou Avatj neveu de Rabba bar Nahmani et 
recteur de Tacadémie de Pompeditha vers Tan 325 de J. C. 

9«. ^:iM Atimi fils de R. Rahve (HâM) de Pompedidia 
vivait vers Tan 325 de J. C. 

10®. i«i«j y^ «^a paôt Àbbin bar Rav Ada vivait vers la 
moitié du 3« siècle. 

11®. ^^^ Avt9M. On rencontre plusieurs docteurs de ce 
nom dans la Ghémara sans aucune addition ou avec Tad- 
dition de Rab. 

12®. ^anfi< ^3 tn« Ada ^ar Ahava, disciple de Rav, vers la 
moitié du 3® siècle. 

13®. tKTMK Aha. U y a 50 docteurs dans la Ghémara qui 
portent c« même nom. 

14®. en'^^n ^^ mut Aha bar Hanima paraît antérieur à R. 
Jacob bar Idl, à Rav Nahman et à R. Tavla qui parlent 
en son nom, et Rav Nahmana était directeur de Técole 
de Nahardée vers Tan 230 de J. C. 

15®. n'>tt}^'> n )^ É«W Aha ben R. Jochya, contemporain de 
R. Dosthaï ben Jannaï et de R. José ben Kephar. 

16®. M'n*! rP'ni H»ii^ Aha fils de Rava, ministre ou compa- 
gnon de R. Ache vers Van 410 de J. C. 

17®. ^T^^^K Elieser, ce nom placé absolument dans la Ghé- 
mara signifie R. Eleazar ben Podath. 

18®. smr^M Elijachibj contemporain de R. Johanan, rédac- 
teur du Talmud de Jérusalem, vers Tan 230 de J. C. 

19®. t)Y» p ^I9h» Eleazar ben loee le même peul^êtie que 



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— 122 — 

R Eleanr ben Joie ben Helpedia ^i dla à Rone avec 

R. Simeon ben Johai. 
20«. pnx p 'nTis^tt Elemzar len TsaJoc eu bar faaae vi- 
vait après Rav vers Tan 250 de J. C. 
21 0. ^72» Amej prêtre et disdple de R» Jobanaa aaqttel il 

succéda dans le rectorat de Facadémie lie Tibériade et 

qui mourut Tan 300 de J. C. 
22<^. Mi< n:) '^jsa Ame bar Abba vivait vers Van 250 de h C3i. 
23^. *«D^ AiCj prêtre et compagnon de R» Âme et recteur 

de racadémie de Tibériade. Dans le Talmud de Jérusa* 

lem il est appelé i><D'« '^ Rav Jesa. 
24<>. tu^it Ache y c'est-à-dire , Rav Adie, premier rédactevr 

de la Gbémara de Babylone, né Tan de J« C. 367 et mort 

en 426. 

3 

25 •• hli ^a^^'^a Bibt bar GiddeL Son père parle au nom 
de Rav et de Samuel^ d*oA on peut déduire qu'il vivait 
vers Tan 220 de J. C, et que son fils a touché Tan 279» 

26* • rrfiOa Banea, précepteur de R. Johanan, auteur du Tal- 
mud de Jérusalem. 

27^. rr'^s^n BerakiUy contemporain de R. Banea vers Tan 
de J. C. 200. 

Il 

28<>. \n^^ Giddelj disdple de R. Samuel Jarbinée et préc^* 
teur de R. Sira vers la moitié du 3* siède. 

29^. ^^b^a Gamaliel^ fils de Rabbenu Haccadoscb qui ex- 
pliquait la Mischna dans l'académie de Tibériade vers 
l'an 219 de J. C. 

T 

30®. *«)9^n Dimi de la terre dlsraël, disciple de R. Jofaanai» 
et qui passa ensuite à Babylone, Abraham ben Dior 
parle d'un autre Rav Dimi qui fut recteur de l'académie 
de Pompeditha vers l'an 383 de J, C. 

n 

Z\^. Hù^n Huna^ prince de la captivité et contemporain de 
Rabbenu Haocadosch. 



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— «3 — 

32^. MDin HûnOy directeiEr de Pacadémie de Sera vers Tan 

290 de J. C. 
33<). M^Tonsi Hoiciaja qui parle an nom de Rav et qui par 

ponséquent à dû vivre vers Tan de J. C. 21 9« D'autres 

le confondent avec R. Ocbaja (fiT^^li^, disciple de Rab- 

benu Haccadosch* 
34^. vr^m b^n Hiilel le Ptiiu:e qui vivait probablement 

vers Tan 360 de J, C. 
35^. tnvart Hammenunof compagnon de R. Sira. 

t 

36<>. intîTr Zutra, recteur de Tacadénrie de Pompeditha vers 
Van 410 de J. C. et qui ne doit pas être confondn avec 
A. Zuta (non) contemporain de R. Ache, et qui étût 
recteur de Tacadémie de Sera vers Tan 427 de J, C. 

37». Tî^^lD -^3 ttiOV Zutra bar Tobija^ contempormn de R. 
Juda, vers la mmtié du 3^ siècle. 

38<^. etTT Zira le Babjlonien qui fut élevé dans la terre 
d'Israfil et disdple de Rav Hanna. 11 parait que de Ba- 
bylone il revint enfin en Palestine parce qu'on le dit 
mort à Tibériade dans le 4® siècle. 

n 

39<>. ar^n Hija surnommé Rubba (na'^) auteqr de la To- 
siphta avec Hoschaja Rabba et fils de R. Abba Sela. 
On rappelle aussi R. Hija bar Abba. 

40®. ^U5i<^ fir"»n Rija bar AchCj c'est-à-dire, fils de ce R. 

' Ache qui fut disciple de Rav et de SamueL 

41^. flO'n nOM^^n Bija bar Joseph^ contemporain deR. Jo* 
' hanan et de Samuel vers Tan 230 de J* C. 

420. "dkn Haibo, disciple de Rav Hunna vers ran250deJ.C. 

43^. tV2n Hamme, recteur de Facadémie de Nehardea, depuis 
Tan de J. C. 357 jusqu'à l'an 372, 

44^. iCV^ ^a fion Hana bar Bisna^ contemporain de R. Chi- 
lueon Hasida. 

45^. ^»^^3n Hanilaïy contemporain de R. Johanan. 

46®. fi<2^:rt Hanina. On cite dans la Ghémara plusieurs doc- 
teurs de ce nom dont les plus connus sont R. Hanina 
ben Gamla, R. Hanina ben Jesua et R. Hanina ben Papa. 

47®. inon iTa^ifo, recteur de l'académie de Sera vers Tan 290. 



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— 124 — 



4S^. milT JehudUj recteur de l'académie de Nahardea vers 
la moitié du 3^ siècle. 

49^. trru p mim Jekuda hen Gherim^ disciple de R. Si- 
meon ben Johaï, né de parens prosélytes. Dans le 
Talmud de Jérusalem on le nomme R. Jodan. 

M*. «f^Ti Sn rrna min*» Jéhudafil» de Hija, disciple de R. 
Simeon bon Rabbi. 

51<>. "^ly^t^ p pnr JoAanan ben EKeger, né Tan 184 de J. 
C. dans la terre d'Israël et auteur de la Ghémara de Jé- 
rusalem, n eut pour précepteurs Rabbenu Haccadosdi, 
R. Jannaj, R. Oschaja Rabba et Ezéchie, fils de R, Hija. 

52^ hifnxf p )n2T Jonathan ben Ugiel le Paraphraste chal- 
déen« 

5Z^. Mi&a prât*^ Isaac Naphhoj contemporain de R. Ame et 
de R. Acbe. 

54®. rt'^^'* Jérémte qu'on appelle dans le Talmud nwan i>» 
(auteur des questions) a été disciple de R. Hunna. U 
disputait souvent avec les docteurs de Rabylone et il l'em 
portait sur leur avis. 

.55<>. Mît ^3 rray^ Jérémie bar Abba^ disciple et collègue de 
Rav. 

56®. btiCPty^ Ismaëlj on lui attribue une école sous le titre 
de maison d'Ismaël (^et^^JDur t)*^). 

57®. ptO«^n ficns Cohana le premier^ collègue et disciple 
de Rav ; on l'appelle le premier par rapport à un autre 
Cohana contemporain de Rav Ache. 

b 

58®. ^ib Leviy sans autre addition veut dire Levi bar Sin\ 

disciple de Rabbenu Haccadosch. 
59®. ÉtTT'n *ni •'l^ Lert iar/ft?/a, contemporain de R.Johanan. 
60®. fit^n *na *nî) Levi bar Bama, contemporain de R. Ha- 

nina bar Hama et de R. Aphes, vers l'an 220 de J. C. 

61®. ^» Mar ou Mor employé simplement signifie Rabba 
bar Nahmani onche d'Avije. 



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— 126 — 

62^. tC^'^mTù Meekarckiju probablement fils de Rava et 
disciple d'Avije. 

3 
63<^. pnsr na "}arp Naiman bar Isaac. 

640. ^fio Saphra qui parle au nom de R. Josua fils de 
Hanina. 

y 

65 ^, ^rsyo *)l "«rî^a^ Enene bar Sason. 

B 

66®. Mt Papa sans autre addition signifie plus probable- 
ment nn recteor de ce nom de Fécole de Naresch vers 
Fan 353 de J. C. 

67<^. tihtp Kaphta, précepteur d'Oschaja ben Rabba* Il re- 
cueillit quelques traditions qui portent fe nom de Mtfcina 
bar Kt^fhra ou de Teiaphia. 

1 

68<'. â^ RaVy ce titre sans autre addition signifie M^^M KâH 
Abba Aribbaj disciple de Rabbenu Haccadosch et de R, 
Hija dans la terre d'Israël. H passa enfin à Rabylone et 
y fonda Facadémie de Sora dont il fut le recteur jusqu'à 
Fan de J. C. 243. On le croit aussi auteur du Siphre et 
de la Sy^hra dont nous avons déjà parlé. 

69<^* iD^ Raboj compagnon d'Abie et disciple de Rav Hasda 
yers Fan de J. C. 353. 

70«. 4f3n n:a (n:i^) ^a w^ Baba bar (Rabbay^) bar Hauma 
disciple de R. Johanan. 

71^. fiW^b ^3 i<3*t Raba bar Lema^ contemporain d'Abie. 

72^« fiC^*^ Ravina le vieux et le jeune, le premier a été 
disciple de Rav Joseph vers Fan de J. C. 322, et le se- 
cond est le dernier des docteurs ghémanstes, mort Fan 
474 de J. C. 



27) Selon Joma HaUeri il fsat faire aentir deox bcn rùr\ «< »■> 
teol en tiâ*1, ear eea deux nema défignenl lourent deux docleun di^ 
férent. — 



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— 126 — 

m 

73^. i^vsiD ChemneL Ce nom employé simplement indigne 
R. Samuel Jarhinée ou le calculateur des mouvemens de 
la lune. Il eut pour père Abba bar Abba, pour patrie 
Nehardea, et mourut vers le milieu du 3^ siècle. 

74^. *td6^îD Samiaî, contemporain de R Johanan. 

75<^. £eW ^^ ]^1Z) Cheman bar Abba, disciple de R. Johanan. 

76®. urpb p )'i9l2m CAimon ben LakUck par abréviation 
^:3 u^'n (Raschbal) naquit d*uDe soeur de R. Johanan. Son 
père est appelé tD-'pb ttr*n {Chef -larron). 

TI^. niDiZ) Ckeckath, disciple de Rav Hunna vers Fan 285 
de J. C. 

n 

78®. JTTr "^â b'in^n Tanhum bmr Hija le même probablement 
que R. Hija bar Abba. 

Lorsque les noms des Amoraïm que nous venons de 
rapporter dans ce catalogue ne donnent pas Tàge que Ton 
cherche, on doit consulter, ainsi que nous venons de le dire, 
les articles de leurs parens ou de leurs précepteurs dans ce 
même catalogue ou dans celui des Tanaïm pour obtenir 
des résultats chronologiques plus précis. Quant aux épo- 
ques les pins marquantes de la tradition et des écoles où 
elle a été propagée, on peut collationner avec fruit la 
table de M. Jost, que nous avons copiée dans la seconde 
partie de notre Théorie. 

Comme les deux Talmud ne constituent, à rigouren* 
sèment parler, que deux grands commentaâres de la Mi» 
kra on de la Bible, il est indubitable que leur intelligence 
doit dépendre principalement d*une notion exacte ^^) des 
paroles du texte qu*ils expKquent. En d'autres termes il 
faut adopter pour principe fondamental que quiconque veut 
comprendre le Talmud doit être aussi versé dans la Bible 



28) Je dit nue notion exacte det parolei et non de lA tignifkation 
def pârolei, car j'ai déjà démontré dam ma Théorie du Jodalame que 
la Bimière d'hitcrpréter la Bible dei éocfeuri de la SfMgpogoe eit tou- 
joan traditionnelle et nullement critique, et qu'ilt puitent datii ont tra* 
ditlon qQ*iii ont eux-mëmei corrompue à pluiieora reprîtes. 



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^e les fal«n<K«tc8y o*egt«àpdîr^ il doit 1b savoir pres^foe 
par eoeiir oiLétre tout aa moins dn état de se rappeler le 
conteau d*an chapitre entier en lisant dans le Talmnd un 
seul verset, et le contenu d'un verset entier par la cilatioii 
d'un seul mot. Nous avons déjà fait quelques remarques A 
ce sujet dans notre Théorie tout en promettant : 
i^. que comme c'est pour les non- Juifs et non pour les 
Jidfs que nous traduisons ce code et que les premiers 
connaissent la Bible bien moins que les seconds, nous 
commencerons par établir Fétat de chaque question en 
rapportant les paroles du texte avant que d*en donner 
la glose ou le commentaire de la MùcAna et de la Ghé" 
mara, 
2®. que dans le corps de la glose on du commentaire nous 
inAquerons soigneusement les chapitres et les versets 
sur lesquels appuient leurs opinions ou leurs décisions 
les talmudistes. Mais comme d'autre part la loi de Moïse 
est Tobjet principal des discussions talmudiques et qu" 
eDe présente heauconp de confusion dans le Pentateu- 
que parce qu'elle y est mêlée à l'histoire , et qu'elle y 
est plusieurs fois répétée et même modifiée, nous regar- 
dons comme indispensable de donner ici le catalogue de 
6i3 précepteg ajffîrmaiifs et négatif 9^ ) qu*y ont trou- 
vés les dépositaires de la tradition et dont ils s^occu- 
pent continuellement dans le Talmud. 
On peut regarder ce catalogue comme le compendium 
de tonte la Bible et le foyer de toutes les doctrines de la Syn- 
agogue, car les prophètes antérieurs et postérieurs se sont 
occupés de leur explication avant les Tanaïtes et les Amo- 
raïm. Il servira aussi à distinguer dans le Talmud les pré- 
ceptes de Moïse des prescriptions ou constitutions des Rab- 
bins (73^"^'^ ni2^). Maimonides est peut-être le premier qi^ 
ait p^isé à faire cet extrait de la loi mosaïque dans la préface 
à son abrégé da Talmud, appelé Jad Haiuka^ et son travail, 
tout inexact qull est, peut rendre le même service que le 
soin que Ton prend ordinairement de marquer sur une lon- 
^œ route les espaces déjà parcourus et ceux qui restent à 



30) Voy. Théor. do Joe. i^ ti n^ Part. 

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pnreoiirir. Celt pourquoi noiu ii^hésitoiia pas à llnBcrire 
dans cette préface lei qnHl est dans Torlgina], en le traduis 
Bant fidèlement et en y ajoutant les citations de la BiUe que 
Maimonides a négligées parce qull n'écrivait que pour ses 
confrères. 

rmy nisïa 

Les Préceptes affirmatifi 

de la Lui de Motie* 

10. Précepte ailirmatif est, de croire que Dieu existe, car 
il est dït^^):je suis r Eternel ton Dieu. 

2^' et qu'il est un; car il est dit'*): t Etemel notre Dieu 
est un. 

3<^. de Faimer, car il est dit* 2); fu aùneraê T Etemel ton 
Dieu. 

4®. dele craindre, car il est dit ^)\ tu craindrai P Etemel 
ton Dieu. 

5^. de prier, car il est dit'^): voui servirez f Eternel votre 
Dieu. , 

%^. d'être attaché à l'Eternel, car il est dit'^): tu lui se- 
ras attaché. 

7®. de jurer par lui, car il est dit ' •) : tu jureras par son mom. 

8®. de tacher autant que possible de ressembler à Dieu 
dans notre conduite morale, car il est dit' ^): tu marche^ 
ras dans ses voies. 

9^. de sanctifier son nom, car il est dit '^): je serai sanc- 
tifié entre les ei\fans d'Israël. 

10 0. de faire la lecture du Chema deux fois par jour, c'est- 
à-dire, le soir et le matin, car il est dit 3^^: quand tu 
te coucheras et quand tu te lèveras. 



30) Exod. XX, 2. 31) Deat VI, 4. Sa) n> 6. 33) ft. IS. 

34) £xod. XXJII> 35. C« lenric* oommsiidé enven Diea, ^îoate 
llaiinoaidei , lignifie la prière. 

35) Oeuf. X, 20. 

30) Ib. Toy. VI, 13. ce qui n'est pat à U Hgaeur aotant an pré- 
cepte affirmalif qu'une défenie de jurer par le nom d'une autre dl. 
Yinité. 

37) Ib. XXVllI, 0. 33) Levit. XXII, 33. 30) Dent. VI, 7. 



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— 129 — 

11^. f apprendre la loi et d# renseigner, car il est dit^o): 

tu les enseignerai à teset^ftms. 
i2<>. de lier les TqfiêlU» aqtour de la tête, car il est dit < >) : 

ils ieront comme des fronieaux entre tes yeux. 
13®. de lier les mêmes Thepillin autour de la main, on 
du bras, car il est dit ^2): tu le$ lieras comme un signe 
sur tes mains. 
W. de faire les Tsitsiti^ car il est dit*»): qu'ils se fas- 
sent de$ Tsitsith etc. 
15<>. de faire la Mezuza, car il est dit**): tu les écriras 

sur les poteaux de la maison. 
16®. de rassembler le peuple à la fin de la septième an- 
née pour qu'il entende la loi, car il est dit* ^): rassem- 
ble le peuple. 
17®. que chacun transcrive un exemplaire de la loi pour 
son usage, car il est dit* •): écrivez-vous ce cantique. 
18®. que chaque roi transcrive un autre exemj^laire de la 
même loi outre celui qu'il avait déjà transcrit comme 
particulier, car il est dit*^): il écrira dans un livre un 
double de cette loi. 
19®. de faire la bénédiction après le repas, car il est dit *«) : 
tu mangeras et tu seras rassasié et tu béniras fUier- 
nel tan Dieu. 
20®. de bâttir le temple, car il est dit*®): e^ Us me fe- 
ront un sanctuaire. 
21®. de respecter la maison de Dieu, car il est dit'®): 

vous aurez en révérence mon sanctuaire. 
22®. que les prêtres y fassent toujours le, service divin, 



40) Dent. VI, 7. 

41) Ib. V. 8, Noui parierom dM fronteaax fmCDID) dani la li- 
Cnrgie. 42) M>. V / ■ •■ " 

43> Nomb. XV, 38. Nooi paHoroni àm tT^^'^'S, toot à l'heure dam 
la litargie. 

44) Deat. VI, 9. n lera qaeitlon de la Mexuza ci-deiioof. 

45) Ib. XXXI, 12. 

46) Ib, V. 10^ ce eaatiqne, «'eit-à-dire, ce Deateronomc on iSûB let 
cinq lifrei de Moïie laloo lei Talouidiitei. 

47) Ib. XXII, 18. 48) Ib. VUI, 10. 49)Kxod.XXV, 8. 50) LèvH. 
XIX, 80. 

1- I 



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oar il ett dit'^): toi 9t Ée$Jll$ ^ec tot eevbtni le T«- 
bernacle du témoignage. 

23^. que lea Lévites en fassent aatmt, car il est dKt^>): 
lei Léviieê t'empleieroni mm service dm Taiernaele. 

24^. qae les prêtres sanctifient (om lavent) les mains et 
les pieds au moment dn service, car il est dit ^3): et 
Akron et $es Jih en laveront leurs maim et leurt pieds. 

25®. qulls préparent les lampes du sanctuaire , car il est 
dit**): Akron avec ses Jili f arrangera. 

26^. qu'ils donnent la bénédiction aux Israélites, car il 
est dit**): Vous bénirez ainsi les en/ans d'Israël. 

27^. qu'ils arrangent le pain et Tencens devant Dieu cha- 
que samedi, car il est dit*®): le pain de proposition 
continuellement devant moi. 

28^. qu'ils brûlent Fencens deux fois par Jour, car il est 
dit *^): et Akron fera fumer sur t autel le parfum. 

29®. qu^ih entretiennent continuellement le feu allumé sur 
l'autel de l'holocauste, car il est dit**): et le feu brû- 
lera sur f autel. 

30<^. qu'ils otent les cendres de l'autel, car il est dit^*): 
. et il lèvera les cendres. 

31®. d'éloigner les impurs du camp on du lieu où réside 
la majesté de Dieu, car il est dit<^0): qu'ils mettetU 
hors du camp tout lépreua:^ tout homme découlant et 
tout komme souillé pour un mort. 

32®. d'honorer la semence d'Ahron et de lui accorder le 
pas dans tout ce qui regarde la religion, car il est 
dit® M: tu les sanctifieras. 

33®. que les prêtres s'habillent des habits sacerdotaux pen- 
dant le ministère, car il est dit«*): tu feras de saints 
vêtemens. 

34®. que ceux qui portent l'arche la soutiennent sur les 
épaules, car il est dit «3); le service du sanctuaire est 
de leur ckarge^ ils porteront sur les épaules. 



5?) Nomb. XVIU, 2. 52) Ib. XVIIf, 33. 53) Exod. XXX, 10. 
54) Ib. XXVII, 21. 55) Nomb. VI, 28. 56) Exod. XXV, 90. 

57) Ib. XXX, 7. 58) Lé vit VI, 18. 59) Ib. V9. 10. 60) Nomb. 
V> 2. .01) Lcr. XXI, 8. 62) Exoil. XXVIII, 2. 68) Nomb. VU, 9. 



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— lai- 
ssa. d*<midre le grand-prétre et les roîg arec rhoile de 
roDction, car il est dit<«): timUe de la niinte onction. 

36^. que même les prêtres et les Lévites qui ^nt de ser- 
vice acoemplissent leiffs fonctions à tour de r(>le, mais 
qu'ils les accomplissent tous ensemble dans les solenni* 
tés, car il est dît*'): et fumnd le Lévite viendra etc.U 
aura vendu ntr les pères. 

27^. que les prêtres doivent se souiller pour la mort de 
leurs proches paréos et en porter le deuil, car il est 
dit**): i7 9e contaminera pour elle, 

38*. que le grand-prétre se marie avec une vierge, car 
il edt dit*^): il prendra pour femme une vierge. 

39^. qu'il fasse le sacrifice perpétuel chaque jour, car il 
est dit* S): chaque jour un iolocausle continuel. 

40^. qu*U apporte Toffirande de farine chaque jour, car il 
est dit**): c'est r offrande d'AAron et de ses fils. 

41°« d'ajouter un autre sacrifice chaque samedi, car il est 
dit^<>): et le jour de samedi deux agneaux. 

42?, d^en faire autant chaque premiw jour du mois, car il 
est dit^^): et au commencement de vos mois. 

43^. et pendant la fête de Pàque, car il est dit^'): pen-- 
dant eept jours vous offrirez à f Etemel des offrandes 

faites par feu. 

44^. d'apporter Foffirande de \Omer (poignée) avec un 
agneau le second jour de Pàque, ear il est dit ^3): Vous 
apporterez au sacrificateur une poignée des premiers 

fruit» de votre moisson. 
45''. d'ajouter un autre sacrifice outre le quotidien, dans 

la fête de la moisson ou dans la Pentecôte, car il est 

dit ^ *) : et au jour des premiers fruits. 
46°. d'apporter deux pains avec les sacrifices dans la même 



64) Kxod. XXX, 81. 65) D«ot. XVtlI, et 8. 

66^ LevU. XXI, 3. Cef t-i-iUre , il le contaminera à Toecaiion de 
1* mort de ta loeur. 

07) Ib., vi- 13. 68) Nan. XXVUI, 8. 09) hésii. VI, 20. 

70) Naa. XXVIII, 0. 71) Ib. vi. 11. 72) Lévit. XXIII, 3fi 

73) Ib. vi 10 et 12. Orner {^^9) veut dire poignée d'/pii 

74) Nomb. XXVIII, 20. 

12 



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— 132 — 

fête, car il est <lit^'): vouê apporterez de toê àe m emree 

deux pain»^ pour en faire une offrande. 
47^. d'ajouter on autre sacrifice le premier joar de Tannée^ 

car il <s8t dit^<) : au septième mois le premier du mais. 
430^ iTajouter un sacrifice le jour d*êxpiation, car il est 

dit^^): le dixième du septième mois, vous aurez une 

sainte convocation. 
49°. que le graud-prêlre fasse soigneusement le service du 

jour d'expiation, car il est dit^«): Ahron entrera en cette 

manière dans le sanctuaire^ etc. 
50*. d'ajouter un autre sacrifice dans la fête des Taberna- 
cles, car il est dit^*): vous apporterez un holocauste en 

suave odeur à VEterneL 
51^. d'ajouter un autre saxnrifice dans le Iiuitième jour de 

cette même fête, qui est une fête à part, calr il est dit "®): 

au huitième jour vous aurez une assemblée solennelle etc. 
52^. de célébrer trois fois par an la fête du pèlerinage à 

Jérusalem, car il est dit ^i): trois fois par an tu me ce- 

léhreras une fête solennelle. 
53°. de se présenter pendant ces trois fêtes devant Dieu, 

car il est dit**): trois fois tan tous les mâles se pré- 
senteront. 
54°. de se réjouir pendant ces mêmes solennités, car il 

est dît *«): et tu te réjouiras en la fête solennelle, 
55°. de tuer l'agneau pascal, car il est dit*^): et toute 

l'assemblée le tuera etc. 
56^. d'en manger la chair rôtie là nuit du 15 de Nisan, 

car il est dit^^): et ils en mangeront ta chair. 
57^. de faire le mois suivant une seconde fête de Pâque 

pour ceux qui n'ont pu célébrer la première, car il est 

dit»<î): le 14® jour du second mois. 
58^. de manger la chair du second agneau pascal avec du 

pain sans levain et des herbes amères comme le premier. 



75) Lévtt. XXIII, 17. 76) Ib. vt. 24. voy. Nomb. XXIX, I. 77) Ib. 
VI. 17. U) Ib. XVI, 8. 79) Nomb. XXIX, 13. 80) Ib. vfc 35. 

81) Exod. XXIII, 14. 82) Ib. v. 17. vof. Deut. XVI, 16. 83) DmU 
XVI, 14. 84) Exoà. XII, 6. 85) Ib. v: 8. 86) Nomb. IX, 11. 



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— 133 — 

car il est dit ^^): tie fo mtmserunt av0e iu pmim mem U* 

vain et des herbes amères. 

&9^, de sonner des trompettes pendant les sacrifices et dans 

les temps de détresse , car il est dit.^^): vous sonnerez 

des trompettes smr vos holocaustes, etc. 

600. de sacrifie^ des animaux qui aient huit joors an moins, 

car il est dit ^'): depuis le huitième jour et les suwmns. 

M<>. de sacrifier des animaux sans défout, car il est dit *<') : 

ce qui $era sans tare sera agrée. 
62^. d'employer du sel dans chaque sacrifice, car il est 

£t'>): tu apporteras du sel avec toutes les oblations, 
63^. de faire le serrice de Tholocauste, car il est dit*^): 

quand son offrande sera un holocauste. 
64®. le service de la victime pour le péché, car il est dit ••) : 

voilà la loi du sacrifice pour le péché, 
65®. le service de la victime pour le délit, car il est dit^^): 

voilà la loi du sacrifice pour le délit. 
66^ le service delà victime de prospérité, car il est dit'^): 

voilà la loi du sacrifice de prospérité. 
67®. le service de Tofirande de farine ou du gâteau, car il 
est dit**): et quand quelque personne offrira t offrande 
du gâteau. 
68<^. que le Beth-din apporte un sacrifice lorsqu'il s'est 
trompé en jugeant, car il est dit«^)2 et si toute rassem- 
blée d'Israël a péché par erreur. 
69<^. qne chaque particulier doit apporter un sacrifice lors- 
qu'il a contrevenu par erreur à on précepte négatif au- 
quel est attachée l'extermination, .car il est dit*^): et 
quand quelqu'un aura péché. 
70®. que chaque particulier apporte un sacrifice lorsqu'il 
doute s'il a commis un péché, pour lequel il faudrait off- 



S7) Nomb. X, 11. S8) Ui. X, 10. 80) Lérit XXII, 27. 00) Ib. 
T. 21. 01) Ib. II, 13. 02) Ib. I, S. 03) Ib. VI, 25. 

04) Ib. VII, 1. La différence entre le |»éclié. et le délit n'eit pai 
encore déterminée. 

95) Ib. V. 11. 06;ib. U,i. 07) Ib. IV, 13. 08) Ib. IV, 27 etV, 1. 



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— 1J4 — 

rir la TietSme pMr h pétkè^ caDr fl est dit* ): qummi il 
ne sail pas^ etc. il apportera le iacrffiee pour fon délit. 

71*. qtie cdal qui commet une enrear dans une prévarica- 
tion (LieT. y, 15. 16.)) ou qui aura péché dans un cas de 
vol (îb, VI, 2.)> ou avec une esclave fiancée, ou qui nie 
un gage (ib. VI, 2.) et feit serment (ib. vs. 3.; doit ap- 
porter le sacrifice du délit ^^^). 

72®. d'apporter un sacrifice selon ses moyens, car il est 
dit*): et s'il n'a pas le moyen^ etc. 

73^. de confesser devant Dieu tout péché commis dans le 
temps et hors du temps du sacrifice, car il est dit^): ils 
tù^fesserùnt les péchés qu'ils auront faits. 

74^. que celui qui découle apporte un sacrifice lorsquH 
sera purgé de son fluiL, car il est iit^): quand celui qui 
découle^ etc. 

75^. que la femme qui découle apporte un sacrifice lors- 
qu'elle sera nette, car il est dit*): mais si elle est purgée 
de son flux. 

76^. que le lépreux apporte un sacrifice aussitôt qu'il sera 
guéri, car il est dit^) : le huitième jour Hprendra^ etc. 

77^. qu'une femme qui vient d'accoucher apporte un sacri- 
fice après sa purification, car il est dit«): et quand les 
jours de la purification seront accomplis. 

78<^. de donner la dfme du bétail, car il est dit''): mais 
toute dîme de boe^fs, de brebis et de chèvres^ etc. 

79^. de sacrifier le premier né des bêtes pures et de l'off- 
rir à Dieu , car U est dit ^) : tout premier né mâle de 
ton gros et menu bétail. 
80^. de racheter le premier né des hommes, car il est dit *) : 
on ne manquera pas de racheter le premier né de t homme. 
81». de tacheter le premier né de l'àne, c«r il est dit>*): 



99)1^éT.V,6tt17. ce qui l'appeUe 'nbn dU^fit nasrifice four h d^ 
lit imipemdu ou douteux, 

IQO) qui t'appeUe ^Kni &U)M ÈocHfice pour te délit eortain. 

1) lier. V, 7 et U. 2) Nomb. V, 7. 3) Lévit. XV, 15. 

4) Ib. Vf. 28. 5} Ib. XIV, 10. 6; Ib. XII, 6. 7) Ib. XXVII, 32. 

5) Deal. XV, 19. O; Nomb. XVIIl, 15. 10) Kxod.XllI, 13. 



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— fS5 — 

fu raeàeieras ia premiere portée JUmeêêe «mc «» mgnemt 

oti avec le peiit d'une chèvre. 
82^. de couper le cou à toute première portée dHincwoc^ 

lorsqu^on ne la rachète pas, car il est dit ^i): si tm ne lu 

rachetée lu lui couperai le cou. 
83^. d'apporter Toffrande Bécessaire ou volontaiie au toupie 

à la prochaine fête du pèlerinage, car il est dii ^^): /« 

viendrae là et tu y apporterai^ etc. 
84®. d'offrir toutes sortes de sacrifices dans le temple, car 

il est dit ^'): inférai là tout ce qumje fordonnCn 
85<^. que tous ceux qui s'obligent à faire un sacrifice hors 

de la Palestine se rendent au temple Icuniqu'ils veulent 

Teffeduer, car il est dit ^ ^) : mais tu prendrai les choses 

que tu aurai comacréei ou v^uées^ et viendrai^ etc. 
86^. de racheter les dioses consacrées qui ont quelque tare, 

pour les manger ensuite, car il est dit'^): tu psmrras 

tuer et manger selon les désirs de ton âme. 

87*. que lorsqu'on change une offrande contre une autre 
toutes les deux soient saintes, car il est dit'*): tant^ 
celle-ci que Vautre qui aura été mise à sa place sera 
sainte. 

88®. qne les prêtres mangent le reste de l'offrande de fa- 
rine, car il est dk ' ^): mais ce qui restera du gâteau sera 
pour Ahron et ses fils, 

89^. et la chair des victimes pour le péché et pour le délit,, 
car il est dit*^): ils mangeront les choses par lesquelles 
la propiciation aura été faite. 

90®. de brûler la chair d'une béte consacrée qui est devenue 

*' impure, car il est dit i'): la chair qui aura touché quel- 
que chose de souillé sera brûlée au feu. 



l\) Exod. Xin, 13. 13) Deot. XII, 5 «i 6. 13) Ib. vuU, 

14) Ib. Ti. 30. G*ett Mulement par tradition qae l*on lait que ce 
Teraet doit être entendo dei Juilii qoi demesratent hora de la terre de 
promiftion. 

15) Ib. VI. 15. Car c^eit alBsi qQ« la ttadiiioQ explique ce pauage. 

16) LéTif. XXVII, la Sminte^ c'eit-à-dire , appartenante à Dieu. 

17) Ib. II, 3 et 10. voy. VI, 10. 18) Bxod. XXIX, 33. 10 > Lé. 
Wt. VII, 0. 



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— 136 — 

91*. de brâler les restes du sacrifice, car il est dit 2^): 

maii ce- qui sera demeuré de reste de lu ekair du sa- 

orifice sera brûlé le troisième Jour. 

92®. que le Nazarien laisse croître ses cheveux, car il est 

dit 3^): et il, laissera croître les cheveux de sa tète. 

93<^. qu'il les coupe à la fin de son Nazaréat eii fesant 
un sacrifice, ou pendant les temps de son Nazaréat 
quand il est devenu impur, car il est dit''): que si 

^ quelqu'un vient à mourfy' auprès de lui, etc. 

94^. que chacun rempKsse ses voeux concernant les sacri- 
fices des aumônes etc., car il est dit'*): tu prendras 
garde de faire ce que tu auras proféré de ta bouche. 

95®. de se conformer à toutes les prescriptions légales qui 
concernent les voeux annullés '^). 

96*. que 'quiconque touche une béte morte d'elle-même 
soit impur, car il est dit' ^): e/ quand quelqu'une des 
bètes qui vous sont pour viande sera morte, etc. 

97*. que hait espèces de reptiles rendent impur, lorsqu'ils 
sontmorts, car il est dit '*) : ceci aussi vous sera souillé 
entre les reptiles» 

98*. que les aUmens sont sujets à devenir impurs, car it est 
dit '7) : de touf les alimens qui peuvent être mangés, etc. 

99*. qu'une fennne qui a ses règles soit impure et rende 
impur'*). 

100*. qu'une femme dans ses couches soit impure comme 
une femme pendant ses règles'*). 

101*. qu'un lépreux soit impur et rende impur'*). 

102*. qu'un vêtement infecté de la lèpre soit impur et 
rende impur ' i). 

103*. que la maison infectée de la lèpre rende impur"). 

104*. que celai qui découle ou qui a un flux rende im- 
pur"). 

105*. celui qui accouche de semence (pollution) rende 
impur '*). 



20) Lév.VII,l7. 21) Nomb. VI, 9. 22) Ib, vt. 0. 33) Deut. XXni,23. 
24) Nomb. XXX^ 3. etc. 25) LévH. XI, 30. 26) Ib. ri. 20. 27) Ib. r*. $4. 
28) n>. XV, 10 et 33. 20) lli. XU, 2. 30) Ib. XIII, 3 6141. 31)ti.47. 
3:ç) Ib. XIV, 34 etc. 35) Ib. XV, 2. 84) Ib. vf. 16. 



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— 137 — 

100^* que la fonme qui décoole, hors du temps de ses 
. tè^es, rende impur 3^). 
iW^. qu'une personne morte rende impnr'*). 
108^. que Teau de la séparation ou de cendres de la vache 
rousse rende impur Thomme pur, et purifie celui qui est 
devenu impur par Tattouchement d*un mort^^). 
109 <^. que t«ute purification se fasse en se plongeant en- 
entièrement dans Teau de source, car il est dit>"): il 
lavera na cioir avec de Feau vive. 
110<>. que toute purification de la lèpre d'homme on de 
maison se fasse par du bois de cendre, par deThysope, 
du cramoisi et par deux passereaux et par Teau vivante, 
car il est dit^'): voici la M du léprems. 
111^. que le lépreux rase tout son poil, car il est dit^^'): 

et Je septième Jéur il rasera tout $en poiL 
112<>. que le lépreux se fasse connaître de tout le monde 
par ses habits déchirés, par sa tête nue, etc. et que les 
autres impurs aiussi se fassent connaitre de quelque ma- 
nière**). 
113*. de faire la cérémonie de la vache rousse et que ses 
csndres soient toujours prêtes, car il est dit*'): et el- 
les seront gardées pour rassemblée des et^ans thraeU 
114<>. ^e celui qui promet en voeu autant que vaut un 
homme en donne le prix fixé par la loi, car il est dit **): 
quand quelqu'un aura fait un voeu important etc. 
115^. que celui qui promet en voeu autant que vaut une 
béte souillée en paie la valeur, car il est dit**): il pré* 
sentera la bète devant le saeri/ieateur. 
116^. que celui qui promet en voeu autant que vaut sa 
maison paie d'après l'estimation du sacrificateur, car il 
est dit^^) : et le sacrffiacateur Festimera. 
117^. que celui qui sanctifie par un voeu son champ doit 
donner l'estimation fixée par la l<n, car il est dit*<»): 
et ton estimation sera selon ce quon y sème. 



33) Lév. XV, 25. 3G) Nomb. XIX, 14* 37; Ib. yi. 8. g et 10. 
38) hév. XV, 18 et 10. On tient ceU de la tradition.— 30) Ib. XIV, 
2 ete. 40) Ib. vi. 0. 41) Ib. XIII, 45 etc. 42.) Nomb. XIX, 2 et 0. 
43) LévH.XXVIl, 2 etc. 44) Ib. ▼■. 11. 45) Ib. vi. 14. 46) Ib. vt. |0. 



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- 13S — 

t18^. que celui qui retient par erreur une chose consacrée 
à TEtemel doit la restituer et y ajouter lui ckiquiènie par 
dessus, car il est dit ^^): t/ reêtUnera et ce qu'il amrm 
péché, etc. 

119^,. que pour celui qui plante des ambres fruitiers, les 
fruits de la quatrième année soient Sfiints (appajrtîen- 
nent à Dieu), car il est dit ^^) : mais en la fmairième an- 

, née t9Ut wnfruii sera une chose êuinie. 

120®. de laisser le bout de son champ sans moissonner**). 

1210. d'y laisser les épis sans les ^aner^^)» 

122<^. d*y laisser la gerbe oubliée ^>). 

123^. de laisser la vigne sans la graptUer ^>). 

124^. et sans ^recueillir les raissins tombés^'). 

125^. d'apporter les prémices au temple, car il est dit^*}: 
les prémices des premiers fmiis de la terre^ 

126^. de séparer des premiers fruits de la terre une grande 
offrande pour les prêtres, car il est dit^^): tu lui don- 
neras les prémices de ton froment, etc. 

127^'. de séparer les dimes pour les Lévites, car il est 
dit *•): tùutes les dîmes de la terre, etc. 

128^. de séparer les secondes dimes pour les manger de- 
vant TEternel à Jérusalem, car il est dit ^^): decimando 
decimabis^ etc. 

129®. que les Lévites séparent la dime des dîmes qu'ils 
ont reçues des Israélites, et qu'ils la donnent aux prêtres, 
car il est dit^^): tu parleras aussi aux Léoiies etc. 

130®. de séparer dans la troisième et sixième année du 
repos de la terre les dimes pour les pauvres au lieu des 



47> Lévit. XXV, 10. 48) Ib. XIX, 24. 49) Ib. vi. 9. 50) Ib- 
él) Deul. XXIV, 19. 52) Lérlt X, 10. 

53) Ib. Lei cinq dernieri préceptes loiil «ccompag néi d'oae néga- 
tive dam le texte (ib.), maii la formule affirmative tu let iaiêseras mtt 
pauvre et à teiranger ^ qai suit iiDinédiatement (ib.) lei change t«aa 
en affirmatifk 

54) Exod. XXIII, 19, 55) Deot. XVIII , 4. 56) Lévit.XXVIl, 30. 

57) Deut. XIV, 22. Ou UeiU par tradition qu'il l'agit dam ce pas- 
sage des secondes dîmes. 

58) Nomb. ;\VIII, 2C. 



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— 139 — 

secondes dines, car il est dit **) : mu boni de la troisième 

année, etc. 
131^. de fsôre la oonfessioii des dimes en déclarant les 

avoir payées toutes exactement, car il est dit*®): «f /« 

dirag en la présence de rEtemel, fai emporté de ma 

maiion ce qui était iaeré, etc. 
132®. de fmre la déclaration de ooatane en «apportant les 

prémices, car il est dit*'): et- tu prendras la parole 
et diras defiant tEteruel ton Dieu, etc. 
133®. de séparer eo pétrissant un tourteau pour les prê- 
tres, car il est dit®^): vous offrirez en offrande élevée 
un tourteau pour leo j^éwUces de votre paie. 
134®. de laisser reposer la terre la septième aanée (de ne 

point en recueillir le produit), car il est dit®'): mais en 

la septième année tu lui dosmeras du' relâche. 
135®. et de point la labourer, car il est £t®^): /v te re* 

poseras au temps du labourage de la moisson. 
136®. de sanctifier Tanné* du jubilé par le repos et par 

le relâche, car il est dit®^): vous sanctifierez la 50« 

année. 
137®. «le sonner la trompette dans Tannée du jubilé, car 

il est dit®®): puis tu feras sonner de la trompette de 

jubilation. 
1,38®. de donner le droit de rachat pour la terre pendant 

le jubilé, car il est dit®^): dans tout le pays de votre 

possession vous donnerez le rachat pour la terre. 
139®. que le vendeur jouisse pendant un an du droit de 

racheter des maisons àtuées dans des villes entourées 

de muraiUes, car il est dit®®): ^/ si quelqu'un a vendu 

«ne maison, etc. 
140®. de compter les années du jd)ilé par années et par 

semaine8_d*années , car il est dit®®): tu compteras aussi 

sept semaines d'années, etc. 



59) Oeut. XIV, 28. 60) Ib. XXII, 13 61; Ib. vm. 5. 62) Nomb. 
XV, 20. 63) Exod. XXIII, 11. 

64) Ib. XXXIV, 21. Il paraft «]a*il est platiU ordonné^ danf ce 
renet d'obierver le lamedi même vendant le labourage ei la moîMon 

65) Lévit XXV, 10. 66; Ib. ru. 9. 67) Ib. va. 34. 6«) Ib. vi. 29. 
60) Ib. VI. 8. 



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— 140 — 

141®. de faire la rémiasiou des dettes chaque fieptlème 
année, car il est dit^<>): que tout homme myant tbroit 
d'exiger. 

142<>. de les exiger senleBLent dje Fétranger^ car il est 
dit^*): tu pourras exiger de tétr auger j etc. 

143®. de donner anx sacrificateurs l'épaule, les michoires 
et le ventre de chaque victime, car il est dit ^2): on 
donnera au $acri/icateur tépaule, etc. 

144®. de donner aux sacrificateurs les prémices de la toi- 
son, car il est dit ^^): ^ lui donneras les prémices de 
la toison de tes brebis. 

145®. d'adjuger une partie de l'interdit à (t^n) Dieu, et 
une partie aux prêtres, car il est dit ^ *) : Or^ tout inter- 
dit qu'on aura dévoué, etc. 

146®. d'exercer la boucherie du gros et du menu bétail 
d'après certaines règles prescrites, car il est dit^^): 
tu tueras de ^ ton gros et menu bétail, etc. 

147®. de couvrir avec la poussière le sang d'une béte ou 
d'un oiseau, car il est dit ^®): il répandra leur sang et 
le couvrira de poussière. 

148®. de laisser aller la mère d'un nid d'oiseaux dont on 
se saisit, car il est dit ''^): mais tm ne manqueras pas 
de laisser aller la mère, et tu prendras les petits. 

149®. d'examiner avec attention les marques *par lesquel- 
les on reconnaît les bétes qu'on peut manger, car il 
est dit^^): ce sont ici les anmaux dont vous mangerez. 

150®. d'en faire autant pour les oiseaux, car il-est dit^®): 
vous mangerex tout oiseau net. 

151®. et pour les sauterelles qu'on peut manger, car il 
est dit s®}: ayant des jambes sur ses pieds. 

152®. d'examiner de la même manière les poissons, car il 
est dit S'): vous mangerez de ceci d'entre tout ce qui 
est dans les eaux. 



70) Dent. XV, 2. 71) Ib. vf. 3. 72) Ib. XVIII, 3. 73) Ib. yt. 4. 

74) Lévlt, XXVII, 2S. L^ioCerdU (D^H) eit une egpèce de voea 
qui m*tkAmet pu le droit de radbat. 

75) Deot XII, 21. 70) Lév. XVII, 13. 77) Deut. XXII, 7. 
78) Lév. XI, 2. 70} Deut. XIV, Jl. HO) Lév. XI, 21. Si) Ib. vi. 9. 



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— i« — 

t53®. de sanefffier les prenden jours dn mois, et de faire 
que les ans et les mois soient comptés seulement par 
les membres dn Sanhédrin, car il est dit*'): ce moiê^ 
V0U9 sera le eowumencement Jks mei$^ il tretft $era te 
premier des mois de tannée. 
iH^. de reposer dans le jonr du sabbat, car il est dit*'): 

tu reposeras au septième jour. 
155<^. de sanctifier on de fêter le sabbat, car il est dit**): 

souviens-toi du jour du repos pour le sandier. 
156<^. d'ôter le levain de la maison, pendant la pâque, car 
il est dit*'): et dis le premier jour vous bterez le le- 
vain de vos maisons. 
157^. de s'entretenir snr la sortie d'Egypte la première 
nnit de Pàqnes, car il est dit**): et en ce jour là tu 
feras entendre ces choses à ton fils. 
158®. de manger les matses ou les pains sans levain dans 
cette même àuit, car il est dit*^): au soir vous mange-- 
rez les pains sans levain. 
159^. de reposer le premier jour de Pâqnes, car il est 
dît**): au premier jour il y aura une sainte convo- 
cation. 
lôO^'. de reposer aussi dans le septième jour de cette même 
fête, car il est dit**): il y aura de même au septième 
jour une sainte convocation. 
161^. de compter sept semaines entières ou 49 jours de- 
puis la moisson, de \ Orner ou de la gerbe, car il est 
dit**): vous le compterez autsi dès lendemain du sah^ 
baty etc. 
162<'. de reposer dans le 50^ jour ou dans la Pentecôte, 
car il est dit^i): vous publierez en ce jour là une sainte 
convocation. 
163^ de reposer dans le premier jour du septième mois, 
car il est dit*'): au septième mois le premier jour du 
mois il y aura un repos pour vous. 



82) Exod.Xn,l{. 83) Ib. XXIII, n. S4)Ib.XX,8. 85) lb.XXlf,]5. 
46) Ib. XIII, 8. 87) Ib. XU, 18. 88) Ib. Ti. 10. 89) Ib* <M)) LévU. 
XXIII, IS. 01) <>>• ^* 31* ^) ^- ▼«• ^' 



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— i« — 

0. de jeûner le dixième de ce mène mwf, ear fl est 
it'*): le dixième jour, etc. vous affligerez W8 âmes. 
^. de célébrer le repos dans ce même jour, car il est 
it*^): ce sera peur vous un sabiat de repos. 
»<>. de reposer le premier jour de la fête des Taber- 
lacles, car il est dit*^): au premier jour une sainte 
onvoeation. 

o. de reposer le huitième jour de cette même sd^i- 
lité, car il est dit'^): et ^u huitième jour vous aurez 
me sainte convocation. 

;o. de demeurer sept jours dans les Tabernacles, car il 
st dit •^): vous demeurerez sept jours dans des tentes. 
0. de tenir entre les mains les branches d*un pal- 
nier pendant cette fête, car il est dit'^): et au premier 
tmr vous prendrez du fruit d'un bel arbre^ des branches 
^e palmier j etc. 

fO. d'entendre la ycin de la trompette le premier de 
année, car il est dit'^): ce vous sera le jour de jubi^ 
%tion. 

0. de donner la moitié d'un sitle chaque année, car il 
st dit ' ®<*) : tous ceux qui passeront par le dénombrement 
donneront un demi sicle. 

^. de prêter Foreille aux prophètes de chaque généra- 
ion pourvu qu'ils n'ajoutent et ne retranchent rien à la 
>i de Moïse, car il est dit^): vous t écouterez. 
^. de choisir un roi, car il est dit 2): tu ne manqueras 
ar d'établir pour roi ^ etc. 

0. d'écouter les juges du Grand-Sanhédrin, car ii «st 
it 3): selon le droit qu'ils f auront déclaré, etc. 
0. de suivre la pluralité des suffrages quand il j aura 
isparité d'avis dans le Sanhédrin, car il est dit*): tu te 
o^formeras à la pluralité. 
0. d'établir des juges et des prévôts dans chaque corn- 



03) Lév.XVl, 29. 94) lb.v«. 32. 95) Ib. va. 35. 90) Ib. vi. 86. 
Ib. vi. 42. 98) Ib. vi.40. 99) Nomb. XXIX, 1. kOO) Exod. 
:, i3. 1) DeuU ::ai, IS. 2) Vé, X\^J!, ;5. 3) Ib. va. II. 

4) Exod. XXni, 2. ce veriet porte préciiment le contrmre. 



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— 143 — 

nmne d'Israël, car il est dit ^): #» ètabKrms dei Juges et 
desprévdify etc. 
177°. d*étre impartial avec les deux parties constituées en 
jogement, car il est dit ^) : fu jugerai Justement ton 
prochain, 
ITS'*, de rendre témoignage Iorsqa*on est instruit d*nn fait 
quelconque, car il est dit^): quand quelqu'un aura été 
témoin^ seit qu'ii tait vu ou qu'il tait su, etc. 
179®. d'examiner les témoins avec beaucoup d'attention, 
car il est dît*): alors tu chercheras et t'informeras et 
fenquerras soigneusement. 
180®. d'appliquer aux faux témoins la même peine qu'ils 
voulaient attirer sur les autres, car il est dit**): tu lui 
feras comme il avait dessein défaire à son frère. 
ISl®. de couper le cou à une jeune vache dans l'endroit 
où l'on trouve un homme tué sans savoir qui est Tau- 
tenr de ce meurtre, car il est dit i®): et là ils couperont 
le cou à la Jeune vache dans la vallée. 
182®. d'établir six villes de refuge pour les meurtriers, car 
il est dit**)' ^ dresseras le chemin et tu diviseras en 
trois parties, etc. 
183®. d'assigner aux Lévites des villes pour leur demeure 
parmi lesquelles soient aussi les villes de refuge, car il 
est dît > ^) : quHls donnent des villes aux Lévites. 
184®. de faire des défenses autour du toit en bâtissant une 

maison, car il est dit *3) : fu feras des défenses, etc. 
185^. d'exterminer le culte et les adorateurs des astres, 

ear il est dît * *) : vous détruirez entièrement, etc. 
186^. de brûler une ville juive et d'en tuer les habitans, 
lorsqu'ils s'adonnent à l'idolâtrie, car il est dit'^): et tu 
Mêleras entièrement au feu cette ville, etc, 
187**. d'exterminer les *ept peuples de Canaan, car il est 
dit*®): /u ne manqueras pas de les détruire à lafaçhn 
de t interdit, etc. 



ô) Dcut. XVI, 18. 6) Lévlt. XIX, 15. 7) Ib. V, 1. S) Deut. 

Xin, 14. 9) Ib. XIX, 19. 10) Ib.XXI, 4. Il) Ib.XlX, 3- 12) Norab. 

XXXV, 2 et 0. 13) Deat. XXII, 8. 14) Ib. Xlï, 2. 15^ Cb. XIII, 
13 et 16. 10) Ib. XX, 17. 



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— 144 — 

188% d'exterminer la semence d*Amalee, car il est dit^^): 
alon tu effacerai la mémoire (FAmaleCy etc. 

ISO", de se souvenir à jamais de ce qu'Âmalec fit anx 
Jnifis lorsqalls sortaient d'Egypte, car il est dit^^): qu'il 
te iouvienne de ce qffAmalec fa fait en chemim. 

190*. de se comporter dans ane guerre qui n'est pas ayec 
les sept peuples de Canaan, d'après les préceptes écrits 
dans la loi, car il est dit^*): quand tu rapprocheras 
dune ville^ etc. 

IQ!"". d'oindre un prêtre pour la guerre ou pour accompa- 
gner- l'armée en temps de guerre, car il est dit 2®): le 
sacrificateur s^ avancera et parlera aupeuple, etc. 

192''. d'avoir un lieu hors du camp (pour tes besoins cor^ 
porelsjy car il est dit 21): ^tf auras quelque endroit hors 
du campj ete. 

193"". d'avoir toujours sur soi un instrument en forme de 
poignard pour cacher dans la terre le superflu du ven- 
tre, car il est dit '^: /tf auras un pic entre tes ustensi* 
lesj etc. 

194% de rendre les choses ravies, car il est dit^>): ilren^ 
dra la chofe qu'il aura ravie^ etc. 

195% de donner des aumônes, car il est dit>^): mais tu ne 
manqueras pas de lui ouvrir ta main. 

196^. de faire des cadeaux aux esclaves juifs, lorsqu'on les 
renvoie, car il est dit 2^): et tu ne manqueras pas de le 
charger de quelque chose de ton troupeau. 

197^. de prêter de l'argent au pauvre, car il est dit '<): si 
tu prêtes de l* argent à mon peuple j etc. 

198% de prêter à un idolâtre avec usure, car il est dit>^): 
tu prêteras bien à usure à F étranger. 

199*". de rendre le gage à son possesseur lorsqu'il en a 



17) Dent. XXV,10. 18) Jh. ti. 17. 10) Ib. XX, 10. ^ Ib.Vf. 3. 
ai; lb.XXlll,12. 22) lb.Ti.l3. 28) LéT.VIy4. 24) Deat.XV,8 et II. 

25) lb.Ti.14. CeU inappliqué aaiil à une femme eacUve roy. ti. 15. 

26) Exod. XXII, 25. La particule ai (dfi() obierTe Maimoaidet, 
n'Indique pat une perniiilon, mail un précepte. Voy. Deut. XV, 8. 

27) Dent. XXllI, 20. Noni tenoni par tradition, dit le m^me Mai- 
monidei, que cei parolea coniUtuent on précepte afRrmaUf. 



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— 145 — 

besoiDy car il est dit ): mais tu me mangueroê pas de 

lui rendre le gage, etc. 
200o. de donner le salaire au mercenaire dans son temps 

car il est dit'^): tu lui donneras son salaire le jour 

même qu'il aura travaillé. 
20V. de permettre que le mercenaire mange des fruits du 

champ dans lequel il travaille, car il est dit' ^): quand 

tu entreras dans la vigne de ton prochain^ etc. quand tu 

entrerai dans les ilés de ton prochain, etc. 
202°. de secourir son compagnon de voyage ou le sommier 
de son compagnon de voyage, car il est dit si): tu ne 
manqueras pas de t aider. 
203^ d'aider son prochain à remettre sur le sommier la 

charge tombée, car il est dit»»): et tu ne manqueras 

point de relever avec lui, etc. 
204^ de rendre' une chose perdue, car il est dif ): /» «e 

manqueras point de les ramener à ton frère. 
205^ de donner des avertissemens au pécheur, car il est 

dit"): tu reprendras soigneusement ton prochain, etc. 
206\ d'aimer tout homme qui est fils de Talliance car il 

est dit'*): mais tu aimeras ton prochain comme toi-même. 
207^ d'aimer le G her (étranger ou prosélyte)^ car il est 

dit'^): vous aimerez donc le Gher. 
208"*. d'avoir des balances et des poids justes, car il est dit '7): 

vous aurez les balances justes et les pierres à peser 

justes. 
209*». d'honorer les sages, car il est dit»»): lève^toi ife. 

vaut les cheveux blancs, etc. 
210^ d'honorer le père et la mère, car il est dit»»): ho^ 

nore ton père et ta mère. 



as) Deat. X3tIV, 18. 29) Th. tu. 15. 10) Ib. vi.24«t 25. 31) Exod 
XXra, 5, 32) D«iit XXH, 4. 33) Ib. rt. I, 34) Lév. XIX, 17 
35) Ib. ▼•. 1S« 

30) Dent. X, 19. Je dit étranger ou pron^tty car J'ai d^ ié- 
BioBtré dani ma Théorie do JadaTime que le mot ^ (Oh^) a l'ose 
et l'autre ilgaifleation, fX^tUfg Talmudiitea loi donnent ploa rolontlen 
la aeconde qoe la première. 

37) Lév. XIX, 36. 38) Ib. va. 32. 39) Exod. XX, IX 

I- K 



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— 146 — 

21 K de eramdre k père et la mère, car il est dit*^^): 
voui craindrez chacun sa mère et ion père. 

212^ de se propager, car il est dit**): croisiez et muUi" 
pliez. 

21 3*". de faire suivre le mariage aux fiançailles, car il est 
dit*^) : quand quelqu'un aura prié unefemme^ etc. 

214". que le jeune marié s*amuse avec sa femme la pre- 
mière année du mariage, car il est dit ^3): mais il en 

, sera exempt pendant un an, et sera en joie à lafemime 
quHl aura prise. 

215". de circoncire les mâles, car il est dit**): tout en- 
fant maie de huit jours sera circoncis, 

216". d'épouser la veuve de son frè^ mort fi^ans enfans, 
car il est dit*^): et la prendra pour femme et T épousera 
comme étant son beau^frère. 

217". que la belle-soeur ôte le soulier du beau-frère lors- 
qu'il ne veut pas Tépouser, car il est dit**): et il lui 
ôtera le soulier du pied. 

218*^. que celui qui viole une fille en lui fesant violence 
soit obligé de la prendre pour femme, car il est dit*'^): 
et elle lui sera pour femme^ etc. 

219". que celui qui fait courir un faux bruit sur sa femme 
demeure avec elle toute sa vie, car il est dit*'): et il 
ne la pourra pas renvoyer tant qu'il vivra. 

220". que celui qui séduit une fille paie 50 sides et se con- 
forme aux autres prescriptions énoncées dans la loi, car 
il est dit *•) : si quelqu'un suborne une vierge, etc. 

221"« de traiter une belle captive, comme il est écrit dans 
la loi, car il est dit ^0): si tu vois entre les prisonniers 
quelque belle femme, etc. 

222<>. de renvoyer sa JTenmie moyennant le livre du divorce, 
car il est dit^i); il lui donnera par écrit la lettre de 
divorce, etc. 

223". de traiter la femme sotha, ou soupçonnée d'infidélité^ 



40) LéF. XIX,3. 41) Geii.r,28, 42) Deut. XXIV, 1. 41) Ib. vt. 5. 
44) Oen. XYn, 12. Lér. XII, 3. 45) Deut. XXV, 5. 46) Ib. vt. 9. 
47) Ib. XXn, 29. 48) Ib. T. 19. 49) Kxod. XXII, 19. 50) D^nt. 
XXI, 11. 51) Ib. XXIV, 1. 



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— 147 — 

d'après €» qui est écrit dans la loi^ car i} eat dit ^3): et 

que le tacn^ieuteur mura fait à F égard de cette femme 

tout ce qui eit ordemné par la M. 
23A\ de punir par des coupa un criminel (qui n'a pas com- 
mis un crime capital), car il est dit^^): le juge le fera 

jeter par terre et battre devant soi, 
22&\ de faire que celui qui commet un meurtre par mé^ 

garde s'enfuie dans une ville de refuge, car il est dit^^) : 

et il 3f demeurera juiqu'à la mort du touvermim tacrifi- 

cateur. 
226\ que les juges tuent avec un glaive les criminels, 

car il est dit ^^): on ne manquera pas d^ en faire punition 
227% que les juges fassent étrangler les criminels, car il 

est dit^^): on fera mourir de mort f homme et la femme 

adultéra. 
228% que les juges brûlent les criminels, car il est dit ^^): 

tV sera brûlé au feu avec elle, «fc. 
229^* que les juges fassent lapider les criminels, car il est 

dit*®): voui les assommerez de pierres. 
230^. que les juges fassent pendre les criminels, car il est 

dit'*): tu le pendras à un bois. 
2ZV. d'enterrer celui qu'ils auront fait tner le même jour 

qu'il aura été exécuté, car il est dit*^): tu ne manque^ 

ras pas de f ensevelir le même jour. 
232"". de traiter un esclave juif d'après les règles prescrites, 

car il est dit^^): si tu aeiètes un escksoe hébreu, etc. 
233^. que le maître épouse l'esclave juive, car il est dit*^): 

si elle déplaît à son maître qui ne f aura point ftanoée, etc. 
234^ qu'elle soit rachetée, car il est dît ^^): il la fera ra^' 

eheter. 
235*'. de faire servir un esclave cananéea à jamais, car il 

est dit^^): et vous vous servirez d^m^x à perpétuité. 
236^. que celui qui blesse nn astre paie une,«m^ndej ear 

il est dit^'): si quelques-uns oui eu qMrelleyiStc. 



52) Nomk V, 30. 53; Deut. XXV, 2. 54) Nomb. XXXV, 25. 
55) Rxod, XXI, 20. 56) Lévtt. XX, 10. 57) Ib. vt. 14. 58) Peat. 
XXn, 24. 59) Ib. XXI, 22. 60) Ib. vi. 23. 61) Exod. XXI, 2. 
62) Ib. Ti. S. 63) Ib. 64) Lév. XXV, 46. ^) Exod. XXI, 18. 

K2 



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— 148 — 

237^ de réparer un dommage fait par une béte, d'i^ès 
les règles prescrites, car il est dit ««J: €/ ti le boenf ée 
quelqu*un bletse le boe^fde son prochain^ etc. 

238»* de réparer les dommages causés par une fosse, d'après 
les règles prescrites, car il est dit«^): n quelqu'un dé- 
couvre une/bue^ etc. 

23^« de punir un voleur par une amende ou par la mort, 
car il est dit (Exod. XXII, 1.): ii quelqu'un dérobe, (ib. 
vs. 2.) n le larron eft trouvé enfracture^ (ib. XXI, t^) 
ii quelqu'un dérobe un homme^ etc. 

240o. de juger les dommages causés par le pâturage, d'a- 
près les règles prescrites, car il est dit**): si quelqu'un 
fait manger champ ou vigne, etc. 

241". de juger les dommages d'un incendie, d'après les rè- 
gles prescrites, car il est dit «*): $i le feu sort et trouve 
des épines, etc. 

242''. de juger de la même manière les dommages causés 
par celui qui garde gratis un dépôt, car il est dit^®): 
si quelqu'un donne à son prochain de l'argent, etc. 

243». d'en agir de même en vers celui qui est payé pour 
garder le dépôt, car il est dit^*): si quelqu'un donne à 
garder à son prochain un âne ou un boeuf, etc. 

244''« de juger d'après les règles prescrites la cause d'un 
emprunteur, car il est dit ^2): si quelqu'un a emprunté 
de son prochain, etc. 

245^* de juger les causes d'achat et de vente, d'après les 
règles prescrites, car il est dit^»): et si tu fais quelque 
vente à ton prochain, etc. 

246"". de juger dans les causes du mien etc du tien, d'après 
les règles prescrites, car il est dit^*): quand il sera 
question de quelque chose où il y ait prévarication tau- 
chant un boettf^ un one ou une brebis, etc. 

247''. de sauver le persécuté même au prix de la vie dn 
persécuteur, car il est dit ^^): alors tu lui couperas la 
vin, etc. 



06) Exod. XXI, 85. 67) Vb. vi. 33- 68) Ib.XXlI/S. 60) Ib. Vf. O. 
70) ib. Vi. 7. 71) Ib. vt. 0. 72) Ib. Tt. 13. 73) Léfit. XXV, 14. 
74) EzoO. XXU, 8. 75; Dcaf. XXV, 13. 



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— 149 — 



248o. de Juger dans Ie« causes d*héritage, d'après les règles 
prescrites y car il est dit^^): quand quelqu^un mourra 
ians avoir un fih. 



nojn N? nisa 



Préceptei négatifs 

de la Loi de Mot 9e* 
On ordonne dans le premier précepte négatif: 

!<>« de ne point croire qn^il y ait an autre Dien, outre J<f£ovir, 
car il est dit ^^): lu n^ auras point d^ autres dieux devant 
ma face. 

V. de ne point faire soi-même une image quelconque et 
de ne point commander qu'on en fasse, car il est dit^^): 
tu ne feras point d'image taillée^ etc. 

3®. de ne point faire quelque image des astres et des pla- 
nètes, ni pour soi-même ni pour les autres, car il est 
dit ^ ^) : tu ne te feras aucun dieu de fonte. 

4^. de ne point faire des images pour un Cuthéen quoi- 
qu'il ne Tadore pas, car il est dit^^'): vous ne ferez 
point avec moi de dieux Jt argent. 

5®. de ne point s'incliner devant une idole quand même on 
ne regarderait pas cet acte comme une marque d'adora- 
tion, car il est dit ^^): tu ne te prosterneras point de- 
vant elles. 

6^. de ne point adorer les idoles d'après les formes de leur 
culte, car il est dit*'): et ne les serviras point. 

7^. de ne point faire passer son fils devant Moloc, car il 
est dit»»): tu ne donneras point de tes e^fàns pour les 
faire passer par le feu devant Moloc. 



7(9 Nomb, XXVn, 8. 

77) Exod. XX, S. Le lent de ee premier précepte négttfl eit à 
pen prèi le mené que celai do premier précepte aflirmaiif. Cependant 
lee JuïU qai n'admettent point de répétitlonc iontllef denc la BiUe re- 
gardent CCI deux préceptec et d'aotree femUablec comme distlneic l'on 
de rantre* 

78) Ib. 4, 79) n». XXXnr, 17. tO) Ib. XX, 01, 81) Ib. ▼•• 5. 
sa) Ib. 83) LéTit. XVm, 31. 



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— 150 — 

8®. de ne point exercer la profesaon de j^hoo, car il eat 

dit^^): ne vouf détournez point aprèi c^$x gui ont 

tesprit de Python. 
9®. ni celle des devina, car il est dit^^): ni aprèt lei de» 

vim. 
10^. de ne point se tourner vers les idoles, car il est dît **) : 

vouf ne vous tournerez point vers les idoles. 
11<>. de ne pas se dresser des statues, car il est dit^^): 

tu ne dresseras pus nonplus de statues.^ 
12®« de ne point faire une effigie en pierre, car il est dit^^): 

vous ne ferez point de pierres sculptées dans votre pay s* 
13®. de ne pas planter un arbre dans le lieu saint, car il 

est dit^'): tu ne planteras point de bocage de quelque 

arbre que ce soit auprès de f autel de FEternel. 
14^. de ne point faire an serment par une idole à ceux 

qui Tadorent et de ne point faire qu'ils jurent par elle, 

car il est dit^^): vous ne ferez point mentioUr ^ nom 

des dieux étrangers. 
15^. de ne point forcer les enfans d'Israël à adorer les 

idoles, car il est dit^^): on ne F entendra point de ta 

bouche. 
16®. de ne point leur persuader d'adorer les idoles, car 

il est dit 9 2): qu'il ne fasse plus une si méchante action 

au milieu de toi. 
17®. de ne pas aimer un séducteur, car il est dit ^3): tu 

n'auras point de complaisance pour lui. 
18®. de ne point cesser de le haïr, car il est dit^^): et ne 
. l'écoute point. 
10®. de ne pas épargner le séducteur, mais d'être avide 

de son sang, car il est dit^^): et que ton oeil ne Vépar^ 

gne point. 
20®. que celui qui a été séduit ne tâche pas de défendre 

le séducteur, car il est dit ^<^): et ne lui fais point de 

grâce. 



84) Lëv. XIX, 31. 85) Ib. 86) Ib.vt.4. 87) Dcot XVI, M. 88; 
Lév. XXVI, 1. 80) Deut. XVI, 21. 00) Exod. XXIII, |3. 

01) Ib. C'eit ainiî qalon parle aa lédiieteur. 

02) Dent. XIII, 12. 03) Jb. 8. 04) Ib. 05) Ib. 06) Ib. 



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— 161 — 

2i^0 que le séduit ne cerne pas d'aoeus» le sédaeteur, 

tant qu'il en a les moyens, car il est dit*^): et ne le 

cache point. 
22®. de ne profiter d'aucune manière de Tor et de Tar- 

gent qui est sur les idoles, car il est dlt*^): et tu ne 

convoiterai ni ne prendrai pour toi FargtM ou tor 

qui sera iur eUe$. 
23®. de ne point rebâtir telle qu'elle a été une TÎlle qui 

a apostasie , car il est dit ^ ^) : sanê être jamait rebâtie. 
24®. de ne point tirer de profit des richesses d'une telle 

ville, car il est diti®o): et rien de f interdit ne demeu^ 

rera en ta main. 
25®. de ne tirer nul profit des idoles ni de tout ce qui 

leur appartient ou qui leur est offert, ni du vin des li* 

bâtions, car il est dit^: ^^ n'introduiras point d abo- 
mination dans ta maison. 
7fy*. de ne point prophétiser en leur nom, car il est dit^): 

ou qui aura parlé au nom des autres dieux. 
37^ de ne pas prophétiser faussement, car il et dit*): 

mais Je prophète qui osera dire en mon nom ce que je 

ne lui aurai point commandé^ etc. 
28*". de ne point écouter celui qui prophétise au nom d'une 

idole, car il est dit^): tu n'écouteras point les paroles 

de ce prophète. 
29'. de ne point négliger de tuer un tel prophète et de ne 
pas le craindre, car il est dit ^) : ainsi fi aie point peur 

de lui. 
20". de ne point se conformer aux loix et aux moeurs 

des idolâtres, car il est dit*'): vous ne suivrez point les 

ordonnances des nations. 
3V. de ne pas faire de divinations, car il est dit^): il 

ne se trouvera au milieu de toi aucun devin. 
32^ de ne point pronostiquer, car il est dit®): vous ne . 
pronostiquerez point le temps. 



97) Deat.XllI,8. 98; Ib. VII, 25. 00) Ib. XI 11, 16. 100) Ib. ▼■• 17. 
1) Ib.VlI,2a. 2)Ib.XVIH,20. 8)lb, 4) Ib. XIII, 8. «) Ib. XVIIÏ,22. 
0) hév. XX, ai. 7) Deot. XVllI, 10. 8) Lév. XIX, 26. 



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— 152 — 

33*, de ne point faire d'anginres, car il est dit*): vêUê 

n'UBtrez fini d'wtgureê. 
34\ de ne pas faire de sorcelleries, car il est dit i^): m^ 

muemn torcier. 
35% de ne pas fiedre d'enchantenens, car il est dit^i): 

36\ de ne pas consulter les py;thon8, car il est dit i'): 

ut eelfri qui camulte tetprit de Python. 
Z7*. de ne pas consulter les diseurs de bonne aventure, car 

il est dit^'): ni de ditemr de bonne menture. 
38% de ne pas interroger les morts, car il est dit i^): ni 

aucun qui interroge les morts. 
39^. qu'une femme ne prenne pas les habiUMnens d*un 

homme, car il est dit^^); la femme ne portera poûU 

tkabit d'un homme. 
40"". qu'un homme ne prenne pas la parure d'une fmune, 

car il est dit ^*): ut un homme ne se vêtira point d'un 

habit de femme. 
41®. de ne pas écrire sur sa chair comme les idolâtres, car il 

est dit^^): vous n'imprùnerez point de caractères en 

vous. 
42''. de ne point s'habiller d'un drap tissu de Averses ma- 
tières ainsi que le fesaient Icê prêtres des idolâtres, car 

il est dit'^): tu ne te vêtiras pas d'un drap tissu de 

diverses matières. 
43% de ne point tondre les coins de la tête, comme les 

prêtres des idolâtres , car il est dit ^ ') : vous ne tonderez 

pas en rond les coins de votre tête. 
44^. de ne point gâter la barbe comme les idolâtres , car 

il est dit'^): et vous ne gâterez point les coins de 

votre barbe* 
45<>. de ne point se faire d'incisions, comme les idolâtres, 

car il est dit 2^): ite vous faites aucune incision. 



0) héwH. XIX, 36. 10) Dco(« XVlIt, 10. Il) Ib. ru. U. 12) Ib. 
13) Ib. 14) Ib. 15) Ib. XXfl, 5. 

16) Ib. car c^tt iHisage dei idolitrei , dit Maimonidet» 

17) Lér. XIX, 28. 18) DeatXXII, 11. 19) Lév.XlX, 27. 20) Ib* 
21) Deut. XIV, U 



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46% de ne plus jamais aller Itabîler Je pfiys d'Egypte , car 
il est dit 2^): vous me retournerez jamai$ dtm$ ce eie- 
Mtn là. 

47.^. de ne point suivre les désirs du coeur et des yeux, 
car il est dit 2^) : et que vous ne tuMez pointj etc. 

48^. de ne point faire alliance avec les sept peuples de 
Cwtaan,^ car il est dit^^): tu me tnaiieras pomt mUé^ 
amce avec eujf. 

49^. de ne laisser vivre aucun individu de ces mén^ 
peuples, car ïk est dit^^): maii tu ne laUierae vivre 
penommey etc. 

50^. de ne point exercer de miséricorde envers les ido- 
lâtres, car il est tàt^^): etne leur feras petmt de gràee. 

5i^. de ne point laisser habiter les idolâtres dans le pays 
d'Israël, car il est dit >^): ils m'habiteront peint en ton 
payt. 

52^. de ne point contracter de mariages avec les idolâ- 
tres, car Û est dit>^): tu me f allierai point par ma-- 
riage avec euœ. 

53<^. qu'un Ammonile et un Moabite n'épousait jamais une 
fille dlàraël, car il est dit 2 9): tHammonite et le Moa- 
hite m'emtreromt point dams rassemblée de FEtermel. 

54^. de n'éloigner la semence d'Esaû de la commune d'Is- 
raël que pendant trois générations, car il est dit'<^): 
tu n'auras point em abomination Hduméem. 

55^* de n'éloigner un Egyptien de la commune d'Israël, 
que pendant trois générations, car il est dit s^): tu n'au- 
ras point en abomination t Egyptien. 

&ô^. de ne pas inviter à la paix les Ammonites et les 
Moabites avant le combat, comme on le fesait avec les 
autres peuples, car il est dit'^): tu ne chercheras Ja- 
mais tant que tu vivras leur paix ni leur bien. 

57^. de ne pas détruire les arbres fruitiers d'une ville as- 
siégée, car il est dit 's) ; tu ne détruiras point ses arbres. 



2a) Deat.. XVII, 16 23) Nomb. XV, 30. 34) Ezo4« XXUf, 92. 

25) Ib. XX, 19. 20) Deui VII, 2. 27) Sxod. XXIII, 33. 23) Devf. 

VII, 3. 20) Ib. XXm, 4. 30) Ib. yi. S. 31) U». vt. 7. 32) Ib. 
XXIII, 7. 33) Ib. XX, 10. 



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— 154 — 

58®. que les guerriers ne doivent pmnt cridMdre leurs en** 
nemis pendant la guerre, car il est dit 3^): tu ne r<^ 
/rateras point à cause à^eux, 

59®. de ne pas oublier le mauvais traitement reçu d'Ama* 
lek, car il est dit^^): ne Foublie point. 

60^. de ne point maudire le nom de Dieu, car il est dit'^): 
tu ne maudiras point Dieu. 

61®. de ne pas enfreindre un serment témérairement, car 
il est dit'^): vous ne jurerez point par mon nom en 
mentant. 

62®. de ne pas jurer en vain, car il est dit 3^); tune pren- 
dras point le nom de t Eternel ton Dieu en vain, 

63®. de ne pas profaner le nom de Dieu, car il est dit^'): 
et ne profanez point le nom de ma sainteté. 

64®. de ne pas tenter Dieu, car il est dit ^®): vous ne ten- 
ferez point t Eternel votre Dieu. 

65®. de ne ruiner ni le sanctuaire, ni une synagogue, ni 
une école, et de ne pas effacer les noms saints et de ne 
point laisser périr les Saintes Ecritures, car il est dit ^') : 
vous ne ferez pas ainsi à FEternel votre Dieu. 

66®. de ne pas laisser dans le bois, le pendu pendant la 
nuit, car il est dit^^): son corps mort ne dem^eurera 
point la nuit sur le bois. 

67®. de ne jamais cesser de veiller autour du temple, car 
il est dit**): vous garderez donc ce que foi ordonné 
de garder. 

6S®. que le prêtre n'entre pas dans le temple à tout mo- 



34) Deut. XX, 3 et. VII, 21. et HI, 22. 36) Ib. XXV, 19. 

36; Exod XXII, 37. Maimonides prend le mot &^r;^2^ qui le trouve 
dam ce paiiage poar le nom du rrai Dieu et en dédoit le précepte, 
de ne point blaipliénier le nom de l'Eternel (voy. Lé vit. XXI V, 16.), 
Philon et Joieph l'ont prii à leur tour poor le nom dei faux Dieux et 
en ont conclu qu'il n'eit pai permit aux Juifs de maudire le nom des 
idolei. Mail il eit évident , par le verset tout entier , qu'il signifie lei 
MagktratM (voy. Biod. XXI, 0.). 

^7) Lév. XIX, 12. 38)Exod. XX. 7. 39) Lévlt. XXïI, 32, 
40) Dent. Vï, 16. 41) Ib. XII, 2-4. 42) Ib. XXI, 23. 43) Lév. 
XVIII, 30. voy. Nomb. XVIII, 5. 



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— 155 — 

ment, ear il est dit^*)i qm^U n'entre pas en tout tempi 
dans le sanctuaire. 

69®. qu'un homme avec quelque défaut dans son corps ne 
dépasse pas Tautel, car il est dit^^): mais il n'entrera 
point vers le voile. 

70®. que celui qui a un défaut permanent ne fasse pas le 
service divin, car il est dit^^): si quelqt^mn a que/que 
défaut. 

.71®. que celui qui a un défaut passager ne fasse pas le 
service divin, car il est dit^^): aucun homme en qui il 
y aura quelque difimt n'en approchera. 

72<>. que les Lévites ne s'occupent pas du service des prê- 
tres et vice-versa, car il est dit^^): mais ils n'approche^ 
ront point des vaisseaux du sanctuaire ni de Fautel, 
ni vous^ ni eux. 

IZ^. que celui qui a bu du vin n'entre pas dans le sanc* 
tuaire«et n'enseigne point la loi, car il est dit^'): Vous 
ne boirez point de vin ou de cervoise, etc. qfin que vous 
enseigniez aux enfans d Israël. 

74^. qu'un profane ne fasse pas le service dans le sanc- 
tuaire, car il est dit^<^): et nul étranger n'approchera 
de vous. 

750. qu'un prêtre impur ne fasse pas le service, car il est 
dit 5*): quCils s'abstiennent des choses saintes des en- 
fans disraël. 

76® •■ que le prêtre qui doit se baigner ne fasse pas le ser- 
vice divin jusqu'au coucher du soleil, du jour où il doit 
se laver, car il est dit 5^): et ne souillera point le sanc- 
tuaire. 

77®. qu'un prêtre impur n entre pas dans le parois du tem- 
ple, car il est dit^^): a^n qu'Une souille point le camp. 

78®. qu'un impur n'entre pas dans le camp des Lévites, 
car il est dit**): et n'entrera pas dans le camp. 



44) hér. XVI, 2. 45) Ib. XXI, 23. 46) Ib. ▼•. 17. 47) Ib. vi, 
18 et 21. 4«) Nomb. XVIII, 3. 49) Lév. X, et 11. 50) Noub. 
XVIII, 4. 51) Lév. XXII, 2. 52) Ib. XXI, 12 et XXII, 2. 

53) Nomb. V, S. C'eet-à-dire, le camp où était le Tabernacle. 

54) Deot XXIII, 11. oà éUit la mijetié de DieD. ^ 



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— 156 — 

79®. de ne pas bâtir un autel de pierres taillées, car il 

est dit^^): que $i tu me fait un autel de pierres, ne 

les taille point. 
80^. de ne point lever les pieds pour monter sur Fautd, 

car il est dit^*): et tu ne UMUterat point à mon autel 

par des degrés. 
81®. de ne pas parfumer et sacrifier sur Tantel d*or, car il 

est dit^^): vous n^offrirez sur cet autel aucun par^ 

Jum étranger j ni d'holocauste, etc. 
82®. de ne pas éteindre le feu de Tautel, car il est dit ^^) : 

on tiendra le feu continuellement allumé sur tautel, et 

on ne le laissera point éteindre. 
83®. de ne point imiter la composition de Thuile sainte, car 

il est dit *•): et vous n^en ferez point d'autre de fn9me 

composition. 
84®. de ne point oindre un profane avec Thuile sainte, car 

il est dit®®): on rien oindra point la chair -iauewn 

homme. • 
85®. de ne pas imiter la composition du parfum, car il est 

dit®*): vous ne ferez point pour vous de semblable corn- 

position. 
86®. de ne pas retirer les barres des anneaux de TArcbe, 

car il est dit®^): en on ne les en tirera point. 
87®. de ne point faire de manière le pectoral du grand- 

prêtre qu'il ne reste pas fixe sur TEphod, car il est dit ^^) : 

et que le Pectoral ne bouge point de dessus tEphod. 
88®. que l'Ephod ne se déchire pas, car il est dit®*): 
, comme touverture d'un corselet et ne se déchirera point. 
89®. de ne point offirir de sacrifices hors du temple, car il 

est dit ®*) : prends garde à toi pour ne point sacrifier les 

holocaustes dans tous les lieux. 
90®. de ne pas égorger les sacrifices hors du temple, car 



35) Exod, XX, 25. 50) U». vi. 26. 57) Ib. XXX, 9. 3«) Lér. 
VI, 6. 59) Exod. XXX, 32. 00) Ib. 61) Ib. vi. 37. 62) Ib. 
XXV, 15. 

63) Ib.. XXVIII, 28. deux partiel dei babiCi lacerdotaux. 

64) Ib. va. 32. 65) Oeati XH» 13. 



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— 157 — 

il est dit^^): quiconqwe mura égorgé tm hoettfy etc. hon 

du camp. 
91^. de ne pas sanctifier pour Fantel des bétes avec des 

tares, car il est dit^^): vou9 ni frirez aucune cio^e qui 

ait çptelque tare. 
92®. de ne pas égorger une béte avec quelque tare, sous 
* le titre d'offirande, car il est dit *s): veue m'c^ffrirez point 

à f Etemel ce qui ura aveugle^ etc. 
93<^. de ne point asperger Tautel du sang d'une béte avec 

des tates, car il est dit <» ') : vou$ n'offrirez point àtEter^ 

nel et ne iacrifierez point en votre pay9^ etc. 
94*. de ne point en brûler les m^nbres sur Fautel, car il 

eat dit^<>): vom$ n*en donnerez poitU pour le iocrffiee 

gui te fait par feu. 
9S^. de ne pas sacrifier une béte qui a quelque tare pas- 
sagère, caril est dit^i): tune iaerifierat à l'Etemel ni 

hoeufy nihrebii ou chèvre qui ait en $oi quelque tare, etc. 
96^* de ne pas donner exprès quelque tare aux bétes à 

sacrifier, car il est dit '^ ') : il n'y doit avoir aucune tare. 
97^. qu'on ne doit pas sacrifier une béte avec tare d'un 

Coathéen , car il est dit ^ ') : vou9 ne prendrez point 

de la main de t étranger, etc. 
98®. de ne point brûler du levain ou du miel, car il est 

dit ''*): vous ne ferez point fumer de levein ni de miel 
99^. de ne pas faire une offrande sans sel, car il est dit ^'): 

tu ne laisseras point manquer le sel, etc. 
100^. de ne point offrir le salaire de la prostitution, car il 

est dit^<^): tu n'apprêteras point dans la maison de 

r Eternel ton Dieu pour aucun voeu le salaire d'une pail^ 

litrde ni le prix (Tun chien. 
101^* de ne pas égorger une béte avec son petit, le même 

jour, car il est dit^^): vous tf égorgerez point en un 

même jour la vache, etc. avec son petit. 



66) LéT.XVltySet 4. 67) Ib. XXII, 20. 6S)n>.Tf.22. 06)Ib.vt.24U 

70) Ib. Ti. 22. Les membres^ e^eit-à-dire, let parties de ehaqae Tie- 
tfme qu'on Aevait brûler dani ehaqae ■acrifiee. 

71) Dent XVU^ 1. 72) L6t. XXU, 21. 78) Ib. vs. 25. 74) Ui. 
II, 11. 76) Ib. Ti. IS. te) Deat XXIU^ 19. 77} Lér. X2Cn> 26. 



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— 15» — 

102^. de ne point répandre de Thiâle sur Tofl^rande de fa- 
rine d*an pécheur, car il est dit^^): tl ne mettra pas 

êur elle de tkuile. 
103^» de n*y pas mettre dessus de Teneens, car il est dit^^): 

ni tenceni. 
104^. de ne pas donner de Thuile sur l'offrande d*ane femme 
' soupçonnée d'adultère, ear il est dit^<^): il ns répandra 

point d'huile denus. 
ip5<>. de ne pas j ajouter de Tencens, car il est dit^^): et 

il n'y mettra point foncent. 
106^. de ne pas substituer une chose sanctifiée à Tmitre, 

car il est dit^^). n ^e le changera point et n'en mettra 

point une autre à sa place. 
107^. de ne pas destiner une chose sanctifiée tantôt à uq^ 

tantôt à un autre sacrifice, car il est dit^*): nul ne 

pourra sanctifier, etc. 
108^. de ne pas racheter le premier né d'une béte pure^ 

car il est dit^*): mais on ne rachètera point le premier 

né de la vache, etc. 
109^. de ne pas vendre les dimes du bétail, car il est 

dit^*): et ne sera point rachetée. 
110^. de ne pas vendre un champ, consacré par Tinter- 

dit, car il est dit®**): or nul interdit, etc. ne se vendra. 
111<^. de ne pas racheter un champ soumis à Tinterdit, 

car il est dit®^): ni ne se rachètera. 
112^. de ne pas détacher la tête d'un oiseau destiné à 

être victime pour le péché, car il est dit "^): ef lui en-- 

tamera la tète avec F ongle. 
113^. de ne pas labourer avec les bétes sanctifiées; car 

il est dit ®^): tu ne laboureras point avec le premier de 

ta vache, etc. 
1140. de ne pas les tondre, car il est dit ^<y: tu ne ton- 
dras point le premier né de tes brebis. 
115^. de ne pas égorger Tagneau pascal pendant qu'il se 

trouve encore du levain dans la maison, car il est 



7S) Lév. XXII, 11. 70) Ib. so) Nomb. V, 15. 81) Ib. 82) Lév. 
XXVIl, 10. 83) Ui. Vf. 26. 84) Nomb. XVUI, 17. 85) Lév. XXVU,33. 
86} Ib. VI. 28. 87) Ib. 88) a» Y, 8. 80) Déni. XV, 10. OO) Ib. 



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— 169 — 

dit*') : ^ ^'offrirat p&int le sang de mon Hicrifict mec 

du pain levé. 
116*. de ne pas conserver des parties de Tagneau pascal, 

jusqu'à ce que la nuit les ait rendues profanes on 

jusqu'au matin, car il est dit* 2^: et la graine de ma 

fête solennelle ne passera point la nuit Jusqu'au matin. 
\\7^. de ne laisser aucun reste de la chair de Fagneau 

pascal, car il est dit*'): et n'en laissez rien de reste 

jusqu'au matin. 
118*. de ne pas en laisser de reste depuis le premier jour 

de Pàque (depuis le moment où on a tué Tagneau) jus- 
qu'au troisième, car il est dit *^>: e^ on »€ gardera rien 

de la eiair, etc. jusqu'au matin. 
1190. de ne rien laisser de reste de la chair de Fagneau 

pascal de la seconde Pâque jusqu'au matin, caril dit*^): 

ils n'en laisseront rien jusqu'au matin.^ 
120*. de ne rien laisser de la chair du sacrifice d'action de 

grâce jusqu'au lendemain, car il est dit**): et vous 

n'en réserverez rien jusqu'au matin. 
121^. de ne pas casser un os de l'agneau pascal, car il 

est dit*^): et vous n'en casserez point les os. 
12!2^. de ne pas casser un os à l'agneau de la seconde 

Pâque, car il est dît**): et n'en cassez point les os. 
123<>. de ne pas porter la chair de l'agneau pascal hors de 

la maison, car il est dit**): et vous n'emporterez point 

de sa chair hors de la maison. 
124^. de ne point faire fermenter les restes des oflfrandes 

de farine, car il est dit^**): on ne cuira point avec du 

levain. 
125^. de ne manger la chair de l'agneau pascal ni à demi 



01) Exod. XXXIV, 25. voy. XXIII, 18. 02) Ib. 93) Ib. XII^ 10. 

04) Deot XVf, 4. Ce qui eit expliqué , dam ce leni, par la tradl- 
djtiou. 

05) Nomb. IX, 12. 

06) Lév. VII. 15. XXH, 30. et Exod. XII, 10. Ce qui a Heu pour 
tootoa lei cfaoaei eomacréei qu'on peut nattgwr. 

97) Exod. XII, 40. 98) Norab» IX, 12. 90) Bxod» XII, 40. 
100) Lér. VI, 17. 



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— 160 — 

rôtie ni bovillie dans Peau, car il est fit ^): n^en mam^ 
gez rien à demi-cuit j etc. 

126®* de ne donner à manger de sa chur ni à nn étraoK 
ger ni à an mercenaire, car il est dit*): tétnmger et 
le mercenaire n'en mangeront point. 

127*. que Tincirconcis aussi n*en mange pas, car il est 
dit*): maii aucun incirconcis n'en mangera. 

128<^. ni Tisraélite Apostat, car il est £t^): aucun Apo^ 
stat n*en mangera. 

129®. que Timpur ne mange pas des choses sanctifiées, 
car il est dit^): et celui qui mangera de ta ckair du sa- 
crifice de prospérité, etc. 

130^. de ne pas manger des choses consacrées devennes 
impures, car il est dit^): et la ckair qui aura touché 
quelque chose de souillé ne se mangera point^ 

131®. de ne païf manger ce qui reste des choses sanctifiées, 
jusqu'au troisième jour, car il est dit ^): quiconque en 
mangera, portera son iniquité^ etc. et cette personne là 
sera retranchée d'entre ses peuples. 

132®. de ne pas manger le bl^t (puanteur) y car il est 
dit ^): il ne lui sera point alloué , ce sera une puanteur. 

133®. qu'un étranger ne mange pas d'offrandes, car 
est dit*): nul étranger ne mangera des choses saintes. 

134. que le forain d'un prêtre et le mercenaire n'en man- 
gent non plus , car il est dit ^<^) : le /brain logé chez le 
sarificateur et le mercenaire , ne mangeront point des 
choses saintes. 

135®. qu'un incirconcis ne mange pas des oftandes sa- 



1) Bxod. XII, 0. a) Ib. 45. 8) n>. YI.48. 

4) Ib. ▼•• 43. Cett ainsi que MaimoiiidM ezfUqae Pezpretiioa 
*^:3a |3 en te «onfomaat à Paotorlté d*Oakelot et de Rsdd, nsli R. 
LéTi l'exf liqoe par Ura^Hte exeçmmmmi^^ 

5) hév. YU, 20. 6) n>. Ta. 10. 7) Ib. XQC, S. 

S) Ib. vn, IS. h'Ùt pmamigtir se dit dana Ica livrée rabbiidqaea d* 
la càair dea aaerlfieea qa'on coBaerve aa-delà du teaipi praeerit pour 
roftrsnde , et ebea MainMiaidea , an«delà du matia da trolalèaie joar. 

0) Lér. XXII, 19. 10) Ib« 



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~ 161 .— 

crées, car il est dit^^): mai$ aneuh imcirc^nci» n'en 
mangera. 
136®. qa'an prêtre impur ne mange pas des choses sa- 
crées, car il est fit^^): tout homme de la poêtérUé 
d Akron étant lépreux^ etc. 
\Z7^. que la fille d^un prêtre mariée à un profane ou laï- 
que n*en mange pas, car il est dit'<): que n la fille 
tun sacrificateur est fnariée à un étranger ^ etc. 
138®. qu*on ne mange pas Toffrande de farine d'un prêtre, 
car il est dit i<): et tout le gâteau du êacrificateur 
$era consumé sans en manger. 
139®. de ne pas manger de la victime pour le péché dont 
on porte le sang dans le Tabernacle, car il est dit^^): 
nulle victime pour le péché dont on portera du sang 
dans le Tabernacle ne sera mangée. 
140®. de ne pas manger des bêtes consacrées auxquelles 
on aura donné quelque tare à dessein, car il est dit'<^); 
tu ne mangeras d'aucune chose abominable. 
141®. de ne pas manger les secondes dimes du froment 
hors de Jérusalem, car il est dit^^): tu ne mangeras 
dans aucune ville de ta 4!^meure les dimes de ton fro- 
ment. 
142®. ni celles du vin, car il est dit^^): ni de ton vin. 
143®. ni celles de Vbuile, car il est dit > *) : ni de ton huile. 
144®. ni les premiers nés du bétail, car il est dit ®) : ni 

les premiers nés. 
145^. que les prêtres ne mangent pas les victimes pour le 
péché et pour le délit hors du parris du temple, car il 
est dit 2^): de ton gros et menu bétail - 
146^. de ne pas manger la chair de l'holocauste, car il est 
dit*^): ni ce que tu auras voué. 



11) Exod. XII, 48. On^parle dani ce paigage M Tagneaa pucal, 
'nais la tradition a étenda cei paroieg à toutei let cboiet lacréei. 

12) Lév. XXII, 4. 13) Ib. vt. 12, 14) Ib. VI, 16. 15) Ib. vb. 23. 

16) Deat. XTWj 3. pagiftge qoe la traiition explique, cornue vient 
de dire Maimoaldet. 

17) Ib. XII, 17. 18) Ib. 1») Ib. 20) Ib. 

21) Ib. InterpréUtion que l'on doit à la loi tradftionneUe. 22) lb. 
1. . L 



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— 162 — 

147^. de ne pat manger la chair des victimes dé la seconde 
espèce ayant TaspeKsion du sang, car il est dit 2'): ni 

, tei offrandes vohniairei. 

148®. que nul profane ne mange de la chair des sacrifices 
de la première espèce, car il est dit 2^): maù t étranger 
n^en mangera point parce qu'elles sont saintes. 

149®. que les prêtres ne mangent pas les prémices avant 
qu'on les ait déposées dans le parvis du temple, car il est 
dit^^): ni t oblation élevée de ta main. 

150<>. de ne pas manger les secondes dîmes dans Fimpu- 
reté, même à Jérusalem, jusqu*à ce qu'on les rachète, 
car il est dit**): et je n'en ai rien été pour rappliquer 
à quelque usage souillé. 

151®. de ne pas manger les secondes dîmes dans l'afflic- 
tion, car il estdit*^):/^ n'en ai point mangé dans mon 
affliction. 

152®. de ne pas dépenser l'argent des secondes dîmes pour 
des choses qui ne sont bonnes v\ à manger ni à Eoire, 
car il est dit^^): et n'en ai point donné pour un mort. 

153®. de ne point manger le produit de la terre dont on 
doit donner la dîme, avant d'avoir satisfait à cette obli- 
gation, car il est dit 2»): et ils ne souilleront point les 
choses sanctifiées des en/ans d'Israël qu'ils auront qf- 
ferles à l'Etemel. 

154®. de ne point donner les ofirandes avant les prémices, 
ni les premières dîmes avant les ofirandes ou les secon- 
des dîmes avant les premières, car il est dit 3®): tu ne 
différeras point à m'offrir de ton abondance et de tes 
liqueurs. 



a3) Ib. Let taerificei de la première eipèce étaient, telon ifaimo- 
nidef , Phohcauttej let victimei pour le péché et pour le délit et 
let deux agneaux dei pacifique» et lef ■■cnficei oa lef clioiei laiatea 
de la leconde, les pacifique» pour un »eul, le premier né, la dime 
et l'agneau pa»cal. 

24) Ezod. XXIX, 33. 25) DeotlXfl, 17. 26) n>. XXVI^ 14. 
27) Ib. 28) Ib. 20) Lévit XXif, 15. 

30) Kxod. XXII, 28. On devait donner dei prodoita de la terre 1« 
lea prémicei, 2» lei offrande! , 3» lei premièrei dfmei, 40 et lei aecon- 
des dlmei lei nnea aprèi let aatrea dane ce même ordre. 



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— 163 — 

155<^. de ne pas différer les voeux et les dons rolontaires, 
car il est dit 3^): /n »« tarderai point à f accomplir. 

156^. de ne pas aller à Jérusalem pour les fêtes solennel- 
les sans le sacrifice, car il est dit 3^): nul ne ê€ présen^ 
tera devant ma face à vide. 

1570. de ne point violer la promesse d'un voeu qu'on se 
sera imposé, car il est dit ^ 3) : il ne violera pas sa parole. 

1580. qu'un prêtre n'épouse pas une femme prostituée, car 
il est dit ^ ♦) : ils ne prendront pas une femme paillarde. 

1590. ni une femme déshonorée, car il est dit'^): ou dés* 
honorée, 

1600. m une femme répudiée, car il est dit'^): ils ne 
prendront pas non plus une femme répudiée par son mari. 

1610. que le Grand-Prêtre n'épouse pas une veuve, car il 
est dit 2^): «7 ne prendra point une veuve. 

1620. qu'il ne se marie pas avec une veuve, lors même 
qu'on pourrait omettre les fiançailles, et cela à cause qu'il 
la déshonore, car il est dit^^): 41 ne souillera point sa 
race. 

I630. qu'on prêtre n'entre ^ss dans le sanctuaire la tête 
découverte, car il est dit**): ne découvrez point vos 
tètee. 
1640. ni avec des habits déchirés, car il est dit^o^: et ne 

déchirez^ point vos vêtemens. 
165^. que le prêtre ne sorte pas du parvis du temple pen- 
dant le service, car il est dit*^): et ne sortez point de 
rentrée du Tabernacle d'assignation. 
166^. qu'un prêtre ne se souille pas par l'attouchement d'un 
mort qui ne soit pas de ses proches parens, car il est 
dit^^): qu'il ne se contamine pas entre ses peuples pour 
un mort, 
167®. que le Grand-Prêtre ne se souille pas même par l'at- 
touchement d'un mort de ses proches parens, car il est 
dit*^): il ne se rendra point impur pour son père ni 

pour sa mère. 



ai) Deaf. XXtUy 22. 32) Exod. XXIU, 15. S3) Nomb. XXX, 3. 
J4> î.év. XXI, 7. 35) Ib. 3«) Ib. 37) lU. v: 14. 38) Ib. vi. 15. 
39) hév, X, 0. 40) Ib. 41) Ib. vt. 7. 42) Ib.XXI, 1. 48) Ib. ri. IK 

L2 



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— 164 — 

168^. qa*tt ne doit point s'approcher d*an mort, car il est 

dit**): il n'ira ven aucune penonne. morte. 
169^. que toute la tribu . de Levi n*ait pas une portion 

déterminée de la terre 'promise, car il est dît*^): ils 

n*auront donc point d'héritage entré leurs Jrèrei. 
170<>. qu'elle ne prenne pas part au butin, pendant qu'on 

s'emparera de la terre de promission, car il est dit*^): 

la tribu de Levi n'aura pas de part ni d^hiritage. 
171^. de ne pas se raser pour un mort, car il est dit^^): 

n0 vous rasez point entre les ^eux pour aucun mort. 
172^. de ne pas manger une béte impure, car il est dit*^): 

mais vous ne mangerez point de celles qui rumikent 

seulement^ etc. 
173^. de ne pas manger un poisson impur, car il est dit**): 

ils vous seront en abominatioUj vous ne mangerez point 

de leur chair. 
174 **• de ne pas manger un oiseau impur, ear il est di^ ^®) : 

et d'entre les oiseaux vous tiendrez ceux-^ci pour abo" 

minables. 
175^. de ne pas manger un reptile vidant, car il est dit^'): 

et tout reptile volant vous iera en abomination. 
176^, de ne pas manger les reptiles rampans, car il est 

dit^^): tout reptile qui rampe vtPus sera en abomination. 
177®. de ne pas manger les vers de la terre, car il est 

dit ^3) : vous ne souillerez point vos personnes par un 

reptile qui se traîne sur la terre. 
178®» de ne point manger les vers des fruits dès qu'ils en 

sortent, car il est dit '^*): enk*e tous les reptiles qui se 

traînent sur la terre. 
179®. de ne pas manger des vers dans l'eau, car il est 

dit ^^) ; ne rendez point vo$^ personnes abominables par 

aucun reptile. 



44) Lév, XXty 11. C*et( par tradition qa*on dédait de ce verset 
cette obligation pour le grand-prëtre. 

45) Dent. XVIII, 2. 46)Ib. vi. 1. 47) Ib. XIV, K 48) Lév, XI, 4. 
4%) Ib. VI. II. 50) n>. VI. 13. 

51) Ib. VI. 20, et Dent. XiV, 10. Ta formule: il vont Sera mne 
nmpià'êiey une abomination^ etc» rend le précepte négatif. 

ft2) Lév. XI, 41. 53} Ib. vi. 44. 54) Ib. vi. 42. 55; Ib. vi. 43. 



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— 165 — 

180<>. de ne pas inanger de la charogne^ car û est dit««)t 

voui ne mangerez d'aucune hèie morte delle-mème. 
181«. de ne pas manger d'une bête déchirée, car U est 
dit*^): et vous ne mangerez point de la chair déchirée 
aux champs. 
182®. de ne pas manger nn membre d'une bête qui est 
enoore en vie, car il est dit»»): et tu ne mangeras point 
fame avec la chair. 
183<^. de ne pas manger le muscle de Tembcrfture de la 
hanche, car il est dit * •) : c'est pourquoi jusqu'à ce jour 
les ef{fans d Israël ne mangent point du muscle. 
184^ de ne pas manger de sang, car il est dit*®): vous 

ne mangerez point de sang. 
^85®. de ne pas manger de la graisse, car il est dit®^): 

vous ne mangerez aucune graisse de boei^f, etc. 
i86®. de ne pas cuire la chair dans le lait, car il est dit*«^) : tu 
ne feras point cuire le chevreau dans le lait de sa mère. 
\97^. de ne pas manger de la chair dans le lait, car il 
est dit «3): tu ne feras pas cuire le chevreau au lait 
de sa mère. 
188®. de ne pas manger de la chair d'un boeuf qui a été 
lapidé, car il est dit®*): et on ne mangera point de sa 
chair. 
189®. de ne pas manger du pain de la nouvelle moisson 
avant la Pâque, car il est dit®*): et vous ne mangerez 
ni painj etc. 
190®. ni des grains rôtis, car il est dit®®): ni grain râti. 
f91®. ni des grains en épis, car il est dit®^): ni grains en 

épis. 
192®* de ne point manger les fruits des arbres pendant les 
premiers trois ans, car il est dit®®): il vous sera indr- 
concis pendant trois ans et on n'en mangera point. 
■ • 

56) Deot. XIV, 21. 57) fizod. XXIf , SO. 58) Deat XII, 23. 50) Geo. 
XXXn, 33. 60) Lév. VII, 26. 6l) n>. ▼1.23. 62) Exod. XXIII, 19. 

63) Deat. XIV, 21. C'eit la tradition qoi porte aîuii parée qoe la 
même phrase eit répétée denx fois dam la Bible od nulle répétîMon 
ne pent être regardée comme inutile. 

64) Exod. XXI, 28. 65) Lév. XXIIl, 14. 66) Ib. 67) Ib. 68) Ib. 
XIX, 23. 



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- 166 — 

J 93^. de ne point manger le produit de différentes espèces 
de grains mêlés ensemble et semés dans une vigne, car 
il est dit<»®): de peur que les grains que iu aurai se* 
méi et le rapport de ta vigne ne soit souillé. 
194^. de ne pas boire du vin des libations des idoles, car 
il est dit^<>) : mangeons, la graisse de leurs sacrifices et 
buvons le vin de leurs aspersions. 
195^. de ne pas manger ni boire comme un gourmand et 
un ivrogne, car il est dit ^ *) : il est gourmand et ivrogne. 
196<'. de ne pas manger le jour d*expiation, car il est 
dit^^): car toute personne qui n'aura pas été affligée 
sera retranchée dlentre ses peuples. 
197^. de ne point manger de levain dans la Pâquci car il 

il est dit^^): on ne mangera pas de pain levé. 
198^. ou quelque autre chose mêlée avec du levain, car il 

est dit^*): vous ne mangerez point de levain. 
199<>, ou manger le levain après ' la moitié du 14« jour, 
car il est dit^'): tu ne mangeras point avec elle de 
pain levé. 
200^. qu'on ne voie pas de pain levé dans la maison pen- 
dant la Pâque, car il est dît ^ ^) : et il ne sera point vu 
chez toi de pain levé. 
201®. que le levain ne se trouve pas dans la maison pen- 
dant la Pâque, car il est dit ^^): il ne se trouvera point 
de levain dans vos maisons. 
2021^, que \q JVazarien ne boive pas de vin, ni de ce qui 
est mêlé avec du vin ou qui a le goût du vin, car il est 
dit^*); ni ne boire d'aucune liqueur de raisins. 
203®. qu'il ne mange pas des raisins frais^ car il est dit ^ ') : * 

ni ne mangeras des raisins frais. 
204®. ni des raisins secs, car il est dit*®): ni des secs. 



e») Deot. XXII, 9, 

70) Ib. XXXIf, 38. Cef paroles aaiil ont force de précepte négatif. 

71) fl). XXI, 20. La tenear de ce verset est prohibitÎFe. 

72) Lév. XXIlIf 20. La fbrmalo retranchée d'entre les peuples 
rend le précepte négatif. 

73j Exod. Xm, S. 74) Ib. XU, 20. 75) Deot. XVI, 3. 76) Ëxod. 
XIII, 7. 77) Ib. XU, 19. 78) Nomb. VI, 3. 79) Ib, 80) Ib. 



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— 167 — 

205^. qu'il ne mange pas les pépins des raisins, car il est 

dit*"): depuis la pépins^ etc. 
206<'. qu'il ne man^e pas la peau du raisin, car il est^ 

dit * ') : jusqu'à la peau. 
207^. que le Nazarien ne se rende pas iinpur à cause d'un 

mort quelconque, car il est dit* 3): il ne se contaminera 

point pour son père^ etc. 
208^. qu'il n'entre pas dans une tente où est un mort, car 

il est dit**): il n'ira vers aucnne perMunne morte. 
209®. qu'il ne se rase pas, car il e«t dit^^j: îe rasoir ne 

passera point sur sa tète, 
210®. dene pas moissonner tout le champ, car il est dit ^^)i 

tu n'achèveras point de moissonner le boni de ton champs 

211®. de ne point ramasser les épi»^ qui tombent pendant 

. la moisson, car il est dir^v): ei lu ne glaneras point 

ce qui reste à cueillir de in moisson, 
212®. de ne pas grapiller la vigne, car il est dit^»): tu 

ne grapHleras point ta vigne, 
213®. de ne pas recueillir les grains de la vigne, car il est 

dit**): ni ne recueilleras les grains. 
214®. de ne pas prendre la gerbe oubliée, car il est dit*®): 

tu n'y retourneras point pour la prendre. 
215®. de ne pas semer de grains mêlés, car il est dit*^): 

tu ne sèmeras point ton champ de diverses sortes de 

grains. 
216®. de ne pas semer le bled ou les herbes dans une vi- 
gne, car il est dit**): tu ne sèmeras point dans ta vi- 
gne diverses sortes de grains. 
217®. de ne pas accoupler les bétes de diverses espèces, 

car il est dit*^): tu n'accoupleras point les bêtes avec 

d'autres de diverses espèces. 



81) Nomb. VI, 4. 82) Ib. 83) n>. ▼■« 7. 84) Ib. VI, 6 et Lit. 
XXI, 11. 85) Nomb. VI, 5. 86) Lév.XJX, 9. 87) Ib. 88) Ib, Vf. 10. 
89) Ib. 

90) Dent. XXIV, 19. Ce précepte doit être étenda âufti à tout 
ce qui a été oublié sot le» arbreg, car U eit dît ib. vf. 20.: tu «l'y 
retourneras point pour rechercher branche après branche, 

91) Lé?. XIX, 19. 92) Deut. XXII, 9. 93) Lév. XiX, 19. 



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.« 168 — 

218^* de ne pas labourer avec des bêtes de deux espèees, 

car il est dit' ^)*/ ^ ne labourerat point avec un àne 

et un boe^f aeeouplé$ ensemble. 
219^. de ne point emmnseler une béte pendant le travail, 

car il est dit''): tu n*emmuselerai point ton boei^flors^ 

qu*il foule le grain. 
220^« de ne pas labourer dans la septième année, car il 

est dit'^): tu ne sèmeras point ton champ. 
221 <^« de ne pas cnldver les arbres pendant la septièn» 

année, car û est dit '^): e^ ne tailleras point ta f>igne. 
22^^. de ne pas moissonner ce qui provient de soi-même 

dans la septième année, car il est dit''): tu ne mois- 
sonneras point ce qui sera provenu de soi-^neme^ etc. 
223'. de ne pas cueillir les fruits des arbres, pendant la 

septième année, car il est dit"): et tu ne vendangeras 

point les raisins. 
2240. de ne cultiver ni !a terre ni les arbres Tannée du 

jubilé, car il est dit^^^^^): vous ne sèmerez point. 
225'. de ne pas mmssonner Tannée du jubÔé, car il est 

dit ^) : et ne moissonnerez point ce que la terre rappor- 

tera tPelle-mème. 
226'. de ne point cueillir de fruits pendant le jubilé , car 

il est dit ') : vous ne vendangerez point les fruits de la 

vigne non taillée. 
t27'. de ne pas vendre un champ dans le pays d'Israël à 

jamais , car il est dit ') : fa terre ne sera point vendue 

absolument. 
22S'. de ne pas changer les faubourgs des Lévites, ni 

leurs champs, car il est dit^): mais le champ des 

faubourgs de leurs villes ne sera point vendu. 
229<>. de ne pas oublier ou abandonner les Lévites, car 

il est dit*J: garde toi d'abandonner le Lévite. 
230'* de ne pas exiger un prêt lorsque la septième année 



94) Deat. XXII, 10. 95) Ib. XXV, 4. 96) Lév. XXV, 4. 97) Ih. 
98) Ib. Tt. 5. 99) Ib. 100) Ib. yi. II. I) Ib. 2) Ib. 3) Ib. tb. 23. 

4) Ib. VI. 34. Ven et qoe la Craditioii explique comme il est dit 
dans le précepte. 

5) Deo(. XXII, 19. 



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— 169 — 

sera passée sur loi, car il est dit^): il ne Fexigera 

pmmi de iom frère. 
231^. qu'on ne doit pas se refuser de prêter à un pauvre 

à cause de Tannée de relâche, qui s'approche, car il est 

dit ^ ) : prends garde à toi que tu n'aies dans ton coeur y etc. 
232^. de ne pas se refuser de prêter à un nécessiteux ce 

qu'il lui faut, car il est dit^): tu n'endurciras point 

ton coeur. 
233<^. de ne pas renvoyer un esclave hébreu sans quel-. 

que présent, car il est dit'): tu ne le renverras point 

vide. . 
234^. de ne point presser le pauvre à payer une dette, 

ewr û eBt dk^^): tm ne te comporteras point avec lui 

en usurier. 
235 ^'^ de ne pas prêter à usure à un Israélite, car il est 

dit 1 1) : tu ne lui donneras point ton argent à usure. 
ft36<>. dé ne pas emprunter avec usure, car il est dit^^): 

tu ne prêteras pas à usure à ton frère. 
237^. de ne pas intervenir dans une affaire d'usurier comme 

témoin, caution, etc. car il est dit ^3): vous ne mettrez 

point sfir lui dusure. 
238<^. de ne pas différer la récompense d'un mercenairoi 

car il est dit ^^}i le salaire de ton mercenaire ne de- 

meurera pas avec toi jusqu'au matin. 
239^. de ne pas prendre un gage par force , car il est 

dit^^): tu n'entreras point dans sa maison pour pren- 
dre son gage. 
240<^. de ne point refuser le gage ^ son maître lorsqu'il 



6) DeDt. XV, 2. 

7) Ib« VI. 0. La formate: prendi garde à toi change le précepte 
«iffirmatifen négatif. 

8) Ib. TS. 7. Ainii qoi éonne l'aanône, dit Maimonldef, pratique 
an précepte affirmatif, et qai la reCuie viole un précepte affirmatif et 
négatif ea même tempa. Ce qui a VitUy lelon le Talmud-, dani toni let 
cas temblablei oft Moîie a dit une foîa de faire et ane aatre foif de 
ne point faire une choie. 

9) Ib. VI. 13. 10) fixod.XXlI, 24. 11) Lév. XXV, 37. 
i2) Deot. XXIII, 10. On tient cela de la tr&dition. 

13) Exod. XXII, 24. 14) Lév. XIX, 18. 15) Deot. XXIV, 10. 



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— 170 — 

est pauvre et qu'il en a besoin, car il est dit^^): et 
si f homme est pauvre tu ne te coucheras point ayant 
encore son gage. 

241^. de ne point prendre i^n gage d*une veuve, car il 
est dit^'^): tu ne prendras point pour gage le vêtement 
de la veuve, 

242®. de ne point prendre en gage les ustensiles qui ser- 
vent à préparer la nourriture, car il est dit^^): on ne 
prendra point pour gage les deux meules^ non pas 
même la meule de dessus. 

243<*. de ne pas commettre le vol d'un homme Israélite, 
car il est dit**): tu ne déroberas point. 

244 <^. de ne pas voler de Targent, car il est dit^^^): vous 
ne déroberez point. 

245 <^. de ne pas piller, car il est dit ^i) : tune pilleras point. 

246<>. de ne pas déplacer les bornes des possessions, car 
il est dit^^): tu ne transporteras point les bornes de 
ton prochain. 

24t7^. de ne pas opprimer, car il est dit^s): ^ n'oppri- 
meras point ton prochain. 

24S®. de ne pas nier Targent de son prochain, car il est 
dit**): vous ne nierez point. 

249®. de ne point jurer afin de nier Targent de son pro- 
chain, car il est dit**): vous ne dénierez point. 

250®. de ne pas tromper dans le commerce, car il est 
dit **) t que nul de vous ne foule son frère. 

251®. qu-on ne trompe pas même par des paroles, car il 
est dit^^}: que nul de vous ne foule son prochain. 



16) D«ut. XXIV, 12. 17) Ib. vt. 17. 18) Ib. vi. «• 

19) Exod. XX, 15. C'eit-à-dire de ne pai le priver de m liberté 
en commettaiit le crime appelé en latin plagium. Da reste comme la 
phraiCy tu ne voieras pas, est répétée dam la Bible, et que cette ré- 
pétition ferait inutUe, lelon lea Talmadiitei, ai elle était prlie deox 
foil dani la même tigniication , on en dédoit ici ce crime plagium on 
vol dhin homme, 

30) Lév. XIX, I. 21) Ib. Vi. 13. 22) Dent. XIX, 14. 23) Lév. 
XIX, 18. 24) ft. Vi. U. 25) Ib. 26) Ib. XXV, 14. 

27) Ib. VI. 17. Lei Talmodiitei jnitifient ainii la répétlUon de 
cette pbraie. 



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— 171 — 

252<>. de ne pas tromper le ia (le prosélyte ou Péiranger) 
. par des paroles, car il est dit^^): tu ne foulerai pas 
Péiranger. 

253^. de ne pas le tromper non plus dans le commerce, 

car il est dit**): nine T opprimerai. 
254^. de ne pas rendre à un maître qui demeure hors de 

la Palestine, Tesclave qui s'est réÂigié dans èe pays, 

car il est dit^O;: tu ne livrerai point le ierviteur à ion 

maître, etc. • 

2â5^. de ne pas tromper un esclave, car il est dit'^): 

maii il demeurera avec toi y etc. tu ne le moleiterai' 

point, 
256^. de n'afBiger ni Torphelin ni la veuTe, car il ei^t 

dit ^2^; f^f^^ n'affligerez point la veuve ni t orphelin. 

257^. de ne point faire travailler comme esclave an is- 
saélite qui est contraint de servir, car il est dit'S): 
tu ne te iervira» point de lui cowtme on ie tert dei 
eiclavei. 

25S®. de ne pas le vendre comme on vend un esclave, 
car il est dit 3^): ili ne ieront pai vendui comme on 
vend lei eiclavei. 

259^. de ne point le charger de travaux trop durs, ou de 
ne point le traiter trop durement, car il est dit>^): tu 
ne dominerai point iur lui rigouremement. 

260^. de ne pas permettre à un Couthéen idolâtre (à un 
non-Juif) de charger de travaux trop difficiles un Is- 
raélite qui lui aura été vendu, car il est dit'^): et il 
ne dominera point iur lui rigouremement en ta pré- 
ience. 

261^. de ne pas vendre une esclave Israélite, car il est 
dit 3^): maii il n'aura point le pouvoir de la vendre, 

262®. de ne pas refuser à une esclave israélite fiancée la 
nourriture, les habits et les marques d'amour accouta- 



28) Exod. XXfl,21. 29) Ib. 30) Deat. XXIU^IS. Si) lb.Vi.l6. 
â2) Exod. XXII, 21. 33) Lér. XXV, 39. 34) Ib. Tt. 42. 35) Ib, 
VI. 43. 30) Ib. vi. 53. 37) Exod. XXt, 8. 



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— 172 — 

inés, car il est dit^^): il ne retranchera rien de ta 

nourriture, de $e$ habit $ et de t amitié qui lui est due. 
263^. de ne point vendre une jolie prisonnière comme es- 
clave, car il est dit'^): mow tu ne la pourras point 

vendre pour de Fargent. 
264^. de ne pas la forcer à devenir notre esclave, car il 

est dit*®): ni en faire aucun trafic. 
265^. de ne pas convoiter une femme mariée, car il est 

dit**): tu ne convoiterai point la femme de ton pro- 

chain. 
266®. de ne pas souhaiter ce qui ne nous appartient pas, 

car il est dit * 2): et ne souhaiter a$ point la maison de 

ton prochain. 
267®. que le mercenaire ne mange de la moisson qui n*e8t 

pas coupée pendant qu*il travaille dans le champ, car 

il est dit**): mais tu ne mettras point la faux dans 

les bleds. 
268®. que le mercenaire ne prenne de fruits de la terre 

où il travaille plus qu*il ne lui en faut pour manger, 

car il est dit**) : jusqu'à en être rassasié, mais tu n'en 

mettras point dans ton vaisseau. 
269®. de ne pas cacher une chose perdue, ou égarée {mais 

dialler la prendre pour la restituer à son maître), car 

il est dit**): tu ne fen pourras pas cacher* 
270®. de ne pas laisser une béte tombée sous sa charge, 

car il est dit *«) : tune verras pas Fane de ton frère, etc. 
271®. de ne faire aucun tort concernant la memre et le 

poids, car il est dit*^): vous ne ferez point d'iniquité 

en jugement. 
272®. de n'avoir ni deux sortes de poids ni deux mesures, 

car il est dit*^): il n'g aura point dans ta maison, etc. 
273®. de ne pas fisire un tort quelconque en jugement. 



38> Exod. XXI, 10. Ce qui doit ^tre entendu aoiti d$ toatei les 
femmei niariéei. 

39) Deat. XXI, 14. 40) Ib. 41) Exod. XX, 17. 42) Deat V, 21. 
43) Ib. XXIII, 25. 44) Ib. vi. 24. 45} Ib. XXII, 3. 46) Ib. ru.f. 

47) Lév. XIX, 35. On tient cela de la tradition. 

48) Deat. XXV, 13 et I4« 



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— 173 — 

car a est dk*«): vous ne ferez point d'iniqftiié enju- 

gement. 
274^» de ne point se laisser corrompra par dés présens 

car il est dit^<>): f« ii« prendras point de présens. 
275». de ne pas être favorable plus à l'nn qu'à Tautre 

en jugement, car il est dit*»}: ni n* honoreras la per- 
sonne -du grand. 
276». que les juges ne craignent pas un homme méchant 

en le jugeant, car il est dit ^2^. ^^|^, „^ craindrez per- 

sonne. 
277». de ne pas avoir trop de compassion pour un pauvre 

en jugement, car il est dit*^): ftf n'honoreras point le 

chétif en son procès. 
278». de ne pas pervertir le droit d'un pécheur, car il 

est dit **) : tu ne pervertiras point le droit de f indigent. 
379». de ne pas avoir de compassion pour celui qui a 

fait quelque dommage dans une cause sujette à amende, 

car il est dit*'): ton oeil ne l'épargnera point. 
280». de ne point pervertir le droit de l'étranger et de 

l'orphelin, car il est dit*<»): tu ne pervertiras pointy etc. 

le droit de ^étranger ou de t orphelin. 
281». que le juge n'écoute pas une partie sans que l'autre 

soit présente, car il est dit* ^): /» ne lèveras point de 

faux bruit» 
282». de ne pas se conformer au plus grand nombre dans 
> une cause capitale, lorsque le nombre de ceux qui con- 
damnent ' surpasse d'une seule Toix le nombre de ceux 

qui absolvent, car il est dit*^): tu ne suivras point la 

multitude pour malfavre. 
283». que le juge qui dans une cause capitale a commencé 



40) Lév. XIX, 15. Ce qui est dit pour rendre nUfon de deox 
iHiraies identiqnei. 

50; Exod. XXIII, 8. 51) Lér. XIX, 15. 52) Deut I, 17. 

53) Exod. XXOI, 8. 

54) ib. Ti. 6. explication qne Ton doit à la tradition. 

55) Deut XIX, 1$ et 21. 56) Ib. XXIV, 17. 57) Exod. XXIII, I. 
58) Ib. Ti. 2. 



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— 174 — 

par être favorable au criminel, ne finisse pas par le con- 
damner, car il est dit**): tu ne répondrai point dans 
un procès en' sorte que tu te détournes. 

2S4<>. de ne point accepter pour juge un homme qui n'est 
pas versé dans la loi, quoiqu'il le soit dans les autres 
sciences, car il est dit«®>: vous n'aurez point d* égard à 
tapparence de la personne en jugement 

285^. de ne point témoigner faussement, car il est dit <i): 
tu ne diras point faux témoignage contre ton prochain. 

2S6^. que le transgresseur des lois (ou Timpie) ne témoi- 
gne point, car il est iit^^): tu ne te joindras point au 
méchant pour être témoin. 

287^. qu'un parent ne témoigne pas pour l'autre, car il 
est dit®«): on ne fera point mourir les pères pour les 
enfans^ ni les enfans pour les pères. 

288^. de ne pas prononcer un arrêt sur la déposition d'un 
seul témoin, car il est dit<^^): un témoin seul ne sera 
point valable. 

289^. de ne pas tuer l'innocent, car il est dit^*): tu ne 
tueras point. 

290^. de ne pas prononcer un arrêt sur des, conjectures et 
sans qu'on ait la déposition de deux témoins oculaires, 
car il est dit««): tu ne feras point mourir tinnocent et 
le juste. 

291®. qu'on ne soit pas témoin et juge en même temps 
dans une cause capitale, car il est dit* 7): mais un seul 
témoin ne sera point reçu en témoignagey etc. 

292<^. de ne pas tuer un criminel digne de mort avant qu'il 
se soit présenté devant le tribunal, car il ^st dit*^): et * 
le meurtrier n^ mourra pointy etc. 

293 <>. de ne pas ménager la vie d'un persécuteur lorsqu'il 
tache de porter atteinte à la vie ou à l'honneur d'un 
autre, car il est dit<^*): alors tu lui couperas la main 
et ton oeil ne t'épargnera point. 



59) Ezod. XXin, 2. 00) Dent I, 17. 61) Exod. XX, 16. 62) Ib. 
XXIII, I. 63) Deu(« XXlV, 16. On tient oel* de 1* traditioB. 

64)Ib. XIX, 15. 65) Exod. XX, 13. 66) Ib. XXIIl, 7. 67) Nomb. 
XXXV, 30. 68) Ib. ¥f. 12. 60) Dent. XXV, 12. 



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— 175 — 

2M<^. de ne pas punir celui qui a été forcé à faire le mal, 

car il est dît ^•j : maiê tu ne feraê rien à la Jeune JiUe. 
295®. de ne pas prendre de rachat d'un meurtrier, car il 

est dit'^^): vous ne prendrez point de prix pour la vie 

du meurtrier. 
296<>. ni de celui qui commet un meurtre involontairement 

et qui doit s'enfuir dans une ville de refuge, car il est 

AW^) : ni vous ne prendrez point de prix pour le lai$^ 

ter enfuir en la ville de son refuge. 
297®. de ne pas s'élever contre le sang de son prochain, 

car il est dit^'): tu ne f élèveras point contre le sang 

de ton prochain. 
298®. de ne pas laisser l'achoppement sans l'écarter, car il 

est dit "i ^) : qfin que tu ne rendes point coupable ta mai- 
son de sang. 
299®. de ne pas mettre d'achoppement devant le simple, 

car il est dit ^^): tu ne mettras point d'achoppement de- 

vaut taveugle. 
300®. qu'on ne batte pas le criminel au delà de ce qui est 

prescrit, car il est dit^<^): de quarante coups et non de 

plus, de peur, etc. 
301®. de ne pas médire d'autrui, car il est dit^^): tu n'iras 

point médisant parmi ton peuple. 
302®. de ne pas haïr dans son coeur, car il est dit^*): tu 

ne haïras point ton frère, etc. 
303®. de ne pas faire rougir un Israélite, car il est dit^®): 

tu reprendras soigneusement ion prochain et ne sot^ri- 

ras point, etc. 
304®. de ne pas chercher la vengeance, car il est dit^®): 

tu n'useras point de vengeance. 
305®. de ne pas avoir de rancune, car il est dit^i): et ne 

la garderas pas aux enfans de ton peuple. 
306®. de ne pas prendre la mère avec ses petits dans un 



70) Dent. XXII, 26. 71) Nomb. XXXV, 31. 72) Ib. v». 32. 73) 
Tiév. XIX, 16, 74) Deut XXII, S. 75) hév. XIX, 14. 76) Dttat. 
XXV, 3. 77) Lér. XIX, 16. 78) Ib. ti. 17. 79} Ib. 60) Ib. v§. IS. 

<81) Ib. 



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^ 176 - 

nid, car il est dit ^') :. tu ne prendras point la mère avec 

les petits. ! 

307^. de ne pas raser 1^ poil de la tigne, car il est dit ^*) : 

mais il ne rasera p^nt rendrait de la tigwe. 
308®. de ne pas couper les marques de la l^re, car il est 

dit ^^): prends garde à la place de la lèpre. 
309®. de ne pas labourer ni semer la vallée de Fendroit 

ou on trouve un homme tuè, car il est dit ^^): dans une 

vallée rude dans laquelle on ne laboure ni ne sème. 
310®. de ne pas laisser vivre un sorcier, car il est dit**): 

tu ne laisseras point vivre la sorcière. 
311®. qu'un nouveau marié ne s'occupe pas des besoins de 

la conunune comme, de prendre les armes, de monter la 

garde, etc. car il est dit * 7) : il n^ira point à la guerre 

et on ne lui imposera aucune charge. 
312®. de ne pas désobéir aux ordonnances des juges, car 

il est dit**): et tu ne te détourneras ni à droite ni à 

gauche de ce qu'ils f auront dit. 
313®. de ne rien ajouter ni à la loi écrite ni à la loi orale 

qui est son commentaire, car il est dit*'): vous pren^ 

drez sur vous de faire tout ce que Je vous commande, 

tu n'jf ajouteras rien. 
314®. de ne rien retrancher aux ordonnances de la loi, car 

il est dit®®): et tu n'en diminueras rien. 
315®. de ne pas maudire les juges, car il est dit ^'): tu ne 

maudiras point les juges. 
316®. de ne pas maudire le prince ou le chef de la nation 

Israélite, car il est dit *') : tu ne maudiras point le prince 

de ton peuple. 
317®. de ne maudire aucun Israélite, car il est dit®*): tu 

ne maudiras point le sourd, etc. 
318®. de ne maudire ni son père, ni sa mère, car il est 



82) Deat. XXII, 6. 83) Lév. XIII, 33. 

84) Dent. XXIV, 8. Cette manière de Pezpriner renferme une 
prohibition. 

85) Ib. XXI, 4. 86) Ezod. XXU, 17. 87) Dent. XXIV, 5. 88) Ib. 
XVI, 11. 89) Ib. XII, 32. voy. IV, 2. 00) Ib. 9i) Exod. XXII, 27, 
92) Ib. 03) Lév. XIX, 14. 



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— 177 — 

dit*^): ceimé qui aura maudii 90t$ père sera puni de 

morL 
3190. de ne battre ni son père, ni «a mère, car il est 

dit'^): celui gui aura frappé $9m père 9U 9a mère sera 

puni de mort, 
320<*. de ne point travailler le samedi, car il .est dit*^): 

tu ne feras aucune oeuvre. 
321^. de ne pas violer la voie da samedi^ car il est dit^^): 

et qu'aucun ne sorte du lieu oà il sera le septième Jour. 
322<*. de ne pas punir dans le jour du Sabbat, car il est 

dit^^): vous n'allumerez pas le feu dans vos dentures. 
323 ''^ de ne point travailler le premier jour de Pàque, car 

il est dit®*) : vous ne fer ex aucune oeuvre servile. 
324 <>• ni le septième, car il est dit^^'O): il ne se fera 

aucune oeuvre. 
325^. ni dans la fête de Pentecôte, car il est dit^); vous 

ne ferez aucune oeuvre servile. 
326®. ni dans le premier du septième mois, car il est dit ') : 

vous ne ferez aucune oeuvre servile. 
327®. ni dans le jour de réconciliation, car il est dit ') : en 

ce jour là vous ne ferez aucune oeuvre. 
328®. ni dans le premier jour de la fête des Tabernacles, 

car il est dit *) : vous ne ferez aucune oeuvre servile. 
329®. ni dans le huitième jour de cette même solennité, 

car il est dit^): vous ne ferez aucune oeuvre servile. 
330®. de ne point découvrir la nudité de sa mère, car il 

est dit<^) : c'est ta mère^ tu ne découvriras pas sa nudité. 
331®. ni la nudité de sa soeur, car il est dit^): tu ne dé- 
couvriras point la nudUé de ta soeur. 



94) Exod. 'XXI. 17. L» peine de mort change le précepte d'affir- 
infttif ea négatif. 

05) Ib. VI. 15. 96) Ib. XX^ 10. 

97) Ib. XVf, 29. C'eit-à-dire, de ne point marcher le samedi plai 
de deux mille pat. 

9$) Ib. XXXV, 3. On prend ici allumer le feu et punir pour deux 
phraset lynonymet. 

99) Lév XXIII, 7. 100) Exod. XII, 10. 1) Lév. XXIII, 21. 
2) Ib. VI. 25. 3) Ib. vi. 28. 4) Ib. Vi. S5. 5) Ib. vi. 30. C) Ib. 
XVIII, 7. 7) Ib. Vi. 9. 

I. M 



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— 178 — V 

332^. ni céUe de la femme de son p^re, (5lir il est dit^): 

tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton 

père. 
3jp<*. ni celle ie ta soenr fille da même père, mais non 

de la même mère ou Tice-versa, car il est dit*): tu ne 

découvrirai point ta nudité de îa Jille de la femme de 

ton père. 
384^. ni celle de la fille de son fils, car il est dit ■<>): tu 

ne découvriras point la nudité de la file de ton fis. 
3S6^* m celle de la fille de sa fille, car il est dit ^i): #» 

de la file de ta file. 
336<>. ni celle de sa propre fille , car il est dit^^): elles 

sont ta nudité. 
337^« ni celle d*iine femme et de sa fille, car il est dit i') : 

tu ne découvriras point la nudité d'une femme et de sa 

file. 
33S®. ni celle d*ime femme et de la fille de mat fils, car il 

est dit ^*): et ne prendras point la file de son fis. 
339^. ni celle d'une femme et de la fille de sa fille, chr il 

est dk^s): ni la file de sa file. 
340<>. ni celle de la soeur de sa mère, car il est dit >*): 

tu ne découvriras point la nudité de la soeur de ta 

wêite. 
34i«. ni celle de la soeur dé son père^ car il est dit^^): 

tu ne découvriras point la nuâ^é de la soeur de ion père. 
342®. ni celle de la femme eu frère de son père, car il est 

dit 1 ^) : et ne t*approckeras point de sa femme. 
343<*. ni celle de la femme de son fils, car il est 4it^'): 

tu ne découvriras point la nudité de ta hetle-ftle. 
344<>. ni celle de la femme de son frère, car il est dit ^<'): 
' c'est la nudité de ton frère. 
345^. ni celle de la soeur de sa femme, car il est dit'^.) : 

tu ne prendras peint une femme avec sa soeur. 



S) héw. XVIII, 8. 9) ïb. v: II. 10) Ib. ri. 10. 11) Ib. 

12) Ib. Lft (ndition porte à ce ii^ei, qae ti la fille de netre fille 
eel notre nudilé ; d'eafant jflué notre propre fille. 

13) Ib. n. 17. 14) Ib. 15) Ib. 16) Ib. vt. 13. 17) Ib. re. IX 
18) Ib. Vf. 14. 10) Ib. Tf. 15. 20)-Ib. Ti. 16. 2i; Ib. r». IS. 



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346^. ni ecUe ëe la fémmè qui a «es règle», ear il est dit*') : 

m n'appracierai pa$ de la femme durant la iéparaiion 

de la iomllure. 
347^. ni celle delà femme d'autrni, ear il eat dit'*): iu 

n^auras peint la compagnie de la femme de ten prochain. 
348*. de ne pas coucher avec ane béte, car il eat dit'*): 

tu ne fapproekeras point d'une bête. 
349^. qa'nne femme ne couche pas avec mie béte , car il 

est dit^<): et la femme ne se prostituera point aune 

hete.^ 
350^. de ne poiat abnser d'an homme comme d'une femme, 

car il est dit'<): tu n'auras point la compagnie iun 

mâle. 
3&1*. de nç point découvrir la nudité de son père, car il 

est dit '^): tu ne découvriras pas la nudité de ton père. 
352^ ni celle du frère de son père, car il est dit'"): tu 

ne découDTiras point la nudité du frère de ton père. 
353<*. de ne se permettre aucune liberté qui paisse conduire 

à découTrir la nudité d*autrui, tels que les embrasse- 

mens, les baisers, les oeillades, etc., car- il est dit'^): 

que nul ne s*approcke de celle qui est sa pracke parente 

pour découvrir sa nudité. 
354<). qu'un bâtard n'épouse pas une fille d'Israël, car A 

est Ât^^): le bâtard n^entrertt point dans PassemNée 

de PEtemel 
355^. qull n'y ait aucune femme prostituée en Israël, car 

il est dit»*): qu'il n'y ait point entre les filles d'Israël 

aucune prostituée. 
356®« que celui qui s'est séparé de sa fcMme He la re- 

prenne pas si die s'est déjà mariée à un antre, car il 

est dit*'): alors son premier mari qui f avait renvopée 

ne pourra pas la reprendre. 



al) LéY. XYlUy lO. 23) Ib. n. 20 M) ib. vu 2%. 35) Ib. 26) 
Ib. Ti. 22. 27) Ib. Ti. 7. 28) Ib. ▼•. 14. 

29) Ib. VI. 6. On tient ceci et la tradition. 

30) Dent. XXtlI, Z. On entend par femme prasf itoée celle qaf t'eit 
mariée lant lettres de contrat et lani SançatNei. 

31) Ib. vs. 16. 32) lb. XXIV, 4. 

M2 



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— 180 — 

357^. que la femme da frère mortsani enfons ae seHKurie 
qu'avec le firère du défont, car il est dit ^3^. [^ femme 
du mort ne $e martera point dehors. 

358^. que celui qui a fait Tiolence à une fille ne puisse 
pas se séparer d'elle, car il est dit'^): il ne la pourra 
pas laitser tant qu'il vivra. 

359^. que celui qui répand un faux bruit sur une femme 
ne puisse pas la répudier, car il est dit '^): il ne pourra 
pas la renvojfer tant qu'il vivra. 

360^. qu'un eunuque ne se marie pas avec une fille d'Is- 
raël, car il est dit'*): celui qui est eunuque n'entrera 
point dam tassemàlée de t Eternel. 

361^. de né rendre eunuques ni les bommes, ni les ani- 
maux, car il est dit'^): eiT dam votre pays vous ne le 
ferez point. 

362^. de ne pas établir en cbef de la nation israélite un 
étranger, car il est dit'^): et tu. ne pourras point éta- 
blir sur toi un homme étranger, 

363®. que le roi n'ait pas beaucoup de cbevaux, car il est 
dit*^): il ne fera point amas de chevaux. 

364 <>• qu'il n'ait pas beaucoup de femmes, car il est dit ^®): 
il ne prendra point plusieurs femmes. 

365^. ni beaucoup d'argent et d'or, car il est dit^^): et il 
ne s'amassera point beaucoup d'argent ni beaucoup dor. 

Liturgie. 

Nous avons plusieurs fois répété dans notre Théorie 
que pendant que presque tous les «autres peuples, parmi 
lesquels les juifs vivent dispersés, reconnaissent trois or- 
dres de choses, savoir, le religieux, le ci vil et le poli- 
tique; tout est religion aux yeux de ces derniers. Dieu 
a été et est toujours leur roi immédiat; les docteurs de 
la loi ou les Rabbins sont ses envoyés, ses plénipotentiai- 
res, ses premiers ministres et ses vicaires sur la terre. 



SI) Dent XXV, 5. 34) Ib. XXII, 20. 35) Ib. Tf. 10. 39) Ib. 
XXIII, I. 37) Lév. XXn,24« 38) Deat XX VU, 16. 30) Ib. XVII, 10. 
40) Ib. Tf. 17. 41) Ib. 



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— 181 — 

comme Tont été jadis Moïse, les Prophètes, les Grands- 
Prêtres et les Présidens du Grand-Sanhédrin. Depuis la 
naissance juqn'à la mort, depuis la pointe du jour jus- 
qu'au loyer des étoiles, dans leurs maisons ainsi que dans 
la S}nagogue, leur vie privée et pubKque n'est qu'une suite 
de cérémonies minutieuses et des pratiques légales qui se 
trouvent consignées dans le Talmud. Il suit de là qu'il 
serait même plus exact de dire que tout est liturgie aux yeux 
des Juifs d'aujourd'hui, et que l'étude de leurs cérémonies 
doit rendre moins compliquée celle des matières talmudi- 
ques. Il nous est donc in£spensable de faire succéder 
à l'abrégé que nous venons de donner de la loi écrUey un 
résumé de ceux entre les rits de la Synagogue qui sont 
des plus en vigueur et dont l'origine est aussi ancienne et 
plus ancienne encore que la rédaction des deux Talmuds. 
Je commencerai par fixer les époques principales de leur 
calendrier selon leurs années civiles et ecclésiastiques, et se- 
lon leurs jeûnes ^t leurs fêtes les plus remarquables. 

•«•nttjn (Tischri). 
1. mois civil, VIL ecclésiastique depuis là nouveiie lune d'Octobro- 
Jour$. 
1. Le commencement de l'année civile et la fête des trom- 
pettes. 

3. Jeune à cause du meurtre de Godolias, gouverneur de 
la Judée, après la conquête de Nabucodonosor. 
5. Jeûne pour la mort de vingt Israélites et pour celle 

d'Âkiba, fils de Joseph. 
7. Jeûne à cause du péché du veau d'or, et de l'ordre que 
Dieu avait donné de faire périr le peuple dans le désert. 
10. Jour d'expiation. 
15. Fête des Tabernacles. 
20. Octave de cette fête. 

23. Réjouissance de la loi ou des bénédictions que Moltee 
donna au peuple avant sa mort. 

l'Home (Marheschvan). 

11. mois civil, VÙI. ecclénsstique depuis la nouvelle Innc de 

Novembre. 

7. Jeûne à cause de Sédécias aveuglé par Nabucodonosor 

après avoir vu la mort de ses enfans. 



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— 182 — 

Jémrê. 

20. Jeune pour expier les fautes commiies pendant la fgte 
des Tabernacles. 

23. Fête instituée au temps des Âsmonéens, lorsqu'on dé- 
molit Tautel pro£an par les gentils et purifia le parvis 
du temple. 

25« Réjouissance pour les victcnres que les Juifis remportè- 

. rent sur les Couthéens après la oaptÎTité de Babylone. 

27. Jo|ur de joie parce que R. Johanan, fils de Zakaï, triom- 
> pha des Saducéens, qui voulaient manger ce qui était of- 
fert à Dieu au lieu de le consumer sur TauteL 

•ïioai (Kideu). 

III. mois cîtII, IX. ecclésiastique depuis la nouvelle lune de 
Décembre. 

3. Jour de joie parce que les Asmonéens firent ôter du 
parvis du temple les statues et les images que les gen- 
tils y avaient placées pendant la persécution. 

7. Jeune parce que Jehoiakim brûla le livre prophétique 
de Jérémie que Baruch avait écrit. Le même jour on 
célèbre aussi la mort d'Hérode le Grand. 

21. Fête en mémoire du triomphe remporté sur les Sama- 
ritains qui voulaient détruire le temple de Jérusalem du 
temps d*Alexandre le Grand. On appelle cette fête le 
jour de la montagne Garazim. 

22. Fête de la dédicace ou de la purification de l'autel 
profané par Antiochus. 

rûD (Tebeth). 

W- mois cîvik X. ecclésiaitiqae d^uis la nouvelle lune de Janrier 

6. Jeûne à cause de la traduction des LXX faite soas^ 

Ptolomée. 

10 Jeûne à cause du siège de Jérusalem par les Babyloniens. 

2^. Fête pour la réfonnation du Sanhédrin, après qu*AIe^ 

xandre Janneus eut rempli ce tribunal de Saducéens. 

D3tD (Chebeih). 
V. mois civil , XI. ecclésiastique depuis la nouvelle lune de Février. 

2. Fête à cause de la mort d'Alexandre Janneus ennemi 
des Pharisiens. 



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' — 181 — 

Joun. 
8t Jeûne k cause de la mort lies, Juiites d'Israël arrive 
sons Josné. 

22. Réjouissance pour la mort de Niskalenos du de Cali- 
gula, comme on le erpit plus probableuieQt, qui avait 
ordonné de placer des images dans le temple. 

23. Jeûne à cause des batailles des Israélites contre la tribu 
de Benjamin pour venger Foutrage fait à la concubine 
d'un Lévite. 

29. Fête pour la mort d'Antiochus. 

^W (Adar). 
VL mots civil , XIL ecclésiastique d^uis k nouvelle lune de Man. 

7. Jeûne à cause de la mort de Mojse. 

8. Jeûne à cause du schisme eritre HiBel et ChamroaS et 
jour des trompettes pour la pluie de tannée présente. 

9. Jour des trompettes pour la pluie de tannée prochaine. 

12. Fête de Lollien et Papus deux frères prosélytes ou 
juifs morts martyrs par ordre de Tyrinus ou Trajan. 

13. Jeûne d'Esther et fête pour la mort de Nican^r, tué 
par un Asmonéen. 

14. Fête deg Sorts ou de la délivrance des juifs par Esther. 
17. Fuite des Sages ou des Pharisiens perséeutés par Ale- 
xandre Janneus. 

,20. Fête pour la pluie que Dieu envoya pour les mérites 

41sraël sens le même Alexandre comme l'on croit plus 

communément. 
28. Fête à cause de la délivrance de la perséculioB des 

Romains, qui défendaient aux juif» de drcomîrfi leurs 

enfans et d'obs«rver le Sabbath. 

p*»: (Nisan), 
VIL mois civil, I. ecclésiattique depuis la nouvelle lune d^Avrii. 
1. Jeûne à cause de la mort de Nadab et Abihu, fils 
d'Ahron. 
10. Jeûne pour la mort de Marie, soeur de Moïse. 

14. Fête, de Pâques. 

15. Premier jour des Azjfmes ou des pains sans levain, 

16. Fête des prémices. 



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— 184 — 

JùUTê. 

21. Septième jour des Axymes qui est le dernier de la fête 
de Pâques. 

26. Jeûne à cause de la mort de Josné» 

'T»''» (Jiar). 
YID. mois civil , II. ecclésiastique depuis la nourelle loâe de Mai. 
10. Jeûne pour les fautes commises dans la célébration de 
Pâques, pour la mort d*HeIi et pour la prise de F Arche 
arrivés sous son pontificat. 
23. Jeûne à cause de la mort de Samuel. 
jro (Sivan). 

IX. mois civil, liL ecclésiastique depuis la nouvelle Ime de Juin. 
6» La Pentecdte. 

7. Le second jour de Pentecôte. 
23. Jeûne parce que Jéroboam défendit de porter les pré- 

mices à Jérusalem. 
25. Jeûne pour la mort de Rabban Simeon, fils de Gamaliel. 

27. Jeûne, parce qu'on brûla ce jour là Hanina, fils de 
Tardion, et le livre de la loi. 

Tlûn (Tammuz), 

X. mois civil, IV. ecclésiastiqae depuis la nouvelle lune de Juillet 

17. Jwne parée que Moïse brisa, ce jour là', les tables 
de la ki; le sacrifice perpétuel cessa et Jérusalem fut 
prise» 

^ (Abj: 

XI. mois civil» V. ecclt^iastique depuis la nouvelle lune d'Août. 
1. JeAne à cause de la mort d'Âhron. 
9. Jeûne parce que Dieu jura ce jour là que les Israélites 
n'entreraient point dans la terre de Canaan. 

18. Jeûne, parce que, sous le règne d*Ahuz, la lampe de 
la branche occidentale dû chandelier d'or fut éteinte. 

ilbfit CEiulJ. 

XII. mois civil, VI. ecclésiastique depuis la nouvelle lune de 
Septembre. 

On se prépare pendant ce mois, par des purifications 
et des prières, au premier jour de l'an. 

J*ai tiré ce calendrier du sixième livre de Thistoire des 
Juifs par Basnage en omettant plusieurs remarques que j'ai 



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— 185 — 

cm iantiles on qai trouveront lieu dans Textrah da riti^l 
de la Synagogue au^piri je passe maintenant. 

Les juifs d'aujourd'hui ont des cérémonies et des cou- 
tumes, les ^premières se trouvent preserites dans la Bible 
et dans le Talmud et sont les mêmes par tout, les secon- 
des sont des pratiques que l'usage a consacrées en divers 
temps et en divers lieux. 

Lieux sacrés des Juifs. 

Tous les lieux ou ils s'acquittent de la loi sont sacrés 
aux yeux des Juifs et principalement leurs maisons, leurs 
écoles et leurs Synagogues. 

Le Juif qtii bâtit une maison doit en laisser une par- 
tie imparfaite en mémoire de ce que Jérusalem et le temple 
sont maintenant désolés. Il doit aussi attacher aux portes 
des chambres un roseau ou quelque autre tuyau qui ren- 
ferme un parchemin avec les paroles: Ecoute Israël le 
Seigneur noire Dieu est un^ etc. et qu'on appelle Mezuza. 
Il ne doit souffrir dans sa maison aucune figure, image 
ou statue conformément aux défenses de la loi mosaïque 
que nous avons déjà rapportées. Il doit placer son lit du 
nord au midi et non de l'orient à l'occident pour ne pas 
manquer de respect à la majesté de Dieu qui demeure vers 
ces deux côtés du ciel. Et comme d'après les mêmes dé- 
fenses il ne peut pas manger en même temps de la chûr 
et du lait, il doit avoir une partie de sa vaisselle destinée 
seulement* an laitage et une autre partie à la viande. U 
est aussi tenu d^avoir de la vaisselle à part pour la Pàque, 
qui n'ait jamais touché le pain levé. 

Une Synagogue doit être, autant que possible, l'image 
du Tabernacle de Moïse et du temple de Salomon, avec 
dfette différence pourtant que dans le Tabernacle et dans le 
temple on devait tenir la face tournée vers l'occident afin 
d'éviter le soupçon d'adorer le soleil, tandis que dans la 
Synagogue d'aujourd'hui on doit regarder l'orient pour ne 
point perdre de vue la ville sainte pendant la prière. C'est 
pourquoi on place ordinairement du côté de l'orient l'ar- 
moire qui représente l'arche de l'alliance et qui renferme 
différens rouleaux ou volumes de la loi de Moïse et d'au- 
tres parties de la Bible. An milieu, ou à lentrée de la 



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— 186 - 

ynagogae il y a comme un kmg autel élevé, ^ni aert 
pour y appuyer ces rouleaux pu volumes, bivsqu'oii y lit, 
on que Ton prêche. Les femmes out, dans, la Synagogue, 
un lieu à part ou um galerie fermée par des jalousies, de 
manière qu^elles peuvent voir tout le service sans être re- 
marquées par les hommes. 

Nous avons déjà parlé des écoles juives dans la Théo^ 
rie du Judaïsme. Les Juifs s*y rendent ordinairement an 
sortir des prières du matin, à la reserve du vendredi, des 
veilles des fêtes, du Sabbat et des jours de fête. Us ne 
s'y appliquent qu'à Tétude de la Bible, de la Miickma et 
de la Giémara comme nous Tavons déjà dit ailleurs, et dé- 
duisent cette obligation de ces paçoles de Moïse: Mt cee 
paroles que je te commande aujonréthui seront en ton 
coeur j tu tes enseigneras soigneusement à tes ef\fans*^). 
Ds croient que dans ce passage on fait allusion à Tétude 
de toute la loi mosaïque, et que Moïse leur a ordopné d'y 
pdsser toute leur vie et de la recommencer à trois époques 
différentes comme à manière de répétition, fin effet, di- 
sent-ils, les paroles: et seront dans ton coeur, signifient 
qu'il faut débuter son éducation par Tétude de la Bible, et 
les autres: tu les enseigneras soigneusement veulent dire 
qu'il faut répéter cette étude dans la MiscAna, Lorsque 
Moïse, continuent-ils, a placé deux fois sans aucune néces- 
sité la lettre 3 dans l'expression bnsdtDi (7v les enseigna 
ras) 'il a voulu indiquer par là que l'étude d» la Bible et 
de la Mischna doit être répétée une troisième fois dans celle 
de la Ghémara. 
Principales époques de la vie des Juifs d^at^ourd^hui. 
Sur les quatre coins de la chambre d'une juive qui 
accouche doivent être écrites les paroles : t\^h'>b Xin mn CaiH 
Adam et Eve, LilHh hors d'ici, et sur la partie inférieure 
^de la porte les noms des trois anges P)b:i3»3D, "^ISDSD, ^^3D 
Senoi, Sansenoi, SanmangAeloph. On veut signifier par 
cette cérémonie superstitieuse que si le nouveau né est un 
mâle on souhaite qu'il ressemble à Adam, et à Eve, s'il est 



42) Deut VI, 7. 



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— 187 — 

HM femelle, et q^e Lilkh, spectre de la nuit eammi des 
aoeenclveiiieBS, soh éloigné par ces trois anges tutélaires. 

Le père est obligé de faire circoncire son fils an bni- 
llème joar, et de chobnr à cet effet le parrain qui doU te- 
nir Tenfant pendant la circoncision , la marraine qui doit 
rapporter au lieu de la céi:émonie et le Mohûl ou Pàùmme 
ftn eireoncit On fait la circon«)«ion dans la Synagogue 
ou dans la maison, et on y tient prêts deux siégea. Ton pour 
le parrain, et Tantre pour le prophète EJie, qiii assiste d'une 
manière inyinUe à la cérémonie. C'est au Mokel d'appor- 
ter sur un plat tous les instrumens et les choses nécessai- 
res à la drcondsion, comme le rasoir, les poudres astrin- 
gentes, du linge, du sable pour y jeter le prépuce, etc. 
C'est aussi de sa compétence d'imposer à l'enfant le nom 
que le père souhaite, ce qui doit se faire pendant la cir- 
concision. Pour les filles il n'y a que l'imposition du nom 
qui a lieu au commencement du mois après que la mère 
est relevée de ses couches, et qui se fait par le chantre de 
la Synagogue à la SjFnagogue même ou dans la maison. Si 
un eu£ant meurt sans être circoncis, il y en a qui le cir- 
concisent avec un roseau, avant que de l'enterrer. 

En voulant se conformer aux prescriptions tabnudiques 
ohaqne enfant juif devrait s'appliquer à l'étude de la Bible 
à l'âge de 5 ans, à l'étude de la Mischna à l'âge de 10, et 
à Fâge de 15 à celle de la GKémara. Mais nous avons 
déjà observé dans notre Théorie, que, par excès de zèle 
pour la pratique de leurs lob, les Juifs préviennent ordi- 
nairement ces époques légales, et destinent leurs enfaas à 
l'étude exclusive du Talmud aussitôt que leur raison com- 
mence à se développcor. On trouve écrit dans le Uvre 
ns'^nit "«b^âiD (Chevile Emuna) que lorsque la mère conduit 
un enfant pour la première fois devant son rabbin elle doit 
lui présenter un gâteau assaisonné de sucre et de miel et 
lai dire : que V étude de la loi devienne agréajife à tpn coeur 
et qu'il ioit comme du $ucre sur ta langue et comme du miel 
sur tes lèvreSy etc. 

Les garçons qui ont treize ans et un jour sont répu- 
tés hommes et obligés d'observer les préceptes de la loi. 
C'est pourquoi on donne alors à chacun le titre de rfWS n:li 



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— 188 — 

fih dm précepte. Us sont en outre hers d* tutelle et peu- 
vent faire tout ce qu*il leur plaît tant au spirituel qu'au 
temporel. Quant aux filles on leur donne la qualité de 
femme a douze ans et demie, et alors elles peuvent scr 
marier. -=— 

Tout Juif est obligé de se marier, le plutôt possible et 
tout au plus tard à Tâge de dix -huit ans. La veuve ne 
peut se remarier, dit Leon de Modène, que 90 jours après 
la mort du mari, afin que Ton sache si Tenfant est du pre- 
mier mari ou non. Mais si elle avoit un enfant à la ma- 
melle lors de la mort de son mari elle ne se peut^ remarier 
avant que Fenfant ait deux ans, et cela pour mieux assu- 
rer l'éducation du pupille. Quand on est convenu des con- 
ditions d*un mariage il se fait un écrit entre Tépoux et les 
parens de l'épouse; après quoi l'accordé va voir l'accordée 
et lui toucher la main. Le jour pour les noces se prend 
ordinairement dans la nouvelle lune et est un mercredi ou 
un vendredi si c'est une fiUe, et un jeudi si c'est une 
veuve. Pendant la cérémonie les fiancés se tiennent sous 
un dais et ont le Taleth ou un voile quarré sur la tête et 
le Rabbin ou le chantre de la Synagogue ou le plus proche 
parent leur donne à boire dans un vase plein de vin. L'é- 
poux met ensuite un anneau au doigt de son épouse et dit 
en présence de deux témoins: Voici ^ tu e$ mon épouse, 
felon le rite de Moïse et d'Israël. Puis on lit l'écrit où 
l'époux s'oblige à la dot, à nourrir sa femme et à vivre 
bien avec elle et en donne note par écrit aux parens de 
l'épouse. 

Le Juif qui se croit près de la mort, mande dix per- 
sonnes au moins pour prononcer en leur présence la for- 
mule d'une confession générale. Il demande pardon à tous 
ceux qu'il croit avoir offensés, il reçoit la bénédiction de 
ses parens, et il la donne à ses enfans et à ses, domestiques. 
Il y en a qui font faire pour eux une prière publique dans 
la Synagogue et se font changer de nom pour marque de 
changement de vie. Celui qui se trouve présent quand le 
malade expire doit déchirer son habit. Dans ce moment 
on jette sur la rue toute l'eau qui se trouve dans la mai- 
son et dans tout le voisinage. On étend le cadavre par 



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— t89 — 

t^rre dms «a drap, le visage coayert avec une bougie allu- 
mée du coté de la tête. Après on le lave, on rhabille, on 
le met dans un cercueil fait exprès et on le con4uit au 
cimetière qu'on appelle la maùan de$^ vwam (û^'^nn n^â). 

Jonn ouvrière , joun de Jeûne , Jours de fête et Jours de 
commémoration pour les trépassés. 
Lorsqu'il s'agit de pratiquer la loi de Moïse , les Juifs 
comptent le jour d'une vêpre à l'autre. Mais ils font du 
jour, naturel six portions inégales qui s'appellent: 
1®. 'nn© Aurore de deux parties dont Tune commence lors- 
que le coté oriental du ciel reçoit les premiers rayons de 
lumière et la seconde lorsque les rayons touchent jusqu'au 
coté occidental. 
2**. ipa Le lever du soleil. 
3^. ûm un La chaleur du Jour qui commence vers les 

neuf heures. 
4<>. onns^ Le midi. 

5®. ÛW m*! Le vent du Jour qui commence quelques heu- 
res avant le coucher du soleil. 
6®. i'^3? Le vêpre de deux parties dont la première com- 
mence, selon les Karaites et les Samaritains, au coucher 
du soleil, et la seconde aussitôt que les ténèbres se mon- 
trent; mais selon les Rabbanistes la première commence 
lorsque le soleil penche vers le coucher et la seconde 
lorsqu'il se couche. 

Avant la captivité de Babylone la nuit était partagée 
en trois veilles dont la première s'appelait ni'i^tuât iDid 
commencemens dés veilles et durait jusque vers minuit, la 
seconde «ns^D'^h n"l^iUfi< veille du milieu^ jusqu'au chant du 
coq, et la troisième 'npan m^^i< veille du matin jusqu'au 
lever du soleil. Mais du temps de J. C. on comptait qua- 
tre veilles dans la nuit à l'exemple des Romains chacune de 
trois heures. 

Le premier soin de chaque Juif en se levant est de se 
préparer à la prière par plusietirs actes indispensables, 
savoir: 

1<>. d'aller faire ses nécessités en invoquant les anges gar- 
diens et en rendant grâce à Dieu da^soin qu'il met à 



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— 190 — 

- conserver le corps de rhomiBe, car le moindre obstacle 
qui arrêterait le coars de aes raperflnités coiiserait aa 
mort. 
2^. de se laver les matns et le visage très^scmpiiIeHseiiieiit. 
3^. de s'habiller d'une espèce d'habit qu'en appelle 9y\H 
niD3b (Arba Cmnfkotk) lê$ quatre amght parce qu'il 
consiste en un morceau d'étoffe quarré ou à quarte pans 
et qu'il a au bout de chaque pan un cordon en forme 
de houppe de huit fils de laine noués en cinq endroits 
qu'on nomme rr^::^:: (Tsitsith). Mais comme ce morceau 
d'étoffe est aujourd'hui ordinairement caché sous les ha- 
bits, les Juifs se couvrent, pendant la prière du matin de 
ce qu'ils appellent n'^bti (Talleth) et qui est une sorte de 
voile quarré ayant lea houppes du TitisHi aux coins. 
4^* d'avoir un quarré en parchemin au milieu du front, où 
sont écrits divers passages de la loi de Moïse et qui est 
attaché a des conrrois qui ceignent la téCe et se nouent 
par derrière, d'en avoir un semblable au pliant du bras 
gauche avec des courroies qui descendent en ligne spi- 
rale jusqu'au bout du doigt* du milieu. Ils appellent le 
premier quarré iDf^^ h^D p^'^fin Tephilin de la tète et le 
second *i^ biD pb^cn Tephilin de la main. 
5^. Enfin de se préparer avec recueillement à la prière 
par différentes bénédictions et oraisons jaculatoires^^). 
Les Juifs devraient aller trois fois par jour à la Syn- 
agogue, savoir le matin pour la prière appelée n*«*imD ou 
de t aurore y l'après midi pour la prière appelée «insd ou 
de l* offrande de farine y et à Tentrée de la nuit pour la 
prière n^'^» ou des vêpre$; mais pour plus de commodité ils 
£sent ordinairem^it ensemble les prières d'après midi et 
du soir. 

Leon de Modène a raison d'observer que comme les 
Juifs de presque chaque pays ont un rituel à part il serait 
impossible d'indiquer avec précision la forme des prières 



43) Noai rappelleront ici à noi lectean ce qne nom arono àéim 
noté antre part qae le Joifi ne peuvent ni prier, ni drctfneira, ai 
cél^rer le mariage on donner l'écrit au divorce lani éirt au nombre 
et iix et qat ce noMbre légal ^appefle TXD mHHmm, 



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— IW — 

4ê diaciiti. Let principalet oipendaat ^!«b retroare dans 
tous les rituels les mêmes, sont: 
Pèur le matin : 
m. L09 hénidiciienf ou plusieurs actions. les grâces très- 
courtes qui commençait nmi ^inâ iém ian^ etc^^). 
i. Le HaÛel' (bbn) 09 le paaume CXLV et les sÛTans 

qui commencent par Halhli^a. 
e. Le Cad$»cA (Vi'np) ou recueil de louanges à Dieu qui 
commence par cette parole ^^). 

d. Le Jotser (nat*)**) ou une louange au créateur de lir 
lumière et du jour. 

e. Le Chema {91^^) au FEceuie qui est une protestation 
faite à Dieu de reconnaître son unité, et de pratiquer 
sa loi et par coméqaent la prineipale d'eptre toute les 
pri^-es* 

y. Le VegaMv (i:t^l) ou une louange qui commence par 

ce mot 
g. Le Ckemona E$re {rrm^ na^io) ou .les dix*huit ac- 

tioBsde grâces instituées par les membres de la Grande^ 

Synagogue, 
h. La Parcha {tw^ti) ou la lecture de la hi^^)* 



44), Une dei principalM obligfttiosf dei Jolfe fi de bénir Oien à 
chaque action qn'ili commencent, loit ^oMli le lavent let mainly 
•oit qu'ils prient on qu^ili liient dane la loi, oo qu'ils roaogant on 
qu'ils boivent oo qu'ils entreprennent d'«itres choses semblables. Dana 
les bénédictions du matin ils rendent grAces à Dieu de ce qutl a ffsit 
le corps humain rempli de pores et de trous, de ce qu'il a appris au 
coq à distinguer la nuit du jour, de ce qu'il a fkit les Juifs, de 
«e qu'il ne les a pas Iklts domestiques ; de ce qu'il les à fsits hommes 
et non femmes ; et les femmes Itfi rendeitt grâces de ce qiiil !•• a fai- 
tes comme II lai a plu, etc. etc. 

45) Le Ctuli9eh m la vertu de soulager let âmes det morts et de 
les délivrer det peinet de l'autre monde que let Julfii admettent comme 
tous les autres peuples. 

469 On lit dans la Synagogue la loi pour deux raisons différentes, 
•avoir: 
1<*. pour s'acquitter de robligation de la parcourir toute dans l'es- 
pace d'un as. 
"So. pour faire la commémoration des offrandei et d«s tacrHIoet qaoti- 
diennet 00 extraordlnairet qii*on fêtait jadit daat le temple et q«l 



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— 1M — 

f. La HapkierM (mt^tri) ou la lecture des Prophètes 
qu'on ajoute à la Parcha. 

/. Enfin Taction de grâce qui commence Alenu Lechabeak 
(rD)D^ is^b») qui est la dernière des prières du matin 
et dans laquelle ils rendent grâce à Dieu de leur avoir 
donné un culte infiniment plus noble que celui des au- 
tres peuples et plus particulièrement des Chrétiens ^^). 
Pour raprèi midi: 

a. Le HalleL 

b. Le Cadiich. 

c. Le Chemona E$re. 

Pour le 90%ri 

a. Une louange à Dieu qui amène la nuit. 

b. Les trois lectures qui constituent le CkewM comme 
nous le verrons dès les premières pages de notre ver- 
sion ♦8). 

c. Une commémoration de la délivrance miraculeuse 
d'Egypte. 

â. Une prière pour obtenir de Dieu qu'il les conserve en 

paix la nuit, 
e. Dix-huit versets des Prophètes. 

f. Le Chemona Eire. 

g. Le HalemUy le Chabeah. 
h. Le Cadùch. 



ont cette maintenaat. La première t'appelle proprement Faracha et 
U faut tirer le volume de la loi poor l'exécuter , la teconde te trouve 
tranicrite dant let livret de prièret telon le joar moqael celle ett at- 
tachée par la liturgie. 
Nout prenou ici le mot Parcha pour la lecture de la Bible en 
généraL 

47) Je dit det Chréticnt, car dant cette prière comme dant celle 
det Hereit^eg (|^3^73r7 FlD^^) qui la précède pretqa'lmraédiatement, 
on fait alluiion aux Cbrétient d'une manière trèt-précite , ti on pren^ 
cet deux prièret dant let livret let plut ancient qui n*ont pat été t««« 
mit à la centnre, comme p. ex. : dant le manotcrit que je pottède, oà 
tootet let prièret det JuiCt tont rapportéet tant aucune altération. 

48) A rigoureotement parler la ieciure du Chema et le Chemona 
Eire conatitaeut let deux partiet principalet de la prière journaiièrte 
det Jttift. 



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_ 193 — 

Les hdîu ne peavent rien entrepre^re ayant ^la prière 
da matin. U leor est même défendu de se détoamer poar 
saluer. Ils passent de la Synagogue à l'école comme nous 
avons du, ou vaquent chacun à «es affaires en récitant tou- 
jours une bénédiction analogue à ce qu% entreprennent. 

Les cérémonies du repas sont: 
1^. qu'ils doivent se laver les mains en le commençant et 

en le terminant. 
2^. qu'étant assis à la taUe ils doivent réciter le pseaame 

XXIIL : L'Eternel eft mon pasteur^ etc. 
29, que le maître de la maison doit faire la bénédiction 
do pain et en distribuer aux conviés dans la quantité 
d'une okvc 
4^. que la première fois qulls boivent ils fassent une béné- 
diction avant, et une après. 
6®. qu'ils fassent l'action de grâces à la fin du repas; 
6^. et que le maitre donne à chacun un peu de via de son 
verre. 
Us appefient le lundi et le jeudi jours de justice 
parce que c'est dans ces jours là que les juges tenaient» 
jadis leurs séances, et ils les choisissent p<Hir exercer quel- 
que jeune ou abstinence. Ds nomment aassi les premiers 
Àx jours de la nouvelle année jours de péniitnce parce 
qu'ils jeûnent pendant ce temps là et récitent les prières 
de pénitence (nimbo). Us jeûnent en outre lorsqu'ils ont 
rêvé quelque chose de très-funeste. 

Yoici les lois qui sont relatives aux jours de jeûne : 
10. quH commence depuis le lever des étoiles et dure jus- 
qu'au lever des étoiles de l'autre jour. 
2^. qu'on ajoute une confession ou une formule de péni- 
tence après le Chemona Esre. 
3^. que ce jour là la Piurcka et VHaphtora soient mialo- 

gues à la circonstance. 
4®. que l'on reste pieds nus ou sans souliers de cuir. 
5<^. qu'on n'étudie pas dan» la loi, mais qu'on lise seulement 

Job, Jérémie et d'autres Hvres affligeans. 
6**. qu'enfin si le jeûne tombe au samecU on le^remette au 
jour suivant excepté le jeûne d'Esther qui pour la même 
raison doit tomber dans le jeudi précédent. 
I. N 



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— iM — 

Ootm le MoriitM ^otidiMi, dniqiie nonveHe lune, cha- 
uve MmMrii et chaqne jour de fête devait avoir un mcii- 
fioe et une ofifirende paitiodièTe comme im a pa le remar- 
q«er dans Ita préceptes de Im M me9alfqme. Maie mainte- 
nant ^*on est obligé de snbstitaer des prières et des eé- 
rémonies aux sacrifices et aux offrandes des anciens temps, 
cha4|iro samedi, chaque fête et chaque nonT^Ie Iiine a des 
prières et des cérémonies additionnelles dent voici celles 
qne ees jours ont en common et eelles qui leurs sont par« 
Âcnlières: * 

1«. Le HmlM (îÀn) ou les pseanmes CXIIL CXIV. €XV/ 

CXVI. CXVII et CXVHL 
2®. Le Musaph (C)D10) on YaddUion de certaines prières et 
parties 4e la Bible «qni rem^eent les offrandes et les 
sacrifices de jadis. 
3^. L'Hmbdala {rànsn) ou la séparation dm Jour de fête 
du jour ouvrier , qû «e fait moyennant une formule de 
prières et de cérémonies qui se trouvent indiquées dans 
. les rituels. 

A^. La Mtgkila (n^), c'est-à-dire, la lecture du Gsh/ih 
f9ie de$ CanHqueê le san^di qui tombe dans la fête de 
Fàfue. La. lecture du livre Ruih, le second Jour de 
Pentecôte; la lecture des lamentations de Jérémie, ie 
neuf du mois Abh; la lecture de TEoclesiaste , le samedi 
qui tombe dans la fête des Tabernacles; enfin la lecture 
d^Esther dans la fête des Purim. 
6<>. L'Erw tebchUin {yb^v^^r\ Wr^y) ou la mixiure des 
meés du jour de fête et du samedi qui a lieu lotsfU'une 
fête tombe immédiatement avant le samedi. Alors, 
comme le jour de fête on ne peut pas préparer les meta 
pour le samedi, on les prépare avec ceux de la fête le 
jeudi au soir en disant: ceci pour le umedi^ et cette 
déclaration accompagnée d'une prière fait que s'il 7 en a . 
qui peuvent se corrompre il est permis de les enke le 
jour de la même fête. 
6^. La commémoration, la louange, le sermon et ies trois 

rqf^as du sabbat. 
70. La ^ère à la nouvelle lune que les Juifs font le jour 
qu'ils aperçoivent le oroisiant, en sautant vtam le cieL 



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— 1« — 

8^. L^Agada de la Pftqae idhiflive mx màêèttes ^ue les 

Egjfû&m ont fak sooflfrk aux laUb, «t aax meryeiHes 

^e Diftu opéra po«r les en délivrer. 
9^. La cowménKuration, les prièrea et 1» semen de laPén^ 

teoote. ' 
10*. La commémoration, les |mère» et le seimon de la 

noQTdtte aimée. 
11<>. Lu Cappara (mw) ou l'expiation ♦•) et les prières 

additioE»eUes du jour de paiificalio» aîoni que la lecture 

de rhistoire du Gvapd-Prétre et de deuxlNmss, ajoutée 

au M^aph de c^e féto^<^). 
12<>. Les prières et les cérémonies addit|OQ*ellas de la fête 

des Tabernadas^^). 
Và^. La louange et la eérémonie des faunières de la fête 

de la dédicace^'). > - 

14^« La comméHUNration et las cétémoniea de la fête de 

JPWrMa»»). 
i5^« Les prières at les cérémoiniea des anaivMsaiies des 

morts ^^). 



40) e«it0 «érënosîe «ontitto à imcséM ^n coq is vitlIJe de umm 
U^' tl à U fffpter lir«|f UM eonire «i» t4le en 4li^t ttovM fvif 
^'t7 ffo^/ immoU à ma place. 

50) Le grand-prétre entroit ce Jour là dam le Saint dei Saint* 
pour jeter aa tort Ici deax bonct dont Pon devait être facrifié et Psotre 
Cbatté dam le déteit Ckargé det péché* de toot le peuple. 

Si) tiO prfftcifSle det eéréaoMieo 4e #e€to fête eel coHe d*a»e Wati« 
nlio 4e f«is«ier, de Irola le ^lyrlc et Aa 4oii|p 4e MOto v^ae.tSenti^eill 
la 4roii«9 (et d'une bfaoche de diroojer Vvec fpiii fruit qa^ap t^ot dai^f 
la gauche et qa'on agite veri les g^oatre coi^^a do monde en Caif^ 
ckaqoe joar le toar do pupitre de la Synagc^e. 

52) Cette fête a été inttitutée pour célébrer la nouvelle dédicace 
4u tonipte que firent \m Machabéet après qu'A eut été ^o€aifté. '^tU" 
4a^ les hait Jours qu'elle dure on allaBM nno inuiyo le vremior Jaw^ 
disx M 9f cond et sinai dn r<;filo, 

53) h^ fête des Sharim ou dtp «orM s été infl^fuée en ném^ife 
4*Rslher qui empêcha que le peuple d'Israël ne fut enlièremcnt exter- 
miné par les intrigues d'Aman. 

54) On a en usage de visifer ce Jour là les tombeaux , de jeAner, 
4e réciter le CméHteh^ d'étudier In hf pour Appliquer aux morts les 
mérites de eelte oenviro pieuse ^ etc. 

N2 



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— IW — 

21®. mi^a» WDn Ciftiy vetkmeê, saroir: le Cantique de$ Can- 
tique$j Rmth, le$ Lamentaiionfj tEcclésiaite et Either. 
Les mêmes Juifs donnent le titre de 

22^. rf^n - DÏit Alpkabétique$ aax Pseaumes XXV. XXXIV. 
XXXVII. CXI. CXU. CXIX. CXLV. dont le premier 
verset commence par it, le second par a et aûm da reste 
jttsqa'à la tiemière lettre de Falpkabet. 

23*. bin Hall^ le Pseaume CXIII. jusqu'au CXVIH. 

24^ brun ^n le Grand Hallel le Pseaume CXXXVI «»). 

' 2i^. riib^lan n*^U) Cantique$ gradueh les quinze Pseanmes 
depuis le CXX jusqu'au CXXXIV. 
Le Talmud cite la Bible d'après les formules suivantes: 

a. pour prouver une thèse: 
26«. ^xaMltD selon ce qu'on dit. 
27^. ;s>ndn ear on trouve écrit. 

289. 3^ro*id selon ce qu'on trouve écrit. 

29<». ^'n:m*t ^2MC dit le bénit, c'est-à-dire, Dieu. 

30<>. *^w ^in p^ et ainsi dit lui (Dieu). 

31<». ^2Mt3 ^;d^ i/«pt»# long-temps il a été dit. 

32^. tD'^lBJQ 'nâdi cfe|Mr$# long'4ewêps on a expliquée r 

33®. pdj^a la^^nptD »Q23 ife c^ jTw nous lisons là-dessus. 

b. ponr réunir ensemble plusieitrs témoignages de récri- 
ture: 

340. ^p^m et il dit aussi. 

36^. nw et encore. 

360. tiTt^ et il est aussi écrit. 

37^. rnsiit itin pi c'est même ainsi que dit àti (Dieu). 

Cé pour réprinMMider au nom de l'écriture; 
38®. m^ ^••asn le Prophète s'écrie. 
39^. nûWT nrmfc-tonpn nn le saint esprit s'écrie et dit. 

d. pour se demander la raison pourquoi il se trouve écrit 
dans la Bible plnlftt d\ine manière que de l'autre: 
40®. ainsn t^tn rmquel est le but de f écriture sainte. 



58) C'est alnir que le Grmnd HàUet eit d^rminé ptr le Tulmod 
de Jérutalem; mai* «tani toéHkl de Babylone mi dit qa*il comnreaee 
depuii le PseaiMie CXVtlI oa CU JotqnnMi CXXXVII, el eo IWroo- 
iiidef , depolb le Pi. CXVIIi jaiqo'aa CXX. Voy. Bnxforf Lex. CbsM. 
Talmudicam. 



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— 199 — 

41* . min m»» ran "^^tJa pourquoi m purfe aàm' dont la 

M de Moï»ef 
42*. tosaîn Tirtnh •»)? rab pourquoi de grâce se trouve- 1- 

il écrit de nouveau ainsi f 

e. pour expliquer quelque setttenee de la BiUe: 
43®. ()b w«73 «p) a^nDi î)*»fitin afin qae tu ne penseï pas 

ainn: à cause de cet paroles de la BAle voici ce qu*on 

ajoute cela (ou qu'on nous Jait entendre). 
44^. ^V3 £13 "^db (ceonrae tu pouvais penser ainsi), &eH 

pourquoi Ton dit. 
45®. 'i»*»4t Itin 'j5'»Bb c'ei^ la raison pourquoi Dieu parle 

ainsi. 
46®. tt3»nn a*ind^b d'ée si c'était ainsij la éivinê miséricorde 

aurait dû écrire. 

f. pour concilier plusieurs passages de la Bible : 

47®. mnna n^n^i «la^ tf ^^ #raiw« écrit plus bas ou ^' 

mêdiatement après. 
48®. mb 7^Di«i«^ •» /raifre tout près de ceci, 
49®. «fnpT rpcob î)*»»» rayer c« y»'©» lit à lajin. 
50®. nx'^D »n ^nsi a"»n^ cVi* atntt qu'on trouve écrite 

mais on trouve ècwit aussi de cette autre manière^ corn- 

ment donc (cendtter tout cela). 

g. pour confirmer une thèse: 

M®. a"»nST la^'n cela confine avec ce qui est écrit. 
52®. n->afit nm iûd selon ce que vous dites (ou que vous 

lisez qu'il est dit dans les Hyres sacrés). 

h. pour faire une objection: 
53®. a^nlD »m mais il se trouve écrit. 
54®. noÉt if3»nTï mais la divine miséricorde êtt. 
55®. rr^ piD^n de cette sentence on devrait plutit déduire. 

i. pour répondre à un doute: 
56®. fitïan*^ 3nD, *^ai» fa ifmM miséricorde dit ou écrit. 

r« pour faire des allnsious: 
57®. 'ia«3« n» ti'^yb afin d'accompUr ce qui a été écrit. 
58® .r ^adUtt) tm)a ik cuttte ^'f/ a été écrit. 
59®. awsrr T»i>3? nb:?» cect a /aul^ rfe prix aux yenar de 

Dmw^ t écriture reconnaît tant de mérite en cela que^ etc. 
60®. a^nan '»»îo yne veulent signifier ces paroles. 



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— wo- 
ol*, mnj-) vo^rt quel pm9$mge de la Bièle petnrmi $'appH^ 
quer à cela. 

Le$ préceptei affirmatiff et négatifs qne nous ayons 
déjà exposés se sabHivisent en préceptei qui regardent 
rkomme (qnan niann), en préceptei qui regardent let *»- 
meublei (Jpp'Tp main), en ceua; qui regardent la meubtei 
(]M0 rram), en prescriptions qui doivent être observées dam 
la Palatine (yyia marna) etkùn de Palatine (\nKi> yim), 
dmm le temple (n'^an •«ca) et hon du temple (^2Dn «i«i 
n^an). Voici les règles et les formules qui les toodient 
plus partieulièrement ^ *). 

62*. îTO!^n vb ^m moa? le précepte affirmatif exclut le né- 
gatif', en cas de collision, mais cette règle vaut seule» 
ment dans les transgressions que l'on punit par des coups 
(ta '*'^a TV09r\ »b) et non dans celles que Ton punit par 
l'extermination (nia ia tt>^ rro^n tùi). 
63<>. mj^i îTOW fitb nrm rvo:f )''» le précepte qffirmatifn^a 
pai la farce d'exclure deux préceptei dont fun at néga- 
tif et t autre qffirmatif et qui tombent sur une seule et 
même pratique. 
64<>. nmOD ùw^ H72l3i ^TïTO rm:p nnsra la fewma ne iemt 
pai tenua d'abiervér la précepta qjfirmatifi dont T ex- 
écution at attachée à une époque certaine à moins que 
dans la Bible on n'ordonne expressément le contraire. 
65<>. na a*«'«n *^^ na na'«n mofitmp mar» b^ le précepte que 
la femma iont tenuei iohierver, doit être également 
gardé par la domatiqua non-Juif i. 
66<>. rra ^''••n 'in5>n ï"w na na'^'»n mxpû<n "j-^Étu? rtviu te le pré- 
cepte que lafemmei ne iontpai obligea d'obierver, ne 
doit point être gardé par la domatiqua non-Juif i. 
67®* f'n'»nT23 v6v( ^'no3i3> 'l'^H nul tramgreaeur ne doit être 
puni iam avoir reçu une admonition d'avance. Or les 
préceptes négatifi ne sont souvent qu'une admonition re- 
lativement aux pratiques prescrites par les afjirmatifi, 
68<^. ttx», \^ «^^a bx\ ^X\^ 'iiD'^w na ^Dirr^KT 15-^ une doie 



50) Oa(r« cellei que nooi es avont dounées en note dans leur ex* 
position. 



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~ 201 — 

difenêuBpar pim imrê précefteê^ muttipHè h$ pécàé$ d%t 
tram$grei$eur» 
69*. 73*Di)'' »b nbap ^'^m» mv> '•'larî jio«r hipriceptei de 
la Iqi de MoUe il n'est pas permis d'aller chercher des 
preuves dans les autres Urres de la Bible. Mais si la 
digmté de la €hoêe le demande om peut le faire dans 
tous les livres de ïécriiure et Ton dit: iin^ frt "^sn 
û^am^i TDbiTD23 d-'irûDa rpiw mma. Ceite chose se treuve 
éeriie dans le Pentaieuqmej elle a Hé répétée dans les 
Ftophètes et on en parle encore une iroiêihne fois dans 
les Agiographes. 
Si une sentence de la Bible est composée de deux pro- 
positions ou de deux parties on appelle comnencement 
(M\d^), la première et Jin (M^O) la seconde et^ on se sert 
ordinairement de la formule: 

70'. "s^ro «wn^wDt n*»n^ vnaaéWD'n fn^est ce qu'on prouve 
par le commencement t qu*est'ce qu'on prouve par lajinf 
71^. Dn'^fi est un mot technique qui signifie par les lettres 
initiales, les quatre sens de la Bible, savoir : QU90 (Psohat) 
le sens littéral, niD (Sod) le sens mystique ou cahalisti^ 
que, iD^n (Drasch) le sens allégorique^ T»1 (Bernes) les 
allusions* 
72^. Le mot n^M^ (Haaiah) veut dire qu'une preuve est 
tirée de la Bible d'après le sens littéral, et qu'elle a force 
obligatoire, et l'autre MndZ3De( (Asmakta) signifie une ci- 
tation de la Bible faite plutôt pour faire des allusions et 
pour se rappeler quelque chose que pour prouver* 
73®. itaiiSB ^-1» sav tC^p^n p^ on ne doit jamais uégliger 
le sens littéral de la Bible lors même qu'on l'explique 
d'après les autres sens. 

La Masore. 

De même que VHalaka constitue comme nous l'avons 
dit la logique des Juifs d'aujourd'hui et VAgada leur rhé- 
torique, de même la Masore peut nous donner une idée de 
l'art critique dont ils font usage dans leurs études sacrées. 
Elle s'occupe des section, des versets , des paroles, des 
variantes, des voyelles çt des accens de la Bible, ou en un 
mot elle traite de la manière dont il faut la lire et 1 écrire. 



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— 202 — 

On retrouve dans le Talmud la première origine de la 
Maiore ainsi que la plus grande partie des règles et des 
formules qui la regardent et dont Toid celles qui depnan- 
dent le plus d'attention: 

1®. nmt rm^ tri in» pioos «m minn bis rà^n ^hn nan. 
La tradiiton p^rte que la loi a éié écrite comme ath 
seul verset ou pour mieux dire cowmm un $eul mot^ car 
lorsque la loi a été couchée par écrit on ne connaissait 
ni sections m espaces ni distinctions orthographiques. 
2*. Les divisions de la Bible dont il y a des traces dans 
les deux Talmuds sont: 
a. en Loi^ en Pr^iètee et Agiogrupiee. 
6. en Liprei. 

c. en Farcheê gratêdee et petites ^^) 

d. et en veneif. 

3*. Les talmudistes ont amsi comme la Manre dee paro- 
les de la BiUe, car ils parlent: 

a. des paroles qui constituent la moitié de chaque livre. 

b. des paroles qui reparaissent un certain nombre de 
fois, dans chaque livre, section, verset de la BiUe, etc. 

c. des paroles qui ont ou qui n'ont pas tontes les mères 
de la lecture dont elles ont bescnn * ' ). 

d. des paroles enfin qui ont des points extraordinai" 
res^^) et ils trouvent, dans toutes ces paroles, des 
mystères à nous dévoiler ou des réflexions à nous 
débiter. 

4^. Quant aux lettres de la BiUe ils nous apprennent: 
a. que les critiques sacrés en ont instimé le calcul pour 



60) V07. ma Grumumaire hebraXfms* Om Itt dmnt la Synagogee les 
grtmdeê Paresse ■enlement le aamedi et lei petitet le lundi et le 
jevéi de ckaqae leiaaitte , alaai qaioB peat le renarqoer dani l'abrégé de 
ntWEfle que noua venoM de donner, 

61) On appelle on bébrea mère de la ledure nue lettre qol feeait 
Pofllce de ToyeUe avant Pia?ention des points voyellee, Voy. ma Gram- 
maire hAratque* 

62) C'est à^ire lei pointa qai, dani ane autre cîreonatanee n'y 
•ont paa ajoulén, et qui a'f font pai l'ofliee dei pelni-ve^eiles mali dei 
neîei rriti^e$. 



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~ ao3 — 

sd^r combien il y en a dims chaque livre, dans dba- 
qne section et dans chaque verset. 
è. qalls ont noté les lettres renversées. 

c. les lettres saspendnes. 

d. les majuscides, les'minuscoles, etc. et ils tâchent de 
rendre rai^n de toutes ces particularités. 

5^. Les vaariantes de la Bible sont notées dans le .Talmud 

avec ces formules masorétiques : 
- «. p"»nDl if'^^ip fegenda et Mcripta, c'est-à-dire, une le- 
çon qui est en marge, et qull faut substituer à cdle 
qui se trouve dans le texte. 

4. )û*»nD «tbi prip legenda êed non scriptOy c'est-à-dire, 
une leçon ou parole quW doit ajouter au texte ^oi- 
qu'elle ne s'y trouve pasi écrite. 

^* r*^P ^^'^ ï^"^^^ êoHptm #t^ «Ml iegenda, une leçon 
ou parole qui se trouve écrite dans le textc^ mais que 
l'on doit omette. 

rf. Û'hDiOn *T»oa> extruiiocrUieorumi c'est-à-dire, une le- 
çon vicieuse que les critiques ont réprouvée ^^). 

e. &*^-)D10h ppn corrtctm criticùrum^ ou une leçon dont 
les critiques opinent qu'^e pourrait être autrement. 

/. ^to iÊUtrHitinm^ ou un petit espace laissé en blanc 
au milieu d'un verset paA^e qu'on doit y sous-entendre 
^el^M chose. 
6®. û-nciD *inp73 la leçon des crUiqfte» sacrh^ est la ma- 
nière ^ont les tafattudisles ont lu la Bible à une époque 
en \»Ê p oiÊ Uê -voyeUei n'existaient pas. La formule dont 
ils se sont servis à cet effet est: *jd vkVi "JD «i^ipn î>M, 
c'est-à-dite: ne liiez pas telle ou telle autre parole 
comme on est accoutumé de la lire, mais donnez lui 



63) It ne fiot pat oublier qae lei Maforètet ne rctrandieat et 
B^sjonfest Tiéû aa le^f (e , t&aai ^n^lt i wl ent aenleoMiit Ua p«r#lea ^a 
let lettret qttf, «elon eax, rcnÉNnomit ^(v«H«« fM*<^ ^ promwciatioB, 
ou 4e lecture. B n'ett pat rare cep^n^ant que lea TalaMdiitot tlenoen 
ranDpte 4e t'vse . et 4e l^aatre leçoa eovaae ai eUet veoaient 4e Dieu. 
illt 4iaest ami qoc cet i^ioarquci cdmaet toot 4érivéea 4a mont 
Sinal en te tervant 4e la formate ordinaire ■»3'«073 HUjab n::>br* 



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— 204 — 

mne mtire ùfficjpthn de V9ix ^ en change la signifi- 
cation et qui motive une autre explication*^). 

7^. Les accens (otD^O ou nia^:i3) dont parle la Masore du 
Talmud ne sont pas des signes grammaticaux, mais des 
tons et des mesures que Von marquait arec la voix ou 
avec la mdn en lisant la Bible ainsi qu'on peut le dé- 
duire de la signification de ces deux mots. 

8®. La formule maiorétique n^ilDXab ùH'i à^p72h M veut dire 
qu'une parole de la Bible peut être expliquée ou selon 
une prononciation communément reçue ou selon une pro- 
nonciation qui n*est pps ordinaire et que l'on doit à la 
tradition. 

9^. Le volume de la loi (ttiVi nnD) qui se trouve dans 
les Synagogues doit être écât : 

a. aor la peau d'une bête pure, bien préparée. 

b. avec des instmmens et une espèce d'encre déterminée 
par la loi ou par une tradition qui dérive du mont 
Sinaî. 

c. avec des Ugnes, des espaces, des colonnes et des mar- 
ges d'une certaine dimention fixée par la loi. 

d. avec des lettres quarrées égales et couronnées*^). 

e. sans points voyelles, sans accens et sans distinction 
des versets ••). 

f. et par des Scribes on des Copistes juift d'une capacité 
reconnue. 

10^. Enfin la formule masorétique tnA «^ bif m'i^t une 
demv-brique sur une brigue est allusive à la manière dont 



e4) n eit évideot qae •! lei points-voyellet âTâient existé da ttmpt 
de la rédaction da Talmad, lei Talmadittet t'en seraient servis poor 
Botor» an moins, ces variantes, ainsi qie i'ont fsit les écrivains jirifii 
postérieurs à letnr iaTcntion. 

65) Couromnéen^ c'est-à-dire, ornées de plnsienrs accens en fdnne 
de couronne dans lenr partie sopérienre, ce qui vaut pour les seules 
lettres A, t, », 9, âC, U). 

66) Parce que Moïse a écrit la loi de la même manière; ce qui 
affaiblît encore une fols IHipialon de ceux qui croient les point^Jv^yet- 
têt et les «re^nf aussi anciens que la langue. 



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— 206 — 

on doit écarire ou disposer les versets des pièces poéti- 
ques dans les volâmes de la loi*''). 

La Mtschna. 

Je viens maintenant aux principales d'eatre les formes 

scolastiqnes qui ont lieu dans la Mischna: 

i^. L'expression ten signifie, comme nous le savons déjà, 
un docteur de la Mischna, et Tautre ^sn désigne une 
Mischna de /t. Jucla le Saint. On dit: ]3nni pour signi- 
fier qu'on élève quelque doute (M'^ip) contre une seft- 
tence mischnique, mais en se servant de la phrase itm 
l^n on cite la Mischna pour confirmer {:fv^) une opinion 
qu'on avance. Enfin la formule Dnrr pn il emeigne là 
sert à confirmer ce qui se tBouye écrit dans un traité 
de la Mischna par une sentence tirée d'un autre traité. 
Quelquefois, au lieu de citer ce qui se trouve écrit dans 
la Mischna, on rapporte ce qu'on peut en déduire par 
une conséqusnce légitime et facile (^•^n^n^T tc^'ma). 

2^. Les expressions suivantes sont techni^es en tait des 
décisions de la Mischna: 

a. ^nm» permis; "TjDfie défendu; ^'^'^n coupable ou rede- 
voile; "^lOD délivré d'une peine. 

b. ns^^^^n signifie une réponse qui concerne ce qui est 
licite ou illicite. On peut donner de pareilles réponses 
soit à ses disciples C^^"^^)) soit à ceux qui nous con« 
sultent (n^iz)^^ n'->in). Les premières réponses ne com- 
promettent pas la conscience de celui qui les donne, 
tandis que les secondes la compromettent. Mais pour 
être en état de les donner il faut avoir une promotion 
(*fiao) ou une autorisation de son rabbin (in*! rrrm^^n) 
et exercer cet office après la mort ou dans l'absence 
du précepteur. 

c. ^^n *ïa^^ nn p"«^w nous défendons une chêse pour tau^ 
tre, c'est-à-dire, une chose qui est licite dans lu loi 
de Moïse pour une illicite. 

d. •^'r^DD nsin la décision est selon tel ou tel autre 



67) On pe«t Tofr on exemple de cet amngemeni dam le caotiqae 
€pie Uoiie cooipoes aprei le f%m9i%9 de Is mer raiife. Ex«d. XV. 

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— aoft — 

docieur po«r dire q«e la déeûnon ett certaine; robn 
p f*^^» ]*«Mi la décMon ett otfMs, maii name ne -ren- 
seil/ons pas de la suivre^ pour dire que la décision 
n*est pas légitime ou trop sure, "«^i^d^ >wj2 la ien^ 
fence d^un tel ou tel autre docteur estpatsée en usage^ 
pour dire que la décision n*est pas des plus sûres; '):in3 
il$ étaient accoutumés ainsi, pour dire qu'une opinion 
ou un fait n*a pas force de décision, mais qu'il n*est 
pas défendu de s'y conformer. 
3*. n^hri (Halaka) veut dire décision de toutes les ques- 
tions et de tous les cas douteux que présente la loi de 
Moïse par rapport au liciie ou illicite (*iiD"»iti 'nn'»n), au 
pur ou ùi^uf (rt»T2'\W rr\rtx^), aux causes pécuniaires 
(n«^^» ^3^^, à la condamnation et à Yabsolution (âin 

4*. Celui qui a la faculté de décider s'appelle Morek ve- 
daian (pfini W^l»), c'est-à-dire, il s'appelle JUore lorsqu'il 
dédde les choses licites et iHicites et Dajan lorsqu'il 
décide les causes pécuniaires. 

5®. Ét*iao ^sm iy watiniD p3^n les décisions qui se font à 
Paide du raisonnement se -fondent sur les paroles de 
Moïse moyennant les treize modes d'argumentation nn23 
m^9 w^bvirt et sur l'autorîté du plus grand nombre ^nriH 

6*. Les règ^ suivantes servent à distinguer dans la 

Hfischna les décisions des opinions: 

a. d'^i'nib rrabn d"»^-»*) nn^ d'^ttann npii^n» si plusieurs doc- 
teurs disputent contre un, Pautorité des premiers doit 
prévaloir. 

*• dnDD robn dno dVéii ^-ri^snTan npij^n» si on commence 
par exposer différentes opinions de plusieurs docteur e 
en les nommant, et qu'on en rapporte à lajin une sane 
en citer t auteur, cette dernière doit remporter sur 
les autres. , 

, c. dnDD rtobn )'^^ npibn» :imt dno mais si au contraire 
Fopinion sans auteur est au commencement et la dis- 
pute de plusieurs docteurs nommés, à lajin, la pre^ 
ndère ne doit pas l'emporter sur les autree. 



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- «07 - 

$i lôTffme deux dodemv ne $oni pm d'accord un troi- 
Hème embratêè nne opinion qui tende à eoneiHer la 
deux awirety elle doit paner pour déciiive. 

e. Tontes les sentences rapportées dans le traité Edioth 
(rt^'^'n^j sont des décisions* 
7^. Ce sont les docteurs dont Tautorité prévaut à celle des 

antres: 

a. R* Akiba remporte snr un, mais non sur plusieurs de 
V < ses contemporains. 

b. R. Elieier remporte sur R. Joiua. 

c. Les sentences des disciples de R. Elieser ne sont déci- 
sives que pour huit choses, que nous verrons en temps 
et lieu. 

d. R. Elieier y ^1$ de Jacob y remporte toujours. 

e. jR. Gamaliel remporte sur R. Èlieser et par conséquent 
sur A. JoiUfi aussi. 

yi Les disciples JCHUlel (bbrr n^d) remportent toujours 
sur ceux de Chammai {^'"i) si on en excepte six choses 
dans lesquelles ne prévaut Fopinion ni des uns ni des 
autres, et trois autres dans lesquelles prévaut Topiaion 
des disciples de Chammai. 

g. R. Judm remporte sur R. Meîr. 

h. et it. Jose sur A. Juda et sur il. Meïr. 

ff\ R. Juda le Saint remporte sur un, mais non sur plu- 
sieurs de ses contemporains. Il remporte aussi sur il. 
Juda et par conséquent sur il. Métr^ sur R. José, fils 
de Juda, sur il. Simeon, fils étEleasar, et sur il. Ismaël, 
fils de José, pourvu que celui-ci ne rapporte la sentence 
de son père dont Fautorité a plus de poids que ceDe de 
Judà le Saint. 

/• L'autorité de R. Simeon ent égale en poids à celle de H. 
MeTr, et alors la décision est du côté de celui qui fient 
pour la sentence la plus sévère (-^^nrran "naro n^in). 

m. R Simeon, fils é^Eleasar, remporte sur tous les autres 
docteurs sij'on eA excepte JR. Juda ie Saint. 

s« Il en arrive de même 4e Rabian Simeon^ fils de <rMM- 
liel, si Ton en excepte trois doses que md^ Terrons 
4aiui le TdÉMMk 



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— ao8 — 

8<>. On se sert da mot r^fitUOiom (rni^Vfi) loraqa'il s'agit 
de prouver que Tautorité de la B$ile T^nperte sur celle 
de la Mischma, et de la Baraitàa, et celle de la Mùchna 
et de la Baraitha sur Tautorité de la Gkémara autant de 
fois que les paroles d'un TanaYte paraissent être en colli- 
sion avec les paroles de la Bible, et celles d'un Amoraïm 
avec celles d'un Tanalïte. Je dis paraiisent, car en effet 
on tâche toujours de concilier toutes ces collisions d'avis 
différens. Mais on se sert du terme contradiction (^(^2^n) 
lorsque deux passages de la Bible ou deux sentenœs de 
la Mischna semblent se contredire mutuellement. Le mot 
rr'^in sert à indiquer qu'on a traité autre part de la même 
matière. 

9<^. Il y a cette différence entre les docteurs de la Mischna 
et ceux de la Ghémara que les premiers sont concis et 
obscurs (u)*iS)i> ^bi nr7'''^ain dinDb û-^N^nn "«d^i) tandis que 
les seconds sont diffus et clairs (îD^obi "n^i» ib rrn emafit 
^"^nâl). C'est pourquoi il faut tenir pour règle qu^on peut 
abandonner quelquefois le sens littéral de la Mischna ou 
y ajouter quelque chose ; tandis qu'on ne peut jamais faire 
cela avec celui de la Ghémara. 

10^. On doit tâcher toujours, comme nous venons de le dire, 
de concilier les contradictions de la Mischna^ et lorsqu'on 
remarque qu'un Tanaïte e&t en contradiction avec lui- 
même rî'n"»w rrr»*!» ton by m?p»uî5, on lève cette diffi- 
culté en disant: ir^Tn tm rrvn i<n une opinion lui ap^ 
partient et l'autre appartient à son précepteur. On dit 
aussi : "^aiboT i«a^bfi< ''iOn ■»'in deux docteurs Tanaïtes (dis^ 
dples de celui qui parait se contredire) ont rapporté sots 
opinion de deux manières différentes, parce que leur pré- 
cepteur ayant changé d'avis sur un seul et même point de 
doctrine a parlé tantôt d'une manière, tantôt d'une autre. 

11^. La formule m^ûn âîDD veut dire Mischna sans muieur^ 
et alors l'auteur dont on omet le nom est IL Meîr, qui est 
censé parler an nom de R. Âkiba dont il a été le «Ksdple. 
De même toutes les fois qu'on dit dans la Afischna tn'infit 
ûv^jû-ïi^ d'autres disent^ c'est B. Méïr qui parle; û-ï-rDW W* 
il y en a qui disent^ c'est R. Nathan qtd parle* J«da le 



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— 209 — 

Saint n'a pas cité leurs noms parce que ces denx docteurs 
avaient voulu nuire à la réputation de R. Simeon, fils 
de Gamaliel*®). 

12®. Lorsque deux ou plusieurs docteurs disputent entre 
eux on peut tenir comme règle générale ei^nâ S^^n b^ 
■•nK »p l«n:QTn'«"»iBûb que celui quittent pour la sentence 
la plus iévère n'est jamats ou presque jamais le premier. 

13^. Les talmudistes ont pour le texte de la Mischna les 
mêmes égards que pour celui de la Bible, c'est-à-dire, ils 
croient qu'il n'y a ni une parole, ni une lettre de trop, 
et s'efforcent par conséquent de rendre raison de tout. 
Us divisent les Mischnes en commencement ix^^^ et en 
Jin itD'^D comme les citations de l'écriture sainte. 

14^. La phrase î)Tia b^^ signifie une règle générale d'une 
plus grande étendue ou d'une plus grande importance que 
-les autres. 

15<^. Lorsque la parole b"^ (tout) a dans la Mischna, l'ar- 
ticle (n) on doit travailler à en rendre raison avec beau- 
coup de subtilité. 

16^. La Mischna néglige souvent le nombre et la mesure 
exacte de» choses, mais cela n'arrive jamais lorsque cette 
négligence peut diminuer la rigueur de la loi (M*^23')ni> 
pn £tb) ou que le nombre est précédé de la parole ir>ât 
c'est-à-dire. 

17®. La formule '»an ncn ^an '^sm aa» on enseigne une chose 
à Foccasion (Tune autre sert à excuser la liberté qu'on 
prend souvent dans la Mischna et dans la Ghémara 
de réunir plusieurs choses qui n'ont pas un rapport im- 
médiat entre elles *^). 



68) Voy. le catalogue des docteurf miichniqaei. 

69} La preuve la plus convaincante que les rédacteurs de la Miiehna 
et de la Ghemara n'ont fait ordinairement que transcrire, c'est qu'ils 
Mêlent ensemble plasienrs matières , plusieurs sentence^ et opinions qui 
n'ont d'autre rapport entre elles que celui d'appartenir an même auteur, 
lli avaient donc sons les yeux des recueils oi^ les traditions étalent 
rangées par ordre des noms de leurs auteurs , et les copiaient toutes 
indislinciement pour ne point se donner la peine d'y revenir encore une 
fois. 

1. o 



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— 210 — 
Les Eatrapagantes. 

i^. L*autear de, la Tài^hia s'appelle ^â^*iâ dans le Talmud 
de Babylone, et une sentence tirée de ce corps de tra- 
ditions y est désignée par le root it3Mn doctrine ou par 
la formule ri^» "«afien on apprend là-deaus. 

2®. Lorsque Fauteur d'une sentence de la Tosiphta n'est 
pas cité, qui y c'est R. Nehemia parle m»na S HnDOVï ndD 
et cette sentence a la même autorité que la Miscbna si 
elle tend à la confirmer (ns^^arr "«âp^^â MniDS). 

3<*. On reconnnaft dans le Talmud les citations de la Ba- 
raïtha par les formules: i[ri, c'est à^-dire^ |a5n i:n nos 
docteurs ont enseigné ou appris ; iK^zn c'est ainsi qu'on 
lit dans la Baraïtha ou mn ^m une sentence de la 
Bara'itha porte; •p'»» «"^ni et une autre veut dire; etrr»30 
de cela on peut déduire^ etc. 

4*. roi»» dnD5 n^bn tczin dnDi Nn'^'n^ npi^n» si dans la 
Baraïtha on expose diverses sentences de plusieurs doc^ 
teurs qui y sont nommés, et dans la Mischna, une sen- 
tence sans que fauteur en 'soit nommé , la décision est 
selon lu dernière. 

mais si au contraire plusieurs sentences de divers au» 
teurs sont exposées dans la Mischna, et dans la Baraï- 
tha une seule sentence sans auteur , cela ne suffit pas 
pour faire que la décision soit selon la dernière. 

6^. Lorsque la Ghémara ne dispute pas contre une sen- 
tence de la Baraïtha (ibi^ Ipbn^ tô^) cette sentence a 
force de décision certaine (n»^^ip» rr^bn). 

7^. On tient comme fautive (t^rrss^wTs) toute sentence de 
la Baraïtha qui ne sort pas de l'école de R. Hia et de 
R, Ochaiay et on ne peut en tirer aucune conclusion avant 
qu'on ait tâché de la corriger. 

8®. Lorsque l'expression ^3n désigne le livre Siphri il y a 
toujours quelque addition qui en détennine le sens. Une 
sentence de ce même livre qui est sans auteur doit être 
attribuée à R. Simeon (f')972fD S *<dd Dno), et une sen- 
tence du livre Siphra qui est également sans auteur ne 
peut être que de R. Juda (rrtTt^ S fiDDD Ono). 



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— 211 — 

La €^hémara. 

V. itnv:^ TTima ^^^ i^') bnaa nîai M^ n-^ iD. Lorsqu'on 
ren(k)ntre danâ le Talmud le titre dé lU{fy Baba oa Mar 
c*eat un docteur de Babylone qui y parle , mus si on y 
trouve celui de Rabbi ou Rîbbi c'esè un savant de la terre 
dlsraël qui y raisonne "^ O). Les deux titres pn (Rab- 
ban) et "^3*13 (Barribbi) signifient les plus savans docteurs 
de la loi dé leur temps. Lé titre "^T^ (Rabbi) sans autre 
addition signifie autant et plus encore que celui de Rab« 
ban et désig^ne dans le Taknud Juda le faint. 
2^. Outre les titres Ri{f et Rabbt on se sert dans le Tal- 
mud des formules suivantes pour distinguer entre les doc- 
teurs de Babylone' et ceux de la terre d-Israël. 
Itib Étm ^b «h cela est de nous (Babyloniens) et cela 

^eux (ou des docteurs de la Palestine). 
f^»^ ^ran oh dit eH Occident j c'eét-à-dire , dans la 

terre de promission. 
<1>c p'io '^^ làrsqvfun docteur dé Babylone est allé en 

Palestine. 
tm WMk "^D lorsqu*un autte de la Palestine est allé à 
BM^Uney etc. * . 

$•. "^a^j ■'ai pT) les docteurs de t école de Rabbi; a^-^a 
têeàle de R€^f\ ^^Tht '>'3r\ ^is^ ^'libi^ "«an *i:q» un doctevr 
disait qu^un autre docteur disait, formule qui signifie 
que le premier de ces deàx doctëDVs est le disciple du 
second, ^ib^ ^^ Diiûa "^aibe ^a*i h:»» disait un Rabbi au 
nom d'un autre Rabbi, ûgnifie que le second docteur n'a 
pas été le précepteur du premier, ^^d ^^aiD selon les 
parales de tel ou de tel autre docteur , pour dire que 
la sentence qui est accompagnée de cette fomlule n*a pas 
été prononcée expressément' par le Rabbi dont on parle, 
mais qu'on peut facilement la déduire de ses paroles. — 
4^. Autant de fois qu'on lit dans la Ghémara du traité 
Moëd pnr ts^i (Rabbi Johanan) il faut substituer à ce 
nom c^td de R. Jonathan. LA phrase: nos dùeteurs de 



70) Voy. Baxtorf de abbreviatarii p 185. ti Lex. ChaMseoTalniad. 
p. 2176. 4 

02 



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— 212 --. 

la terre d^ Israël signifie B. AàUj et Faatre: «ot doetemre 
de Babylone désigne Rav et Samuel, D'aatre part les 
paroles: le$ Juges de la terre d'Israël signifient R. Ame 
et Rav Aiej et l'expression : ^tig'^t de la captivité, sert 
ponr désigner Kama. 

b^. Les formules »n:p)zv Mentenee digne Jt être écoutée avec 
attention^ N^û*^^ discoursy ton» de cela servent pour faire 
allusion aux paroles d'un Ainoraim ou d*un docteur de 
la Ghémara. 

6®. Il y a ordinairement cette diflférence entre les deux 
formules "^i^ *i3aii; n»M ^^l'^ dit Rabbi et Rabbi dit que 
la première signifie souvent que deux docteurs sont d'ac- 
cord entre eux; tandi^ que la seconde veut dire le con- 
traire^*). De même si l'on dit: >^^3>7:nD^ •'^'i ^an H3n en^ 
teigne celui qui est de F école d^Ismael, la dernière dé- 
cision sera conforme à l'opinion de ce docteur; mais il 
arrivera le contraire lorsque l'on dit: celui qui e$t de 
V école d'iimaël enseigne. Par la formule in^*<nn ^»in 
tous les deux disent on veut indiquer que deux docteurs 
qui sont ordinairement d'un avis différent, se trouvent 
d'accord dans un cas particulier; et par l'autre â'^rril 
T\l2içi et il prit place devant un Rabbin et dit. On veut 
signifier que le précepteur et le disciple ne sont pas de 
la même opinion. Le précepteur qui approuve quelque 
remarque de son disciple dit: '^^ytu observes justement 
et lorsqu'il la désapprouve ^pn'nn tu raisonnes comme un 
enfant. 

7®. fittnn 'b^ p-îîsniî ibn^ X^^ ifi^^-ï^^mo. // ri est pas permis 
h un docteur Amoréen de contredire un Tanaïte, A on 
en excepte ki{fj Rabbi Hia et R. Johanan à cause de 
leur doctrine. Il faut donc tenir comme règle générale 
que les oppositions d'avis qui existent entre les docteurs 
de la Ghémara et ceux de la Mischna ne peuvent être 
qu^apparentes et qu'il y a moyen de les concilier. 

8®. Mais les docteurs de la Ghémara peuvent bien différer 



7i) NotM* «eroni toureol forcés à vfukr les règlei delà syntaxe 
fraiiçaite pour dcmeor^ fidèlei à cei forniolea icolatfiqoet. 



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— S13 — 

d*mi8 «Btre eux, et il n^est pas nure que les disciples eux- 
mêmes j contredisent leurs précepteurs. Ainsi Tauto- 
tité d*an Tanalte impose à un Amoréen, mais celle d*nn 
Amoréen n'impose pas à un autre Amoréen. 

9^. Lorsqu'il y a disparité d'opinion entre les Amoraim: 
a. Bt^f Ache l'emporte sur Ruitna. 
h. Bof Cubana sur Ruf Acke. 

c. Hiskia sur /t. Johanam son disciple^ 

d. Rt^f Huna sur Hi9da son disciple* 

€. R, J année sur R.Johanan son disciple. 

/. JR., Johanan sur JR. Eleasar, sur Rqf^ sur Samuel^ et 
sur Resch LoÂùei à Texception de trois choses. 

g. Mar^ fUs de RqfAciey l'emporte toujours ex^cepté en 
deux choses. 

i. B^f Nachman l'emporte sur Ra/Huna dans les quet^ 
t%on$ de droity et R^ Buna sur R^f Nochman dans 
les questions du licite et illiciie. 

i. Raf »ur Raf Buna. 

t. Raba sur Abaïe à l'exception de six choses. 

il. Rabba sur Raf Joteph à l'exception de trois choses. 

n. Samuel sur Rqf Ada. 

o. Le même, Samuel remporte sur RqfisnH les queMiions 
de droitj mais celui-ci l'emporte sur le premier dans 
les questions du licite et illicite à l'exception de trois 
choses. 

p. Par tout ou Rabina et Raf Ache ne sont pas d'ac- 
cord, le premier suit une sentence plus modérée, et 
l'autre une sentence plus rigoureuse excepté trois cho- 
ses dans lesquelles il arrive le contraire. 

10®. is^n û'ïptts T»tti»n:D Kibn Jte. On ne préfère pas la 
décision du discale à celle de son précepteur; mais cela 
ne vaut que jusqu'à itoea, car de Raya et plus loin la 
règle de la Synagogue est de préférer la décision du dis- 
dple à celle de son précepteur. 

11®. -«a tbon m^ '73^'m.*îb pour te montrer la force de quel- 
qu'un, cette formule signifie datas la Gbémara qu'un doc- 
teur a de t>onnes reasons de permettre plus que les au- 
tres, et on dit: la force de quelqu'un parce qu'il faut 



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plu9 de savoir poor pennetiace que pcmr ikifmix» qual- 

i^^. En interprétant la Miscbna lea an^ei^a de la GDieipya 
parcourent la cerde de c^.tenfiea soolasf^^^ uré- 
sident pour ainsi dire à leur routine: rexplifiotion^ Fim- 
terrogationj la queitioUy la répoMe^ la suspemion^ tob^ 
jeciionj la réfuiaiioH^ la contradiction^ Fappelj Fargu^ 
mentationj la solution ^ ^if{firmàtton, tappui, la di$cus^ 
stony taccordj le discours et ils tâchent: 
a. dans texplicaiion {^yy^t) d'écarter toutes les obscu- 
rités et difficultés du texte de la Miscina avant de 
passer à son interprétation. On peut reconnaître tex- 
plication aux formules suivantes: 
'nîafiep ^i<a que veulent-elles signifier, ces paroles? 
^r^p^^Ét '^fiWDS comment faut-U les entendre f 
73'«poa? -^itJaa de quoi s'agit-il icif 
rrûtD *nnn |«û qui aurait pu penser cela f 
^XJT ^DVî copunent devrons nous interpréter celai 
i. dans t interrogation (rhvm) de demander la déddon 
d'un cas que l'on propose, ou l'exposition des raisons 
que l'on a. 

c. dans la question (v^:p^) de proposer à résoudre un 
cas quelconque qui prête à l'affirmative aussi bien qu'à 
la négative par les formules suivantes:' 

irk »^:p^'>ijk on leur a demandé. 
n^y^iù i^â ils lui ont demandé. 

n^a'^a iti^a il lui demanda — quelque fois celui qui pro- 
pose une question y ajoute aussi une réponse au nom 
de celui qui devrait parler , et des raisons qui révo- 
quent en doute la bonté de cette réponse, moyennant 
la formule: 
*nâib *«2»3n xaM supposons que tu dues. 

d. dans la réponse {Ttywr) de convaincre nom adversaire 
par des raisons très-solides (mddd ou 'p'n^) ou par de 
fortes objections (M'-i'^ ou N^iDip). Les formules de 
la réponse sont le plus souvent: 

]b ^m tu demandes d'oit nous tenons celai 

rk9 rm ^iHQ tu veusp savoir quelle est la décisif de 

ce casf 



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— 215 — 

e. dans la 9mipeàHàn (ip^n)^') de démontrer qu'on ne 
peat décider ni pour ni contre dans une question qui 
prête à de bonnes raisons d'un côté et de Tautre, et dans 
ce cas on suit la sentence la plus rigoureuse (^mn^) 
si la cause regarde le licite et Nllicitej et la plus mo- 
dérée (Mb!9^) A la cause est pécuniaire. H y a aussi 
la règle: t^h^ph pâma «namb tm •»^"^iena np*^ b^ si la 
chote dont on ignore la décision est écrite dans la 
loi de Moïse on suit la sentence plus rigoureuse^ mais 
on suit la sentence plus modérée si elle n^esi qu'une 
constitt^Non rabbinique. 

f. dans F objection T»^'?); d'opposer des autorités à d'au- 
tres autorités par les formules : 

923tD txt) viens et écoute. 
m^^a 9tm apprends de cela. 

Mni ^3^K non vraiment! et voila que nous apprenons. 
^Drr "«N si c'est comme cela je peux t'objecter encore. 
^thtik mais pourtant nous avons appris. 
m npin» ils discordent dans ce cas. 
^:ibor3 «p ^itM quelles sont les raisons qui font qu'ils 
ne sont pas f accord. 
*|n:n etpbo tu pourrais soupçonner. 
vm^m irm tu pourrais dire ou élever ce doute. 
ife ^sWin Mp on devait dire ainsi pour ne point occa- 
sionner ce soupçon. 

rmMi its ont conjecturé que la chose était ainsi cenx 
qui ont avancé une opinion contraire. 

g. dans la réfutation (Nnârn) d'opposer à un Tanaïte 
l'autorité de la Bible (piotrt p) et à un Amoréen celle 
d'un Tani^te, ce qui veut dire les réfuter, car l'une et 
l'antre autorité est supérieure à toute exception. Ses 
formules sont: 

«row, «nar^n cette objection est vraiment de grand 



72), On croit ploi commanémeot qne ce mot contient les initiales 
des paroles 'm'^^^^-'itl D^TOip a^^in*» ''Sttm Eliê le Thbite re'soudra 
le$ doutée et Ut questions; mais d^autres prétendent qu'il est une abré. 
vlation de 03p**r) manety la question reste sans réponse. 



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— 2*6 — 

^mâ^*) Mra*)*^» e$i te que, malgré cetie ^feeUonj la 
iCMtence oppoiêe doit avoir force de dêcmonf Mais 
dans ce cas il faut démontrer que la contradiction n*est 
qu'apparente. 
A, dans la contradiction (H'^JQI^) les Ghémaristes s'effor- 
cent de démontrer que deux sentences de la BiUe, de 
la'Miscbna ou même de laBaraïtha sont en apparence 
contradictoires. La formule pour la Bible est vnp I2n 
^nnnety pour la Mischna ^n:'^a'ni et pour la Baraïtha 

i. dans tappel (ms^) ils en appellent à une recherche 
ou à une décision déjà faite dans une autre occasion 
avec la formule : rù, ^in, fû p-'^rr. // tV#f occupé ou 
nom noui sommes occupés encore une /bis de cette 
matière. 

l. dans r argumentation (etnopnn) ils tâchent de démon- 
trer quelque chose par des syllogismes {h^^hti) et non 
par l'autorité de la BAle ou de la Mischna en se ser- 
vant des formules: nb q'^pna '^^ïi», P|'*1D etc. 

s», dans la solution (pn**D) de résoudre un doute. Mais 
si après la solution viennent les mots H^U)p {difficulté) 
ou Mbte (mais) ils démontrent' qu'elle n'est pas valable 
et que même son auteur la rejette. Sa formule est 
:^Xtà im viens et écoute et si la scdution est bonne on 
y ajoute le mot taxhta voila doncy ou la formule :\2^:i33? 
113^13 apprendê donc de cela. Lorsqu'on peut donner 
plusieurs solutions du même doute on se sert de cette 
formule: «ea^n"»» -^ situ veux je peux dire répétée 
deux fois. Dans la solution la particule y^ est affir- 
mative et réunie à l'autre -etb signifie qu'on doit répon- 
dre affirmativement dans un cas, et négativement dans 
un autre. 

n. dans rififirmation (n^v) d'affaiblir l'autorité d'une sen- 
tence qui nous est opposée par la formule : KTs »n mais 
de qui est celte sentence. 

o. dans Fappui (:>'<"*d) de confirmer une sentence par l'au- 
torité de la Bible ou de la Mischna ou d'un docteur 
du premier ordre, et cela moyennant la formule: J^^^Oîî 
rro il en cotifirme la sentence. 



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— 2ir — 

p^eeamM di$ems$ia» (n^^^^; de justifier une sentence 
oa une parole ou même une seule lettre qui pi^aîssait 
superflue dans la Bible ou dans la Mischna par la for- 
mule: ^h hyA 17 ^n à quoi tout cela? et «on répond: 
«D-nac il était absolument né^etsaire. Et s'il arrive 
que Ton dise; tt^^X tfh ces paroles ne signifient point 
on n'avait pas besoin de cela mais précisément le 
contraire. 

q. dans t accord (nta^iD); ils démontrent que plusieurs 
docteurs pensent de la même manière sur quelque point ' 
de doctrine; mais dans ce cas la dernière décision ne 
se conforme pas à leurs avis quoique unanimes pM 

r. dans les discours enfin (tx^^HO) ils tâchent de dire soi- 
gneusement le pour et le contre de chaque question 
en rapportant avec beaucoup de détail toutes les ob- 
jections et les réponses qu'on peut y fedre. La teneur 
du discours ghémarique est, que toutes les objections 
qu'il cite appartiennent au docteur qui a été nommé 
au commencement de la question et doivent être ex- 
pliquées de manière que cet auteur n'ait pas l'air de 
se contredire. Mais quelquefois la dernière opposition 
ne doit pas être attribuée au premier opposant {TwpJ:in 
pttW*nn), mais à l'auteur de la Chémara (fin5a:in iM,\ 
Un docteur amoraïtn se propose souvent un doute et 
y répond lui-même de manière qu'on est incertain si 
cette réponse appartient à lui ou à d'autres Amoraïm 
qui ne ^otlt pas nommés (^m ân^), mais on sort de 
cette incertitude aussitôt que l'on Toit que ces auteurs 
ajoutent une autre réponse qui diffère de la première. 
On a recours à la formule nb^ "^irr "^iXQ quel est et^fin 
le dernier résultat de la chose? lorsque la discussion 
est longue et qu'on ne sait pas de quel coté se ranger. 
On se sert du mot Hsi:i (corps) pour reprendre une 
question interrompue. Cette formule équivaut à celle 
des Latins: a diverticulo in viam. 
13^. ipp n-rmee ai» .fitni^'»». On nous fait entendre une 
autre chose en passant. Les Amoraïm ont recours à 
cette formule lorsqu'ils parlent d'oae chose à l'occasion 



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— 21« — 

d*iiM BiMe, %m qvCîh substituent à Texpresiioii hi plus 
suiple une phrase détournée. 

14^. Lorsqu'on ne connaît pas Fauteur d'une Mùcina^ on 
se donne beaucoup de soin dans la Ghémara de Fattri- 
buer à un des deux docteurs qui autre part dispute d'un 
point de doctrine analogue à celle qui ^&t contenue dans 
la MUchna anonyme. — 

La Haie de la Lot. 

mini. Lei prophèiei et les 9avan$ de chaque génération 
ont tàcké de faire la haie à la loi moiàîque en défendant 
aux hommes des choses licites pour leur inspirer plus d'hor- 
reur pour les illicites. En d'autres termes ils ont fait de 
nouvelles sanctions (nrr^ra) ou prescriptions (niapn) qui, 
ayant pour 'but d'empêcher la transgression de la loi ont 
été aussi nommées haies ou remparts de la loi o^â^'^Q. 

Voici celles d'entre ces constitutions qu'on attribue: 

1®. A Moïse lui-même: 

a. de rendre grâces à Dieu après le repas. 

b. d'étudier, dans chaque fête, les cérémonies propres de 
la fête. 

c. de veiller régulièrement autour du Tabernacle. 

d. de continuer les noces et le deuil s^ jours. Mais 
les Talmudistes ne sont pas unanimes sur le véritable 
auteur de cette dernière constitution. 

2®. à Josué successeur de Moïse: 

a. de dire la prière birkath haarets (petn M"^^) après le 
repas. 

b. qu'il fut permis à tout le monde de paître son bé- 
tail dans les forêts. 

c. et de ramasser du bois et des herbes dans les champs. 

d. de détacher un rejeton d'un arbre d'antrui. 

e. de puiser l'eau à une source qui se trouve dans les 
fonds d'un particulier. 



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- 3*9 — 

/. de pêcher dans le lac de 6ene«aredi poiumi que ee 
fut avec les h^mctçons et non avec les filets. 

g. é^ décharger le poids saperfia de son ventre auprès 
de la haie d*autni& ,en supposant même que le safran 
fut semé dans les diamps. 

h. de traverser les champs lorsqu'il s'agissait d'abréger 
le chemin de moitié. 

i. qu'il fût permis au voyageur] de sortir du chemin 
battu, lorsqu'il y était contraint par la nécessité. 

/. que celui qui erre dans une vigne ou dans un en- 
clos se procure une issue ou que ce soit 

m. qu'on enséveEt l'homme tué là où on l'a trouvé. 
3». à David: 

a. que la condition des Gibeonites devint encore plus 
misérable, vu qu'ils avaient été trop cruels envers la 
&mille de Saul. 

b. qu'il fut défendu à un homme de se tronver seul 
avec une femme après le crime pommis par Amnon. 

4^. à StJaman: 

a. les mélanges démets, de limites et de maisons pour 

ne point violer le samedi^')* 
i. de se laver les mains avant de manger les chos^ 
sacrées. 

c. les degrés de parenté et d'affimté défendus après 
Moïse. 

d. qu'on peut chercher un diemin plus court à travers 
des* champs oà il n'y a pas de moisson, mais cela 

• jusqu'à la première pluie ^^). 

e. on dit aussi de ki qu'il a fait les oreiilet ou le 
manchet à la loi (rn^nb D*«3Tet). 



73) Voy. plat himt 1» définition da trailé Eruvim, 

74) Ou la ploie d^aalomne qoi avait lieo orëinairemeot après les 
semaillei et qu'on appelait T\yV ou pluie iniliatiire. La féconde pluie 
noo^née «Ip^» parée qa^elie précédait Ui rérelte tombait régnliètenent 
le molt de IMai de chaqae année. Vojr. Oeat. XI, 14 etc. 



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— 220 — 

5*. à Etrai: 

a. que Taprès midi da samedi oti doit lire le Penta- 
tenqve, à trois persbmies, «a à trois petites Pwchei. 

b. et de même le lundi et' le jeudi. 

c. que dans les mêmes jours on doit s'occuper de juger. 
d* que le jeudi, les blanchisseuses doivent blanchir le 

linge. 

€. qu'on doit manger de Pail la veille du samedi. 

f. qu'on doit pétrir le matin. 

g-, que les femmes doivent porter des ceintures. 

h. qu'elles se peignent au moment qu'elles entrent dans 
le bain, à la suite de leurs règles. 

t. qu'il 'soit permis aux marchands d'aller de village en 
village. 

/. que ceux qui se sont pollués pendant la nuit se bai- 
gnent avant de prier ou avant de s'occuper de choses 
sacrées. 
6*>, aprkf Simeon le Jurte: 

a. les prêtres cessèrent de prononcer dans le temple 
le nom de Dieu a quatre lettres. en bénissant. 

b. ce fut pour réfuter les Saducéens qu'on changea 
dans cette époque la finale d^s prières du temple et 
qu'ils dirent bbl^n ^a^l ub")3>n )12 dam les sièelei des 
tièclei tandis qu'on avait dit jusqu'alors tib^îi n:^ juS" 

, qu'au iiècle. 

c. il fut aussi permis de prononcer le nom de Dieu en 
souhaitant la prospérité à quelqu'un. 

7^. à JoiCj Jilt de Joëtar, et à Joie^Jilt de Johanan: 

a. que les pays des non-Juifs doivent être envisagés 
comme impurs. 

b. et que des vases de ver contractent l'impureté. 
S^. a Johanan Souverain Pontife. 

a. que ceux qui achètent des bleds des plébéiens (Û^ 
yn&^rr) doivent en donner les prémices et les dimes. 

b. qu'on ne doit point jeter par terre une victime quand 
h peine a-t*«Ile été frappée sur la tête. 



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— Ml — 

c. que dang les jours intermédiaires des fetes on nc 
doit pas accomplir des travaux qui exigent quo Ton 
jEasse beaucoup do hrnit. 

9^. aux HaiModéens: 

a. qu'on ne peut pas abuser d'une femme non -juive 
mémo dans la certitude qu'on né nous remarque point. 

b. qu'on ne peut pas- contracter de mariages avec les 
Couthéens. 

10®. pendant ta guerre entre Hyrcan et Arùtobule: 
a. on prononça une malédiction contre ceux qui nour- 
rissent des cochons et enseignent à leurs enfans la 
philosophie grecque. 

11^ pendant la guerre de TUue: 
a. on renouvela l'excommunication contre ceux qui 
cultivaient les études philosophiques. 

120. à Simeon Chetakida: 

a. qu'on ne contractât plus de mariages sans un écrit 
fedt en formes où le mari doit hypothéquer sur tons 
ses biens, la somme ou la dot qu'il assigne à réponse 
et qu'il confesse avoir reçue. 

13®. à Hillel et Chammaï: 

n. un chirographe écrit devant les juges qui devait 
valoir même pendant la septième année ou toute obli- 
gation cessait. 

b. et dix-huit arrêts sur la pureté et timpureté comme 
p. ex.: qu'on ne peut pas acheter d'un non-Juif du 
pain, du vin et de l'huile, qu'un enfant juif ne doit 
pas dormir avec un enfant non-juif dans le même lit, 
et qu'il est défendu à un Juif de rester seul avec une 
femme non-juive. 

14^. pendant la guerre de Vetpasien: 

a. il fut défendu à Fépoux de prendre une couronne. 

15®. et du temps de la guerre de Titus: 

a. la même défense fut aussi étendue à l'épouse. 



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— 222 — 

Depuis cette époque il y a les constitutions de R. Jo- 
hanan ben SaccaT, celles faites du temps de R. Simeon, fils 
de Rabban Gamaliel, celles enfin de R. Jttda le 8a»it et 
de ses collègues. 

Haine légale et énigmatique. 

Pour demeurer fidèles an texte du Talmud autant que 
possible, nous transporterons dans notre version les énig- 
mes de ce code telles qu'elles s'y trouvent en indiquant en 
note la manière dont il faut les déchiffrer. Mais comme la 
phs grande partie de ces énigmes dérivent de la haine ca- 
chée que les Juifs d'aujourd'hui se croient obligés d'exer- 
cé, dans leur état de faiblesse et de servitude, contre les 
non- Juifs, nous croyons nécessaire d'en indiquer ici la clef 
en réduisant à peu de mots ce que nous en avons déjà 
dit avec plus de détail dans notre Théorie du Judaïsme: 

1<^. Toutes les fois que l'on rencontrera dans la version du 
Talmud ton 'frère^ ton prochainy ton compagnon etc. ces 
expressions doivent s'entendre des Juifs seulement, car 
les non- Juifs ne sont', dans aucun cas, ni les Jrèret ni 
les compagnons ni les prochains des Juifs, et une maxime 
fondamentale du Judaïsme dit: qu'il faut pratiquer en- 
vers les non-Juifs précisément le contraire de ce que la 
loi commande de pratiquer envers son frhte , son pro^ 
chain et son compagnon. 

2^. Les mots idolâtres, adorateurs des étoiles etc. vien- 
nent rarement dans le Talmud au propre, on pour les 
peuples qui étaient adonnés à L'idolâtrie avant la rédac- 
tion de ce code; mais ils y signifient plus ordinairement 
au figuré, les non-Juifs de tous les temps et de tous les 
lieux sans aucune exception. 

3^. de même les mots Cananéen, Amalekite, Couthéen etc. 
y doivent être rapportés plus souvent aux non-Jui£8 en 
général, qu'aux Cananéens, aux Amalekitea et aux Cou- 
théens en particulier. 

4o. Les mots Iduméensj SadducéenSj Nazaréens etc. y dé- 
signent presque toujours les sectateurs de J. Ch. 



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— ÎSS - 

5^. Enfio les moto traître, apêstut^ eie. y sont séservés 
pour indiquer les Chrétiens qui ont été des Juifs en ori- 
gine et les Néophytes ou les Juifs biq^tisés de tous les 
temps ^*), 



Le principe de contriidiction. 



û'^tî irnbfi^ "^arr ni»7 ibn et celle-ci et celle-là tont pa- 
roles de Dieu î)ivant. Maxime qui prouve que les Tal- 
mudistes n'admettent -pas le principe de contradiction. 
Je m'explique, dans le Talmud n'ont pas lieu les expres- 
sions vrai ou faux, plut ou smÛM prohaJble, etc* ear ce 
ne sont pas les hommes qui y parlent, mais Dieu lui- 
même, et l'opinion que la Ghémara a sous quelque rap- 
port moins d'autorité que la Mischna est particulière à 
quelques individus, tandis que la masse des Juifs en a 
toujours fait plus de cas que de la Bible même. Par con- 
séquent il n'y a k^ autorité divine, tradition, opinions 
plus ou moins coî^formes à la pratique et toute contrit- 
diction n'y peut être qu'apparente. Les opinions mêmes 
qui ne rentrent pas dans la pratique doivent être respec- 
tées et gardées dans le trésor de la tradition comme une 
collection de médailles qui font suite ou série. Nous se- 
rions portés à admirer avec Waehner les dispositions con- 
ciliantes des Rabbins si le Talmud était un ouvrage rai- 
sonné, car la rcdson communique à chaque opinion un 
genne de vérité, et la vérité est un tableau que chacun 
examine de son point de vue. Mais dans nn code reli- 
gieux , tel que le Talmud ou l'on ne fait que discuter et 
où toute discussion tourne ordinairement non sur la force 
d'un argument, mais sur le sens d'un mot ou d'une cita- 
tion, c'est un vice manifeste, ce me semble, de ne point 
admettre la possibilité que ses docteurs s'y contredisent, et 
de tenir pour divinement inspirées toutes leurs opinions. 



75) Voy. Bsrt0locci fb. Tom. lU. {. 12. p. 359. 

* 

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~ 224 — 
Poids J monnaies et mesures d» Taimud'^^J. 

Les poids et monnaies da Talmud sont à peu près 
les mêmes que celles de la Bible ^ savoir: 
10, riD'^tt^p Kiita, poids et monnaie très-ancienne, d'une 
quantité et d'une signification incertaines. 

2^. ^pu) Sicle, poids et monnaie de la valeur de quatre de- 
niers romains ou quatre dragmes attiques, ce qui revient 
à quatre florins polonais dans le Talmud. U est à ob- 
server que la dragme attique pèse trois scruples ou la 
huitième partie d'une once. . 

3<^. ^pl Beka ou la moitié d'un Side. 

40. nnr Zuza ou le quart d'un Side que les Juifs de Po- 
logne, prennent pour un florin. 

5^. T)^'n Denier de la même valeur que la Zuza, mais le 
denier d'or ^nr nS'n valait 25 deniers d'argent. 

6^. rt\i Ghera ou. la vingtième partie d'un Sicle. Ce mot 
signifie proprement un grain ou le plus petit d'entre ^les 



7^. n9J2 Maa, Obole de la même valeur que la Ghera, à 
peu près 16 grains d'orge, et il est à savoir que les 
rabbins prennent les grains d'orge pour norme de tous 
les poids. 

8®. Mpsn DancOy Obole ou la sixième partie d'un denier. 

90. m» Mine ou 100 Sides. 

100. n^D Talent trente Mines ou 3000 Sides. ^ 

il*'. 9io Seioj on le confond communément avec le Sicle, 
. mais lorsqu'on distingue ce dernier en sacré u)')TpSi hpv 
et profane htn hto bpiz) le Sela répond au Sicle sacré de 
4 deniers ou 20 Gheres et le Sicle profane à la moitié 
de la Sela 9h0 ^^Ln ou à 2 deniers. La Sela est tou- 
jours le Sicle de la loi. 



7Q) Le peu de préciiiou qu^on (roavera dans ce cata]ogae doit être 
attribué à la manière vague et indéterminée dont les Talmudiitei se 
•ont ocGupéf de ce sujet. 



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— 285 — 

IS^. âtn un flodn d*or. 
13^ trï^ Bigkià valait trois Znzes. 
14^. pnSD Pm<&nm était égal à la moitié d'une Zuza. 
i^^. £<^'«nD'^M S/a/er la moitié d'une Dragme ou d'une Zuza. 
16®. pD'nn Darkon de la valeur de deux SeïUj mais con- 
sidéré comme poids il est égal à la Dragme alexandrine 
qui est le double de Tattique. 

17®. •^D'^èe Jttar ou As, c'est-à-dire, la moitié du Pondion. 

18®. n'^D'^riD Tretiih ou fitdi^a^D Tremuga ou la troisième 
partie d'un sou d'or. 

19®. noi'iD Pntia ou un huitième de ïlisar. Maimonides 
détermine la valeur de plusieurs de ces monnaies en ces 
termes : La Sela vaut quatre denterSy le denier six obo^ 
ieiy V obole deux pondions^ le pondion deux ùgan et 
tùiar ou ai huit prutat. Le poids d'un Mea ou obole 
est de 16 grains. Celui d'un isiar de 4, et celui d'une 
pruta d'un dëmi-grain. 

20^. cnnn Hadres ou la troirième partie d'une Mole. 

21®. Ihsn Haniis ou la moitié d'un Hadres. 

22®. l'^nu) CA^m^ii ou la moitié d'un Haneti. On lit dans 
le Talnrad: trois Hadrei constituent un Maa ou Obole ; 
dèuûp hanetij un hadret; deux ckemtnsj un haneti; et 
deuxpr«/e# un cAemtn. 

23*. D»DX3 Mifmef ou la moitié d*un mmit (^«t^. 

24®. Dûl'^n'^p Qjuadrant ou la moitié d'un mUmet. 

25®. p3^D3p Quattrino la moitié d'un MiMie« et le double 
d'une prute. 

26®. ^"HDOH Aiper ou la cinquième parde d'un denier. 

27®. n^i:wt -^gwa, obole d'argent. 

28®. dtp^Sfit Anika^ petite monnaie qui servait pour changer, 
ainsi que la suivante. 

29®. en:i^3tl Anigra^ car on trouve écrit des Anikeê et des 
Anigret au liea des deniers. 

30®. &99^:i Garmet ou la sixième partie d'un sicle commun. 

31®. M^lâ Tiba ou la moitié d'un sicle. 

32®. ûtb 'C'OM de la valeur d'un denier ou d'une Zuza. 
h P 



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— 225 — 

33®. p'f^^D^ta Tarpkek de la yaleur da Simter oa de la moi- 
tié d'ane Zuza. 

34<^. pn^p ColUbon de la valeur d'un obole d'argent qu'on 
donnait aux changeurs lorsqu'on changeait les iicles en 
demi'itclei. 

35®. 'n^âS'^p Kentnar (poids et monnaie) cent livres ou 
cent $icle$. On tient pour règle dans la Ghémara que 
lorsqu'on rencontre le mot p|DD (argent) si cela arrive 
dans la loi il y signifie tout simplement un sicle, dans 
les Praphèiei une livre, et dans les Agiographei un 
Kentnar. 

36®. Ét'^ta'^i) Litra ou livre, du même poids que la Mme. 

37®. pT Ztn la centième partie d'une Itvre et considérée 
comme monnaie, de la même valeur que la Zuza ou le 
dénier dont cent font la mine. 

ZS^. «'^p5'ï^^ Once. 

39^. 'nTS'^ta^ta Tiriemar une demi- livre ,^ une demi -mine. 

Voyons maintenant les différentes espèces de mesures 

dont on fait mention dans la Bible et dans le Talmud 

également. 

10. n)sX( doigt ou l'épaisseur d'un doigt, et il est à re- 
marquer que les anciens ont souvent emprunté leurs me- 
sures au corps humain. 

2®. HDts un palme grec, ou la main serrée ou quatre 
doigts. 

Z^. n'it un palme romain ou la mcdn ouverte on douze 
doigts. 

4®. tro Sit ou l'intervalle entre l'index et^le pouce. 

b^. rtTO^nne coudée ou quarte palmes grecs. 

6®. *V30^ le hrat ou l'aune. 

7®. n^p la canne ou la longitude du corps humain. 

8®. itD'^'n un itade ou 70 cannes, ou 125 pas géométriques. 

9®. b^tt un mil petit ou S stadei ou 1000 pas géométri- 
ques, car un grand mil contenait le double d'espace. 

10®. nlu^Si binn la voie du Sabbat contenait un grand 
mil ou 2000 pas ou coudées. 



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- 227 — 

11 V. HD^D Mne parte ou quatre petits nuls oa 4000 pas. 
12®. ynitrt tro'^ la coune dun cheval ou une parasange 
de ào stades environ. 

ii^. hvfi )11 le chemin daujour ou 150 stades. 

14*. m^ai une brique ou 3 palmes. 

l^**. Nti^^^ôt w»^ demi-lrique. 

16^. n'»3>'>i'n iîWr/À ou la quatrième partie de la mesure 

sacrée pour les fluides, savoir: un oeuf et demi, car les 

rabbins se servent des oeufis pour déterminer lea me- 

sures des fluides et des arides. 
17^. âlb Log ou 4 rbaths ou 6 oeufs. 
18^, âp Cai ou 4 logi ou 24 oeufis. 
19». Jin Hin 1? logs ou 72 oeufs. 
20^. mD Sea ou 2 Aiitt ou 144 oeufs. 
210. rvD^t^Epha 3 Sea$ ou 432 oeufs. 
220. 'n:D-ij> Oiner la dixième partie d*une Epha ou 43 oeufis 

etf 
230. ^^ et ^:d le Earner et /e £or contenaient 10 Ephet. ' 
240 .||^x, fe Ji^re* la moitié d'un Borner ou 6 Ephet. 
250. 2^^ £a/A de la même capacité qu'une Ephe. 
260. Y^p Kameti une poignée. 
270. p5)3ô« ^jspAaA; ou le quart d'un Log. 
280. i)03^ ^i»/a/ idem. 
290. :a3fie -4n4ag idem. 

300. a-ïta^^îyp Koriob une huitième de la huitième d'un Log^. 
310. ^v-,^ Oc/« un oeuf et |. 
320. pin To»ia« ou un demi-iog. 
330. ipTin Tarcab ou la moitié d'une Sea. 

Conclusion. 

Cette Introduction devait ressembler nécessairement à 
un abrégé plutôt qu'à un Système de doctrines, car un 
exposé détaillé de tout ce qui est nécessaire pour com- 
prendre la version du Tabnud aurait amené un triple in- 
convéïdent, savoir: 

P2 

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— 228 — , 

1<^. Il noua anrait contraint à noot répéta plssisiict fois, 
car le style da Talmud est tellement mystérieux qu'oo 
ne peut le comprendre que lorsqu'on le prend po«r ainsi 
dire sur le fait, c'est-à-dire, lorsque rédairdsaement est 
à coté de chaque phrase. C'est pour cette raison que 
nous serons «même forcés de revenir en temps et lieu sur 
Us règles que nous avons déjà fixées, et nous aurions 
du en fai^ autant pour les autres si nous en avions 
fixé un plus grand nombre. 
2^. U aurait augmenté de beaucoup le volume de cet ou- 
vrage, car un in-folio suffirait à peine pour expliquer 
toutes les règles de la seule kerw^eneuiiqme du Talmud* 
3^. U nous aurait engagés à entrer dmis plusieurs discos* 
sions qui deviennent totalement inintelligibles lorsqu'elles 
sont détachées des passages du texte auxquels elle se 
rapportent. 
Nous nous soinmes donc contentés de tirer des diffé- 
rentes Cl^t talmudiquet et sur tout de celte intitulée C/s- 
vis Talmudica Maxima traduite par V Empereur ^ et pu- 
bliée par Jacob Bashuysen, la partie la plus dbdre et 
la plus propre à donner d'avance le gout d'un iponm* 
ment aussi ancien et aussi éloigné de nos idées et de 
nos usages, que le code religieux de la Synagogue. -^ 
Si nous ne parlons pas dans cette Préface des prind- 
paux avantages qu'on peut retirer de la version du Tal- 
mud, c'est que nous nous sommes déjà acquittés de ce de- 
voir dans notre Théorie du Judaïsme. 

Nous finirons donc par oette observation qui nous pa- 
rait d'un grand intérêt. Ce sont les arts et les sciences 
qui ont été stationnaires chez les Juifs, et nullement leur 
esprit, car le Talmud avec tous ses abrégés et toutes ses 
gloses nous prouve incontestablement que nulle autre na- 
tion n'a mis à la torture ses facultés intellectuelles autant 
qu'eux; mais ils ont toujours voulu avancer dans une 
fausse direction, s'éloignant de plus en plus, par esprit 
de religion, du véritable perfectionnement de la nature hu- 
maine. Si le Talmud n'est pas auasâ ancien que les dé- 
positaires de la tradition le prétendent, la tendance d'es- 
prit qui l'a enfanté est peut-être antérieure à la Ipi A<^* 



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— 229 — 

^e êlk-Mâine, et ^poii la sortie de l'Egypte jMqn'ra re- 
ee«r 4e la c^tivité île Babylone il ii*a fidt qu'acquérir 
éoi forées neuvellee. En effet Moîee ijiii voyait déjà dans 
le caraetère 4e son peuple, les premiers germes de ce que 
itenendrak «n jour la doctriae de ses dooteurs, leur 
adressa ces dernières paroles 7^) : et f Etemel te frappera de 
Jrénéeie et tateuglement et de stig^iditéy et tu iras 
tâtonnant en plein midi^ comme nn aveugle tâtonne dont 
lee ténèbres* Cette admirable prophétie oommMiça à s'ac- 
complir de benne heure, relativement à la pratique et à 
rintelKgenoe de la loi, comme on peut le v<rfr en jetant 
un coup d'oeil dans les écrits des Prc^étes. 

Mon peuple j dit le Psalmite '^ ^), n'a point écouté ma 
voix et Israël ne m'a point eu en gré; c^est pourquoi je 
les ai aèandonnés à la dureté de leur coeur et Us ont 
marché selon leurs oonseils. 

Eaàie débute aima ses visions sur Joda et sur Jéru- 
4mImi. deux, éootttez et terre prête oreille^ car PEter- 
nel a parley disant: j'ai nourri des enfans et les ai éle- 
vés, mais dis se sont rebellés contre moi. Le boenf con^ 
ntUt son possesseur et Pane la crèche de son maître; 
sMis Israël si a point de connaissance, mon peuple n'a 
poùU d'intelligence. Ah ! nation pécheresse l peuple chargé 
diniptité, race de gens malins , enfans fui ne font que 
se corrompre: ils ont lAandonfié f Etemel, ils ont irrité 
par mépris le Saint d'Israël, ils se sont retirés en ar- 
rière^^). H nous fait observer ensuite à plusieurs repri- 
ses que les Juifs de son temps non seulement transgres- 
saient sans pudeur la loi, jnais quils ne l'entendaient 
plus et qu'ils avaient même osé la ehanger et lui préférer 
les commandemens des hommes ^^). A cause de cela, 
poursuit-il, en parlant au nom de Dieu, voici ce que 
je continuerai de faire à Pegard de ce peuple des mer- 
veilles et des prodiges étranges: c'est que la sapience de 
ses sages périra et Tintelligence de ses hommes entendfts 
disparaîtra. Et plus loin^^) fl nous parle des docteurs de 



77) I>€ttt. XXVIII, 28. 29. 78) Pi. LXXXI, 12. 18. 79) I, 2— 5* 
80) P». VI, 9—10. XXIV, 5. XXIX, 11-^4. 81) Ib. tlX, 2-0 



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— 230 — 

la loi, oomaie s'il avait eu devant les jeux nos rabbins. 
Mais ce iont vos iniquités , dit^l, qui imi fait séparaêiam 
entre vous et votre Dieu. . . . vos lèvres ont proféré le 
mensonge^ et voire langue a marmoté la perversité. Il 
n'y a personne qui crie pour la justice, il n*y upersonsse 
qui débatte pour la- vérité^ on se fie en des cioses de né- 
ant, et on parle vanité^ on conçoit le travail et on en^ 
fante le tourment. Ils o$it éclos des œ^fs de basilic et 
ils ont tissu des toiles d'araignées. Celui qui atira mangé 
de leurs oeufs en mourra j et si on les écrase^ il eu tor- 
tira une vipère: leurs toiles ne serviront poisU k favte 
des vêiemensj et on ne se couvrira point de leurs ouvra» 
gesj car leurs ouvrages sont des ouvrages de tourment^ et 
il y a en leurs mains des actions de violence* 

Jérémie qui a été témoin de la niine de Jénisalem, et 
Ëzéchiel qui fat du nombre des ciqptifii et qui a vécu et 
écrit dans le pays de la captivité , aocnsent les Joiis leors 
contemporains des mêmes vioes qu'Esàle, en nous assu- 
rant qu'ils ne connaissaient plus la voie de t Etemel et le 
droit de leur Dieu, mais qu'ils étaient un peuple fou 
qui n'a plus d'intelligencCy qui a des yeux et ne voit pas; 
des oreilles et n'ouit pas non plusj et ils appellent la 
maison dlsraël rebelle, effrontée et d'un coeur obstiné ^<) 
qui avait changé les ordonnances de Dieu en ^une mé^ 
chanceté pire que celle des autres peuples. 

Ce levain pharisaïque qui fermentait depuis long-temps 
dans la masse des Juifs et principalement dans les écoles 
de ses docteurs , commença à jeter les premiers fondemens 
du Talmud tout de suite après la captivité de Babylone. 
Je crois avec Edzard que le Prophète Zacharie qui a vu 
dans ses visions tout ce qui devait arriver au peuple de 
Dieu après cette époque, a aussi vu de loin que ce code 
perfide serait enfin couché par écrit et qu'il exercerait 
une grande influence. En effet, comme la corruption des 
moeurs et celle des doctrines légales en sont les deux res- 
sorts principaux, le Prophète a prédit la première, dit 



83) létém. V, 4 •( 31. etc. EiM, UI, t-7. V, 6, c(e. 

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-^ 231 — 

Elieier Ecbard^') sous Timage d*i|n rouleau volant 4e 
viogt coudées de longueur, et de dix de largeur intitulé: 
exécration dm ierment qui $ort $ur les deeeuê de tamie 
la terre. ,^Je déploierai cette exécration, s'écrie FEter- 
nel, et elle entrera dans la maison du larron et de celui 
fû jure faussement par mon nom, et elle y logera et la 
consumera avec son bois et ses pierres«^^ Il a prédit la 
seconde sous Timage d'une Epha vide, au milieu de la- 
quelle est assise une femme appdée impiété: nn ange jette 
cette femme dans fEpha et met une masse de plomb sur 
son ouverture* Alors deux autres femibes aux ailes de 
cigogne enlèvent tEpka entre le del et la terre , et Tom- 
portent dans le pays de Senhar; elles lui bâtissent là 
une maison et la constituent sur sa base* La femme im- 
pie dont parie le Prophète, continue, avec autant de sa- 
gacité que de vérité le même auteur, est le symbole de 
la doctrine fausse et perverse que les Pharisiens et les Sad- 
ducéens propageaient vers la fin du seccmd temple. L*Epha 
qui servait autrefois à mesurer la nourriture du corps^ 
symbolise dans cette prophétie la nourriture spirituelle, ou 
la véritable doctrine de la loi qui régnait autrefois en Is- 
raël, mais dont TEpha était vide vers cette même époque. 
La doctrine pharisalque remplit TEpha d'abord en Pales- 
tine , y enfante le Tabnud de Jérusalem et est transportée 
après, dans le pays de Senhar par les deux Sectes ou 
Ecoles des Tanaïtes et des Amaraïm que les deux femmes 
aux ailes de cigogne représentent à merveille. Là TEpha 
s'établit sur un trône et la femme impie enfante le Tal- 
mud de Babylone. 

Nous avons souvent blâmé ce code religieux dans le cours 
de notre Théorie et dans cette Préface, mais la version 
que nous allons en donner prouvera malheureusement que 
nos attaques n'ont ét;é que trop modérées, et qu'il est réel- 
lement la pierre d'achoppement pour les Juifs de tous les 
pays de la terre et presque le seul obstacle qui s'oppose 
à leur réforme durable et sincère. On regarde , dans la 



S3) Dans la préface aa traité Berakoth. 

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— 1132 — 

Revue Britanniqae, comme ane espèce de prodige, oa 
pour nnieux dire comme un problème insoluble^ ^e l'es 
Juifs restent toujours les mêmes depuis tant de sièdes. 
Nous avons prouvé dès le commencement de cette préface 
que ce prodige n^est du qu'au Talmud, et qu'il contient 
toutes les données nécessaires pour résoudre ce proUém^B. 
On convient aussi dans cet écrit périodique que p^wr ré" 
former le9 Juifs il faut les dépouiller de leur JtMfalraie, 
mais on désespère de vemr à bout d'une aussi grande 
opération. Nous la croyons nous-mêmes imposaible tant 
que les différens gouvememens de l'Europe ignoreront 
le véritable esprit du code de la Synagogue^ oà se trou* 
vent tous les symptômes de la maladie qu'ils chercbent 
à guérir. Mais nous nous flattô^ns que notre version fera 
cesser cette impossibilité en écartant tous les obstades que 
présentait jusqu'ici Tétude des lois judaïques, et en met- 
tant en évidence que la régénération de la masse du peu- 
ple israélite dépend principalement d'un plan d'éducation 
mieux combiné que celui qui a été en vigueur jusqu'à 
présent. — 



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PREMIER ORDRE. 

Z E R A ï M 

u 

DES SEMENCES, DES PLANTES 

ET 

DES PRODUITS DE LA TERRE. 



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Premier Traité, 

BERACOTH. 



O « 



DES PRIÈRES OU DES BÉNÉDICTIONS. 

Première SectioiL 

BIBLE. 

Ecoute Israël, TEternel (est) notre Dieu, FEtemel (e$t) 
unique. 

„Tu aimeras donc TEternel ton Dieu, de tout ton 
coeur, de toute ton ame et de toutes tes forces. Et ces 
paroles, que je te commande aujourd'hui, seront en toA 
coeur. Tu les enseigneras soigneusement à tes enfans et 
tu t'en entretiendras, quand tu demeureras en ta maison, 
quand tu iras par chemin, quand tu te coucheras et quand 
tu te lèveras. Et tu les lieras pour un signe sur tes 
mains et elles seront comme des fronteaux entre tes yeux. 
Tu les écriras aussi sur les poteaux de ta maison et sur 
tes portes^)." 

„I1 arrivera donc que, si tu obéis ponctuellement 
à mes commandemens, lesquels je te prescris aujourd'hui, 
et que tu aimes TEternel ton Dieu, et que tu le serves de 
tout ton coeur et de toute ton âme, je donnerai en 
sa saison, la pluie qu'il faut à ton pays, la pluie 



1) Dent Vf, 4—0. 

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— 236 — 

de la première et de la dernière saison, et tu recueilleras 
ton froment, ton Tin excellent, et ton huile. Je ferai croî- 
tre aussi dans ton champ de Fherbe pour ton bétail, et ta 
mangeras et seras rassasié. Prenez garde à vous, de peur 
que votre coeur ne soit séduit, et que vous ne vous détourniez 
et serviez d'autres dieux, et que vous ne vous prosterniez 
devant eux* Et que la colère de rStemel me s'enflamme 
contre vous, et qu'il ne ferme les cieux tellement qu'il n'y 
ait point de pluie, et que la terre ne donne point de son 
fruit, et que vous ne périssiez aussitôt sur ce bon pays que 
l'Etemel vous donne. Mettez donc dans votre coeur et 
dans votre entendement ces paroles que Je vous dis, et liez 
les pour signe sur vos mwis, et qu'elles soient pour fron- 
teaux entre vos yeux. Et enseignez les à vos enfans en 
vous en entretenant; soit que vous vous teniez dans votre 
maison, soit que vous soyez en chemin, soit que vous vous 
couchiez, soit que vous vous leviez. Vous les écrirez aussi 
sur les poteaux de votre maison et sur vos portes; afin que 
vos jours et les jours de vos enfans soient multipliés sur la 
terre, que l'Eternel a juré à vos pères de leur donner 
comme les jours des cieux sur la terre ')^. 

„£t l'Eternel parla à Moïse, en disant : Parle aux en- 
fans d^Israël, et dis leur qu'ils se fassent d'âge en âge, des 
JTiiiiiihg aux coins de leurs vêtemens, et qu'ils mettent sur 
chaque coin orné des Ttitniht un fil de laine bleu foncé, 
ce qui vous servira de TtUsith^) de sorte qu'en le voyant, 
il vous souviendra de touis les commandemens de FEtemel, 
afin que vous les fassiez et que vous ne suiviez point les 
pensées de votre coeur ni les désirs de vos yeux en sui- 
vant lesquels vous paillardez. Afin que vous vous souve- 
niez de tous mes commandemens, que vous les fassiez 
et que vous soyez saints à votre Dieu. Je suis FEtemel 
votre Dieu qui vous a retirés du pays d'Egypte pour être 
votre Dieu. Je suis TEtemel votre Dieu •)**. 



a) Oeat. Xlf 13-31. 

3} C'ett-à-d(re de tooTenir comme noaw Pavons prouvé dans 

notre Théorie en comparant let TêiiêiUkt det Jnift, arec lea Qnift 

dei Pémvient. 4) Nomb. XV 37i-41. 



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— 237 — 

Depuis quand lit -on le Chema des vêpres*)? Depuis ^W.!. 
rheure où les prêtres (devenue impurs par queiqu' accident 
prévu par la loi et Vêlant lavéi vers le coucher du so- 
leil ^ Lev. XXII, 7. etc.) rentrent pour manger leur of- 
frande^) jusqu'à la fin de la première veille^): paroles du 
R. Elieser'). Mais les savans (ou les autres docteurs) di- 
sent : jusqu'à ndnuit. Rabban ^ ^) Gamaliel dit : jusqu'à ce 



5) hm MifchMi m loMiviM c«^ «ne toinH^ ie partgv^^^ oa 4« 
tradîUoiia qai l'AppeUeikt «qiii MiieAMg$. 

6) Cetl-iudire, parolet: Ecoute (Chema 972"^^ I$raei, e(r. do 
Deat. VI, 4 etc. dont lei Talmudiitei ont fait la principale d'entre les 
prièret de la Synagogne, et que lea Jaiff font tenai de réciter dei^ 
toiê par jour, le aoir et le matin. La Mi$ekna aaiBi bien qae la Gkd^ 
mmra eit une Mite perpétnelle de deMaadet et de rc^ponaea on an dia« 
logne non interrompu, Bur le véritable lena de la Bible. 

7) On pour, faire leur repaa qui coniittait en oifrandei que leB Is- 
raélifeB étaient tenui de téparer de leurs récoltei de froment, de vin, 
d'huile, etc. et de donner aux prêtres on aux sacrificateurs (Dent. 
XVIII, 4.;. On appelait grands cette oblation (n^TT^ HTSl'^n) parce 
qu'eUe était tirée de la masse de tonte la récolte* lit séparaient en- 
suite de la même récolte l'oIDrande pour les Lévites , on la première 
dime ('J'^WH'^ 1tt?^^)« Lea Lévites séparaient à leur tour, une partie de 
ces dîmes qui s'appelait oblmlion de tEternel (^71ll'^ D^I^m) ou dîme 
de la dîme ("I^^T^ p ^U?^^) I^omb. XVIII, 1G« ou encore oblation 
de la dîme ("llD^TIl M^I'V)) et qu'ila devaient donner aux prêtres. 

8) Les Jnifii ont partagé de tout temps, las douie heures inégales 
tantét en (rois, tantôt en quatre veiUes (r)*)*11^U}M) et la premièro 
méthode «st la plus ancienne. Le mot *1^'«Z) répond an françois garder 
on monter la garde^ ce qui a été fait pour la première fois par les No- 
madee autour de leurs troupeaux et pendant la nuit 

Q) ^âl^D '^ITl cett<) formule veut dire : ceti taH$ de tel ou tel 
autre rabMt , e*e$t ia tradiUom, 

10} Le titre do Mahban (p^) est pins illoatre qve oekM de Babhi 
i^^)^ car il signifie trèê'Umgnifyuei tandis quo Pantre no signifie qno 
magni/lfue. ie eomiecinre que la Anale an (]^) est là poar lui donner 
la force de pluriel de ukoiesté on do dignUd^ cooMse disent les gram^ 
mairîens orientaux. 

11 y a sept 4*elewrs dans le Tftlmnd^ qui so«t décorés de ce titre, 
«avoir: 

I«. Rabban Simeon, fils d'HiUel. 
U«. Babban Gamaliel le vleax, fib de Simeon et nercn d'HiUel. 



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— 238 — 

que la colonne de l'aurore ne monte ^^). Faii^^) ses fils 
(les Jili de Gamaliel) étant rentrés (aprèi minuit) d'un 
banquet * ') lui dirent : nous n'avons pas lu le Chema. Il 
leur répondit, si la colonne de Faurore n'est pas encore mon- 
tée, vous êtes tenuai.de le lire. Et non seulement cela^*) 
mais partout où les savans ont dit : (gu^un précepte oblige) 
jusqu'à minuit ; ce précepte tient jusqu'à ce que la colonne 
de l'aurore soit montée. (De même) brûler la graisse (des 
sacrifices Exod. XXIII, 18.) et les membres (des holocan^ 
stes Lév. VI, 2.) sont des préceptes (qui obligent) jusqu'au 
monter de la colonne de l'aurore. Bref^ tout ce qui doit 
être mangé en un seul jour '^) suit la règle: jusqu'au mon* 
ter de la colonne de l'aurore. Mais si c'est ainsi ^^j pour- 



III«. Rabban Sinéon II., f U de Gamaliel le rieux. 
IV^. Rabban Jobanan, t\% de Zacbée, «ini ne deicend pat de la fa- 
mUle d'HiUeU 

V», Rabban Gamaliel II., fill de Simeon U. 

\i^, Rabban Simeon III., fila de Gamaliel II., e( père de R. Jada le 
Saint. 
VIP. Rabban Gamaliel^ fill dn même R. Jada le Saint. 

Cei lept Rabbanf lont le pendant dei lept 8age$ de la Grèce ^ et 
fl ett à remarquer qoe leur autorité l'emporte lonrent Bor celle dei 
antrea docteun talmndiqaei. Ici p. ex. la dM$ion dn droit o& THa- 
laça eit lelon F opinion de Rabban Gamaliel. 

11) C'eit-à^ire, let premiers rayant du Joor tclon Malmonidet, 
on la lumière qui luit le matin pendant une heure et ^ avant le lever 
do toleil et qnl ett réfractée par une colonne de vapeari de 51 mUle 
de hauteur. Let Arabet autti ditent la colonne de Paurore pour 
Vattrore. 

12) L^expreition fait (tW9lO) veut dire dant le Talmud roid mt 
exemple qui vient à Tappui de la règle, ou voici VAgada qui confirme 
par le fait, ce que VHalaea vient d'expoter par Tautorité de la tradition* 

13) De la maiion où Pom boU (nnU}»n n*^!)). 

14) ^bl V ^1 cette formule veut dire qne la règle qu'on rap- 
porte pour un cat particulier, doit t'étendre à plntieurt autres cas 
temblabiet. Nout tupprimont Ici avec Surenhotiut et Edsard^ le verbe 
TISK qui, dant quelquet exemplairet ett i^outé aprèt ^b^ car il y 
ett totalement inutile et même déplacé. 

15) Ott-à-dire, let tacrificet que la loi commandait de coniumer 
le même jour qu'on les offrait (Lév. VII, 15.) tant rien en laitter 
pour le Jour tnivant. 

16) ÇfO Ù^) ii C'est àimsij formnle qui contient toqjoors one oh- 



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— 239 — 

qaoi les sa vans disent-ils: jiisqn*à minnit? - Afin d'éloigner 
rhomme de la transgression ^^)« 

G hé mar e. 

Le Tanne (ou le docteur mUchnique) sur quoi se 
fonde-t-il lorsqu'il enseigne depuis quand ^^)% De plus quelle 
raison a-t-il de commencer à parler avant les vêpres, au lieu 
de débuter par l'aurore ^')f Le Tanne se fonde sur la Bible 
où il est écrit (Deut. YI, 7.) : quand tu te coucherai et 



Jection. Elle t»i mite tel dans la boocbe dea SIi de Claniallel on de 
l'Halaea perionnage incoonn qai aootlent le dialogue da Talmod. Si le 
pcéeepte de la lectare da Chema do ioir, etc. , dit-eUe^ oblige jaiqn'aii 
lever de l'aurore, comme le loaiient Rabban Gamaliel, poarqaoi let 
•avant qaî devaient connaître aaiai bien que loi la véritable pratique 
de ce précepte, diient-ili jaiqn'à minnit I 

iT) C'eit ici Rabban Gamaliel qol répond à lea fils on VHalaea 
qui le répond à elle-même. Ce dialogiame reparaît trèB-ordinairemeat 
dam le Talmod. Or^ qniconqne connaît que l'office dei lavana eit de 
faire la haie à la loi ou d'encbérir inr ta rigueur , pour faire que même 
Ici tièdcB d'eiprit ou lea pareiieux ne ae trouvent jamaii dani le càa' 
de la violer, lent aoiii, que Ici autrei doctcun lont au fond du 
même avii que Rabban Gamaliel par rapport à la durée de robligation 
de lire le Chema du loir: Rabban Gamaliel rapporte la loi en propret 
termet, et let tavant Tinterpretent à la rigueur de la lettre et telon 
la pratique. 

18) tXiX^ (Tanne) cVtt un Tamatie ou l'auteur d^nne Mi$ehne^ 
Quelquefoit c^eat auiti un dei AmoraXtn qui explique one Mitchne, 
Quelle raiton a le Tanne ^ dit la Ghémara de commencer tet glotet 
en diiant: depui$ çutindf ou de débuter par une recberche qui con- 
came le tempt? II faut te touveair que la Ghémara iiehe d'expliquer 
toutet let particularitéi Itë plut minutieutet de la Mischna^ comme la 
Mischna let pitrticularitét let plut minutieutet de la Bible. U faut 
aoiii remarquer que le ^moi '^iip (^il §e fonde) ett une abréviation do 
mot Û^Mp dérivé de la racine D'^p et que det abréviatlont de cette et- 
pèce, qui [te rencontrent bien iouvent dant la Ghémara, appartiennent 
à un dialecte vulgaire et décèlent par là Torigine, ainti que le tavoir 
deSiet anteurt et de tet rédacteurt. Le commentaire de Raacbi ett ici 
beauconp plut obtcur que le texte : nout noui garderont donc de le 
rapporter, et nout en feront autant autti touveiU qu'il na pourra pat 
nout aider à tirer de la lumière de la fumée, comme dit le proverbe. 

10) C'ett-à-dire , il traite du Chêma del vépret, au Uen de corn- 
nenoer par expliquer le Chewm de l'aurore. La formule tO^ ^K^ 



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— 240 — 

fumnd tu te lèverai >*) et c'est mnû (/à*A noni apprmd > ^) : 
le temps de la lecture du Ckema iudiqui par lee mei^ 
langue tu te coucherai j quand (cornmence-'t'ilt): depuis 
rheme que les prêtres rentrent pour manger leur offrande. 
Ou si tu veux je peux dire ^2) qu'il a appris (cet ordre 
de choici ou de temps) de la création du monde où il est 
écrit (Gen. I, 5.): ainsi /ut le soir^ ainsi fut le matin du 
premier Jour (et où le soir précède le matin). Mais si 
c'est ainsi (dit tHataca) pourquoi la Sepha nous apprend- 
elle^^) qu'à l'aurore on doit dire deux bénédictions avant 
(le Chema)^^) et une après; et aux vêpres, deux béné- 



Bignifie le plus ordinairement qae Ton a une raiion de mettre une dif- 
férence entre denz choseï et de donner la préférence à l'one sur 
l'autre. — 

20) Paroles qui contiennent denx chotei , taroir : 
1<>. le tempf de la lecture da Chema, 

2<*. Pobligation de lire le Chema da coodier arant celnî du lever. 

21) ^3np "^^ni et c'eit ainsi qa'il noas apprend^ c'est-à-dire: et 
voici le sens de ses paroles. J*ai remarqa^ qne la lettre p (abrévia- 
tion de pM voici) a la force explicative de e*êst'à'dù-B y voici ce piUi 
veut dire y lorsqa'elie est ajoutée avant un verlve. 

22) ttâlit D'^^l ^Ml. Cette formule signifie: je peux assigner une 
antre cause, une antre raison; je peux résoudre d'une autre manière 
nne difficulté quelconque. 

23) C'est-à-dire : pourquoi on trouve écrit à la fin de cette Misckna, 
à la fin de ce qui regarde la lecture du CAema. (Mischne IV. que 
nous verrons dans la sotte.) On suppose dans le Talmud que chaque 
verset de la Bible ^ chaque Mischne ^ chaque Baraïiha, en un mot cha- 
que tradition, est divisée en deux parties, dont la première s'appelle 
Bêcha (MU)^) ' on cowunemeement et la seconde Sepha ètD*^0 ou fi». 
Il y a souvent aussi Le milieu ou La Meiêiata (Jtn^T*^) 

24) La lecture du Chema ne consiste à rigoureusement parler 
que dans les paroles du Dentéronome VI, 4—0. qne nous venant de 
rapporter; au point que RaschI, ce fameux giossateur du Talmud dont 
BOUS avons parlé dans notre Théorie, établit en règle, que le malade 
qui ne peut réciter que ce passage , satisfSsit à l'obligation de lire le 
Chewug, Mais dans un sens plus étendu , on entend par lecture du Chema^ 
tous les trois passages de la Bible (Deut. VI, 4-0. Ib. XI, 13— 21« 
Nomb. XV, B7— 41.) que nous avons déjà cités, et dans un sens plna 
étendu encore on entend par lecture du Chema du soir, ces trois paa- 
sages et les deux premières qui le précèdent et les deux qui le suivent 
immédiatement, ei pour lecSmre du Chema du matiM, lea troll 



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— 241 — 

dkdoM avant et deux après, tandii qu'elle attrait à& pi». 
cer>') les Tépres en tétef Le Tanne (êe répand FHaiaca 
à effe'-mèmé) commence par les vèpret (4»ni la J^« MUchnm) 
et parle ensuite de V aurore (dam la Ih en s' g arrêtant) 
jnsqn'à ce qu'il ait éclaûrd tout ce qui la regfarde et fini 
par revenir à expliquer ce qui touche les vêpres '^)* Mar 2^) 
dit (danê la Miêchna)^ depute l* heure où leiprètrci ren^ 
trent pour manger leur offrande; mais puisqu' (il ett ques- 



get en qacition, lei deax prières qai le procèdent et eeUe qui le 
■ait inmédiatenÀt Ot lei deux prièree qoi précèdent le Ckema do 
■dir loot : ' 

1^. t^'^^'^p a^^a i^ana "^mtf *jba i^^ribn mm rmée ^•ï'ii 

BeHi soit le Seigneur notre Dieu, Roi de i*univerty gui par ia jht- 
role a confondu entemUtle let deux vêpretj etc. 
2^. ninw y29 hmrw^ n**^ &bl^ DWM rou9 aven aimé ïa maiêon 
d'Iiraëi votre peuple d'un amour étemel» 
Et les deux qui le foivent iromédiatement : 
!<>• né*T te naiOfit*) na« tout eea ett vrai et permanent, 
2^. Ù'iboh ia*»n^ ri'm^ '^â^^ton /ititet nout demeurer (oa repoter) 
en pair, Dieu notre Seigneur, etc. 

Qnaut «a Ckema da matiii lea denx priAree qui le précèdent lont: 

1®. *ju)n fit^na-ï riiK ^21'» ûbi^^n *jbx3 irnb» mm nné^ ^i-t^ 

fi^* fo/l fo Seigneur noire Dieu, Roi de tunivert , gui a formé la 
lumière , et gui a créé let tênèbret, 
2^« landrrfit Dbl9 nâSlfit vont nout aven aimét d*uM amour per^ 
pétuel, etc. 

et celle enfin qui le fait immédiatement: 
1®. p^a*! n'^at^l n»et elle ett vraie, tûre et certaine, etc. 
25) ^anb il aurait dû apprendre. Le préfixe h importe abUgatiott, 
derotr. 

an) Le Tanne ne •• contredit pat , dit l^alaea , en plaçaat nne 
■econde foit le matin arant le toà'; car H le fiUt poor te confor- 
mer à «I méthode d'explication et non parce qatl croit qae le C/kema 
dn matin doive aroi^ le pat sor celai da loir. Soarenont-noot qae 
PHalâca de la Gbémara doit porter an toin toat particoUer à démontrer 
qoe la Mt'fc^tf -ne contient pat de' contradictiont et qne VHêUaca de la 
Mitchna doit toatenir la même chote relativentent à la Biblew 

27) Eet deux Utret Mar {"V:) et Raf (S^) détignent on doc- 
teur de Babylone, comme celai de Rabbi oa de Ribhi (^'*)) indique an 
docteur de Palestine. Malt le titre Mar tient tonrent la place de 
Montieur, tabttitoé par politesse aux pronoms 2Vi, i/, roKi, tant en 
parlant det Tanaitet qne det Amoratm. 9hat lignifie donc ici M' le 
Tanne rient de dire dans la MUchna^ etc. 
L Q 



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_ 242 — 

Mu M) itê ptMres» qnaiid dotic (let ptteet) iMi^^etft-ds 
leu? offiriuidet dej^s qae les étcâles paraiiee^t, n*e8t«-et 
pa8>*)t car le cêucker du êéleii dent pmrie te hê Ler. 
XXn, 7. (iaceomplii au lever dee eioilee). H devait doM 
dire (tout eimplememij depuis Theve oà les éteiles parai»> 
sent* Bép. : C'est qu^il veut nous faire entendre une astre 
chose en passant ^^)* (En effet) quand les prêtres Man- 
gent-ils rofirande? (Il ent évident) qne t'est à Thenre oè 
les étoiles paraissent? Or, voici ce qu'il a voulu nous faire 
entendre (par ia matUkre indirecte de fixer le tempe dm 
Chema du ieir) : que le sacrifice expiatoire n*empedie pas 
(les prêtrei de manger l'offrande) ^^) selon ce qui est dit 
dans cette BaraïtÂa^^) et le ioleil ee couche j et H est 



2S) Let Adctrai^ HilaivdKinM ainti qiw' Tnèlaem w Ibné ém q«e»* 
tioni et y répondent eox.méifiet , Jufqn*à ee qiPito Boicnl pnrTcmM à 
la concloiion qu'ila vealeai «maier. Lefor bat «et d*exainUi«r U ckaie 
■ont tone lea atpeeta ponibida, en rentomranl àt toules laa trsditiOBa 
qui 7 ont qnelqoe rapport. En dialognant at^ee eax-mëniea ila gOa^ 
aent légèrement sur ce qui est déjà bien eenno, et fe fMent le eheailB 
le plna eomuiede vera l'ineonao^ ea yttu la déeialoll q«i eat la plaa 
coAfbmie à la pratique p. ex. la pkraae : iêpttig ^ iéê /laOpi pmrmit^ 
Éenr.i ICewi paa tel ime interrogatioa ^ maia ane alhiaioB à ee qal eat 
déjà reçu et pratiqué Juiqa'an peint qn^on ne pent paa le rétoqaer en 
dente. — 

29) La pbraie lî) S^SUJ^p rr'^m"»» 53» étnb» rem •kiHr fkcit 
not auâire vent dire que si an docteur B*écarte par haaard de la ma- 
nière la plna aimple de a^xprimer» ee ni^it jaaiaia aaoa raiaoa qVil le 
ftiit, maia e^ett qoil rent noua donner nne le^on directe et iadirecte 
en même temps. V. ex. Le Tanne a dit ici d§pui$ quê hê prUreê^ etc. 
an lien de dire éep^tiê que let ^ieiiet pmraittemt parée que la preaii^re 
pbraae contient la seconde et a\itre chose antai} tandia qoe la ■csoadu 
phrase n'indique qu'une seule circonstance qni eat d*ailleava tro^ conirae. 

80) En d'antres ternes , U noua fait entendre qne quoique fi»- 
pateté légale ne toit entièrement levée qne par an aaeriSee d'mplatlua 
<Lév. XIV, K> et XV, 14—15.) cependant le prdtve Impw «>a psa hnmm 
de ce laorifice pour être adada à manger les cfaosea aaintea, asab II 
Ini ftHit aeolemeBt attendre le coucher du soleil on le levé» des étoi- 
lea (Ib. XXII, 4-7.). 

• tl) tt'^SnnD Selon ee qki ett dH dant la TamUt^ la doctrine on la 
tradition de U Barmmm. On appelle ^"^tf) (Tmia) êam le Tatead 
la tradition qui n'a pas été comprlaa daaa la Mlaehna) eUo yorta poor 
la mdaM raison le titre de BenmUkm on à^Bxtrm^mgmUe. 



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— »4S — 

net^*), C*mt dono le coaeher do leleil qui pe«t Tcmpê* 
cber de mn^er r^Srande et non le cMarifice expiatoive. 
Sb&8 d'eu (mv0mS'»êU9j qae les jNuroIês tdoott SOI fet le 
iêieil ênirtf^a) signlfieiit le coucher du soleil} et que le 
mot 'ViDt (et il tera pmr^ exfrimê) la pureté da jourt 
Fèut-étre que Fexpiesflîeii iDdUjrr va signifie Feutrée de laF.i*^. 
Imaière du soleil 3*); et que voudrait alors dire nnoit 
Bép.: La pureté de riiomme>«> Mms Rabba, fils deRaf 
Ckila, dit: si cela deysdt être akisi, le texte sacré aurait 
du dire fintri et il eera pwr^^). Que penser donc de 



32} L« Tania oa la BaraïUiB (narne id «nr lei parolet de la Bible 
f^r.XXlf,!: tSW^pn p tefiti "VTRI ^TTÛt ©Qttjn t^^T ei le êùieû 
$0 touchera et il êeru pmr^ aprèt t? wumgeru en eAeies taimiet. lï parait 
HT ce qui fait, qm la BarmHtka applique le BMt it term put 'ItTDT «a 
jour y qai ee dégage dea myeae de la luaiière laadia que 1» Bible fat' 
plique an préire qqi eç délivre de llmpnreté légale, ew il iM|t tenir 
pour règle générale, que TexplicatloB de la BiUe eet (onjoora trméC- 
HoMnelle daat le Talmud, et jamaii ou bien rarement êeientifique. 6ar« 
dont noua donc de confondre la Bible dn Talmud arec la Bible telle 
qn*elle est dans Bon texte original;, car la tradition qui l'expUqoa dana 
la Dremière eit presque toujoun corrompue ou pbaritaïque* 

33) Selon JRmM l'entrée de la lumière tnc Phtriaea on l*a«rote dn 
jour oà il faUait offrir le eacrifice d'ev^ialion, et aelon Tanlre eonmeft- 
taire TogepAetà^ l'entrée de la lumière aoui Tborixon on le commence- 
ment du' coucher du eoleil qu'il faut distinguer de la lin dn même cou» 
clker, car le premier a lien lorsque la lumière commence à l'obacurdr^ 
et le second lorsqu'elle disparaît totalement et que lea étoHea ^a^is* 
sent. Entre le premier et le second moment il y a l'intervalle de cinq 
quarts d'heure on de cinq milles de voyage à cause de répaisionr da 
la voûte céleste, que le soleil doit travemcr en se couchant et en an 
levant. Le Talmud de Jérusalem (Berac. 3. a.) donne à l'épaissear de 
chaque voûte céleste le voyage de 50 ans. Il aaaigne la méma dûnen» 
sion an diamètre de la terre et à l'abtme» et «joute que la terre eal 
éloignée de la première voûte céleste , et |a première voûte célesln de 
la seconde, etc. le voyage de 500 ans on la durée de la via dea Pa* 
triarches. Nous suivons cette dernière «zpUcation qui eit pto* c«e- 
forme aa giSnie, de la langue et au texte du Talmud que celie da Rasc^ 

34) Faisons bien attention à ces demandée ett réfanaaa qna FHalaen 
se fait à elle-même , dans le but, comme noas avons diiy i'av aic Tnir 
de sonder tout avec beaneonp d'exaaMft at d'amener la eaaelnelo» qn* 
elle aonhaite. 

15) An fator Isndii qn^a a dH VTD et ajkepmr, an fÊirHàt. 

Q2 



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- 244 — 

TaHùH qui signifie la pureté da jour; selon le dicton des 
hommes: le ioleil 9e coude et le Jour s^épure^^)* En 
Occident (ou en Pale$tine) personne n'a entendu cette seib- 
tence de Rabba, fik de Raf Chila. Mais lorsqu'on y fait 
la question 3 7): ces paroles u^v^rrMI tignifient^ellei le 
coucher du êoleilt et que signifie ^MD^? iignifie-i-H la 
pureté du jour? ou plutôt (la preuiièresj iignifient-elle» 
rentrée de la lumière du ioleilf et que signifie ^rrDi! la 
pureié de thommel On s'applique à lever (ioute$ ces m- 
certitudes) par la Baraïtka\ car comme on enseigne dans 
la Baraïtha qu'un signe de cette chose (c'est' à -dire du 
moment ok les prêtres impurs mangent les offrandes) est 
le lever des étoiles, on doit en conclure, que (l'expression 
tt}^U)}7 Ml) signifie le coucher du soleil, et que le mot 
^rrtti veut dire la pureté du jour'*). Mar dit (dans la 
Mischna): depuis Vheure ok les prêtres rentrent pour man^ 
ger Toffrande. Mais je peux lui objecter cette autre tra- 
dition '*): ,,Depuis quand lit-on le Chema des vêpres 1 De- 



La plof Icfère connaltiaiice de U grimmaire bebnûqae fuffit pour 
■'apercevoir «ine raateor de cette remarque n'arait aacaae Idée da 
génie de la langue de la Bible qui n'a ni parfait ni fatar, malt aeale- 
ment dea oniêtM dont la signification eit déterminée par la pbraec. 

36) A la lettre: le loleU ternit la tplendearretc. c'est-à-dire, Thé- 
mispbère du joar s'obscurcit pen à peu jusqu'à ce qu*il soit dégagé en- 
tièrement des rayons de la lumière. Ponr les bommes de ces temps, 
la nuit était sacrée et le Jonr profane. 

37) La €bémara répète les traditions en termes et par ejrfMMtna, 
il fant savoir en cboisir la partie qui cadre avee la question qu'elle 
agite» 

38) U fsnt observer que si le Talmud n'explique pas le passage 
de la Bible : le ioleii te eouehe et il devient pur selon le sens plan 
naturel du itxit sacré, c'est qu'à rigoureusement parler rimpnreté no 
cesse pas au momeot où le soleU se coucbe, mais lorsqu'on a lUt le 
sacraice expiatoire, de lorte que les prébres ne pouvaient manger lenra 
offrandes, que lorsque la lumière du Jour disparaisiait totalement et que 
les étoiles paraissaient U parait par ce passage, que les docteurs de 
)• Palestine ne s'abandonnaient pas aux subtilités gramnuUicales conuM 
ceux dcBabylone. 

30) Le verbe na^*^1 qui est une composition et une abréviation rnl- 
gaire des trois mots •«rj^fit ^:^'>»'ni et moi pebjeeie cela, Indique br- 
dinairement une contradiction apparente entre deux passages de la 



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— 045 — 

poil que le pauvre rentre pour maoger eon pain arec du 
sel, jusqu'au moment fu'il se lève ponr quitter son repas.^ 
Cest une chose reconnue que la Sepha {de cette tradition) 
n*e8t pas d'accord avec la Mischna«<>). Mais doit-on dire 
que la Recia n*est pas non plus d'accord avec la Mischna? 
Non, car le pauvre et le prêtre ont la même mesure (de 
temps ou mangent à la même heure) *'). Mais j'objecte- 
rai alors cette autre tradition : ^Depuis quand commence- 
t-on à lire la lecture du Ckema aux vêpres 1 Depuis l'heure 
où les fils de l'homme (le commun dei kommeij rentrent 
pour manger leur pain aux vêpres des Sabbaths, paroles 
de R Meïr; mais les savans disent: depuis l'heure que les 
prêtres méritent d'être admis à manger leur offrande, le si- 
gne de ce temps c'est l'apparition des étoiles, et quoiqu'il 
n'y ait pas une preuve directe de cela, il y en a pourtant 
(une indirecte ou une espèce de) souvenir ^^), car il est 
dit (Nehem. IV, 15,) : Nous étions occupés de touvrage^ une 
moitié tenant des Javelines depuis le point de t aurore 
jusqu'au lever des étoiles et il est aussi dit dans le ver- 



BWe^ ie Is Mfsehnmj de Is Baraftthny pU, L*HaIaes (âcbe dt relever 
cee eontmiletioiis ezprèe poor SToir roeeaaioii de montrer qa^ellet ne 
■Ont qn^sppnrentei. 

40} On nree In Sepka de Is Mi$ekma où II eit dH que Pobligstion 
dO' lire le Ckêma dure 1«. jaaqa*à le in de In première vefUe , 2». Jm- 
qu'à minait, to.jaiqa'«a lever de l^nnrore tendit qne te Sepàm de eette 
tradition porto josqa'an moment que le pnnvre qnitte ion repu* 

41) Lonqne dant le Tatarad on cite deox traditloni qoi tonclient 
vn m^ne point de doctrine, te première idée qui doit venir eat qn^ 
eUee eont d'accord et qne ■! ellcB ne le sont pai on en aiiignera le 
motif. On reconnaît parlée qui init qae THalaca ne parle ici qne par 
kypotkèee. En loppoiant qne te BaraTtha ett d'accord avec la Mlschna et 
qn'eUe mit cette hypothèie ponr avoir Toccatloii d'examiner le plot 
de tradition» paisibles, «n let tirant det monnmeni de Tantiquité jo- 
daîqœ. 

42) On le tert dei parles ll'tO (preuve^ et ^Ï3T (lonvenlr) 
dans le Talmud , pour dtitingoer entre les cltatlont de te Bible qui ont 
force obligatoire et ceUet que l'on fklt uniquement poor mieux lixer 
l*attent{on dn lecteur lur un point de doctrine. Noue verront cepen- 
dant qne let anteort de la Gbémara ne tont pat toujourt fidèles à cette 
dltttectten établie par let auteort de la Mitehna et de te Barattha» 



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— 246 — 

•Bt suivant^')! é^fin fiNls «mt werwnt la nnii pour Jkire 
le guet et le jemir pour travailler. A qoot bon cette ma." 
4itkm^^)? Bép.: Cest parce ^e si ta vodiais iKare (ob^ 
jecter eu SitautJ : aussitôt q«e le sokil s'est couché, il fait 
nuit 9 et ceux (dota parle le texte êacré) retaa^daiént (eu 
p9^ltmgea$eut leurs travaux au-delà de lajin du jour) 
et anticipaient (c'ett-^à-^Ure mettatetU la main à lemn ira^ 
vaux avant le eowtatencement du jam) viens et écoute*^) 
{ce fu'en dit plus lêinj / qfim qu'Us nous servent^ la omit 
pûur faire le guet et le jour pour travailler, fl pourrait 
te Tcnii) dans Teq^rit*^) (en eembinant tout ce q^e n&ue 
venons de voir jusqu'ici)*^) que le pauTre' et le commun 



43) Let deox exprettlont "l^fi^SlO ear il eU dii ^XTIfitt ef m ifd, 
employée! l'ane à côté de Twilre poor indiquer deaz citotioni de la 
Bible, lignifient qoe les deux puiagei dtéf , le troavei|t peq éloignéi 
Ton de l'antre. 

41) Ceit^dfre à quoi hoo danf le Tenet fulvant nom pnler du 
io«r et de la nall j aprèa mroir anflltaiMient déterroloé l*an et l'anfn 
dana le précédent Ne aerait-ce paa une répélttioa inutile I Non, il m*j 
a aucune répétition inutile dana la Bible, dit THalaca, et le fécond 
▼ertet ett là poor ferapëcker de prendre l'éoairoqne dont Je Tala l'en- 
tretenir. 

45) L'expreiiion de la Bible depuit tmmrore /nayirVrv &Mr ém 
éioUei pent aigniier deux chnaea, «avoir: 1». lea Jnttea liaMea da jour 
•t de la nnit. a» an tout ainplcaient la durée dea teavanx ioarnaliera 
de ceux qui rebdIiaaaSent Jéruanlem* Or le texte aaeré lève cette équi- 
voque , en ajoutant lee mota jour et nuit et en lea anfcatitaani nnx deux 
nntrai aurore et Uver des étoHet pour faire entendre que lea jnatea li- 
nitei du jour et de la nuit aont Tanror^ et le lever dea éteilea, I«n 
lorainle IXQ^T\ "^Dl car ei tu dity ete. ^T^'^ ^^ viens et Géante, ete. 
aignifie donc: roaun« tu pourrais objecter, ete* écoute comment on a 
MM prévenir ton ohiection : formate anaai xenarquaUe qa'eUe cat fré- 
quente dans le Talmud. 

46) La pbmae '^t\Ti MpiO Mp U pout te venir danm^esprit vent 
dire que PHalaca fait une aupposition pour la réfuter, qnoiqn'elte 
ait Tapparenee d'être bien fondée^ Ici p. ex. la Buppoiitten fne Je pau- 
vre et le commun dea bommea ont la même meaure de tempa ponr lear 
repai eit fondée sur ce que la BaraTtba ne peut paa être en eontradlc- 
tion avec elle-même* 

47) Noui vennna de voir troia tradltioni relativeaMnt n« monwnt 
od commence PobllgaUon de Ure le Ckomm dei v^prea, eavofir:-^ 



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— 247 — 



éa iMoiaet c^A fat méwe mmwe d% tenps {pour irnur 
##«gMr>. Mois A tm Um (en tenaui ferme à la première 
eiippeeiiiQm) qm k pauvie et le prêtre eut la même me- 
sure (41 emi 4e là rebiuriité) que les saTans seraient du 
mêsM frâ que R. Meîr (iâtm la dernière BareXtha^^). 
Déduis dont de eette absurdité que le pauvre a une me- 
sure à lui, et que le prêtre aussi a uue mesure à lui et 
non ^ué le pauvre et le ^tre ont une seule et même me- 



19. «ills àm rtftm Set préirat 4sm la MlichM. 
' dP, cells àm rtfm dei i»sovrct Ssni Is 1^ BsnuUis. 

5'>. (Belie tiiSn da r«pM de common dei ^ommei'daae Is 11^ BeralOis. 

Or, n itat esreir que le bat de Illalaca étonf ici de prouver que 

cet (reia meaMna ma aon( paa identiques, poor y mieux réotiir, elle 

part de la asppotition qo*iia lont identiquei et raiaonne comme il anit, 

anppaaona : 

h. lae ks prdlfva et lea nasfvea «lent la #dme meanre de tempa 
ponr Isnr repaa in soir 

2«. et qoe lea paorrea et le eonunun dea iiommea aient aoaal la même 
neaore. ' 

Cea deux aappoaitiona noua pcHrtent néceaaairement à attribuer la 
même meaure de tempa aux prdtrei et an commun dea liommet auaii 
fume êmU smâsm umi Hrtiù , ete» 

Cependant eette lijpothèie ae pest paa ae aonlenir, ear noua Toy- 
esa qie dsna la IL Baraitha cea dans derniera siomana aont citéi par 
dettx doetenra ^ni diffèrent entr'eux d'avia aur le tempa eu il faut lire 
Is CkewM da aalr, et e'eat one règle sénérale qne lea différentes anto- 
rltéa qne 'Pan «ite dans one aenle et mdaM tsaditioa ne penrent pat 
dépoaer risa or anaernent la mdme cboae , car alora il y aurait des répé- . 
tkiaBa Inatilaa. Il fiant 4one prendre une antre route H eonclnre que 
cea trois oMMsasa se aont paa ideoliqnea igum mêu êmmt 04uUm umi ttr- 
H9 etc. 

L'Halaca q^i as aert de cette méthode pour taire dea démonstrations 
indirectes en paaaapt de ce qui n'eat paa à ce qui est, en tire le double 
ayantage d'examiner les questions légales aoua tous les aapecta possibles 
et de paaaer en revue tootea lea traditiona qui y ont quelque rapport. 

, 4S) On asppoae déjà qoe le eoasmun dea komroea et le pauvre ont 
la ndsM mesne, or al tu dia que le pauvre et le prêtre ont la même 
meaure, .11 anlvrs de là que le coBunsn ^v^ bomoMa et lea prêtres ont 
la même meanre ; mab il anît de là que dans eette dernière tradition 
n, Meir qui cite la mesure du commun des bommea s^ait du même 
avia que \laa asvssa qni cUent selle dea prêtres, ce qui aérait une ré- 
péaUss Isslîle^ psr conaéqnsat une absurdité dans le Talmnd, 



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— 248 — 

gare. (Mai$ m, en suppoêUMt que) le paavre et le corn- 
mnii des hommes n'ont pas la même mesure (tu veux per-- 
sister à croire que) le pauvre et le prêtre ont la même 
mesure ^^) je t'objecte cette autre tradition (ou cette III^ 
Bar^ha): ^Depuis quand commence>t-on à lire, le Cketêa 
aux vêpres 1 Dès le moment que le jour est saint (e« 
commence à être jour de fête) aux v^res des samedis: 
paroles de IL EUieser. < Mais IL Jehochua dit : depuis Tkeure 
que les prêtres purifiés peuvent manger leur offrande. B. 
Meïr dit: depuis Theure que les prêtres se lavent pour 
manger leur offrande. {Sur quoi) R. Jehuda lui fait cette 
objection : les prêtres ne se baignent-ils pas* lorsqu'il est 
encore jour *^)? R. Hanina dit : depuis Théure que le pauvre 
rentre pour manger son pain avec du sel. R. Âbaî et se- 
lon d'autres R. Aha^^) dit; ,,depuis Theure que, la plus 
grande partie des hommes rentrent pour se mettre à ta- 
ble *2)«^. Or, si tu dis: que le pauvre et le prêtre ont la 
même mesure 9 R» Hanina sera du même avis, que R. Je- 
hochua ^^)« Mais ne doit-on pas déduire (de cette absur-- 



40) C'eit-à-dire, li tu voulaii raii onaer ainsi : Je penitfe à croirt 
que le pHfre et le paavre ont la même mesure , car^our laiseer sab- 
sister une différence d'avis entre les savans et R. Meïr, je n^ pas be- 
soin de détruire les deux suppositions que je viens de faire; mais seu- 
lement celle qui porte que le pauvre et le commun des hommes ont la 
même mesure de temps. En effet les savans et R. MeTr font sentir 
seulement qae la mesure du prêtre n'est pas la même que eelle du 
commun des hommes , ce qui ne nuit en * rien à l'autre suppositton 
que la mesure du prêtre est la même que celle du pauvre. . • 

50} C'est-à-dire, ton opinion n'est pas à propos; car nous parlons 
du moment où la nuit commence , et le moment dont tu parles, tombe 
avant la fin du jour. Le verbe ^TOiifi dit, a souvent ta fèrce de 
faire une objection ou de rapporter au moins une opinion qui diffère 
de la précédente. 

* 51) L'expression HP ^*1^fi^1 et di$ent eeht^ et it p en a qui éitent 
indique toujours une variante dans la tradition. Nous verrons plaa 
tard que le verbe i^^ri^dO vent dire à peu près la même chose. 

52) Le verbe 3^0 fait allusion k l'usage d'être aaii «» cêrelê au- 
tour de la table. 

53) Je répète que pour se pénétrer de Tesprit au Talmud il faa( 
âone passer en règle générale que tona les avis qu'on rapporte dsna 



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— 249 — 

€Uié) que le pauvre a une megnre à part et le prêtre aussi! 
C'est justement ce qu*il faut en déduire. Mais lequel de 
ces deux temps est postérieur? On peut penser que c'est 
celai des pauvres, car si tu dis que le pauvre soupe avant 
(fe prêtre) R. Hanina sera alors du même avis que R. Elie- 
ier^^). Ne faut-il donc pas conclure que le pauvre soupe 
pks tard? Oui, c'est justement ce qu'il faut en condure'^^). 
Mar a dit (comme nout venonê de le voir) que R. Je- 
huda a fmt cette objection: esfhce que les prêtres ne se 
baignent pas lorsqu'il est encore jour? Et il avait bien rai- 
son d'objecter cela à R. Meïr. Mais R. Meïr lui répondit: 
Penses-tu que je parle de ton crépuscule ^^)? Je parle du 



one m^me fradltion doivent différer eatr^enx ; ear «itremeni on y an- 
rait fait des répétitiona inutilei. La tradition eit à cet égard la même 
clioBe qne la Bible lelon let TalmodiBlea. 

54) En rétamant en peu de mota tout ce que RaicAi, la glote 
ToiepAetà Edzard et le Talmad Ini-méme diaent aur ce pattage trit- 
obacar , il en rétnlte : 

1<>. que let deax moment de la taactilieation du tamedi et de la pn- 
reté det pr^tret tont déjà connut, et qne le premier ett le crépaicole 
et le tecond Papparition det étoilct. 

2o« qae tout moment qai ett antérienr an eréputcnle ton^bo dana le 
jour et ne pent pat convenir à la lecture dn CAetna^ car U ett dit: 
*jU\D3c<ajif ion toucher. Or, ti ta dit qae le toaper det panyret pré- 
cède le crépatcole, ta attignet on moment qai, comme celai da bain 
det prétret , tombe dant le jour. 

Et ti ta dit qaUl tombe dant le crépatcnle même, le créputcale ett 
ti court qae deux metaret tuccettlrei ne peuvent pat y avoir lieu. U de- 
vra donc coïncider avec la tanctification du tamedi et aiort R. Hanina qal 
cite poor exemple le toaper det pauvret dira la même cboie qae R. EJieter 
qui parle de la tanctiication du tamedi dant cette dernière Baraïtha: 
mait cela ett abtarde; car lit ne tont pat du même avii. Or, comme nout 
avont déjà prouvé que le toaper det paovret ne peut non plot coïn- 
cider avec celai det prëtret, il ne rette qu'à conclure qu'il tombe 
aprèt celui det prëtret. Noat voyont par là que l'Halaca cherche à 
fixer le moment de l'exécution d'une loi quelconque avec autant de 
tellicitade que a'il a*agittait de fixer nn point en mathématiquet. 

55) Tty^J2 2^U) awH huiCj eonehtt de cela y que lortqnil ett ré- 
pété deux foit comme dant ce cat et dant le précédent U a force apo^ 
dicHque ou d^iiive» 

5%) Let Tateadiatet appellent le eréputcnle DlTt^tD^ |p!3 entre deux 
9ùMt9j pkrate qn^ expUpoeal de différeiktef manièret et qal mérite 



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— 250 — 

crépasouk de R. Jeté qui le éè&joit aion^^): Le crépu- 
cale egt eomane un oovp d'oeil: Ton entre et Taolre sort^^) 
et il n'est pas possible de s'y arrêter <^'). 
F. 3 «. Il y a cette éifficuUé ««) (à résoitdre) qoe R Meir est 
(dun$ les Barmîiket d^ rapporiée$) contraire à R. Mdfr 
(cmr mme f^ii, il fixe lu lecture dm Ckemm au iouper dm 
commuu dee kemmee^ muw vèprpe du eamediy et urne etuire 
feie au hain de$ prètree^ et cee deux temps M^ ceUi^cident 
pas entr'eux). Deux Taimes {répend tBaiaea) dais le 
coeur (ou dans la sentence) de R. Meir*'). Il y a auMS 



d'être rapprochée de Pantre Û^â'l^ f'^^ emire le$ deux vêpret. 11 est 
probable qae dam l*origiBe, cet denx expretiiont ont été ijaonjmes 
H qa'ellei ont Toola dire la nèmt ckoae qae dtU^, iux éthim, etepmM- 
cHhmj snir0 eÂitn ti loup, entre dot Lm%e%, tie. etc. car ee qsi Tieai 
de l*éUt de nature eit par tout et toi^oari le méai e . 

57) Dana le traité Ckahbath fol. S4. b. Aiotl le traité BermHth 
aaralt été rédigé aprée le traité Chabbaihy ce qni eiMèrt proba%le, ▼« 

' qne lei premier! commentateari de la Mi$ehna ont dA conraioncer à 
l*iaterpréter , non telon l*ordre det aatlèrei , mail telon Tiniportance 
dn anjet. Or, Tordre ZeraXm on de l'agricaltiire a dû être i n t erprété 
à Baby lone, non aenlement aprèi Tordre MvAI on det Fétei, nMtii le 
dernier do tont let traKéi; car let loii de la cuttore de la terre tout 
attadiéet an toi de la Falettine et ne peuvent pat être praUqnéet daat 
un paya étranger. Voy. ma Théerfe au Juda^Hme, 

58) Jtatchi explique la phraie lt2:i^ mi &^!93 t7T de cette ma- 
nière: la nuit entre et le jour tort ou finit, et la fin de l'un ett étroit 
tentent li^ avec le commencement de Vautre, Il dit ceci à la page M. 
b. du traité Chabbath où Ton parle aotti du créputcole de R. Jeliuda 
et où Ton dit qull comprend autant de temps qo^il en faut pour faire 
un demi-mflie jutqu'au lever det étollet. 

tO) Pour pratiquer la loi ; car c*ett un moment auquel on ne pent 
attacher la pratique d'un précepte tant t'expoter au danger de le vio- 
ler dant Timpottibilité de le taitir au jutte^ 

ao) Le mot M^U)p vent dire pretqoe tmgourt difficwUé on objection 
ainti que let troit aotrea ^W^'^'i , ^'^p^^y ^^ns. Voj. Ja Prélkee. 

61) ^3*)bDn etâ '^hl^ \^^ «l'nn deux dooàeur» drnno im emUemoo ou 
dans le coeur d'un autrcj cette formule veut dire qae oe n'ett pM Tau- 
tear de telle ou telle autre tradition qui te ooniredii, nait aenlement 
tet éeoliert on ceux qui en ont répété let paroiet; et Baaohi (Ketmooth 
57« «.) ebaarre , q«*M d'enx a dé jmmUIt néeettalmmont W^^^ 1X\ 
^plD23» Il Oit doue Indnhilahk qao, d» i'sfMi dm TsUradIstos ou- 



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— tsi — 

Dette autre difficnké: qmt R* EBeser est en contradiction 
avee R. EKeser (car H Jixe le tempi dm Ckema danw la 
Muckna an $ouper éetpritret ^ -et dam$ la Barafiha à la 
coniécratiên du $amedi). Rep.: Deux éoetenrs dans la 
«entenoe de R. Elieser, On ai ta venx, Je peux dire, que 
la Bêcha {de la Mi9chna) qui dit: éepuit tkeure que let 
prètrei etc. n'est pas de R. EHeser, mais que la Sepha 
^i dit: jm$qu*à la fin de la première veille lui appartient 
Beid6«>> Jusque la fin de la veaie^*). 



mémtË^ le Têimnâ coatieat de tmun timdMioBt| e( qve ptr coaié- 
qaent H a'eit pai ronynige d« Dieu. 

62) Dèi que l'UalAca É*mi imposé le deFoir de coacilier enseal- 
ble tant d'aria différena et taat de faoHet tradltioot il n'eit pai inrpre- 
Dant qa''e]le ait recoori à dei tubterfagei. Elle porte par tant le dis- 
4higu9 dea Seolaitiqaea et a'ea aert pour aéparer on aeal et inéaM in- 
ilhrida ea deaz, et poar déeaafer jaiqa'aax aylMea et jaiqa'aax let- 
trée; ear Uioi laat ^^adre toatea lei formée paMililea et elle taH qn' 
elle pent charmer par Ik lei adeptes ég^réB. La réforme dea Jaift ne 
doit pae tant conaiiter à les détacher dei fables , dea préjugés et des 
maximes antisociales dont fourmille le Talmnd, qa'à les dégoûter à 
jamaia de la tendance captieuse et sophistique que leur Inspire, de 
banne heure, Tétude de ses doctrines. 

63) Id finit la queation depuii fumnd, etc. et commence Tantre: 
jmsçn'à quel moment dmre Pobïigatf^n de Ure le Chema dm goiri l^a 
Ghémara a donc beaucoup parlé jusqu'ici sans rien dire; car quel est 
enfin le moment oà commence Tobligation de réciter le Chemal On 
aurait de la peine à l'apprendre de la Ghémara ; tu qu'elle n'aranee 
vera son but que par des détours; elle ne rent pas être comprise, 
mais dcTinée. Pour retrou¥er autant que possible ses dernières déci- 
af ona , Il ne font jamais perdre de vue le passage de la Bibte et de la 
Mhehua qa^elle Interprète, car elfe ne peat rien changer à cet deux 
corps de doctrine; elle ne peut qu*j ajouter dea édairrissemens* Or, 
ce moment est Indiqué dana la BiMe par la phrase Indéterminée: 
Hr 9 qme tu te eoueherat, La Mischaa aubstitne à cette phrase l'antre nn 
pea pins précise, aux yeux des Talaradistes : iertgue ie$ yféirgM rentrent 
pmmr mmigêr hur$ offi^ndet* Et la Qhémara sabsUtuè asx paroles de 
l'iuie et de l'antre ectto pbrase qnl est encore plna précise: lorsque ie$ 
dtmUêt parmiêêent. Mala eoBHne ee temps est d^à commi par la pvati- 
^«e, die n'en parie qa*en passant et toi^jonre d'une maniera indirecte. 
11 eet ériéent par là que les laterprèiei de la Mischna ont plutôt 
Toalo foira parade de leoe éraditioB, qo'approfoadir l^ol^ei de leurs te- 
diarciiea. Ils oat eopeadairt aa indler à lean di amwsis n s, iont c« ^i 



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— 252 — 

Que pensait R. Elieser (l^rsqu^tl a purlé aimt) s'il 
pensait qae la noit a trois veilles, il devait dire platot 
jusqu'à quatre heures <^*). Et s'il pensait que la nuit a 
quatre veilles, il devait dire: jusqu'à trois heures. 

n est certain (répond FHalaca) qu'il ne reconnaît que 
trois veilles dans chaque nuit, et voici ce qu'il nous fait 
entendre (en disant vetiles au lieu d'heureé) qu'il y a des 
veilles dans le del comme il y a des veilles sur la terre, 
selon une Baraïtha qui porte: „R. Elieser disait: la nuit 
est composée de trois veilles et dans chacune de ces veil- 
les le Saint béni soit-il, s'assied et rugit comme un lion, 
car il est dit: (Jér. XXV, 30.) F Etemel rugira den kaut 
et fera entendre $a voix de la demeure de sa Sainteté; 
il rugira en rugissant contre sa demeure ^^) et un signe 
de cela, (c'est-à-dire y du moment oè les veilles célestes 
commencent y se trouve dans les veilles terrestres de la 
manière qu'il suit) dans la première veille l'âne brait; 
dans la seconde les chiens aboient; dans la troisième l'en- 
fant suce les mamelles de sa mère et la femme s'entretient 
avec son mari**)". Mais quelle est l'idée de R. Elieser? 



pouvait flatter Pamoxir propre et piqoer la curioïKé dei Jaifr , Joiqn'aa 
point, qa'en accordant même que la Ghhaara n'a pai plai d'autorité 
qoe la Mitchna et la BihU^ elle a infiniment ploi d'attraiti pour lei 
Jnift d'aojoord'kat , et c'ett jaitement ce qui la rend trèi-nuliible ; car 
elle est toujonn aux priiei avec le 'bon lent. 

64) De la niiit| en commençant à compter tout de mite aprèi le 
coucher du loleil. 

05) Cette Agada impie et inaipide à la fois est foadée muqvement 
•or ce que le verbe m^ te trouve répété troii foil dana Jéréade. 
Que dire maintenant de ceux qui craignent le* initei fâcheuiea des er- 
reurs de cette nature ? 11 faut dire, ce me semble, qu'ils excitent la même 
compassion que les Talmudistes. Le Talmud est un édifice qui s'écroule 
sous son propre poids, et pour le réfuter c'est assea de le traduire. 

66) C'est une maxime de la Cabale orientale que tout ce qui se 
passe sur la terre est un reflet de ce qui est dans le ciel et vîce-versa 
les veilles célestes et terrestres dériVent probablemeot de cette espèce 
de phttosophie cabalistique qui a été Jadis si fort à la mode. Mais il 
est à supposer que pour déterminer les veiUes, les pUlosophos orientaux 
ont «a d^aatrea montres que t^tM du bon B. BUoser. 



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— 253 — 

S (par €€$ $igne$) il yeat détenainer le commencement 
des veilles, à quoi bon nous donner nn signe ponr la pre- 
mière? Nous Tarons déjà dans les vêpres ^^). Qne s*il en- 
tend fixer la fin des mêmes veilles, à quoi bon nons don- 
ner un signe ponr la dernière? Nous Tavons déjà dans (le 
lever) du jour. Mais<^^) il ne pense qu'à déterminer la 
fin de la première veille, le commencement de la dernière 
et la moitié de la veille du milieu; et si tu veux, je peux 
dire qu'il ne pense qu'à fixer la fin de chaque veille. Que 
si tu dis <^'); La dernière n'a pas besoin d'un signe, quel 
avantage peut-il résulter pour la lecture du Chema^ de ce 
qu' (t7 nou8 en a donné uni Je ie réponds que cela est 
bon) pour celui qui dort dans une maison obscure et ne 
sût pas au juste le temps de la lecture du Càema du ma- 
tin; lorsque la femme s'entretient avec son mari et que 
l'enfant tette le lait des mamelles de sa mère, qu'il se lève 
et qu'il lise. Raf Isaac^ fils de Samuel, disait au nom ^ ^) 
de Rav: „I1 y a trois veilles dans la nuit et dans chaque 
veille le Saint bénit soit-il, s'assied et rugit comme un lion 
et dit: Malheur à moi^^) qui ai désolé ma maison, brûlé 



6Î) Oi(-i-dire: Conme U ett reça qae la première veille com. 
menée aux v^ret on ao coucber da loleil, il ett iootile d'en appeler 
aux crii de de l'Âne pour lei déterminer d'one manière légale. 

68) Etabliiioni en règle générale, que loriqne la particule N^M 
matB Tient aprèi nne interrogation , elle renferme toDJoori one réponse 
de PHalaca on dn penonnage inconnu qui toatient le dialogue du Tal- 
mud, et équivaut à l*exprefsion : t7 faut dome dire^ pour éviter une dif- 
Scotté on une abturdité. - 

69) La pkrate tOTTi ^^'i et comme tu peux dire indique une diffi. 
cnltë qu'on peut élever contre la réponse de THalaca. 

70) rp^tt)^ ttu nom , c'eit-à-dire , inr l'autorité d'un rabbin qui n'a 
paa été le mattre de celui qui en rapporte la tradition. 

71) ''lit Hêlat^ maJhettr à moi, C'ett ainsi qu'on trouve écrit 
dans lei éditlont de Veniie, de Cracovie, de Lnblin et d'Amtterdam, 
mais dani celle de Bale et dam lei édition! modemei fiUtei à l'inatar 
de ceUe de Bale on lit: timn^n^âU) KA "«Ifit malàemr à mes enfant, 
ear k cau$e de ieur$ imifuitéê, ete. Cette variante prouve que ;iea 
Juifii ont lait lemblant de céder aux remontrancei de la cenanre dei 
Ghrétiena; naii ont-ila renoncé par là à Timpudenee de croire que 
Dleo pleure, te plaini et change de femtaitiet conme un enfant gâté f 



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~ 254 — 

moa iêtofU et exll6 mM eitfant paraû bs aalims du 
monde/^ (£ara«li«) ^. Jose dit : Etant un jaw em vo- 
yage j'entrai dans nuB des ndnes de Jérasalem poor prier. 
Elie, de bienbeoreuie mémoire^ vient là, s'arrête à la 
porte et m'attend jusqu'à ce qne j'aie fini »a prière* Lors* 
que j'eus fini ma prière il me dit: paix sur toi Rabin, et 
je lui dis: paix suc toi Rabbi et Mori^>) et il me dit: 
pourquoi, ■u>n fils, es-tu entré dans cette raine 1 Je lui dis: 
pour prier* Et il me dit : tu aurma du prier sur la routa. 
Je lui dis: je craignais d'être empâcbé par les passans; et 
il me dit: ta aurais du faire une courte prière'''). A cette 
heure j'ai appris trois choses de lui : j'ai appris qu'on ne 
doit pas entrer dans une ruine, j'ai appris qu'on peut prier 
sur la route et j'ai appris que xelui qui doit prier étant 
en chemin peut prier une courte prière (pour e$qm^r toute 
espèce d'empècheeunt'^^). Mais {Elie) continua à me dire: 
mon fils, qudle voix as-tu entendue dans cette ruine. Je 
lui dte: j^ai entendu une Bath^C^'^^) génmsant comme une 



Nom Tcn^mt que non, car cette extrftTAgance ineonfeTmbîe repanll 
dani plotieori aotreB paitagei da Talmad qai ont éebappé à la ceniare. 
11 eit donc évident que li va eontroTeraUte a'aTiiait de reprocber 4 la 
Synagogue la folie de tmivt crier Aéi^iBt an bon Dka, tea doctenra 
l'appelleraient calomniateur et lui citeraient lea éditiona que la ceaaare 
a corrigéei ; car lia ae flatteraient que , ai leur adveraaire > ni le pabUc, 
ae aont en état de démêler toua leara mjitérea. Let Joifi ont tooraé et 
toament tonjonri lea anaea de la ceniore contre elle-même , et il n'y a 
qn^nne renion fidèle et complète do Talmud qui pniase mettre fin àleura 
tergtvertationf , en leur dtant l'eipérance de cacher le véi^table eiprit de 
leur code religieux. Voy, let notea de Rabe et d'£daard aur ce paaaagOb 

72) C'eat-à-dire : mou maître et mom éootemr maaière de aalaar qui 
revieut aux tempi de J. C. Matlli. XXVI, 25 et 40. etc. 

73) La prière 9 dit le Toiepheth, qai commeace ^33^^in et qai eat 
ua abrégé dea dix-huit uetion$ de grâce tXy^9 17^10 Cheutomm enre 
iaatltuéea aeloa lei Rabbiaa par lea aiembrea de la grande Synagogue. 
Je reada à la lettre cette Àgada pour donner an êchantlUoa de Télo- 
quence dei Talmudiitea dont oa a'obatine à craindre lea elTeta* 

74) On doit déduire de eette biatoire que tJgmdu aat aoaai obli. 
gatoire que VHakteet, 

75) bip rû urne fiOs db Im V0ùr, mm ecko et aac la ia da aeeoaa 
temple urne voix céUtte^ lu voix dm SmiiU Eeprit^ etc. Voy. Malta. 
Ill, 17. XVUy 5. Job. XU, 28, 



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— 2M — 

€oI«inèe «t filant: maihêor à moi qui al désolé ma mai* 
80% krâlé mon teaiple et exilé mes enfoiiM fanai les pea* 
pies. Alors £lie reprit: par ta vie et par la vie 4e ta 
(été 7*) ce B*est pas seulement à l'heure qnll est qu'elle 
parle ainsi, mais elle répète chaque jour trois fois la même 
chose: et non seulement cela, mais autant de fois que les 
Israéfites entrent dans leurs Synagogues ^^) et dans leurs 
écoles ^^) et répondent (à la ji» 4e lêur$ prièrei) Amen: 
iémi ioU le mem mmgni/ijue''^) autmit de fois le Saint, 
béni aoit-il, secoue sa tête et dit : bienheureux le roi qu'on 
célèbre ainsi dans sa maison! quel avantage pour un père 
qui a exilé ses propres fils? et malheur aux fils qui se 
trouvent exilés de la table de leur pèrel 

Les rabbins ont appris*®) que pour trois rmsons on 
ne doit pas entrer dans une ruine, à cause du soupçon 
(qu'on n'y entre avec le projet d'y commettre nn adultère) 
à cause de la chute (dune ruine ultérieure) et à cause 
dea esprits màBiis (qui y ont leur demeure). 

A cttUie du ioupçon^^)/ cette cause est exclue par F. 5. 6. 



70) yotlh ^h1 *}^^ fonmiU de teraMet àe le popalsee 4e ee 
<esipe, mile dene le beothe rElie« 

77) noa^n n'^a mai§om de rtntêmbUe. 

78) tr^*1^J77 n^ nutUon de Ut recherche, 

79) "jn^ ten tri2^ £tm f m cette idnmile a été adoptée par 
■être litargie Amen — Hi uomem Domimi henedietum. An lieu d'em- 
ployer le nom ineffable de Diea (nin'^) let TalmodUtee le ter tent dee 
périphraiet "^OtC^ &t?n le nom béni on iXTi ^T^ «îlipH le Smint 
béni soit-ii et d'antret drconlocotioni temblablei qne none ne manque- 
roue pae de faire remarquer. 

, 80) p)3^ 13n Ub Rabbins ont mj^j^rie oa eneeignlf e^eot-à-dlre, île 
ont rapporté nne tradition . qui le troavo maintenant on dans la Mitehma^ 
on dane la Barnùhoj on dana qoelqu'antre monameat de raaiiqaité J»- 
daïqne* Nom nom ier?ironi 4a Terbe apprendre qui a en françak un 
double teniy eomme le Ferbe ÏTSn dana la langue da Talmud. 

SI) Qae l'en Cmio attention à ce dialogiame serré oA PHalaea le 

ait dea demandes et des réponses dana le bat de proo? er que les Rab- 
bins ont en vaisan d'assigner trois eaases » ni plan ni moins , pour em- 
pdeher d'entrer dans nne ruine, et qna par eonséqneni tt n'y a pas 

de répétltiom laotUes» 



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— 246 - 

cette 4e la cbâte^'). Mais il t^agit d^ noa¥el édi* 
fice^'). Alors elle sera exelne par la cause des eqpittp 
malins^*). Mais U s'agit de deux voyageurs ^^). S'il s'a^ 
git de deux (voyageurs) alors même la cause du soup^^en 
ne peut plus avoir lieu ^^). Mais il s'agit de deux effroD« 
tés»^)- 

A cau$e de la chute ^^)l cette cause est exdue tant 
par celle du soupçon que par celle des mauvais esprits. 
Mais il s'agit de deux (voyageurs) qui sont en même temps 
(deux) honnêtes gens^^). A cause des mauvais espHit/ 



82) C'eit-à-dire : qoelqn'oa pourrait loateBir qn'ane 4e «et cAoeet 
exclut l'autre, et que celui qui craint d'être écraié, loua oue ruine n*A 
pat ^etoîn d'une autre caute pour t'abttenir d'y entrer, 

83) L'Halaca qui répond à tet propret objectiont , veut dire id, que 
daot le cat où une inaiton nouvellement bâtie te lerait écroulée par 
quelqu*aecident , Il n*exitte paa de crainte d'une ruine ultérieure. Or 
let lavant qui ont prévu ce eai> ont eu ralton d'ajouter l'antre eaoae 
du toupçon, qui teulej dant cette hypothèie, peut empêcher d'entrer dans 
une ruine. 

84) Autre objection de'l'Halaea. Il tera tonjoura vrai, dit-eUe, 
que let Rabbini ont placé là inutilement la caute du toupçon, lortqu* 
ilt avaient lûouté la caute dei mauvalt etpritt; car celui qui craint 
let mauvait etpritt , ne tera pat ti étourdi que d'entrer dant «ne mine 
d'une nouveUe maiton pour j commettre un adultère. Noua yoyona par 
là que l'Halaca conaidère let quettiong de tout let cdtét pottiUet, et 
tubtilite à perte d'haleine pour y réuttir. Elle te tert à cet effet d'an 
ttyle ti terré qu'on voit bien que le tophitme ett ton fort. 

85) Il t'agit du cat où dei|X pertonnet voyagent entemble ; car let 
mauvait etpritt n'attaquent que ceux qui voyagent tout teult, telon lea 
Talmudittei, ce que noui verront par la tuite. 

86) Car nout verront dant le traité Kiducliin que le Talmud per- 
iQet à une femme de retter teule avec deux hommet. 

87) Car lortque le Talmud permet (Kidutchin 80. h,) à une femme de 
retter ' teule avec deux hommet , il entend parler de deux honnétea 
hommet et non de deux libertint. 11 reale donc prouvé que la caute 
du toupçon devait être exprimée ici en propres termet par let Rabbini. 

88) C'ett ainai que continue l'Halaca, en coniidérant la choie 
d'un autre côté, ou tout un autre point de vue. 

80) Car comme ilt tont deux, lit n'ont paa peur det mauvait et- 
pritt, et comme ilt tout honnétet gent, ilt tont à l'abri de tout toup- 
çon. U était donc nécetiaire de prévoir ce cat , et de let empêcher 
d'entrer dant une ruine par U crainte d'une ruine nKérieore. 



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— 257 — 

Cette eaoie est exdae à son toar tant par la eanse du 
soapçoD, que par la eaase de la ohute« Mais il s'agit de 
la mine d'un nouTd édifice et de deux hommes qni sont 
honnêtes gen» en même temps. S'ils sont denx, la canse 
des malins esprits ne peut pins avoir lieu. Mais il s'agit 
d'an Heu où on les craint Biéme lorsqu'on est deux'^). 
Et si tu veux je peux dire qu'il 8*agit d*un homme seul^ 
et d'une ruine d'un nouvel édifice qui est dans une soli* 
tude; car là, la cause du soupçon n'a plus lieu, attendu 
qu'on ne rencontre pas de femmes dans un désert; mais 
celle des mauvais esprits peut toujours avoir lieu'i). 

Les rabbins ont appris ,,qu'il y a quatre veilles dans 
^la nuit selon l'avis de Babi*^). Mais SL* Nathan dit trois. 
Quelle raison a R. Nathan >') (de iouUnir cecijf Parce 
qu'il est écrit (Jug. VU, 19.) : Gédéèn et les cent Aorn- 
mes qui étaient avec lui, arrivèrent au bout du caw^ au 
commencement de la veille du milieu. Or, une tradition 
porte»*): ,,0 n'y a pas ife miioyenne (na'D'^n) sans qu'il 



00) 11 y a dei endroiti dont les manraii eiprid lont en poeieiiion 
depaii long tempt, et alori ili ne regardent pas si l'homme e«t seul ou 
accompagné , selon les Talmndistes. Voy. Edzard. 

01) Attendu que dans cette dernière hypothèse il s'agit d'un seu^ 
iMimme» Au reste cette distinction en trois poioti et cette discassion 
minutieuse et sophistique sur chacun de ces pointe repar'^issent sou- 
vent dans le Talmud et constituent l'échafaudage ordinaire des sermons 
des Rabbins. 

02) C'est-à-dire de R. Juda le Saint, car c'est à Ipi sent qu'ap- 
partient le titre de ^S^ lorsqu'il ept employé dans le Talmud , sans 
aacune antre addition. Son avis qui est toujours d'an grand poids, 
prouve que l'usage de partager la nuit en quatre veilles ét^it commu- 
iiém<nt reçu de sou temps et que les Evangélistes (Matth. XIV, 25. 
Marc. VI, 48. XIII, 35.) ont dû emprunter plutdt aux Juifs leurs co- 
religionnaires, qu'aux Romains. 

03) M:^t3 '^IS02 à la lettre, qmei est U gotit, c'est-à-dire le but, 
la raison, le fondement d'une opinion '^^'^^ fit&^Q ^1^Z3 gueiie est ia 
rmds0H de Babiî Par la lecture du Talmud ou peut acquérir la con. 
vlction que la particule tfe, di qui sert pour marquer le second cas* 
dérive de la lettre 1 qui fait le même office en rhaldéen 

04) itin om enseigne dans ia Misehna ; ÉT^n une tradition de ia 
Barattha parte. Oa emploie donc le verbe iKSD ou H^n pour signi- 

I. R 



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— 258 — 

y ait quelque chose avant et quelque chose après.^^ Et 
Rafai comment explique-t-il»^) ce mot mrs'^n (mitêsenneji 
Il le prend pour une des deux veilles qui sont au milieu. 
Mais R. Nathan (lui répKçue) est-ce qu'il est écrit sitifé- 
yenne de$ mitoyennei (nisid'^rûtD ndi:D*tn)f il est écrit tout 
simplement mitoyenne (m^D*^) dans la Bible '<). Quelle 
raison a donc Rabi {de tenir si fortemeni à son avi$)t 
R. Zerica dit que R. Ami disait, que R. Josna, fils de Levi, 
disait à son tour^^), {que Eabbi en appelait) à ce qui e$t 
écrit dan$ un passage (Pseau. CXIX, 62.) : Je me lève à 
minuit pour te célébrer à cause des ordonnances de ta ju- 
stice et à ce qu'un autre verset (ib. 148.) porte : mes yeux 
ont prévenu les veilles. Or, comment condlier cela^^)? 
C'est qu'il y a quatre veilles dans la huit. Mais R. Nathan 
pense là-dessus'') comme R. Jehochua, car nous appre- 



fter la doctrine trftdilionneUe de U Mi§ehnm oM it la Bttràtiha^ mais 
celle règle ett luj^lte à dei exception!. 

05) ^H23 quoif comment raitonme ià^detsutî 

96) Le verbe ân^ i^emploîe ordinairement dant le Talmad poor 
faire alluiion à ce qui te trouve écrit dam le texte lacré. 

97) Le verbe ^^^ répété ploiieort foil conitKoe diflTéreni chalnoai 
de la chaîne traditionnelle , et lignifie qa'nn Rabbl parle an nom d'an 
autre ou de celai dont il a apprit la tradition. 

98) 'iX'^d HT^ ceia comment, c'ett-à-dire , comment David anrait-U 
pu affirmer une foil qall $e levait à minuit et une autre folt que lei 
yeux prévenaient les veilles f Si avant minuit U n'y avait qu'une lenle 
veille et demie 11 aurait dû dire la veille et non les veilles. Il y avoit 
donc deux veillei avant minuit 

99) C'ett-à-dire, lur lei deux veneti aUéguéi par R. Joda; car 
de même que R. Juda prouve que la citation de R. Nathan ne l'op- 
poie pai à ion avii, de même R. Nathan doit prouver de ion cdté 
que ion opinion peut lubiiiter malgré la citation de R. luda. Cette 
remarque constitue une règle générale dam le Talmud. La plupart des 
déciiioni talmudiquea reconnaiiicnt toute leur valeur de ce que la mé, 
moire de tel ou de tel autre Rabbin eit demeurée courte en citant la 
Bible, et il n'eit pai rare que la vérité ne le range ni de Tun ni de l'autre 
côté. Ici p. ex. la citation de R. Nathan jierait bonne tout au plut poor 
prouver que lei velllei de la' nuit étaient au nombre dei troii do tempi 
de Gédéon et non qa'ellei ont toujours été troii comme il le prétend. 
De même la citation de R. Juda sert tout au plus à démontrer que cet 
mêmes veilles étaient au nombre de quatre do temps de David, et non 



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— 2S9 — 

nous dans la Mischna ^ <><>) que R. Jehocfaua disait (la lee-^ 
ture du Ckema du matin dure) jusqu'à trois heures {aprè$ 
le lever du ioleil) ; car la coutume des rois est de se lever 
à trois heures» Or^ six heures de la nuit (depuis minuit 
jusqu'au lever du soleil) et deux heures du jour consti<- 
tuent deux veilles (de quatre heures chacune) ^). Raf Ase 
dit qu'on peut dire veilles même d'une veille et demie 2). 
R. Zerica disait en outre <) avpir entendu dire à R, 
Âme que le même R. Jehochua, fils de Levi, disait: On 
ne doit parler ett présence d'un mort que de choses relati- 
ves au mort. Sur quoi R. Abba, fils de Cahana , observe 
que cette sentence a seulement rapport aux choses de la 
loi *), maia que pour les autres affaires de ce bas monde il 
n'y a rien à redire^). D'autres disent que R. Abba, fils 



qu'elle! élaient qoatre du tcmpi de Gédéon. fin général let Talmu- 
ditlei ne distinguent jamaii lorsqu'il le fi^ut, et distinguent toujours lors- 
qu'il ne le faut pas. Us tuent tout par la leUr« et se défient à qui 
tait le plus de passages bibliques par coeur. 

100) Le mot pn veut dire: novu apprenom$ on nous emeignont 
dans la MiseAna, 

1) Ainsi David a pu dire, qu^en se levant à minuit, 11 se levait de 
deux veilles entières avant les autres rois. 

2) Voici le sens de l'opinion de R. Ase : en supposant que du 
temps de David on ne comptât que trois veilles dans la nuit , il 7 en 
aurait eu nue et demie depuis le coucher du soleil jusqu'à minuit et 
depuis minuit jusqu'au lever du soleil. David aurait donc pu dire veil- 
les au pluriel même d'ooe veille et demie. 

3) C'est-à-dire qu^il prononce une sentence qui n'a aucun rapport 
avec cette question, mais que le rédacteur de la Ghémara cite oeea- 
stone nominis parce qu'il a cité un peu avant le nom de Zerica. Cela 
confirme notre conjecture, que les auteurs du Talmud ont eu devant les 
yeux les écrits d'autres Rabbins et les ont copiés sans ordre et sans 
critique. 

4) £<bN l"!^^ ècl^ par cette formule on explique ou pour mieux 
dire on détermine le sent de quelque sentence 00 diction qu'on vient 
de rapporter. Selon la sentence de R. Jehochua, dit R. Abba, il est 
seulement défendu de parler devant nn morf de la loi ; car il ne peut 
pas s'entretenir avec nous et on insulte par là à sa misère. Rascht 
dit : Tous ceux , qui se trouvent présens lorsqu'on parle de la loi, 
sont obligés de prendre part à nos discours. 

5) td ife, T\^b il ny a tien pour nous en cela, c'est-à-dire, cette 
sentence ne défend pas cela. 

R 2 



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— 2fi0 — 

de Cohana, (diioii à ce it^et) s'il faat entendre cela des 
dioses rdatives à la loi d'autant plos (foui^-il FentendreJ 
des antres affaires mondaines *)• 

. Mais est-ce que David se levait à minuit? D se levait 
plutôt vers le commencement du soir; car il est écrit 
(Pseau. CXIX, 147.) : fat prévenu le crépuscule {t\m^) ^) 
et fat crié. Et d'où (déduit-on) que ce crépuscule (qV3) 
est celui du soir? De ce qu'il est écrit (Prov. VU, 9.):* 
dans le crépuscule (c|U)3â) aux vêpres du jour lorsque la 
nuit devenait noire et obscure^). R. Ochaia disait avoir 
entendu dire à R. Aha: c'est ainsi que David a voulu 
dire: l'heure de minuit ne m'a jamais trouvé endormi*). 



6) La phrue f^U) h^ exprime dans le Talmad U forme de l'ar- 
gumentation a wutjori ad mn'mut et vimeevena. Si donc , dit R. Abba, 
il n'ett pat permit de parler des cbotea tacréet en prétenee d*aa mort, 
il le lera 4*aa(ant moini de parler dei chotei profanes. 

7) Ce qui est dit dam le texte: le créputeule du matin derient 
dam le Talmad, le crëpascule du loir, comme pour donner la joite 
distance qui passe ordinairement entre le véritable sens de la Bible et 
ce que les Taimndistes lui font dire par leurs interprétations forcées et 
leurs fisnsses applications. Le Tatmud est la nuit de la Bible et de la 
critique et nne nuit aussi sombre que celle dont il est ici question dans 
le passage des Proverbes, Bref , le Talmad a û^it de la Bible comme 
deux Bibles, et si nous prétons l'oreille aux docteurs de la Sfnago- 
gue lorsqu'ils nous soutiennent qu'ils ont la même Bible que les Chré- 
tiens, nous nous laissons séduire par de vaines apparences et nous 
montrons par là, que leurs règles d'interprétation nous sont totalement 
étrangères* 

8) Si le mot ^tZ)3 dit le Talmad , signifie crépuscule du soir daas 
le passage des Proverbes (Vll^ 0.) il doit signifier la même chose dans 
l'autre passage da Pseanme (CXIX, 147.). La vérité est cependant, que 
comme ^tZ)3 peut signifier les deux crépuscules également, il a été 
pris dans le sent de crépuscule du soir par l'auteur des Proverbes et 
dans le sens de celui du matin par le Psalmiste. Une forte raison qni 
détermine les Talmodietes à croire que ces deux P|U?^ signifient le même 
crépuscule , c'est que , dans ces^ deux passages , ils sont écrits par le 
préfixe â, ^\D33. Veux-tu comprendre le Talmud? Renonce an bon 
sens et attends-toi à des bévues et à des subtilités encore plus ridicoles 
que celle-ci, dans presque chaque citation de la Bible. 

0) Ajoutes: mai$ j'etai$ toujours levé avant minuit et sauvent 
même Je ne me touchais point du tout ou j'étais sur pied em eommem- 



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— 261 — 

R Sira dit: jusqu'à minuit Dayid sontunailait comme un 
cheval, mais dès ce moment jusqu'au matin il se fortifiait 
(centre le iommeil) comme un lion^®). R Ase dit: jusqu'à 
minuit il s'occupait à étudier la loi, depuis ce moment il 
fesait des cantiques et des louanges à Dieu. 

Mais est-ce que le mot (|U73 signifie le crépuscfule du 
soir^ Il signifie plutôt le crépuscule du matin; car il est 
écrit (I. Sam, XXX, 17/): Et David Ut frappa (le$ 
Amalekiten) depuis le crépuscule jusqu'aux vêpres du len- 
demain. N'est-ce pas que cela veut dire dès le matin jus- 
qu'au soir, et non depuis le soir jusqu'à l'autre soir? car 
pour exprimer ceci on aurait dû écriire d'un crépuscule à 
l'antre crépuscule (RjUJ^rr T^ï ï|^DmD) ou des vêpres jus- 
qu'aux autres vêpres {myrt nn a^3>n»). Mais Rava dit là- 
dessus qu'il y a deux crépuscules, le crépuscule de la nuit 
qui a lieu lorsque le jour parait, et le crépuscule du jour 
qui a lieu lorsque la nuit commence ^i). 

Mais comment David pouvait-il savoir au juste L'heure 
de minuit, lorsque Moïse notre maître ne le savait past 
En effet, il est écrit (Exod. XI, 4.) : vers le minuit Je sor- 
tirai au milieu de tEgypte. Que signifie-t-il vers le mi- 
nuitf Est-'Ce qu'on doit penser ^2) que le Saint béhi sqit-il 
a dit vers minuit (msm^)? y a-t-il rien d'incertain devant 
son nom (devant lui? Non pour sûr). Mais c'est qu'il a dû 
dire à Moïse : demain à minuit (nixnâ) à cette même heure 
(ou Je te parle) et qu'il vint (Moïse) et dit (vers minuit) 



eemeni de ta nuit, C'eit ainsi qoe R. Ochaia f'efforce de eoncilitr en- 
•emble lei deux rerteU 02 et 147 do Pteaone CXIX. • 

lO) Raichi: Joiqu'à minuU David s'occapait de Tëtade de la loi 
en aonimeiUant comme' on cheval qo! dort peo. Mali depoia ce tempi 
il a'adonnalt à ion étnde de tootei le« forcei de ion eiprît. 

' 11) Kava veèt concilier par cette remarque Ici deax pasiagea 
Piean. CXIX, 147. I. Sam. XXX, 17. en ditant que dam le premier il 
a^agit do crépoicole da loir et dam le lecond de celui do matin, tan- 
dia qoe dana Ton et daoi l'autre il n'eit queition que du crépntcole 
da matin. 

12) H5^'^yfittff^^ff çu*t'i faut dSrêl B$t-ee qu^U faut te figurer? abré- 
viation et compétition valgaire qni tient lien de "^S^b ^N; 



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— 262 — 

(nismd) (en changeant la lettre d en d). Donc > s) (Je 
minuit) lui était incertain. Et David le sayait41? David 
(répond FEfalaca) avait un signe {d'où il pouvait le con^ 
jecturer) car Ràf Aha, fils de Bizna, disait avoir entendu 
dire à R. Simeon le pienx: une harpe était suspendue sur 
le lit de David et lorsque le minuit arrivait, venait le vent 
d'Aquilon ^ *) et soufflait dessus de manière qu'elle réson- 
nait d'elle-même. Alors David se levait tout de suite, et 
s'occupait dans la loi jusqu'au monter de la colonne de 
l'aurore. Lorsque la colonne de l'aurore était montée les 
savans d'Israël se rendaient auprès de lui et lui disaient: 
O roi, notre Seigneur, ton peuple d'Israël a besoin de nour- 
riture, n leur disait: allez-vous en ^^) et nourrisez-vous 
les uns les autres. Ils lui disaient : une sauterelle {ou une 
gerbe) ne rassasie pas un lion et la fosse ne se remplit 
point de son sable '^). Il leur disait: allez et portez vos 



13) MXabdf dênc^ expreiiion pol^igae qui lert plotdt à objecter 
qo^à affirmer. EUe lignifte; il fiiodrait donc condore de toot ce que 
▼OUI yenet de dire; car nom verront bientôt que Motte n'ignorait pat 
le moment de rainait. 

14) Rauehi en appelle ici' à un antre pattage dn Talmnd qne nooi 
verront dam la tuite , poor noot apprendre qoe cbaqoe joor an lever 
du toleil tooffle le vent oriental Jotqu'à midi et de midi jntqa'ao coo- 
cher dn toleil le vent méridional; et do coucher du toleil juiqn'à mi- 
nait le vent occidental , de minait enfin jusqu'au lever dn toleil le vent 
septentrional, qoi est jostement le vent qui donnait de la tête contre 
les cordei de la harpe davidique et la fesait resonner. Le Talmud 
aussi a ton style et tes aveoturei romanesques. Le Talmud de Jéru- 
salem ajoute (Berac. 4. a.) que les disciples de la loi qui entendaient 
le ton de e<>t inttroment, te disaient : ti David étudie à minuit noot torn- 
met en devoir d'en faire autant. 

15) Les Talmudistes parlent de ce qoi te pattait, lelon eux, eha-^ 
que jour à la cour de Pavid comme le née plui uiira de la conduite 
d'un bon roi. Cependant il faut avouer que leur David a toute Thu» 
meur d'une personne qui a peu dormi, et d'un bigot qui est Caché d'avoir 
trop prié. ^ 

16} Ratehi: si ton tâche de combler une fotse avec Im wtême 
terre qu*om en a tirée en la creusant, on ne vient pas à bout, car 
elle ne peut pas st^ffire. 



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— a«8 — 

mains contre une trdupe d'enneiiiisi^). De suiie ik pre- 
naient conseil d'Âhitophd; consultaient le Sanhédrin et in- 
« terrogeaient les Urim et IVimmû»* Raf Joseph dit: sur ^nel 
texte se fonde-t-il tout cela**)î (iur le verset) I. Chron. 
XXYU, 34. et aprèe Akitaphel était Jeka^'mda^ file de Be^ 
nqf'a^ (dans le Talmud: BenajUj fih de Jehqfadm) i') et 
Aitatkar et Joab' était le général de Formée du raù Cet 
Ahitophel était sans doute un conseiller; car on dit autre 
part2<>) de lui (II. Sam. XVI, 23.): Or, le comeil que 
donnait Akitaphel en ce tempi là était autant estimé queF. 4. « 
n quelqu'un eût demandé le conseil de Dieu. Benaja, fils 
de Jdiojada, signifie le Sanhédrin ^i), car récriture dit (I. 
Chron. XVUI, 17.): et Ben^fa,Jils de JeAof'aday était sur 
les Keretkiens et les Peletkiens >2) et Abiathar représente 



17) Et pitte» §69 pour tuppUer à ce gui numque à votre nourri- 
tmré. Cooieil digne d'an roi det Jaifli. 

18) ritr\p ^£C23 de guel passage de L Bible dëdait-on ceU? 

10) Dam VAiH Jacob de Venise le troare écrit comme il eut dit 
dani le tex(e lacré. Cette tranipotitian dei norot était pourtant nfé- 
eesaaire à l'Halaca poor combiner ce paisage avec l'antre (II. Sam. 
VIII, 18.) qn'eUe citera toot à Fbenre. 

20) "V^M^ l^m p e*e$t aimei que Dieu ou le texte de lEeriture 
dit autre part. Le pronom lH^'ytX eonitltoe, ches lea Talmodiitei et les 
Cabaliitei un dee nome de Dien. 11 doit ion origine an scrupule qu'on - 
se fesait de prononcer le nom IneffaMe de Ti^TV^ comtae nous l'avons 
dit ci-dessus, 

21) Ce tribnnal existait selon les Talmndistes do temps de Davfd 
parce que Benaja était an des officiers de son armée. La chose est en- 
core plus ridicnle si l'on dit avec VAim Jacob i Jebojada, fils de Be- 
mUAy signifie le Sanhédrin ; car fieni^a, fils de Jchoiada, était un des capi- 
taines de la milice de David. On voit par là que les Talmudistes ont 
Toula faire dorer à tout prix lenr Sanhédrin depuis Moïse jusqu'à la 
raioe dn second temple et plus loin. Mais' il y a ici one transposi- 
tion à Caire et une lacune à remplir. Les éditions dn Talmud que nous 
avons sons les yenx après Benaja^ file de Jehujada^ *iguifio le Sanhé- 
drin ^ mettent ces parolee et Abiathar VUrim et Tumiuii etc. et gar- 
dent le silence sur VUrim et Tummim, Noos tirons les corrections et 
les additions que nous fesons dans cet endroit , de )?Ain Jacob de Ve- 
nise, qui est d'an prix inestimable, en tant qu'il parait quo son au- 
teor a eu sous les yenx an maanscrit da Talmod qui n'a jaoMils été 
•oamis à la censore* 

22) Selon la Bible: sur on corps, de troupes, ou des gardes, on 



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— 264 — 

(en qualHê de Orand-- Prêtre) les Urùn et les Tummim . 
Mail pourquoi le nom des {Nremiers (om dee aneueuri dm 
Orand^Sanhédrin est KeretAtem et Peieikienef Keretk$em$ 
parce qu'ils parlaient avec beaucoup de concision (in*)^), 
' Peletkieni parce qu'ils se conciliaient l'admiration de tout 
le monde (l£tPD) par leurs paroles ^^). £t pourquoi le nom 
des seeonds est Vrimf Parce que les paroles de leurs ré- 
ponses étaient claires (&-»*Tm3TD). Et Tmmmimf Parce ^'il 
ne manquait rien aux paroles de leurs réponses ('^*)tD)3iD 
D^) '*). Après {AkUophely Bemmja et Abiatkar) venait Joab 
qui était le général en ckef de l'armée du roi. 



de MteUitei ft|»peléi ai«i«i de l'IiéWen TTO comper, tmêr, lameer éêê 
flèchety etc. et de l'arabe H^D aUer vtUy surprendre à Pimpravisie^ etc. 
Mail telon le Talmud let PeleifUent et le$ Kerethiens tout Jet membres 
du Sanhédrin et Benaja est leur préiident. On peot pasier ici en règle 
générale qu'autant de fo^s qye la Bible préiente quelque dilBcnlté lea 
Talmudiftes n*ont recourt ni an génie de la langue ni aux antiquité 
pour la retondre, mais à une tradition fabnlente et cabalistique qui 
déroute Tetprit au lieu de l'éclairer. Let difficultét- que prétente dans 
cet endroU le texte sacré tout: 
1». que dam un ?ertet (I. Chron. XX VII, 54.) 11 ett dit: Jekuj&da 
fiU de Benaja et dant deux autret (I. Chron. XVflI, 17. et II. Sam. 
Vlil, 18 ) Benaja fii$ de Jehojada. 
2° et que la teneur du dernier vertet porte: et Benaja^ fil$ de Jeho- 
jada ^ et h Kerethien et le Pelethien, et let filt de David étalent • 
prêtres. 

Les Taluodistei sortent de tootet ces diffienltés : 
1». en suppoiant et non en pronvant que Benaja est dans tout cet 
pattages de la Bible le même personnage. 

2". en tupposant également tans le prouver que le mot ti^SfD signi- 
fie toujours iet prêtret du temple et jamait let minittret de la cour 
de David, malgré que le lecond vertet I. Chron. XVIII, 17. laiite en- 
trevoir le contraire. 

Ainti, telon eux, Benaja était prêtre et prétfdait le Grand-Sanhé- 
diin. Les Kerethient et let Peiethtenê étaient prétret et membres en 
iiiëiiie temps du Graiid-Sanhédrin, et let filt de David prétret à leur tour 
et premiers officiers de sa cour. Ceit comme si un antiquaire qui ne 
tanroit juger let horamet que par leur barbe , t'attachait à écrire une 
hittoire dant le but de prouver que le sénat romain a été nn consis- 
toire des Popet rutses ou une Synagogue de ftahbint polonait. 

23) Selon VAin Jacob ^ par leurs aetibnt Dn^^JD^, 

24) h^Urim et Tummitn que le graud-prétre des JTaili portait sur 



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— 965 — 

Raf baac, fil» d'Ada et sdbn d'antres Raf Isaac, fik 
deRafldi, disait: dans qnd verset (parle-t-on de lakmrpe 
de David) f Ban» le Pseanme LYU, 9. BévetUe-tai, ma 
gloire^ réveille-toi nebel {imtrumeiU de nmiique) et harpe, 
je me réveillerai à taube du jemr<. (Selon le Talmnd: 
ne dormez poê ma gloire aussi long temps que les autres 
rois; c'est moi qui éveillerai F aurore et non r aurore moi 
comme elle éveille les autres rois.) R. Sira dit: il est cer« 
tain que Moïse savait (Phenre) de nûnuit, et qne David la 
savait aussi. Mais si David la savait, à quoi bon lui (don^ 
ner) une harpe! Pour s'éveiller du sonundL Et si Moïse 
la savait à son tour, à quoi bon lui faire dire vers minuit 
(niatriD)! Moïse raisonna ainsi: il se peut bien que (si Je 
dis à minuit) les astrologues de Pharaon se trompent (en 
déterminant ce temps par leurs calculs) et alors ils diront, 
Moïse en a menti, car Mar dit: apprends à ta langue à dire: 
je ne sais pas, pour ne point avancer un mensonge et être 
attrapé. Raf Ase disait: à minuit du treizième de Nisan 
qui précède la lumière du quatorsième jour 2^). Moïse se 



la poitrine eomme^ le grand-prëtre dei Egyptiens avait attaché an cou 
Plmage de la vérité donnaient lean réponaes, talon l'oorrage de M'. 
Lanci dont noni avoni parlé dans la Préflite par différente! combinai-* 
sont des lettres initiate! dea dooae pierres et dea dooxe conlenri qni 
lei ornaient. Lei répontet de cet oracle det Itra^litea, dit le Tal- 
mod , étaient toujourt trèi-clairca et trèt-précitet • tandit qne let ré- 
pontei dei oraclet det antrea peoplea étalent ordinairemet éqnlFoquea 
et Uèi-incomplètei. Or, ce qui prouve que cette addition tirée de VAim 
Jacob appartient au texte dn Talmnd Ceet qu'on la retronve daoi 
olie citation dn même ptatage de la Ohéroara qoe foit R. fieoliai dans 
•on commentaire tnr l'Exode fol. 113. col. 2. Edition de VeiUêe. 

25) Le pen de mott dont te compote cette période de la Gliéoiara 
en diaeiit bien plofe qae det infolio qni ont été écrite pour éclair- 
cir cet paroles de l'Evangile (Mat. XXVIIl, I.): o^ï ai ou^^utoêv rjj 
t:tiq,tnjxovaT] tZ« ftiuv aafipdtwv. lit montrent en effet qne let Jaifii 
de cet tempt te ter valent det expreitlona Mn*11it et ôi^è on otfUa tant 
ponr désigner les vfpre$ , que la nuit (Voy. Marc. XI, 19. XXXIU, 35. ^ 
IfDc. XXIV, 20. Mat. XIV, 15 et 23. Jean XX, 19. etc.) et que par 
conséquent l'Evangéliite a voulu dire que la nuit du jour où tombaient 
deux taraedit ou let deux repos du iamoéi et de Pàque, wt$ ie iever 
de ta lumière du premier jour de ia eei^mne iee mariée vinrent vi- 
titer ie tombeau, Voy. EUezer Edstard. 



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- 266 - 

eya et parla ainà aux IsraélitM; Le Saint béni aok-il dit: 
DewMtn à cette même heure de minuit dà priient^^) je 
sortirai au milieu des Egyptiens^ etc. Mais {sur les paro- 
les) de David (Piean. LXXXVI, 12.): Garde mon ime^ 
car je suis pieux , Liéyi et Isaac {ne sont pas d'accord 
entr'euz) ^''). L'un dit qae David a Toula parler ainsi de- 
vant le Saint, béni 8oit*il: O Seigneur du monde est-ce 
que je ne suis pas pieux moi^^)? car tous les roii de 
rOrient et de TOcoident dorment jusqu'à tierce, et moi je 
me lève à minuit pour te lou«r. L'autre soutient au con- 
traire que David a dû dire ainsi devant le Saint, béni soit- 
il : O Seigneur du monde est-ce que je ne suis pas pieux 
moil car tous les rois d'Orient et d'Occident restent assis 
entourés d'un grand cortège, et dans toute leur gloire, et 
moi je souille mes mains dans le sang, dans les môles et 
dans les secondines '*) pour dédàrer pure la femme à son 



26) En d'aatret nott, le ^ en fll^tl^ n'eti pat une conjecture 
^19*^n Vfi comae disent les grammairiena, maia one comparaUem 
p^tt^n Vfi c'ett-à-dire , une eonparaiion de deux momeni lembla- 
blea comme dana le paaaage de la Genèac XVIII, 14. TV^ DS^D vert 
ce mime tewtp» actueL 

27) Lorsqu'on die dana le Talraod deox Rabbina à cdté Tan de 
l'aatre sans aacane antre addiiion, comme dana ce paaaage, on j foil 
alloaion à nne différence d'aWa qoi exiate entr^eox relativement à qoel- 
qne point de doctrine. 

28) I^Dn dana- le texte aacré vent dire: fttiate U pi^i^ ^ Je spis 
aîtaché à la cause du culte de Dieu , maia dana le Talmnd aîgnifie le 
Je ne suie pue comme te reete dee hammee du Phmrisien de VEvungite* 
hue, XVIIl, 11. Lea Talmodiatea «n feaant de David nn Pbariaien loi 
ont prêté leur propre caractère; car cliaqne aotear met par toot bean- 
coop do aien. 

29) C'est-à-dire, je faia l'office de Rabbin; car nne dea princi- 
palea attribntiona d'an Rabbin eat d'examiner ai le aang qui conatitne le 
flux d'une femme vient de aea règlea ou d'une autre cauae, ai la mêle 
ou la maaae de chair informe dont une femme accouche, doit ou ne 
doit paa être enviaagée comme un enfant, et ai lea aecondinea on lea 
membranea du féloa obligent ou n'obligent paa l*accoocliée à garder 
lea joura de pureté et d'impureté prescrits dans la loi de Moïse (Lév. 
XII.)* ^^^°' 4°^ voudrait excuser le Talmud d'avoir donné à David nne 
occupation aussi dégoûtante qu'elle est peu compatible avec la dignité 
d'un roi prendrait une mauvaise cause à défendre; car ^allégorie ne peut 
pas venir ici à son secours. 



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_ 267 — 

mari, et non seulement cela, maû pour tout ce que je fais 
à cet effet j*ai des consoltations avec Mepiiôoeieih qpi est 
mon maître, et je loi dis: o Mepfaibochetb, mon maStre/ai-je 
bien jngé? ai-je bien condamné, bien absoos, bien déclaré 
pur on impur I et je ne rougis pas de cela, R. Jehochua, 
fils de Raf Idi , disait : sur ^el verset (se fonde«t-il tout 
cda? sur le verset) Pseau. CXIX, 46. Et Je parlerai de 
tes témoignages devant les rois et ne rougirai point (selon 
le Tafanud: je parlerai des cas de conscience devant les 
Rabbins qui sont autant de rois). Une tradition porte qu'il 
ne s'appdait pas Mephibochedi , mais Isch-Bocheth : pour- 
quoi donc Ta-t-on nommé Mephibocbedil Parce qu'il fesait 
rougir le visage de David ><>) dans VHalaca^ c'est pourquoi 
David a mérité qu'il soit sorti de lui (un fils surnommé) 
Kilab. Car R. Johanan disait que son véritable nom 
n'était pas ICt/ai, mais Daniel^ ^). Pourquoi donc est-il 
appelé Kilabt Parce qu'il fesait rougir la face de Mepbi- 
bocheth^^) dans l'Halaca. Et c'est de lui que Salomon a 
dit dans sa sapience (Prov. XXJUI, 15.): mon fils, si ton 
coeur est sage (selon le Talmud jusqu'à faire rougir Me- 
phibocheth) mon coeur s'en réjouira, oui moi-même (selon 
le Talmud : qui ai été souvent couvert de honte par Mephi- 



30) n^1â'>)9â Teut dire à la lettre: de $a bouche la honte e 
rwy^ U)'^M homme de la honte. Le premier est le num il'an 6U de 
Jonathan, ils de Saûl (II* Sam. IV, 4<) et le aecond le nom d'on fill de 
Safll lai-méme CIb. II, 10 ete.). Le Talmad confond l'an et l'autre 
enieroble et t&che de rendre raiion du tbangement du nom Jich-Bo- 
cheth en Mephibocheth. C'eft , dit-il, parce que ce iU de SaOl on de JTo- 
natban , ayant été trouvé digne par «a doctrine de devenir le Rabbin de 
la cour de David, feiait souvent rougir ton roi, en loi prouvant qu^il 
le trompait souvent dans lei décitloni lorsqu'il te mêlait d'être ca« 
initte. Le Talmod toit la même règle pour tout autre cai semblable 
où il s'agit de rendre raison de quelque nom propre de la Bible. 

81) Cest-à-dire , s'il a été appelé une fois Kilab (II. Sam. III, 3.) 
et Daniel une seconde fois (I. Cbron. III, 1.) c'est que Daniel a éié 
son nom propre et que Kilàb n'a été qu'un surnom dérivé de la cir- 
constance dont parle le Talmud. 

32) Raichi ^^ doit être expliqué M Û^bïD^ fe$ant rougir de 
honte le Révérend Père Mephibocheth et les Talmudistes eux-mêmes 
auteurs d'une Etymologic aussi ridicule. 



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— 268 — 

iockeih, Je m* en réfonirai). Et antre part (Prov. XXVII, 
11.): monfiU^ eoie sage et rèfouiê mon cœur ^fin que foie 
de quoi répondre à celut/ qui veut me faire det reprochet 
rsdon le Taimnd: à Mephibocietk qui m'a souvent fait 
rougir). 

Mais comment David ponvait^il s'appeler pieux Im- 
méme? Ne trouve-t-on écrit (Pseau. XXVII, 13.) (tà^h): 
Si je ne me fiaitais (Talmud j> doute) de voir le bien de 
Dieu dans la terre des vioans**) et on enseigne dans une 
tradition au nom de R. José : ,,poarqnoi y a-t-il des points 
sur le mot i^bibl parce que c*est ainsi que David a tooIo 
dire devant Dieu, béni soit-il: Seigneur du monde, quant 
à toi, je suis persuadé que tu paieras une bonne rétribu- 
tion aux justes dans le siècle à venir 3^) mais quant à mm, 
j'ignore si j'aurais ou je n'aurais pas mon partage avec 
eux; car peut-être le péché occasionnera (ma perte) \ ce qui 
cadre avec la sentence de R. Jacob, fils d'idi'^), qui tâ- 
chait de lever la contradiction des deux versets de la Bible 
de cette manière, il est écrit (Gen. XXVIII, 15.): et voilà 
(o Jacob) Je serai avec toi et Je te garderai par tout ok 
tu iras. Et il est écrit plus loin (ib. XXXII, 7.) : et Jacob 
craignit beaucoup (ce qui ne devait pas arriver , car 
Dieu était avec lui) mais parce que Jacob dut se dire: 
peut-être le péché sera la cause {que Dieu me retirera 



23) Il y a ici deax choies à obaerver, lavoir: 
10. qae la forme 3^D!3f^^ eit toojoart Interrogative et qu'elle Teat 
dire n'^it^ee pa» comme cela qu'il est écrit} Ou mai» cependant il 
e»t écrit, 
2o. et qae inr cbaqae lettre da mot »<^')b(Pieaa. XXVII, 13.) on trouve 
on point qui, ne servant pas à indiquer la manière dont il faut le 
lire , est appelle par lei grammairieni point extraordinaire , et dénote 
selon les critiques une variante et selon les Talmudistes un change- 
ment de signification. 

iÙ')b ditent.ils tans les pointi extraordinaire» signifie Jitst*, avec 
ces points non on tout au mi»iii« une crainte, une incertitude d*eiprit. 

34) t^'lh rT'nri» à la lettre: ad futmrum ventre^ dit Buxtorf, id 
t»iy in seculo venturo, in altera viu. 

35) "^2113 Melon Babbi, le 3 contient dans cette forme la phrase 
entière, ce gm e»t conforme à la eentence. 



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- 269 — 

$on êéeaurê) eela est aussi oonfonne à one Baràkha (rela- 
tive^ anx paroles) (Exed. XV, 16.): jusqu'à ce gme Eon 
peuple J Etemel y soit passée juequ^à ce que ce peuple 
que tu as mequis soit passé ^^). La phrase (dit-elle): Jus- 
qu'à ce que ton peuple, o Eternel^ soit passée dénote le 
premier retoar (de f Egypte) ^ et Tautrep hrase: ^^'à ce 
que ce peuple que tu as acquis soit passil, le second re- 
toar {de Babplone). De là les sages ont déduit, que les 
Israélites auraient été trouvés dignes que Ton fît pour eux 
un pro^ge aux temps d'Ezras, tel qu*il leur fût opéré aux 
temps de Jehochua, fils de Nun ; mais le péché fut la cause 
(que cela n'eut point lieu). 

Mischna. Et les sages disent: Jusqu'à minuit. Ghé- 
mara. A l'avis de qui les sages ont-ils conformé le leur 
(relaticement à FinteUigence du mot ^âdiDâ quand tu te 
coucheras)? Si à Tavis de R. EHeser, ils devaient parler 
comme R. Elieser^^) et si à celui deBabban Gamaliel, ilsF.4.6. 
devaient parler comme Rabbaa Gamaliel. Rép. Il est in- 
dubitable qu'ils sont du même avis que Rabban Gconaliel; 
mais ils disent: jusqu'à minuit, pour éloigner l'homme de 
la transgression selon ce qui est dit dans cette Baraïtha: 
Les sages ont fait la haie à leurs paroles ^^) afin qu'il- n'y 
ait pas quelqu'un qui revienne du champ '^) aux vêpres et 
qui dise : j'irai à la maison, je mangerai un peu, je boirai 
un peu et je dormirai aussi un peu, et puis je lirai la lec- 
ture du Chema et je prierai: en «attendant le sommeil peut 
remporter sur lui, et il lui arrivera d'avoir dormi toute la 
nuit. Or donc l'homme qui revient du champ aux vêpres 
(étant obligé de se conformer à la décision des sages) en- 
trera dans la Synagogue, et s'il a l'habitude de lire la Bible, 



36} SoavMioiiB-noai qoe lei Talmaditteg le croient en deroir de 
rendre raiion de chaque parole et de chaque phrase répétée plutieurt 
foil dane la Bible. . 

37) Vojr. la f^ Miichna. , 

SS) â'^'^0 lU}^ t7« ont enchéri gur la rigueur de la loi, 
'30) An tempt de la rédaction de la €b<^mara les Jaib ne refu- 
•alcnl -pas de s'adonner à ragricoltore« Leur atersion poor celle pro- 
fession ntile ne date qa'apris la clotore de leur code religieux. 



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— 270.,— 

il lira (p* tx. la paraeka de ce jour-là) et s'il a aam 
rhabitade de lire la Mùckna^^) il lira une section de ce 
livre, puis lira la lecture du Ciema, puis dira les autres 
prières, puis mangera son pain, puis finira par faire la 
bénédiction de remerciinent (après son repas) et quiconque 
ose contrevenir aux paroles des sages mérite la mort. 
Mais quelle est la raison ^^) que dans tout autre endroit 
on n*enseigne pas: il mérite la mort? et qu*ici on enseigne 
qu'il mérite la mort? Bép. S tu veux je peux dire qu'on 
le fait ici à cause de la force du sommeil^'). Et si tu 
veux je peux aussi dire, que c*est pour donner nullité 
à l'avis de celui qui dit (voy, Beracoth 27. b.) que la prière 
du soir dépend de la libre volonté de chacun; car ici on 
nous fait entendre indirectement qu'elle est obligatoire. 

Mar dit (dans cette Baraïtka) : qu*il lise la lecture du 
Chemaj puis qu'il fasse la prière ^3) cela vient à l'appui de 
l'avis de R. Johanan; car R. Johanan dit: qui héritera du 
siècle à venir? Celui qui fait succéder immédiatement à la 
rédemtion ^^) la prière du soir. Mais R. Jehochua , fils de 
Levi, dit: on a établi que la prière soit au milieu ^^). En 



40; tits'p ligoifie dire dui la Bible (fit'lp^Q) et TTm lire duu la 
leconde loi (iTOSts). 

41) IXS0 ^N^ à la lettre: quelle egt la différence f 

42) C'eit-à dire, pour exciter lea liommet à le tenir inr leurs gardei 
contre lei attraiti da loratneil. 

43) C'ett-à-dire qu'il ajoute à la lecture du Chema lei autrei priè- 
rei qui sont de coutume et dont la principale' est le Càemêmm Esre 

44) On appelle rédemlion HPlNA la lecture du Chewut et plua 
particulièrement la bénédiction qui commence f73^JQM1 V\l2l^ et où on 
parle de la rédemtion dliraël et on appelle Dieu rédemteur dUiraeL 

45) Ra9chi\ entre le Chema du matin et celui du loir de sorte 
que la lecture du Chema soit la première partie àtt prières do matin et 
la dernière de celles du soir. Mais la pratique démontre que Topinion 
de K. Jehocbua n'est pas la plus sui?ie, car même dans les lirres de 
prières des Juifs d'aujourd'hui le Chemona Etre est ordinairement placé 
après le Chema do soir ainsi qu'après celui du matin. Le Tosepheth 
nous dit en outre que FHalaca suit ici R. Johanan parce qu'il a en 
sa faveur la Baraîtha, ce qui peut nous servir de règle pour reconnaf* 
tre la dernière décision. 



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— 271 — 

quoi doDC repose la disparité de leur avis? Si ta yeux je 
paix dire (qu'elle repaie) sur un verset de la Bible, et si 
ta veux je peux aussi dire sur une opinion^*). Si tu 
veuû^ je peux dire $ur une opimi&Hj car R. Jochanan opine 
que la rédemtion (des l$raéliie$) ou leur êortie de F Egypte 
a dû commencer en quelque sorte depuis (Hmm^lation de 
r agneau faite) aux vêpres, quoique la rédemtion essen- 
tielle n'eût lieu qu'à Taurore^^). Mais R. Jehochua, fils 
de Levi, opine à son tour: puisque la rédemtion essentielle 
n*eut lieu qu'à Taurore, Vautre rédemtion n'était pas essen- 
tielle^®). Et si tu veux je peux dire sur un verset de 
la Bible: Tous les deux tâchent de faire une expositions^) 
d'un seul et même verset qui dit (Deut. VI, 7.) : quand tu 
te couderas et que tu te lèveras» R. Jofaanan pense que 
l'on doit combiner ici le coucher avec le lever, et de même 
que dans le lever on lit le Càewm et puis on dit la prière; 
de même^®) dans le coucher on doit lire le CAema et dire 
après la prière. 

Mais R. Jehochua, fils de Levi, pense à son tour, qu'on 
doit combiner (dans ce même verset) le coucher avec le 
lever, et de même que dans le lever la lecture du Gkema 
succède immédiatement au lit, de même dans le coucher 
elle devrait être le plus près du lit possible ^^). Mar, fils 



40) ^ID Teat dire: une opinion probable ou conjecture, Lei 
TalmiidUtei raiionnent donc aor l'autorité de la Bible aoiil bien que 
tar dci conjecturei^ malt ce dernier caa est extrêmement rare etyett 
ploa rare encore que la pratique te confome à de iimplef conjeetarea 

47) C'eit pourquoi 9 diaait R. Johanan, on doit commencer le matin 
et le aolr par la lecture de la rédemtion on du CAema, 

48) C'eat pourquoi , dit R. Jecliocliua , il fout que l^on commence le 
matia et qu'on finiaae le aoir par la lecture de la r/demtien ou du 
CAema* 

40) Le verbe U)^*7 aignifie faire une expoaition ou interprétation 
de la Bible qui n'eat paa littérale. 

50) La formule "^^â*.. ()£(••• ^^ P«ot être preaque toojoora 
rendue par de même. ...de radme, comme noua le faiaona ici. 

51) De manière qu'entre le moment de la lecture du Càema et ce- 
loi où on ae met aur le lit il n*y eut aucune autre prière. 



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— 272 — 

de Babilla^ élève le doute suivant ^2) (contre R Johanan) : 
„Aax vêpres (dit la MUchnà) on doit faire deux bénédic- 
tions avant et deux après (Je Càema).^^ Or si tu dis qu'il 
faut appuyer^'); la rédemiton ne s'appuréera pas immé- 
diatement sur les antires prières, car on doit dire aussi Tan- 
tre qui commence I3â^âtt)n^^). On répond à ce doute que 
les docteurs ont établi que Ton dise la prière i^ls^^iDrx 
comme une rédemtion prolongée ' ^), car si tu ne veux pas 
admettre cela, blors comment pourra se vérifier qu'on ap- 
puie, même dans les prières du matin {la rédemtion ^ûfit 
a^^^l avec le Ckemona Eire ou avec la prière) ^ car B. 
Johanan dit, qu'au commencement {de la prière) il faut 
dire (les paroles du Pseau. LI, 17.) : Seigneur ouvrez mes 
lèvres, et sui boucle annoncera ta louange, et qu'à la fin, 
il faut ajouter |(les paroles du Psean. XIX, 150 : 9*^ '^< 
propos de ma bouche te soient agréables ^^). Or, de même 



52) â^Dd an verbe ^It) qui lig^ifle faire une réponie oo une ob> 
jectioii à un TanaTte par let parolee de la Bible et à an Amora par 
eeilca de la Miichna on de la BaraTtba. 

53) *1(^D appmyn telon R. Johanan , c*ett ajouter let aotrea prières 
imiQ^diatenient aprèi ceUe qui se nomne la rédemtion et qui commence 

54) Et qui le trouve entre le rédemtion et lei prièret. V07. ce 
que nout avonr d^'à noté an commenrement de cette section sur les 
bénédictions qui selon ce précepte de la Mischna doivent précéder et 
suivre la lecture du Chema, 

55) Ou comme fcsant suite à la même rédemtion et non comme 
une prière à part. 

56) L'Halaca raisonne ici n pari et dit : si Ton tient comrooli^ment 
^qne la lecture du Chema du matin précède immédiatement la prière 

Chemona E$re quoique entre Tune et Tautre, les paroles Dieu ou- 
vrez meg lèvre* , etc. qui se trouvent entre Tune et l'autre , y fassent 
une petite interruption , on doit tenir la même cliose dn Chema dn soir 
et du môme Chemona Etre malgré que la bénédiction l3â^D^fY les 
sépare. 

Comme ce raisonnement ne peut être clair que pour eenx qni ont 
sous les yeux le lirre de prières Journalières des Juifs nous remar- 
querons : 

lo. que le Talmud prend Ici la rédemtion on une partie de la hetmre 
du Chema pour cette lecture tonte entière. 

2o. que les deux parties de celte lecture qui commencent lé soir 



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— 273 — 

qald (dam la prière matinaie) les rabbins ont étabK qae 
Ton diiro: Seigneur ouvrez mes lèvreê comme une rédem- 
tien prolongée de même ils ont du établir qne Pon dise 
(le $oir) V îsâ'^disn comme une rédemtion prolongée. 

R. Eleasar disait avoir entendu dire à R. Âbina: qui-* 
conque récite trois fois par 'jour la nnb thtm (au le P$eau. 
CXLV.) est certain d*hériter du siècle à venir. Mais* 
quelle en est la rakon? Dirons-nous que c'est parce qu'il 
marche selon les lettres de TAlphabet^^)? Mais alors on 
devrait plutôt réciter le yy^ V2^12T) •nwfiî (le Pseau. CXIX.) 
qui marche selon huit Alphabets ^^). C'est donc à cause 
qu'il y a là (Pseau. CXLV. vs. 16. le$ paroUi) qui 
ouvre tamain^^). Mais alors (continue TBalaca) il vau- 
drait mieux dire le grand Hallel (le Pseau. CXXXyi.)<<o) 
où il est écrit. expressément: qui donne le ^pain à toutes 
lee créatures. Il faut donc conclure *i) que c'est parce 
qu'il y a là (Pseau. CXLV.) les deux choses ensemble*'). 



raidHA n»Met I« mstiii â'^l^'^l D^fit portent tovfei lei deux le iitrt 
de rédemtion }lbl£<2( parée qa'oo y parle de la d^vranee des It- 
raéUtea de la capU?itè d'Bgypte. 

t<». enfin que le mot Ttbot) prière lignifie ordinairenent I^i 18 bénè. 
dietlont intitnléet ^IDS^ miTSU) (ClieBiona Bire) et qui Tiennent dani 
le Talmud ponr toatei lea prièrea qui doiFent iniTre Immédiatement la 
lecture eu Chema parce qn'eUei en conitltaent la partie prineipale, 
comme nom Favona d^à expUqaé dans la Préface. 

U est même probable qne le lerfice dea Sjnagognea n'a eonafat^ 
antrelbla qne dana lea lectnrea da (^tmaj dn Chewuma Bsre et de 
qnelqnea partiea de I4 Bible. 

57) On parce qa*il eat Aerogtieàe. V07. la Pr^flice. 
5S} Où Talpbabet eat répété huit fola, car chaque lettre j commence 
bnlt veraeta. Voy. le Paeanme. 

59) On nne action de grâce de ce qne Dien fdnmlt la nonritnre an 
genre humain. 

60) Voy. la Pr^ûMe. 

CI) bW^Sa tt^ mate à €ou90j cette formule n une force particn^ 
lière qui aert à continuer le dialogiame de malaca et qni indiqae aea 
dernièrea eonelnaiona. 

62) 'rrnn Us deux cké$e$ emêemblê, c'eat^i^dire , la eomm^ora» 
lion de la nourriture apirltueUe et corporeUe. hm première da^p let 
lettrea de l'alphabet qui sont aacr^ aelon lea rabbina en tant qu'el- 
I. S 



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— ar4 — 

R. J^haBtn ikmt: pourquoi daui *^)tott^>) on a oimi le 
AHEM (00 h verê0t qui âwaii cgwrnenc^r par cette lettre) f 
Parce que oette lettre exprime la ehute des enneniis d*Ia- 
raël •*; ; car fl est écrit (Âmos V, 2,) : elie en tombée (rèw), 
elle ne u relèvera plus la vierge d^târaël. Les docàeiirs 
d'Ocddent ont taché de modifier ^^) les paroles du prophète: 
j^ènv-> r\)>'m^ bip ij^oin tù'i rbtù comme il suit : iB6i nho^ 
Uov)^ nbvu Oip ivf )>')tï> A'O'in elle e$t tombée^ maii elle 
ne tombera plu^: relève^ teij o tnerge d^Imraël. Baf Nah- 
man, fils 4*ïsaac» dft: quoique David wt fait amsi (c'estpè- 
dire a omis le nnn) il s'est hâté cependant de rdever les 
Israélites par Tinspiration du Saint Elsprit tD'inpn nnâ, car 



let «•Mtitaairt Is isngiie de la loi on 4e fa nourrilare ie Vim» et la 
•econie éaof lei paroles : qwi «sirryt tm maiM et qui nuêatin à tov- 
haii toute crémtmre viaunié, 

63) C'ett-à-dire , dam la même 111^ nbnn qai dam lei Itvrei de 
prières commence par le mot ^^\DM« Voy. ce Pgeaunie. 

64) Ea d'autres mots, parce que par la lettre mun commence le 
mot bD3 tmnber dont Amo« test lervi pour propbéUtor la eUlte des 
Jitifa. L'expreM&on iftl^TD^ ^iX:^ttJ ennemi éee I$raétiie9 oat ici un 
Buphemi$mu9 pour la ehûte det lirmék'tet; que Dien les ta pré. 
•erve et jfjiMe lombor plntél lean onoeada ou cenx qui lea baîaieut. 
Lo Talmud de JéruiaJem (Berac. 35. b.) nom rend raison d*nn mm 
smpondu dam le nom de Biansusé (TW^^} Jog. X VIII, 3(K ad Ton 
pacbB de Jonatbjan, fils de Ouersoo, fila de Menasse. U nous 4it que 
cette lettre ainsi dd^^céo signifie: si Jonathan est homMo de 
|>ien il sera regardé comme fil« de Moïse (mm) le juste ; antnemeat 
U sera considéré comma fils de Menasse (mDâ23) | Impie. A Pocea^M de 
ce Jonatlian qui avait abandonné le culte de ses pé^s pour derenir prê- 
tre idoUtre le même Talmud entre dans une longue dlscnfsioii , afin de 
démontrer qu'il est permis d'apostasier autant de foif qu'op n'a pas de 
quoi subsister, et qu'il Faut mieux, pour un Jçif, e'adpnner à Fldo- 
lâtde que àp demander des seines aux hpmmei^. Si ce Jonatbfn a véeo 
long.temps, dit dans le même endroit R. Samuel, fiU de NaclyM|ni, c'est 
parce qu'il méprisait an fond de son coeur et qu'il cb(»rcbatt kf déprimer 
le cnUe étranger d^s lequel le forçait de vivra i^ ppsl^on*. 

%$) fnn vaut dire tdeber de reeUfier quelque chase ^1 mft plaît 
pat; ce qui se fesait par les docteurs d'Occident comme par eeax d'Oci* 
eut eu dennant aux phrases de la Bible une tournure forced et capri- 
eiéofa ainsi ^'on peut l'observer dans cet endioit remsrqmble q«'a 
Uài eooiparer avec le texte. 



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- V5 - 

il ^|Mte (éiami Je wri^t fmi suit immUiMitm e B tJ : Diem 
^gre ion app^ri à Um ceujr gui timbemt^*). 

R. Eleasar, fils d'Abtna, dit: ce qu'on ^f dmt TÀoii- 

Ivre de Michel a quelque chose de plus grand que ce qu'on 

y dit de Gabriel; car voiot ce qui y est écrit de Mieiel 

(Jés. YI, 6.) : il volm «er# moi tm Qnrm) d€ê 8m ru p i i m 9y et 

Tôid ce qui 7 est écrit de Gabriel (Dan. IX, 21.): et à ee 

perêonmage Gabriel que f avais vu en vieiem 4u commen- 

cernent fut ordonné de voler en volant etc. ^^). Mais 

d'où peut -on déduire que l'nnM (un iiisaXe eign^ej 

l^ichdi? R. Johanan dit: celuprorient d'un un inn nmi**). 

Car pendant qu'il est écrit ici (Jes. VI, 6.) et vert «#$ 

vola um (nrM) (des Séraphins) il est aussi écrit ailleurs 

(Dan. X, 13.) et voilà Michel fun (^me) des princes du 

premier ordre vint à mon secours. Une tradition porte: 



06) En huàki entendre pnr là , 4faent les TsImnilMet qae Ja ehùte 
dei Itra^lilet ne icra pai ^ternelle^ car le Metiie doit Tenir. 

07) Ratehi, L^écritore emploie le Ferl>e t{\9- vler vne lenle foie 
pour Michel et deux fois poor Gabriel pour fkire entendre qoe le 
premier vole pint Ftte et d'nn mdI trait, tandia qoe le teeond étant 
plae lonrd eit obligé de le reposer an moi ni one foil avant d'arri* 
ver à ion bat Si le projet dee Talmadiitei avaU été de mettre leg 
paaeagee lee plaa sacrée de la Bible en caricature , je pense qa*lls n'an- 
raient pat été plos heorenz; car ils touchent toujours an sentiment 
diamétralement opposé à celui qu'ils cbercbent à exciter* Lee pMIoso- 
pbef ont «B beau Jeu pour s'accorder avec les Juifa à vanter la science 
cachée du Talmud, tant que ce livre a été ignoré des njon-iaMi, 
Mais le dévoilement de tes mystères doit bien leur Inspirer da regret. 
On dit dans le Talmud de Jérusalem (Berac. S. n.) que les aq^s n*ont 
point d'articulations dans les pieds, ce qui combine avec les Idées que 
les anciens avaient de leurs divinités. 

OS) nmt nm ««,««, «'est^HXre, l'Halâca argumente Ici d*un 
^MM (nn) à nn autre ^Hfit (un^ on d'nn H*Mge an Daniel oà le mot 
nnfil ^t dit de Micbel, à ce passage d'Iasie oà le mot 1X1» est laissé 
sans aucun édaîrcisseosent. Cett^ manière de raisonner de l'Halaca 
d*nn passage à l'antre de la Bible en prenant deux versf (« pour en- 
tièrsment semblables parce qu'un pot qui se rencentre dans l'un se re- 
Isoave aussi dans l'autre est une espèce du mode d'argumentation ap- 
pelé TVm rP^ta argmmentum a pari et témoigne que les Pberlsiens 
oal réellement travaillé à corrompre U parole de Dieu ainsi que l^, Cb. 
le leur a repradié. 

S2 



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~ arc — 

Iffichel (opère) d'un seul trait, Gabriel de deux, Elie da 
quatre et Tange de la mort de huit, mais lorsqu'il doit pu- 
nir (celui-ci aussi opère) d'un seul trait ^*). 

B* Jehochua, fils de Levi, dit: quoiqu'on ait la la lec- 
ture du Chema dans la Synagogue il est ordonné de la re- 
lire encore une fois sur le point d'entrer dans son lit. R. 
José dit: quelle preuve en a-t-on dans l'Ecriture? Le Psean. 
IV, 5. Soyez émus et ne péchez pomtj pariez dan$ veire 
coeur sur votre couche et tenez vous tranquilles^ Selal 
Selon le Talm.: répétez le Chema en vous couchant et 
après dormez''^'). Et Raf Nahman dit que le disciple d'un 
JF. 5. «.savant n'a pas besoin (de faire cette répétition '^^). Mais 
B. Asaï dit: on exige même du disciple d'un savant qu'il 
dise un verset par tequel il implore la miséricorde de Dieu 
comme p. ex. (Pseau. XXX, 6.) : Je remets mon esprit en 
ta main^ tu m'as racheté ô Eternel Dieu de vérité. R, 
Levi, fils de Hama, disait avoir entendu dire à B. Chiméon, 
fils de Lakisch: l'homme doit toujours tâcher d'exciter le 
penchant qui le porte au bien contre le penchant qui le 
porte an mal^>}, car il est dit (Pseau. IV, 5.): Excitez- 



60) Cette tradition dérive, pent-^tre, de la Cabale ancienne qui 
dimlnnait la perfection dei créatnrei par degr^a et en ration directe 
de leor diitance da créateur. 

70) Le Talmud trouve ici nne analogie entre ce pasiage et celui 
da Denteron» VI, 0. 7. parce qae le PialmUte a dit: h^y to:3lbâ 
t)dââU9â dans votre coeur iur voiro couche et Moîie ^^, ^20U)!31 
Tp!sb sur ton ioeur, et lorgçue tu te coucherai, analogie tont-à-fait 
•ophiatique et leablable à celle de l'un et un que noua venona de voir. 
Le mot Sela eat un aigne de mualqne qui veut dire : da cape , comma 
on le croit communément. 

7i) ^'St^ *X^lAti diecipte dhm navanS eat un titre que chaque doc- 
teur de la loi prenait par modeatie , comme cliaque aavant de la Grèee 
ae dfaait philoiophe pour la même ralaoa. Ce même titre atteate aoaai 
qoe lea doctenra de la loi ae août communiqué la tradition mutuene* 
ment* Or, comme leur occupation habitueUe eat Pétade de la parole de 
Dieu, ila n^ont paa beaoin, dit IL Nahman, de relire le CAewta en ae 
couchant, pour t'endormir avec cette parole dana la bouche et dans 
la mémoire. 

72) âlD "3^^ le penehani du bien 9^n 1^» le penekmni du mai, 
eea ezpreailont répondent ordinairement dana le Talmad à ce qn'on 



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— 277 — 

van9 et ne péchez pui: si (le premier) l'emporte gnr le se- 
cond, tant mieax; mais 8*il ne l'emporte pas, qne Thomme 
s'occupe de (l'étude de) la loi, car il est dit (ib.): parlez 
dans votre coeur (selon le Tabn. : méditez iur la paroles 
de la loi) et si le premier remporte tant mieux, si non, 
qu'il lise la lecture du Chema; car il est dit (ib.): sur ro- 
tre couche (comme il est dit Deut. F7, 7« quand tu te 
coucheras): s'il l'emporte, tant mieux; si non, que Thomme 
tâcbe de se «ouyenir du jour de la mort, car il est dit 
(ib.): Soyez en silence^ Sela''^^. 

Le même R* Levi, fils de Hama, disait avoir entendu 
dire à R. Chiméon, fils de Lakisch, que ce^qui se trouve 
écrit (Exod. XXIV, 12.) signifie: Et je te donnerai des 
tables de pierre et la loi^ et les commandemens que f ai 
écrits pour les enseigner (ou pour les instruire). Les ta- 
bles de pierres signifient les dix commandemens; la loi 
signifie le Pentateuque; les préceptes signifient la Mischna; 
(les mots) que fai écrits signifient les Prophètes et les 
Hagiographes''^) (et les paroles) pour les instruire s\gnu 
fient la Ghémara. Ce qui nous apprend que tout cela a 
été donné à Moïse sur le Sinaf^). . 



dit dans le nooTesa Teitamcnt de l'etprft et de la chair et da p^cbé 
originel (Voy. aux Gai. V, 10. 17. 19. aux Rom. VU, 18. 22. 23. 25. 
VIII, 1. 5. 0. 7. 13 etc.); car lei Talamdittei auiil reconnaiaient ce 
p^ché. On peat conauUer la note lavante qne fait Edsard à ce sujet. 

73) Rateài: car le iilence lymboliae la mort. 

74) Voy. la Préface. 

75) „Credat Judaeni Apella, •*éerie ici le même Ediard, iitalmpia 
•tfiiie blaaphema de Deo aiierta, crebrai Rabbinomm contradictionet, 
innnmeraa abrarditatei et ftiiaitatea, plmqaam anilei febalai, petaimai 
et ut plarimnm ridicalaa Scrlptorae Sacrae detoralonei, lueptai argamen-i 
tationet , abjertas de verbo diviuo locntionei , eTÎdentitiima mendacla, 
platqaam etbiiicai luperstitionei, iptam deniqae ad magiam et varii ge* 
nerii peccata alia multiplicem Initmctionem , qoae lingolit Gemarae pa- 
ginif maxiroo numéro occarrunt. .... eme dirina oracula Moiil in monte 
Sinaî tradita , ut ad poiteroi propagerentor. ^ Mail la réfàtation la pini 
efficace d'une pareille extravagance rabbinique eat, ce me semble, l'ap- 
plication abaorde que font ici lea Talmudiatea du veraet: Je te donnerai 
dei tabieiy etc. On a même de la peine à comprendre le motif d'une 
auasi fanue Interprétation; maia il ae troave dana la règle que J^ 



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— 2n — 

R. kaae. ik: q toitoa yt i fidt la ketur» am Gkema wax 
•6R lit, fait comme a*fl prêmit mie épie à deux (pHtUte^^ 
4ai^ sa mdn^c)) eaar tt est 4it Psean. CXLIX, 6w: Le9 
tj^mliaitênf 4e Dimt dam lemr bwm^ke tt mme épée à demop 
p^imitf (0U à dtux tmmcimnf) tH, hmr main* Comment 
dMuire cela de ce passage ^^)t Mar Satra, et selon d'au* 
très Baf Ache dit (on le dédoit) de la Bmha de ce texte, 
par il est écrit (ib. tb. 5J: Le$ pteujF i'égaiér^mi «mc 
glinre et cimat er m U sut leurs eouekes'^^')^ et il est écrit 
immédiatement après: les exultations de Dieu dms^s leurs 
iêueies H une épée à deux pointes en leur maisu R. 
Isaac dit aussi: quiconque hàt la lecture du Ckema sur son 
lit) les mdins esprits s'éloignent de lui, car il est dit (Job. 
y, 70: ^ /o Jili du^ charben ardent (les étincelles (-«3^ 
Mn) prennent en kaui leur vol (rv) (selon le Talmud to 
loi (pTi:^) ekasse les diables nvn ^"ii). En effet, le mot fi'tar 
ne signiAe id autre chose que la loi; i^ar il est dit (ProT. 
XXIII, 50: jeteras'tu (^^ynrt) tes yeux sur ee qui bien^ 
tôt n^est plus f (selon le Talm.: la loi; s'envolera de tes 
yeux ^t disparaîtra comme un oiseau) et le mot m)^ ne 
signifie à son tour autre chose que les mauTais e^prits^ car 
il est dit (Deut. XXXII, 24.) : ils seront consumés par la 
fumée et rongés par dés, charbons ardèns ^izn (selon le 
Talm.: par les diables). Cependant R. Chiméon, fils de 
Lakisch, (donna une autre explication de tout cela) en di- 
sant: quiconque s*oecupe dans la loi, les châtimens du del 



^éjà fixée plat liMt et qal porte: qa^aoïti loarent q«e IHtn 00 lei dé- 
poiitalret de le tradition ee lervent d'eee périplireae, il reoleat wfmm 
apprendre nne antre chote en pattant. Si le bot de Dieu était de par- 
ler iel seolement de la hi écrite il aurait dit: je te donnerai tet tmb- 
iew et im lei, nN|le alort le reete de la plirase lerait une répétition ino- 
tilo, ee qni est impoiaible, dons ete. 

76) ttmêehti pour tuer lee naoTaii etprite. 

77) Le forwole 9^V)n ^Atn tignifie le plot prdinaircteeai , quel 
eet le tone littéral de ee pasiagef Goanent ce paitage e^applique- t-U 
à ce qne aoni Tenoni de diref etc. 

78) bniU^JQ ^9 Mur teuTÊ eoueheê de même qne daue le paéeago 
(Dent VI, 7.) où Ton paHe da Càemsy il eit dit: ^^ia çuemd tu t» 
€9m€àêrm$. Cette Hermeneatiqne dei rabUne mérite bien d*ëtre remarquée. 



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— 27» — 

fûiikÀgmÊÙi 4e M^ Gtr U est dit (Jek V, 7.): iLe9 Jil$ du 
ekmtb^ti ardetU frenmmut ieur v^l en haut (atlon le Tain.: 
fe# thaHmm$ 9QÉt . élaignéf pur lu loi) en effet, le mot 
Xfi» ne ngntfie ici awtre chose que la lel, ear il est dit 
(Ff9r. XXIII, i.) : Jeterat-iu te$ pêwif sur ee qui ii€t^ 
tôt te e^ plus? (sebn le Talm.: la M remoleru dé U$ 
99U^) et par les mots W3 "^33 on ne doit entendre autre 
chose q«e les diatimens, car il est dit (Dent. XXII, 24^): 
«2t seront consumés pur lu fumme et roÉàgés par les chur* 
tons ardens (Talm.: pur les ckàHmens). Mais R» Johanaa 
ltd fit observer Ipie même les enfans de l'école d'un rabbin, 
sarrent (fue lu loi éloigne les eiâtmens) , car il est dit 
(Exod« XY, 26.): Si tu écoutes^ uftentivement là uoix de 
tMterneè ton Dieu^ et si tu fuis ee qui est éroU devant 
luij ei si tu prêtes f oreille à set eammandemens , et si tu 
gardée toutes ses ordonnances , Je ne ferai venir sur toi 
aucune des is^firmUés que fui fait venir sur F Egypte; ear 
je suis f Etemel qui te guérif*) et que c'est plutôt ainsi 
{qu'il faut entendre cela)- quiconque a la possibilité de 
s'appliquer à la loi et néglige de le faire, le Saint ^ béni 
soit-il> fait Tenir sur lui des chatimens honteux qui le trou* 
blent, car il est dit (Pseau. XXXIX, Z.): fai été muet 
suns dire mo€^ je me suis tû du bien^ et ma douleur s'est 
renforcée (Talm. : jai négligé f étude de la loi c'est pour- 
quoi je souffre des chatimens). En effet, le mot bien (lits) 
n'est ici autre chose que la loi, car il est dit (Prov. IV, 2.) : 
Je vous ai donné une bonne (iid) doctrine^ n'abandonnez 
pas ma loi. (Sur quoi) R Zira, et selon d'autres R. Ha- 
nina, fils de Papa, dit: Tiens et Tois^®) que la manière 
d'a^ du Saint, béni soit-il, n'est pas comme la manière 
d'agir de la chair et du sang (ou de l'homme), car Toici 



70) L'Exo4« ceaitîtae use ëei preaiièrM et U livre ée Jsb aoe 
des dcmièrM «ccaiMitloDt det appreatHli iiraélit«f. R. Jotonan réproare 
l^explicfttion de It Chiméon non lealement parce qu'elle cet Irep IkcHe; 
ntaii parce qu'elle eappote nue répétiii«»n inotile daoc la BIUe« 11 dit: 
le$ en/ans de Pécole d'un rabbim, pour let Sieves de la première. 

SO) Md^lfilA vfemt et vtn'i^ ceetàdire, de cela lu peux voir ou 
rondure. 



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-^ Î90 — 

la manière d'agir de la chair et du aang: A quelqu'un vend 
à son compagnon une diose, qui lui est chère, le vendeur 
en a regret et Tacheteor s'en réjouit , mais le Saint, béni 
soit^il, n'a pas fait ainsi; il a donné la loi aux Israélites, et 
s'en est réjoui, car il est dit (Prov. IV, 2.): Je vouê^ ai 
donné une bonne doeirine^ n'abandtfnnez pai ma /o»^^). 

Raya et selon d'autres Raf Hasda dit : celui qui voit 
que des cbàtimens viennent sur lui, d<nt examiner ses oeur 
vres, car il est dit (Lament. lU, 40.): Recierciem nés 
V9ie$ et $ondon$'^le$ et reteumom Juêqt^à tEtemel^^\ et 
s'il les a examinées et n'y a trouvé (aucun pèekè) il d<Ht 
alors les attribuer à ce qu'il aura négligé d'étudier la Ira; 
car il est fbt (Pseau. XCIV, 12.): heureux tkemme que tm 
punii 6 Etemel, et ^e tu imtruis par ta hi (Talm.: que 
tu coniraim par tes pwnitiem à étudier la loi). Mais s'il 
s'est examiné là-dessus et qu'il ne se soit pas trouvé 
(coupable) il est clair que ces cbàtimens seront des chàd- 
mens d'amour, vu qu'il est dit (Prov. Ill, 12.): car tEter* 



81) Matchii Aprèt avoir donné aox Iiraélilei une chose qni Inl 
eit li cbère Diea let exhorte à la retenir et leor en vante le prix* 
II agit d'ane manière contraire à ceUe d*«n marchand dana nm 
caa pareil. Nom voyons donc par le fait que les Taimndistes a'em- 
pressent le plas ordinairement à fausser le véritable sens de la Bible 
pour exalier le prix de. ce livre et pour en recommander Tétode, ce 
qni est nne contradiction en terme. Ils édifient pour détruire. A tout 
prendre nne des causes principales de cet égarement c*est Tignorance de 
la grammaire. P. ex. dans le passage de Job Y, 7. ils prennent lea 
eiinceliew pour les Diablety en appvyant cette expliation ridicule par nne 
fausse citation (Dent XXXII, 24.). Ils prennent aussi un oitea» pour 
la loi en suivant le même procédé, et en changeant Tinfinitif >09 
voter dans le substantif P|1^ oiseau. Ces altérations et plusieurs autrea 
semblables , ont fait dire à Ëdsard , dans cet endroit : ^«t^ vero nom 
improbet iemeritatem istam , qua non vocaliàfu modo vocalet aliae in 
textu gaero gubttiiuuntur , sed iniegrae liierae abjiciuntur et iptig 
deniguê vecibut portentoiui iett$u$ e^ffiàgiturf La lecture du Talmud 
met donc hors de toute controverse que Tétode méthodique de la lan- 
gue de la Bible , on do livre par lequel les fuih sont tenus de com- 
mencer leur éducation , serait an grand pas de fait pear les ramener 
du JudaUwu vers le Moiàiême, 

S2) C'est la première bonne applicatloa des paroles de la Bible que 
le Talmud ait faite jusqu'ici. 



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— 281 — 

met reprend cebti p^il aime. BaTa dit avoir entendu 
dire à Raf Sehora que Raf Hanna dkait: le Saint, béni soit- 
3, frappe de ses châtimens celai qui est Tobjet de sa pré- 
dilection, car il est dit (Jésa. LUI, 10.) : toui^oii t Eternel 
Faymnt voulu (ytn) froiaer^ ta mii en langueur (Talm. : 
Ta rendu malade parce qù*il Taimait yiDtr^')* Est-ce qu'il 
peut arriver qu*il y ait ies châtimens d'amour; quand 
même on ne les re^h pas comme tels? Bép.: Le texte 
sacré s'explique lui-même ^^) là -dessus (en ajoutant ib.) : 
s'il a MM ion âme en oblation pour le péché (Talm.: iil 
e'eêt aperçu çu*on le châtie $an9 raison)^ car de même que 
i'obladon pour Je péché demande la science ^^) de même 
les châtimens d'amour demandent la science. Mais s'il les 
re^it comme ttisy quelle *sera sa récompense? // se verra 
de la postérité j il prolongera ses jours (comme il est dit 
ib.) et non seulement cela, mais sa doctrine prospérera par 
ses mains, car il est dit (ib.): et le bon plaisir de fBter» 
nel prospérera en sa main^^). R. Jacob, fils d'Idi, et R. 
Aha, fils de Hanina, diflfîèrent d'avis là-dessus. L'un dit 
que les chatimens d'amour sont ceux qui ne font pas in- 
terrompre l'étude de la loi, car il est dit (Pseau. XCIV, 
12.) : heureux l'homme que tu punis, ô Etemel, et que tu 
instruis par ta loi; et l'autre dit que les châtimens d'a- 
mour sont ceux qui ne font pas interrompre la prière, car 
il ^est dit (Psau. LXVI, 20.) : Béni soit Dieu qui n'a pas 
rejeté ma supplication et qui n'a point éloigné de moi sa 
gratuité. (Sur quoi) R. Abba, fils de R. Haia, fils d'Abba 
leur dit f c'est ainsi que disait R. Hija, fils d'Abba, au nom 
de R. Johanan : ,,Les uns et les autres sont des châtimens 
d'amoui^ car il est dit (Prov. Ill, 12.): Dieu punit celui 



83) Le rerbe y^Stl signifie tant vouloir que vouloir du bien. Le 
Talmnd prend ici une lignification ponr une autre, ce qui loi est très- 
familier. 

S4) ^T^lb *;l23in la doctrine pour dir& ce que signifie voila fo 
$enB de ce patsage, 

85 Qae Ton tache au juste pourquoi on fait Toblation. 

80) C'est-à-dire, la docirhie talmadique qui ^lait fort au bon 
Dieu. 



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— 2M — 

qdU mime^ mus quel eut te sem des paroles (Psean. XCIV^ 
ta.): et tu fimUrmiê pmt ta loiP Ne lisez pas: vnisbrt {tu 
tMêtrm$)j nak ian»ï^<ir mous imittuùj c*e8fc<4i-dHre: jmet 
M /et tu noui /kiê êav9ùr (que tkomme que tu putm ewi 
heuteuxjj oco* il y a cet a mineriad mqfut^''^ daas Iftlm 
de la deot et de ToeU (Exed. XXI, 2&. 27.). Sr k dent 
(arraohée) et Vêeil (trevé) qui De sont qu'an nembce ém 
oerps koinain fEÔsaîent sortir TesclaTo de son esdaisige^ 
d^antaat plus des chadmens qtii ont la force de^pmrifier 
tout le corps de rhomme (le fetomt- Ui sertùr de fe»ef0^ 
vuge éupichê). Or, cela s'accorde ^^) avec Tavisde R.CI1Î- 
iséMon, fils de Lakiscb, qui disait au nom de Lakisch: em 
rencontre (Jkins lu Bible) le mot fuete (n*n^) tant pour 
le $el qae pour les ciàtiwêens. On dit pacte poar le sef, 
là oà il est émt (Léy« II9 13.): tu me hdiêérut foe man^ 
quer le eel dupuete de ten Dieu* On ditjMicie aussi pour 
les chfttimens, là oA il est écrit (Dent* XXVIII^ 69*): veioi 
le$ parolee du pacte ^^). Or, comme le sel auquel est ap- 
pliquée la notion de pacte adoucit la viande, ainsi les chfl- 
timens auxquels est attachée la même notion, lavent les 
iniquités de Thomme. 

Baraïtka. K Chiméon, fils de Johaï, ait: Le Sainf^ 
béni soit-4], a fait trois présens d'un grand prix au peuple 
Israélite, dont chacun n'a été donné que moyennant des 
châtimens. Ces présens sont, là loi, la terre d'Israël, et 
le siècle à yenir. D'où sait-on cela de la loi! De ce qu'il 
est dit (Pseau. XCIV, 12.): heureux rkomme que tu pum$ 
à Eternel et imtruii par ta loi. Et de la terre d'Israël? 
De ce qu'il est écrit (Deut. Y III, 5») : Dieu te châtie comme 
un homme châtie $on enfant et qu'il est ajouté immédiate- 
ment après (vs. 7.): car t Eternel ton Dieu te va faire 



87)'^73im^p Voj. Im Préface. Cette mrgnmentaUoa est ici ex- 
pllqsée par la formnie tl73 5t.. « ttXÙt mo nriK hs^ éTmtiaui plus, 

88) W'^n id e«t: eeee id iptum eti. 

80) Ratehi: lei paroles dei malédicUoni et des pnnitioni dont let 
Juifk sont raanacéi dans le méoM chapitre, depaif le venet 15. Jai- 
qa^aa vcrieC 08. 



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— M3 — 

mtrer dmê imi torn p^s^^). Et in ûèûe k TMif? De 
w ^'il est écrk (Prov. YI, 33w): ettt le précepte eH une 
hmtpe et U» M urne humère et fet répréhên$iom prapree 
à imêrmére, un chemin de la vie (Talm.: de la' vie dm 
siècle à venàrj. 

Un Tanne ensdgnait en présence de R. Johoniin*^): 
qwraqne s'oecnp^e de Fétude de la loi^ exerce des oeuvres 
de misériicorde**), et ensevdit ses propres enfetts, DienF. 5.^. 
loi pwrdome toutes ses iniquités*^)* Maw R. Johanan loi 
dh: d'accord®^) ^ponr la loi et peor les oearres de misé- 
ricorde ^ car il est écrit (Prov* XYI^ 6.): Par la gratuit 
et la vérité il y aura propitiation pour f iniquité. En ^ 
fet, le mot gratuité (non) sigaifie les oewvrei de mi^érp' 
corde; car il est dit (Prov. XXI, 2i.): eelmi qui s'adonne 
ioigneueew^eni à la justête et à la gratuité j trouvera la 
vie, la jmetice et la gloire^ Et le mot vérité (nxaet) signi- 
fie la loi selmi oe qui est dit (Prov. XXIII, 23.)' «<^^^^' 
la vérité (Talm.: la loi) et ne la vends point. Mais d'oà 
déduis-tu (la même chose) pour cekd qui enséveUt ses pro- 
pres ènfans? JLe Tanne lui dit d*un vinUard (qui parlait) 
, au mun de R. Chiméon, fils de Johaî, et le déduisait d^ini^^ 
quMé et iniquité yy^, ll'*^)» car il est écrit dans un en- 



00) 11 eit ordinaire ausc Talmodiiiei de tirer nue preuve dé la 
proximité de denx versetii de deax parolei de la Bibl« ^c, lora même 
que le leni du texte lacré l'y refaie. 

91) VCSra 5fi^ "jam"» '^yn n-^Wp non -on doeuit doaor coram 
J?. Johanan vel Rava; on désigne par cette formule on ^mora on 
ÙhémariitB qui explique la BaraUho qu'il a reçue de ton précepteur. 

02) Qui aont lelon lei rabbioa, par rapport aux bieni de la for- 
tune 1<». fauroone, 2». la rédemtion des eiclavei, S», rhabillement des 
nui etc., et par rapport au corps: l». visiter les malades — 2» con- 
soler les affligés — Z^. accompagner les morts au tombeau — A9, se 
trouver présent aux noces et d'autres oeuvres semblables. 

03) ir^es Juifli admettent donc comme les Chrétiens des oeuvres de 
satisfaction et de pénitence. Voy. la longue note que fait Edxard sur ce 
passage de la Ghémara. « 

04) fittbTDâtfH paix^ fy toment j $oii y d*aceord; on se sert de 
eefte expression lortqa''on n*admet qu'en partie la proposition on la 
tradition d'un antre. 

05) C*<it-i.diie) da rapprochement de deux versets oà se troave le 



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. — 284 — 

droit (Prov. XXI, ^.):'Par la graiuUé et la vérité a y 
aura expiation pour Finiquité (p^) et il est écrit ailleurs 
(Mr. XXXII, 18.): Tu rends Finiquité ()%») despèrei dans 
le sein de leurs enfans après eux (Tdm. : tu pardonnes 
Finiquité des pères en fesant mourir (ou en punissant) 
leurs enfans. -^ 

R. Johanan disait: La lèpre et les enfans^*) ne sont 
pas des châtimens d'amour (mais des punitions proprement 
dites). Comment ne le sera pas la lèpre s'il y a une Ba- 
raïtha qui porte que quiconque est attaqué par une des 
quatre espèces de lèpre *^) ne trouvera qu'un autel d'ex- 
piation? Rép.: .Oui, elles sont un autel d'expiation, mais 
elles ne sont pas des châtimens d'amour/ Ou si tu veux, 
je peux dire : cette dernière sentence est pour nous (orien- 
taux) et la première pour eux (pour ceux qui sont en Oc- 
cident)**). Et si tu veux, je peux dire: la dernière sen- 
tence regarde la' lèpre cachée et la première la lèpre qu'on 
ne peut pas cacher. 

Mais est-ce que les enfans aussi ne constituent pas 
(un châtiment d'amour)f Devrons-nous dire qu'il, s'agit du 
cas où quelqu'un a eu des enfans et qu'ils sont morts? 
Nous voyons cependant que R. Johanan disait: celui-ci est 
l'os du dixième de mes fils**). Bép.: Mais la sentence 



mot iniquité ^l^ ce qoi mi une eipèee d'ai^gamentatloii a jpart dont 
nom avons déjà parlé. 

06) Ceit^^ire: et n'aroirpai d'enCiNif. 

07) Raichi: La tamear et qaelqne antre enflure qui approche de 
la tomenr, la tache et quelque antre choie qui retaemble à une tache* 
On reconnaît cet eipècet de lèpre par la couleur, car la 1^ e«t 
comme la laine, la 11^" comme l'enveloppe d'un oeuf, la Ill« comme 
la neige, et la IV« comme la chaux du temple, 

08) Roêchii à Babylone la lèpre était plui lopportable qu'en Pa- 
lettine parce que les lois de la pureté et impureté légales, qui étaient 
très-incommodes, ne devaient être pratiquées dans toute leur rigueur 
que dans la terre de promission. 11 suit de là que la lèpre pouvait 
être regardée à Babylone comme un châtiment d'amour ou comme un 
autel expiatoire; tandis qu'en Palestine elle constituait une punition 
proprement dite , ^^^ pîaga un fléau du ciel. 

00) Raêehi: Un homme comme R. iohanao ne poarait fonffrlr que 



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_ 285 — 

(que les tnfan$ ne comiiiMemt pas $m citaiment ^ amour) 
regarde le cas où on n'a pas eu de fils du tout^o^^) et 
l'autre sentence a rapport au cas d'un père qui a eu des 
enfans, mais qui sont morts. 

Lorsque R« Hija, fils d'Âbba, était malade, R. Johanan 
monta chez lui et lui dit: te sont-ils chers les çhàtimens 
(par lesquels iu es affligé). D lui répondit: ni les çhàti- 
mens, ni leur récompense^)* L'autre reprit: donne-moi ta 
main, le malade la lui donna et il le fit lever sur pieds 
(sain et sauf). Lorsque R. Johanan était infirme à son 
tour R. Hanina monta chez lui, et lui dit: te sont-ils chers 
les châtimens (qui t affligent) i II lui répondit: ni les çhà- 
timens, ni leur récompense ; alors l'autre reprit : donne-moi 
ta main; le malade la lui donna et il le fit lever sur ses 
pieds sain et sauf. Mais comment cela? R. Johanan aurait 
dû plutôt se guérir lui-même (car il fesgU des miracles)^ 
Rép.: (cela est arrivé) selon le proverbe: le prisonnier ne 
se délivre pas lui-même de sa prison ^). Lorsque R. EHe- 



del cliâtimeni d'amour , car si nous voyons qu'il était accoatnmé à con- 
ifoler les antres, en montrant on os dn dixième de ses fils y nous som- 
mes antorisés d'en conclare, qae lorsqu'il dit que la privation d'enluis 
BO consUtoe pas vn châtiment d'amour y il n'a pas voulu parler du caa 
oÀ un père a été privé de ses fils par la mort, car lui-même avait 
été dans ce cas* 

100) La stérilité a toujours ^t^ regardée par les Orientaux comme 
une très-grave calamité. 

1) Edxmrd: Audi$ hic voeem trium Epieuri de grege poreontm, 
gaudia fiUftrae vitae floeeifiieêniium dummodo vobipe iptiê t iV ùt hoe 
mmmdê. Ab$it auiem a ehrUtiamo homine indigna ienieniia Aaee. 

2) Ediard: Ulndunt neqnissimi wv^mmtoVo* optimo Salvatori nostro 
in eruce, quod alios jnverit, se ipsum vero e ligne liberare neqneat 
(Ifatth. XXVU, 42.) cum tamen e scriptnris prophetieis ignorare non 
potuerinti certe ignorare non deboerint Messiam eom In fiiiem adfuturum 
peccata generis humanl ut in se suscipiat, poenasque peecatis nostris débitas 
luat (Esai. LIIL), imo ut mortem crncis nostri causa subeat (Psal. XXII, 
15. 17—10. Deut. IX, 25.). — Selon Ediard le Proverbe du Talmud tire- 
rait' son origine de la circonstance dont parle S^ Matthieu, mais pourquoi 
ne pourraitril pas lui-étre antérieur I ^impartialité que je professe m'oblige 
à avoua que je ne vois pas Ici une aussi claire allusion à la mort de J. C^. 
que celle qu'y voit ce ffyaeuz interprète» U (est cependant fort pro- 
bable qu>Bdjard ait fa ce proverbe appliqua à eo graii4 évéuenent 



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— 386 — 

Mr était malade, R« Jobanaa monta okei loi, et Toyoat 
qu*U coaehait dans ime chaari>re obacnre, il découvrit bob 
bias'), et la lomière tomba dani (la cbambre), et il pm 
s*aperceToir que R. Elieser pleurait* U lui dit: pourquoi 
cela? Si tu pleures à cause de la loi que tu n'as pas étu- 
diée aussi souvent (que in Fauraiê voulu). Nous iqppre- 
nons dans la Miadma ^) que faire beaucoup revient -au même 
que faire peu, pourvu que Ton dirige son coeur veis le 
ciel*), et si cela est à cause de la nourriture ce ne sont 
pas tous les hommes qui méritent deux tiddes*). Si c'est 
enfin parce que tu es resté sans enfans , void un os du 
dixième de mes fils. Alors Tautre lui répondit: je pleure 
parce que cette beauté (qui te diêtingue) devra se résou- 
dre (un jour) en poussière. Si c'est cela, reprit l'autre, tu 
as certainement raison de pleurer, et ils pleurèrent tous les 
deux^). En a^udant (R. Jofaanan) lui dit ainsi: te sont- 
ils agréables ks chàtimes (qui t'affligent)? IL lui répondit: 
m les chatimens, ni leur récompense. L'autre reprit: donne- 
moi ta main: le malade la lui donna et il le fit lever {$atu 
et 9a%f). 

Lorsque quatre cents vases de vin de Raf Hanna se 
furent changés en vinaigre, Raf Jehuda, frère de Raf SeUa 
le pieux, et d'autres rabbins (et il y en a qui disent Raf 



dun lei lims post^rlean m Tmlmad j oè Paniraotité contre ]m Chré- 
tiens eit encore plot outrée que dans ce code. Mait à tout preadre 
ce proverbe confirme et ëclaireit d*one part l'hitteire evangéliqne, et 
démontre de Tantre rincontéqoence det Talmadfstef qol ezcoaeat la 
fiiblette de lean tbanmatnrgei par an proverbe doat lean aaodtrea 
ge sont lervit pour ininlter notre Divin Sauveur, en lai rtfproehant 
çuHi avait taavé les autres tans pouvoir se sauver lui4mêmu. L'Ain 
Jacob contient ici one variante on- one trantpofition qui n'altère en rieo 
la teneur de ce paiiage. 

8) Rasehi: car U d^ir de R. Jehaaan était rayonnante à eaaiM de 
la beauté. 

4) Menahoth 18. $. 11. 

5) Marc XII, 42—44. etc. ^ 

S) C*eit-à-4f re , deux portéea de meti ou ce qae lei LMine diaaient 
prima et secundo mensa, 

7) La vanité des femmelettet enchanléee de laan oharmea n'eet 
jamais aUée plos loin. 



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— aw — 

Ada, fik d'Ahava^ et d'aotrtft rabbins) Tinrent le trouver 
et loi dirent: que Jlfor (ou votre Seigneurie) examine tes 
actions, n leur dit: est*ce que je sois suspect à yos jeuxf 
Us loi répondirent: deirons-nous donc soupçonner que le 
^ Saint, béni soit-il, exerce son jugement sans aucim motif! 
Il kur dit: s'il y a quelqu'un (entre vous) qui ait entendu 
quelque chose sur mon compte, qu'il le manifeste. Ils lui 
firent : il est parvenu jusqu'à nos ortf lies, que Mar n'a pas 
donné à son vigneron la partie de pampres (qui lui e$t 
due)^). U lenr dit: m'a*t-il laissé quelque chose de ce qui 
lui appartient) H a aueontraire volé autant que je lui de» 
vais, n lui di4:ent: cela revient à ce que disent les hom- 
mes : qm vole après le voleur, partage le gout du vol (ou 
il eêf impUfué dans h vol)* Je prends done sur moi (dit- 
il) que je lui donperai (ce qui lui revisit). Il y en a qui 
disait que le vinaigre se convertit de neuveau en vin et 
d'a«tres diasnt, qu'il devint si cher qu'il fut vendu comme 
du vin. 

Barmtka. Abbà Benjamin dit: tous les jours (de ma 
vie) j'ai porté un grand soin sur deux choses, sur la prière 
afin qa'eUe fut faite devant mon lit, et sur mon lit afin 
qa'il fût placé entre le septentrion et le midi^)» Sur ma 
prière afin qu'elle fût faite devant mon lit^^) que veu*- 
lent-eUes dire ces pwroles devant mon Utt Faut -il dire 
qu'elle était réellement fmte devant le lit? Et cependant 
Raf Jehuda disait avoir entendu dire à Raf, et selon d'au- 
tres à R. Jehochua, fils de Levi: d'où savons-nous qu'en-* 
txe celui qui prie et la muraille, il ne doit se trouver rien 
qui les sépare? De ce qu'il est dît: (Esa. XXXVIII, 2.): 
Alor$ Ezêchiai tourna la face contre la muraille et Jît 
sa prière. H ne faut donc pas .dire : devant mon lit (au 



8} O'^'^fil «It à proprenetft j^rler on calUvaieiir qai partige la ré- 
colte «vee !• mattre «n paiement de son travail. 

^) Rateki: de manière que la tête regarde le leplentrion et lei 
pieds le midi, car la Chekimm on la Majeité de Qjea demeure en OH. 
«nt on en Occident. 

10) Lea Talm^diatet ont roaage de répéter la partie du texte qn* 
lia ae propaieat ^ezptiquer. 



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propre) mab qu'elle soit appoyée sur mon lit (au figuré) ^ >)• 
Et sur WMn lU, qfin quHl JPàt placé entre le septeutri^m 
et le midù Car R. Hama, fils de R. Hanina, disait avoir 
entenda dire à R. Isaac: quiconque place son lit entre le 
septentrion et le midi aura des enfans mâles, ini qu'il est 
dit (Pseau. XVII, 14.): Etemel^ délwre-mai par ta ma$m 
de ce$ gens du monde ^ desquels le pariage est en cette 
vie, et dont tu remplis le ventre de ton trésor caché 
(']3i&2£) (Talm.r ton septentrion (*jaiD£) remplira leur ven- 
tre d^ enfans mâles) ^^). Raf Nahman, fils d'Isaac, dit: de 
plus sa femme ne mettra pas au monde des avortons, car 
il est écrit ici (ib) : ton trésor (Talm. : septentrion) rem- 
plira (^^X3n) leur ventre, et il est aussi écrit autre part 
(Gen. XXV, 24.) : Et quand son temps d*enfanter fut ac- 
compli (i66)9^i) ^oici deux jumeaux en son ventre ^^). 

Abba Renjamin disait encore: si deux vont dans la 
Synagogue pour prier, et que l'un précède l'antre et prie 
sans attendre son compagnon et sorte: (les anges) déchi- 
rent (^'«'iid) sa prière en sa présence (qfin qu^elle ne 
monte pas jusqu'au ciel), car il est dit (Job. XVUI, 4.): 
ô toi qui décJûres (tniD) son àime en sa fureur, la terre 
sera-t^elle abandonnée à cause de toif (Talm.: b toi qui 
es cause que les anges déchirent ta prière^ etc. crais-tu 
que pour toi la Mtyesté divine abandonnera la terre ou 
la Synagogue, et n'assistera pas aux prières de ton com- 
pagnon) ^^)f Et non seulement cela, mais il est cause que 



11} C'ett-à-dire ) qae la prière Boit ma première oecapation en me 
levant et Im dernière en me coachant. 

12) Car il sait dani le même Ytnei le mot h*^^^ aa maieolin. 
Noos aronf déjà fiât observer que les Talmndistes citent souvent Im 
Bible d'une manière incomplète, parce qu*lls écrivent poux ceux qui la 
savent par coeur» 

13) Le raisonnement de PHalaca est ici tÙti £<>» c'ett-à^dire, 
comme tÙTi dans la Gen. XXV, 24« signifie accomplir le temps de Pae- 
couchement, il doit signifier la même cbose aussi dans le Pseaome 
XVlly 14, Nous sommes revenus encore une fois sur cette maniera 
d'argumentation vu qu'elle n'est pas ûicile à saisir. 

U) A U lettre 9DM Wn fpW tu et cause que Fange de Diea 
appelé Apb (courroux >BM) déchire (C|11D) l'tae (wti) c'est^dire, 



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— 289 — 

1^ CJkMMT tfesi éloignée d'I^ur^ car U f^ 4U (»b): et h 
roeàêr (it») ^era tron^ré de sa fiiaçep en effet, le mot 
r^tse ne signifie antre ckose que le Saintf bépi soit^il ; car il 
m dit (Deiit. XXXII, 18.): Tu 9$ fiupiié h rocher (-nx) 
fi$i fm engendré. Maïs s'il attend sen coippagnon, quelle 
sera sa récompense? R. José, fils de B^ Hanii^a, dit: il F. 6. a. 
mérite ces bénédictians, car il est dit (Esa, xi^Vin, 18. 
19.): o si tu eusses été attentif {tùm^ffi) à mes cofi«i<i;i- 
démens^ etc. ^ ^y^ (Talm. : o si tu eusses attendu ton com^- 
pagnon pour ea^écuter mes commandemens) car ta prp* 
spérité eût êfé cowune le sahle et çeu^ gui sortent de ies 
eniraifle^, efc. et ta paix eût été comme un fleuve et ta 
justice comme les flotjf de la mer. 

Le ménie Abba Qenjamin disait en oi^tre; s^ Toeil 
avait la faeulté de voir (toat), personne ne pourrait tenir 
ferme devant les mauvais esprits. Abal dit: ils nous sur- 
passât en nombre et nous entourent cpipme une levée d,e 
terne (en^ssre) une fosse» Raf Hnnna dit : çhacpn de nous 
en a Inille à gauche et dix luiUe à droite, Rava 4it: c'est 
d'eux que dérive cette e3pèce de compression qui a lieu 
dans l'épouse i^'), c'est d'eux que dérive le relâchem^t de 
nos genoux, c'est par leur frottement que sont déchirés les 
habits des rabbins. Us sont ausâ c^use que nos pieds 
bronchent. Si quelqu'un veut les connaître ^ qu'il se fasse 



Is prière; eir la prière et Pâme sont lynonymee (I« Saib. I^ 16.). H 
eet à remarqaer voe fofi poar toatei qoe leg ezplicationa Jee .plos zi- 
dieaiei qui le rencontrent dani le Talmud ont tonjoori on afr de prow 
b sb iii té et de lédaetioA poor ceux qui l'étadieat^ parce .ga'ellcf font 
appnyéei tnr qneiqoe citation aopliIttiqQe de la Bible, faite le plM or* 
dlnaiawment d^prè# lei treize metlff ttm'gmm^muuiom. 

15) Le Talmod ajanle ici ''âl «^ eaeimrmy nniAoemeqt poar mar* 
qqer une tranipoiitipn de deux verteti, car la béoé^ieiljqyD qai regarde 
la fécuAdité doit avoir le pat inr tootei le» autrui selon lee TaU 
nodiitc». 

le) Ragchii Le Samedi, lonqn'on attiate au i^rmon d'pn rabbin, 
et qne la foule n^ eat pat trop grande. Let Joiffa appellent le Samedi 
tantôt Bpouêt tantôt Reine. Ht donnent le nom S?Bpouêe plut particu- 
lièrement au Samedi qui précède une. fdte. Voy* Bozt. Symagé Jnd. 
CiMip. X. 

I. T 



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— 290 — 

apporter de la cendre criblée, et qull la r^ande autour de 
■on lit; le matin il y verra comme des pieds de coq. Et 
ri qaelqa*an vent anssi les voir il n'a qa*à/se faire appor- 
ter des secondines d'une chatte noire, fille d'une autre chatte 
noire première née, fille elle-même d'une noire première 
née; qu'il les sèche au feu, et qu'il les broie; puis qu'il en 
remplisse ses yeux et il les verra* Mais il faut garder 
cette poudre dans un tuyau de fer et le cacheter avec 
une bague de fer afin que les diables n'en volent pas^^), 
il faut austt en cacheter de la même manière Torifice pour 
ne pas en être endommagé ; Rav Ribi, fils d'Abaï, fit cette 
expérience'^) et il en fut endommagé, mais on implora la 
divine miséricorde sur lui, et il guérit. 

Abba Benjamin disait enfin : la prière de l'homme n'est 
exaucée que dans la Synagogue, car il est dit (L Roia 
Vin, 28.) : pour entendre le cri (Talm. : le chant nrr\rt) 
et la prière; dans le lieu du chant (qui est la Synago^ 
gue) fl faat donc faire aussi la prière. Rabbin, fila de Rav 
Ada, disfidt avoir entendu dire à R. Isaac : d'où savons-noua 
que le Saint, béni soit-il, se trouve dans la Synagogue? De 
ce qu'il est dit (Pseau. LXXXU, 1.): Dieu aaiste dune 
ra$$emblée du Fart (b») (Talm. : des kommes). Et d'où 
savons-nous que la Ckekina se trouve avec dix qui prient t 
De ce qu'il est dit (ib.): Dieu aaiite dan$ tattewAlée 
(m») du Fart^^). Et d'où sait -on que la GMeina est 
aussi avec trois qui sont assis en jugement (pour juger) t 



17) BmêMi tÊX Ut dliMct n'oaf sncon poofoir nir ee qsi eit 
bi«ii feme et «sckelé. 

18) Les plot Bodemea éditfong da Talmni ijontent ^tf? ilvUXtm 
diables, malt U «n M endomaiagé, c^ett-à^rt, ce furent lei diablet 
qal loi nnlsirent et non la pondre. Je croit qn'Eltenmenger va trop loin, 
lortqaMI croit qnii ett qnettion ici de renfermer les diablet dant va 
tube (Voy. l^ Part. pag. 424.> Le Taimnd yent faire entendre, c« 
me teiOile, que cette expérience peot bien rénttir, malt qn^eUe est 
dangerente. 

10) Ra9thi\ le mot VtVf anembUe uigniAt une révnlon de dix 
hommet, car on t'en tert (Nomb. XIV, 17,) poor détigner dix ex- 
plorateart. 



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— 291 — 

J)e ce qnll est <tk (ib.): H J^ige nu milieu det Juge$ 
(â^ni^)^^). Et d'où savons-nous qne laiChekina se trouve 
avec deux qui sont assis pour s'occuper de la loi? De ce 
qu'il est dit (Mac. III, 16.): Alors ceux qui craignent 
t Eternel te sont parlé tun à tautrCy et t Eternel ff aété 
attentif i^^P'^')) (Talm. : l* Eternel attend cens qui parlent 
entr'eux de la loi) et Va oui et on a écrit un livre de mi- 
moire devant lui, pour ceux qui craignent ^Eternel et qui 
pensent à son nom. Que veulent-elles dire ces paroles ; et 
gui pensent à son nom f Raf Ase dit : celui qui pense à un 
précepte, et est empêché de Texécuter, VEcriture le lui 
compte comme s'il l'avait exécuté* Et d'où enfin savons- 
nous que la Chekina se trouve même avec un seul qui est 
assis et s'occupe dans la loi? De ce qu'il est écrit (Exod* 
XX, 24.): en quelque lieu que ce soit^ que je mettrai la 
mémoire de mon nom , je viendrai là à toi et je te béni- 
rai^^). Mais après avoir prouvé que la Chekina se trouve 
avec un, quel besoin y a-t-il de dire avec deux^^)t C^est 



ao) Ratehi: fnnmDn pca :ia tèfit û-^nb^ d-^np. piri^^éi 

on n*0ppeUe un Beih dim , Èlohim çue fongu^it €$t composé de p'ois 
juge» (comme celai do cieLVoy. Sanhed. 3. 6. et 14. «.)• Le pMiage 
do Tftlmod accompagné de la gloie de Raichi eit d^une extrême Im- 
portance ; car il noa« porte à rechercher il lei Juifs ont eu «inelqne 
notion da myitère de la Trinité. Cette recherche a été déjà inttltaée 
par Edsard (Traotatoa Talmndiri Beralcoth pag. 108. et Avoda Zara p^ 
166.) et loi a donné ponr dernier réioltat Jwdaeit aniiguioribut fufsee 
pertuasumy guod nomen &*^r7^^ nom modo pluralUatem periomarum 
inférât y teé taîem oatmiko pluraKiatem gnae mimimum tribut aôiot- 
vainr. Si lea Joifi pottérieort ont cliangé de aystème relatif ement aux 
niyatères et aux prophéties de la Bible, c'est qne la haine qu'ils pro. 
fcMont contre J. Ch. et ses adorateurs, les a poussés à bout. Il faut 
convenir aussi que nos théologiens se sont laissé également pousser 
à bout par la haine qu'ils professent contre les Juifs,' en roncerant 
le projet de brûler le Talmud et de détruire par là tant de renseig* 
neniens d'un intérêt majeur pour les lettres sacrées. 

21) RmseM: on déduit cela de ce que, je viendrai à tçi têt ici 
ao singulier. 

22) Cest-à-dire, si Ja Migesté divine demeure avec un qui s'occupe 
de la loi, d'autant plus elle devra demeurer avec de«x. La traditioii 
ne fait donc que des répétitions lautiles en examinant tons les i^itres css. 

T 2 



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— 292 — 

^ttrc^ ^ûe Un patohk ie deux sont éerttés dant le livide de 
la mémoire (Mala. ib.) tandis que les paroles d*iin seul ii*y 
AOnt (as écrites. Mais après aroir ptoavé qu'elle se trouve 
avec deux, à qtioi bon parler de trois? Car Si lu Toalais 
dii^e**): Le jugement n'existe que pour entretenir la paix 
dani^ le monde, et la Chekîna ne Tient pas y demeurer 
foH pourrait te répondre) : Toici qu'il nous fait entendre 
qiie le jugement marche de pair avee la loi'^). Mais 
aptes nous avoir prouvé qu'elle est même avec trois, quelle 
nécessité de nous parler de dixl C'est que la Chekina pré- 
cède dix personnes (qui vont à la Syfêagogue)^^) et qu'elle 
ne vient trouver trois juges dan$ (le leth-din) que lors- 
qu'ils y sont assis. 

R. Afin, fils de Raf Ada, disait avoir entendu dire à 
R. Isaac: dW savons-nous que le Saint ^ béni sdit-il, se 
met les Tephillin^^)t De ce qu'il est dit (Esa. LXII,SO; 



2%) M*V)*Y emr tu paurrmU objecter ou faire la diffieuité» 

24) C»««t-à^re qn'U était nécetMire de fpeciiier sont ce cm, 
po«r Botit ftiird entendre qae Dieu regarde l'exercice de la jattiee 
eoaune Tétade de la loi. 

25) La Ghémara eit ici en contradiction avec elle m^me, car eUe 
dira toat à l'heore qae Dien se fâche Ior«qa*il entre dans la Synagogue 
et qnll n'y trouve pai i\x penonne«. Aui eonciUent haet Judaeij 
obtenrè à ce prôpof Ediard, okI agnoteunt non e$9e ^vima ormculm 
pute eorput taltuudieùm pro talibut venditmt, 

!to) Edzard. Hie iterum produmt Oemmriitae çuo spiriiu regrnmtuTj 
dum non modo hiêtrionieo habitui pto te morionum inttar inter mmtU' 
tiuot precei dont eonepieiendot , auetoritatem a trememdi numinie per» 
9ona eoneiUare nituntur ^ $ed eidem etiam tupremo omnium rermm mr^ 
bitro preeet tribuere non erubeeeunt. Le même Interprète a^attache 
eninite k démontrer qnç «1 les phraiei et tu Ut h'erem pour être un 
eigne tur tee moine et eliet ter ont comme det fronteaux entre tee yeur 
(beut VI, 8.) ont été pHseï an propre par les Juifs , et ont occasionné 
les TepàHanj on ne voit pas pourquoi les mêmes Juifs ne prennent 
pas égaleoMnt an propre plusieurs autres phrases bibliques dont la te- 
neur est, qu^n fsut attacher les préceptes à ton cou et iet éerùre tur 
im tMe de eon coeur (ProT. UI,3. VI, 21. VII, 3.). Mais 11 a oubHé de 
Mre remarquer atax mêmes Juifb , que si cet phrases sont maintenant 
toiHes nu iguré dans la mUe, eUes ont été sans métaphore dans l'oH- 
glM ches les idoiéttcs, de ■orte que let Rattbknitet qui portent let 



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— 293 — 

UEiermel a juré par sa iextre et par l^ bra$ de taferee* 
En effet, l'expression par $a dextre^ tdgnifie id la lei; vcar 
il est dit (Dent. XXXIII) 2.): et de ia dexire le feu de 
ta loi est sorti vers enx. Et Texpressipn, par le bras de 
sa force ^ signifié les^ Tephillin^'^) va qu'il est dit (Pseaiu 
XXIX, 110* ^i^^ donnera la force à Israël. Mais d'oà 
savons-nous que les Tephillin sont Isl force d'Israël! Do 
ce qu'il est écrit (Dent. XXVIU, 10.): JEt tous les pe^ples 
de la terre verront que le nom de PEtemel est réclamé eur 
' toi^ et ils auront peur de toù En effet, \uxeBara%tka por^: 
B. Elieser le vieux disait: ces paroles signifient les Ta* 
phillîn de la tête < 8). Raf Nahman, fils d'Isaac, disait à R. 
Hîja^ fils d'Afin: puisque ce sont les Tephillin du Seigne^ir 
du monde {on voudrait savoir^ ce qui y est écrit. Il lui 
dit: (/«f paroles I. Cluron. XVII, 21.): Ei qui est comme 
ton peuple d'Israël la seule nation sur la terre^ etc. Biais 
est-ce que le Saint, béni soit-il, se glorifie des louanges 
d'Ivaëll Oui, car il est écrit (Dent. XXVI, 17.): Tu as 
atyourd'hui stipulé de FEtemel^ etc. (n^sxrr) (Talm.: Tu 
as exalté r Etemel) et il est écrit tout de suite après (Ib. 
vs. 18.): aussi t Etemel a stipulé at^ourd^hui de toi 
(^^''3^ôc^) (Talm. : Et t Eternel fa exalté à son tour). C'est- 
à-dire, le Saint, béni soit-il, dit ainsi aux Israélites: vous 
m'avez fait aujqurd'lmi une louange dans le monde, et moi 
je vous ferai {de même) une louange dans le monde. Vous 
m^ avez fait une louange dans le, monde (en récitant) ce qui 
est dit (Deut. VI, 47.) : Ecoute Israël^ f Etemel est notre 
JDieuj l'Eternel est unique. Et moi Je vous ferai une lou» 
ange dans le monde (en répétant) ce qui est dit (I. Chron. 



Tepkillin ne font, à propresiMit psfelw fse foivre les 

f Hlrei HùWtf et pcsUqMiit U naacipe : g mmmum jmj swmma iajwrim. 

aï) Cmt MtreveBi lei mote deztre et brai coattiistraient «n» lé- 
pétilioB inutile dane U Wh\e. 

28) ToMepheth: Cela a rappcnrt a«x TephUIin èe U tête «ni pe«TMit 
4(rt voe 4e font le menile, nos anx T4pl^mm da la main i|ai ae 
peuvent être vof qae de eeox qai ka portent. Ainil aeloB le Tatead 
toat le monde craindra laraêl en loi vorant Ici T$phiUim wms la iékti 
Il font avouer qae dasileMi fronteaox il y a an*aioitta de qaol 
yer tea en£uia. 



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— 294 — 

XVII, 21.): et qui est comme ton peuple f Israël^ la seule 
nation de la terre (Taira. : elle eH unique sur la terre 
comme Dieu dans le ciel). 

Raf Aha, fils de Baba, dit à Raf Acha: cela est 
bien pour une cellule, mais qu'est-ce qui est écrit dans 
les antres cellules > 9)9 H hi répondit (les paroles 
Dent. IV, T.): car quelle est la nation si grande, etcj (et 
ib. vs. 8.) et quelle est la nation si grande, eicJ (ib. 
XXXIII, 29.) è que tu es heureux Israël, ete. (ib. IV, 
34.) ou que Dieu ait faU une telle épreuve, etc. fib. 
XXVI, 19.) et il te rendra haut, élevé, etc. Si c'est 
ainsi, les cellules seront ici plus (de quatre). Rép, : 
Mais (les deux textes) quelle est la nation si grande,^ 
quelle est la nation si grande qui se ressemblent enrr'el- 
les, doivent être dans une seule cellule et (les deux autres 
textes Deut. XXXIII, 29.) : ô que tu es heureux Israël, 
et (I. Chron. XVII, 21.): qui est comme ton peuple d'Is- 
raël danis une autre cellule (et le texte Deut. IV, 34.) : ou 
que Dieu ait fait une telle épreuve, etc. Jans une troî- 
«îème cellule (enfin le texte) Deut XXVI, 19. et il te 
f*.^b.rendra haut, élevé, dans la quatrième ceUule. Mais tous 
ces textes pris ensemble doivent être écrits dans (la cel- 
Iule) des Tephillin du bras. 

Rabin 50) (ou R. Abin), fils de Raf Ada, disait avoir 
entendu dire à R. Isaac: quiconque a l'habitude d'aller dans 
la Synagogue, et un jour n'y entre pas, le Saint, béni soit- 
il, demande de lui, selon ce qui est dit (Ésa. L, 10.): qui 
est celui d'entre vous qui craint f Eternel (Talm.: qui 

29) C«r ]«• T€phinîn de la tête ont qa»tre cellolei, «t dam ehaqoe 
ceUale on paiia^ de la «Ible, maJi eaux de la main n'ont qn'ane tel- 
laie où aont répété* tooa les paHaget éerltt dam lea Tephniîn de U 
tdle. Voy. U Préftwe. Ao reste Pheoine a des TephlUIn et prie aor 
U lerre comme Dien a dee Tephillin et prie dam le del d'aprèa la Ca- 
liale de. andem. U y a det doefeore joifa qnt prennent eela an pro- 
pre et il y en a aoisi qui l'expliqnent ao figoré. fl faot aroner qne lea 
prmierfl font aenla sincères et eonséqoens; ear la Cabale andenne ne 
reconnaissait aaenne aUégorle dam U maxime de l'analogie, qni passe 
entre les denx mondes, le sopérienr et l'inft^rienr. 

30) rai au liea de Y^l^ "^a^ al»réviation vnlgaire. 



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— 295 — 

craM f&ernel oa qui est accoutumé de Tenir dans la Sy- 
nagogue) et gui écoute la vota; de ion $erviieur^ qui mar-- 
che dan$ les ténèbre$ et qui n'apa$ de clarté^ etc. (Talm.: 
qui ne s'est pa$ éveillé n-^^^n ^bn, ce matin mw). S'» est 
aBé pratiquer une chose de précepte il y aura de la clart4 
pour lui 3^), msds s'il est allé pratiquer une diose quin*est 
pas de précepte, il n'y aura pas de clarté pour lui, qu'il 
$e eof{fie dam le nom de PEternel: quel est le sens de ces 
dernières paroles (d'Esaïe)! Rép.: car il devait se confier 
au nom de Dieu, mais il ne s'y est pas confié. R* 
JohanwQ dit: lorsque le Saint, béni soit-il. Tient dan» la 
Synagogue et n'y trouve pas dix hommes, aussitôt il se 
met en colère, car il est dit (Esa. L, 2.): Pourquoi iuis-je 
venu y et qu'il ne s'ett tfoltvé personne t j'ai crié et il n'y 
a personne qui ait répondu (Talm.: et il n'y a pas dix 
ifimmeây ou .autant qu'il en faut pour la prière)*^). R. 
Halbo disait aToir entendu dire à R. Hunna: quiconque dé- 
tendine un lieu pour sa prière a pour son aide le Dieu 
d'Abraham, et lorsqu'il meurt on dit de lui; où est cet 
humble, ce pieux, qui fut un. des disciples d'Abraham no- 
tre p^re? Mais d'où savons-qous qu'Abraham notre père 
fixa un lieu Tpour la prière)? De ce qu'il est .écrit (Cen. 
XDL, 270 : Et Abraham $e levant de Ion matin vint au 
lieu oU il s'était tenu (^w) devant T Etemel ^^). En effet, 
le mot station (mi^^^) ne signifie autre chose que la prière; 
car il est dit (Pseau. CVI, 30.): uuiis Pinhas se présenta 
(Tï»^*») et fit justice (bic'^l (Talm.: et pria) ^^). Le même 



Si) Cir un précepte ezdat Psatre. Voy« U Préfoee» 

52) MaicAi: nDSl^n n*^!! btf f'tAnm^» Us dût oUemx ée la 
^nagogue et une Tille od ne iont pai lei dix oiseux, ne mérite pai 
le nom de Tille , et ne pent pae avoir de Sanhédrin, — Voj, la Théorie 
du Judatiwu» 

53) Lea Talmndiitei ont en mage d*al(érer la Bible en la citent, 
et d'omettre tontei let citeUone qui Tiennent, d*one manière iliaple 
et naturelle , à Pappni de ce qoilt Tealent prooTer, La dtetion à Biire 
id, était (Gen. XXI, SS.) où U l'agit réellement d'an Uen deitiné par 
Abraham an culte de Dieu et qui éteit un boequet (lacat mXaoç) avant 
que dei lieux pareils fuMent défendus expressément par la loL 

34) Car le mot b^Dv eut dire faire juUiee aussi Uen que jirifer et 



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— 296 — 

tt« Halbo (disait aussi ayoir entendu ^Kre à Raf Huima: ce- 
lui qui soit de la Synagogue ne doit pas marcher à grants 
pas* Abat dit: cette sentence regarde uniquement Faction 
de sortir (de la Synagogue); car pour celle d'y aller ^s) il 
a été même ordonné de courir; car il est dit (Osée VI, 3.): 
Nou$ nous hâterons (no n'nD) de connaîire FEierneL R. 
2irà dit : au commencement, lorsque je royois que les rab- 
bins couraient à la Pirka'^) le samedi, je pensais: voila 
des rabbins qui violent le samedi; mais après avoir entendu 
que ft. "Tanhun disait avoir appris de la bouche de R. Je- 
« hochua, fils de Levi, que toujours Thomme doit courir pour 
(entendre) les paroles de XHalaca^"^) et cela même le 
samedi, car il est dit (Osée XI, 10.): Ils marcheront après 
tEternety il rugira comme un lion y etc.^^) moi aussi j'ai 
couru. 

R. Zira dit: la récompense de la Pirca est la course'^. 
AfàS dit: la récompetise de TEpouse {ou du sUmédi qui 
précède la fête) est la pression (de la /bule). Raba Àt: 
la récompense d'une leçon ^^) est Toplnion. Raf Papa dit: 
la récompense de la maison de rimpureté^') (ou du cime^ 
tière) est le silence. Mar Sutra dit: la récompense du 



» parole de Diea doit être ezpllqaée d'aprèi (oatei lei tignîficàtioiia 
de chaqoe mot, aiiiiî que Boot Tavoni deaontré dana la Préface. 

95) A ht lettre pour y monter llb^, car on disait toujonra monter 
poor alter au tè^pte oa à U réaidence da roi. 

36) Mp*1D ^eciion. Leçon oa Sermon da tanedi. 

87) nsbïl Teut dire ici une Homclte rabbiiriqoe. 

38) Voy. plot loin où H eit dit l^nn** trépide accourent. En gé- 
néral H f«ut coHàtioniier le texte facré avec lei citations qo'en fait le 
Talmod autant de folt qo*ou ne roit paa clairement anr quoi repoae 
Tappliation d^on paiiage de la Bible. Ici p. ex. elle repose sur te mot 
1*)in^ qui pourtant n'est pas cité. 

SO) C'est-à-dire: on mérite nue récompense tout au -moins pour 
•▼otr eoam. 

40) Mnâ^^tf) leçon ou txpUcaHon du Talmud. L'action d*y asssis- 
ter. nous luérile une récompense tout au-moins pour avoir tâché d'y 
concerofr quelque chose ou d*y acquérir une opinion arrêtée. 

41) tl'^TTtd ^"1 maison d'impureté ou cimetière, selon d'autres nalaos 
de deuil. 



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— 207 - , 

jeâlke est ramnôoe *2). Ilaf Cheebeth dit: la réosmpeiiie 
do deail est le gémissement. Raf Âche dit: la récompense 
d'une maison de noces*') sont les paroles. 

Raf Hunna dît: quiconque prie derrière la Synagogue 
doit être appelé impie; car il est dit (I^au.XII,9.): tes mé^ 
ckam se promènent tant ttutour. Raf ÂfàS dit: cette sentence 
n^est Talable que pour celai qui ne tourne pas son TÎsage 
Térs la Synagogue**). Mais nous n'avons rien à dire con- 
tre celui qui touoie son visage vers la Synagogue. Lors- 
qu'un certain homme prisât derrière une Synagogue sans 
tourner sa face vers elle, Elle passa par là, le vit, et comme 
il lui parut un marchand arabe il lui dit : c'est donc comme 
s'il y avait deux divinités que tu oses rester (aimt) de- 
vant ton maître*^). Il tira son épée et le tua. 

Un certain disciple des rabbins disait à Raf Bibi, fils 
d^Afaî, (d'autres disent que Raf Bibi parla ainsi à RafNah- 
man, fils d'Isaac) que signifient (ces auire$ paroles 
du même Psean. XII, 9.) : les abjects sont élevés entre les 
Jils des hommes*^). Il lui dit: ce sont des choses (ou des < 



42) Noai Déritont une récontpenie poor faandne que Ton , eit ac- 
coolané de distribuer le jour de jeâne. 

43^ -I^I^n "^ mafiom det Uuaugeê on de9 Epiihalame* oà Ton «vaU 
coatame d*ég«^er let nonveaax nuuriét par dei parolee pleinei d'es- 
prit et de gaielé. 

44) C'eit-à-dire : qotconqae prie bon de la Synagogue et ne tourne 
pat le viiage ven l'Orieot où était le temple conune ceux qoi tont 
dant la Synagogue, parait reconnaître par cet acte, an antre Dien qne 
le Oiea qn'ilt adorent 

iÇ) Cette explication qui ett de Ratcbi me paraît trèt-foreée. Je 
propote de tradoire : et il prit la forme d'un marchand arabe et lui 
dit': c*eit done ainsi men file çue tu oteê retter deifant ton mattret 
Elie ne pouvait pas ignorer ti cet Iromnie était Arabe on Jalf, et ion 
projet devait être de l'aborder à l^amiable et sans lui fhtpirer fe moin- 
dre toupçon. An turplns, nout verrons que les Talmadlstes conforment 
exactement leurs régies de tolérance à cet exemple qui leur en a été 
donné par Elie. Les auteurs du Talmud de Jérusalem (Berac. 34. a.) 
applaudissent à l'homicide commis par Moïse et enseignent par là quit 
faut soivre ion exemple toutes les fols qu'A s^agli d'un idolâtre od d'un 
non-Juif^ 

4G) t*e Tàlmnd aime s s'exercer sot les passages de la Bible qnl 
présentent quelque difficulté et se tire d'embarras à son ordinaire, ou 



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_ 298 — 

prièrm) qmi oat une place daai le lieu le plas élevé da 
monde (&1*13) et dont les fils de Thomme font peu de tas 
(ni!bA\ R* Johanan et R. Eleazar disent tons deux (qu'il 
faut expliquer ce passage ainsij: Lorsqu'un homme a 
besoin de Tautre son visage change comme le^^rtMi (bl'n^); 
car il est dit (ib.) tnee '^^b nii>a O'}'^:^. Que veut dire: 
niba Dtnd? T^t Raf Dimi et dit: il y a un oiseau dans 
les villes fortifiées de la mer dont le nom est Keruwt^ et 
lors^e le soleil parait, il se diange en plusieurs couleurs ^^). 
R« Ame et R. Ase s'accordent à dire tous deux » qu'un tel 
homme est comme s'il passait par les deux jugemens du 
feu et de l'eau; car il est dit (Pseau.LXYI, 12.): Tu avais 
fait monter les hommes (Talm.: les oréamciers) sur notre 
tète^ et nous (Talm.: les débiteurs) étions entrés dans le 
feu et dans Veau. 

R. Halbo disait avoir entendu dire à Raf Hanna: que 
l'homme soit toujours exact dans la prière de la miàka 
(ou de laprès'-midi)^ car nous voyons qu'Elie ne fut exaucé 
que dans la prière de la nUnha selon ce qui est dit (L Rois 
XXin, 36. 37.): tt il arriva qu'au temps qu'on offrait 
Foblation (rm^n) ENe s'approcha et dit, etc. exauce-moij 



par OB eophiioie oa par va conte ridienle. Voyoni le ane fois poor 
tootef Aani le reriet dont il eit question ici: p^^rm^ &^J^1D*1 !Ï^K 
tn^ "^^b DlbA &YT3 le mot qol embarratie le ploi dans ce paaaaga 
c*ett t}^^* Je croii qu'il fiiot en diercher la tignifieatîon daai PAvabe 
trO Aonore et nobUfitite snperapti et expliquer ce renet arec le pré- 
cédent, ainsi: Préserve-Us à Jawutis de cet âge où les impies se pro^ 
mènent (avec ergueO) de toutes parts , et où Vom doit honorer les plus 
vils de tous les hommes. Mali le Talmud trouTe dam la première partie 
lie ee ranet les impies gui se prowmnent autour de la Synagogue et 
nous alloni maintenant voir le reite de ton ezplieatlon. Le meiUear 
eoneeil à donner à ceux qui toubaitent pénétrer le véritable esprit dea 
Interprétations falmudiques c'est d'avoir recours, en pareils cas, et 
lorsqu'il s'agit d'une citation Isite par fhigmens, an passage même de 
la Bible qui forme le sujet de VHalaea^ 

47) Le sens de tout le verset est donc selon cette Interprétation: 
le^ erdaneiere marchent autour de leure dateurs en tâchant de les 
humUeTy couvrent de honte leurs vitages. Le Talmud ne peut pas man- 
quer de partisans, car il se déclare pour ceux qui ne paient pas leurs 
dettes. 



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h Biernet^ esaucez-^oiy etc, Ea^aueez^moi, ^n q«e la 
feu descende de ciel; et ea^amce-'moi afin qulls ne disent 
pas^e ce sont des prestiges*®). R. Johanan dit: (il faut 
être exact) anssl dans la prière des yépres, car il est dit 
(PSeau. CXLI, 2.) : gue ma prière soit adreaée devant toi 
comme le parfum^ et F élévation de mes mains comme Tobla^ 
tion des vêpres (^l'na^). Raf Nahman, fils d'Isaac, dit: dans 
la prière du matin aussi^ car il est dit (Pseau. Y, 4.) : EtOT" 
nel entends le matin f^pâ) ma voix: le matin je me tour- 
nerai vers toi et je serai au guet. 

R. Halbo disait aussi avoir entendu dire à Raf Hunna: 
quiconque intervient à un banquet de mariage, et ne Végaie 
pas, viole cinq voix (nibip) ; car il est dit (Jéré. XXXUI, 
il.}: fo voix de joie et la voix d'allégresse , la voix de 
répoux et la voix de répouse^^)^ et la voix de ceux qui 
disent: célébrez f Eternel des armées. Mais en cas qu'il 
régaie, quelle sera sa récompense! R. Jehochua, fils de 
Levi, dit: il est digne de {recevoir) la loi qui a été don- 
née par dnq vcnx (ni>')p); car il est dit (Exod. XIX, 16 
et 190: ^t le troisième jour au matin il y eut des voix 
(hii'ip)*®) et des éclairs et une grosse nuée sur la monta- 
gne et la voix du cor, etc. et il arriva qtie la voix du cor, 
etc., et Dieu lui répondait par une voix. Seulement comme 
cela^^^f et cependant il est écrit (ib. XX, 18.): et tout le 
peuplç voyait les voix (niblD) etc. Bép.: les (dernières) 
.voix sont les mêmes qui avaient précédé la promulgation 
ée la loi^^). R* Afhu dit: icelui qui égaie les noces) fait 



48) Qoe ee mirtele eft «n sortilège. Nous aironi ploiieun Mu re- 
marqoé qoe le Talmod est très-attentif à JuitiSer du^jue répétitioii de 
U Bible. 

49) Le Talmad rapporte «n banqoet nuptial ee pattage poor la 
seule raison qu'il y est dit: Ut vofx de V^pomx €t la vHx de Pépeuse, 

50) Le Talmud compte le pluriel Hlbip pour éeax toIx. 

51) ^3^1^ ee n*e9t pat aimiiy nous voyons dit l'Halaca que la loi a 
été donnée par plus de cfaiq voix. Car U est écrit ete., mais le sens 
est ici interrosatif. 

52) Avec la seule difiRérenee, sekm Raselii, 909 la première fois 
les Juifs entendirent les cinq vo4x dont il est question^ et qoe la sceomie 
ils les virent aussi par un miracle. 



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- 3«l — 

comme 9II apportait «n sacrifioe d'action de grâces; «r il 
est dit (Jér. îb.) : lorsqm'ilê apportent des ohlatiMi dactiom 
de grâces à la maison de F Eternel. Baf Nahmaiiy fib 
dlsaac, dit: il fsût comme s'il restaurait une deg mines de 
Jérusalem, vu qa'il est dît (ib.): car je ferai retourner la 
captivité de ce pays comme auparavant dU t Etemel ^^). 

R. Halbo disait avoir entendu dire au mémo Raf Huqna: 
lliomme qui a la crainte du del est toujours exaucé dans 
ses paroles; car il est dit (Eccfes. XII, 13.) : le iutdeimM 
le propos (i^n "^i) qui a été oui, c'est: crains DieUj «te. 
(Talm.: toutes les paroles de celui qui craint Dieu sont 
exaucées^. Mais que veulent -elles dire Qles paroles qui 
suivent (ib.) immédiaUment)^ car c'est là le tout de 
Homme (Talm-: car cet homme est tout). B. Eleasar fit: 
le Saint, béni soit-il, veut dire par là que lout le monde n'a 
été créé qu'à cause de lui^^). B. Âbba, fils de Cohana, dit: 
il équivaut en valeur au monde entier (iblD). R. Simeon, 
tts d'AEsâ', et sdion d'autres R. Simeon, fils de Zoma, dit : 
le monde entier (ibd) n'a été créé que pour se conformer 
à ses ordres (et à ses besoins). 

^ R. Halbo disait avmr entendu dire à Baf Hnnna: qui- 
conque sait que son prochain est accoutumé de le saloitf, 
doit être le premier à le saluer *s); c^ il est dit (Pseau. 
KXXIV,15.): Ckerdke la paijfi^^biii) et la poursuis (Talm.: 
cherche le salut ùibv en saluant le premier) *•). Si le salué 
n'a pas répondu, il doit être appelé voleur, v« qu'il est £t 
(Esa. IH, 14.) : car vous «w»? irûlé la vigne j et ^ que vous 



53) Car noof avons déjà ol>tervé qae le Talmod rapporte tont ee 
pMtage de Jérémie aax ^uocei et pourqaoi. 

54) Celle faaiie maxiaM est un des fondemeni da Jadaîame en 
tant que lea JmiSt i^nTieageaC conoie let aenlt pieux du moqde. Voj* 
daaa la Préface ee que dit Maimoiiidei' anr iei Tb^lologient e^ Càaà- 
haih 30. b. 

55) V07. S^ Faal aux Bomaini XII, 10. 

56) n y a bcaneonp' de paeiagei dans le Talmwl qai fout ai^^iix 
dam lear teneur et imnioraox dam leur applioation. Nom en verroas 
bientôt un autre exemple sur la d^feme de tBandiie an non-Juif, no 
Chrétien o^ un Néophyte, ee qui revient ao ntee. 



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— 3»! — 

tH^z rati au pauvre ('>^:> niu) eitdan$ pos matiom (Talm. : 
le voi de celui qui devait répondre (Tù^). 

R. Jobanan dit au nom de R» José: d'oà sait-on que ^.7. a. 
le Saint, béni soit-il, prié? De ce qu'il est dit (Elsa^LVI, 7.): 
Je le$ introduirai iur la moniagne de ma smnlelé et les 
r0ouirai dans la maison de ma prière. H n'est pas dit de 
leur prière (ûnb©n) mais de ma prière (vii^Dn) d'où il est 
manifeste que le Saint, béni soit -il, prie. Mais comment 
prie-t-fl? Raf Zutra, fils de Tobie, dit an nom de Raf (qu'il 
prie aftnsi) ; quHl $oii agréable devant moi^ que mm miiérif 
Corée dompte ma colère et que ma miséricorde enveloppe 
tous ines attrAutSj et que j'en agisse avec mes et^fans selon 
r attribut de ma miséricorde, et que j'entre à leur égard, 
an deOi de la lifgne ékf jugement ^^). BaruUha. R. Ismaël^ 
fils d'Elicba, disait: j'entrai un jour, pour brûler de l'encens, 
dans là partie la plus intérieure du temple ^^)» et je vis 
Actariel-Jab'JelioTa^^) des armées, qui était assis sur un 
trdne élevé et sublime et qoime dit: Ismaël, mon fils, bé- 
nis-moi par une prière. Je lui dis : qu'il soit agréable de* 
vant toiy que ta miséricorde dompte ton courroux, et que 
tes miséricordes enveloppent tes attributs, que tu en agis- 
ses avec tes enfans selon tattribut de tes miséricordes et 
que tu entres à leur égard au delà de la ligne du jugement. 



57) Le TAlmiid le repiéicnté le Befh-flio oa le tribanal àa ciel 
«omfiÉe un eerele ma centre deqiiel Diea eit «ttii et dont let freMièret 
places on le* placet let plat prochet de lai tont rétervéet à la dlrioe 
loltérlcorde et lei lecondei à la jattfce. 

58) Car ee Rabbl ^it Sooveraln-Pontife. 

59) rtirr^ m !?fit*nn!)^ la cabale àltj Mahmreha (vay. l'Ain Ja- 
eob) expliqae ainsi ce paitage 1*^ da nom ^n^tC ttffnifie VWO ^Vt 
de rarbre lepblritiqne iyoy, PrAce), *^VO la prevlère BepMrm et les 
iBots r>V1^ ^^ rr les trois noaii ineffables , les tftiis parsMines dlsi- 
nes , les trois Jog^es do Be(b-din céleste. Voy. ce qae noat aroaa noté 
plot haut lar le pïtariel Q^H^ et for le Sarnt«sprit qoi iospiraH- Da- 
vid ; car le myitère de la Trinité repartit plosieors fate et sons dilEéren- 
tes foroies dans le Taloiod. . Observons en «otrs qae le BëiA-dim qoe 
R. Itma^l vit dans le Saint des Saints, représentait à la lettre le BeOt- 
din céleste ; car Dieu était ceaié se tenir assis et joger sur la pro]^U 
iùtMre comme fl est assis et Joge dans le ciel. 



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— 302 — 

et 11 me fit un gigne d*approbatfoii aveo sa téte*^)* N< 
pouvons déduire de^ là que même la prière d*an seul indi- 
vidu^^) ne doit pas paraître de peu de prix à nos yeux. 
H. Eleazar dit au nom de R. Hanina: la prière d*un parti- 
culier ne doit être jamais de peu de prix à tes yeux; ear 
deux grands furent bénis par deux idiots (ou simpleê pmr* 
tieulitri) de leur temps, et leur bénédiction fut accomplie 
en eux. Ces deux grands furent David et Daniel. David 
fut béni par Arauna le Jébusien ; car il est écrit (H. Sam. 
XXrV, 2a.): et Arauna dit au roi: que t Eternel iomDieu 
te ioit favorable f et Daniel fot béni à son tour par le roi 
Darius •*); car il est écrit (vs. 17.): ton Dieu lequel tu 
Mers incessamment sera celui qui te délivrera. 

R. Johanan disait encore au nom àb R. José: d'où 
savons-nous qn*on ne doit pas tàdier d'appaiser Thomme 
pendant qu'il est fâché ? De ce qu'il est écrit (Exod. 
XXXIII9 140 : mes faces iront et Je te donnerai du re^ 
pos^^). Le Saint, béni soit-il, a voulu dire par là à Moïse: 



eo) 1U)H^ '^h y^^at c'est aisti q«6 roB troa^a dus Uk éêliiêm 
an Talnod qui n^ont faa été c^ntoréeiy tandii qa*oii lit dans !•■ aatrci 
^IlSl b^ tn^tl') ei a approuva tmfs parolef y tttbttitatioo froide et ff^f 
satti rien clianger en fond de la chose, noos cache an renseignement 
précieux sor Torigine du Talmud; car ce trait comme beaucoup d*aa- 
tres a été emprunté aux poètes grecs et latins par les Talmudistes. 

61) Dinn idioty ici partieuHery parw qu'il est dit d*un grand-prétre 
et cette aignifieation se retroure dans le grec Xâtoç d'où il dérive. L'hia- 
toire de deux idiots qui soit immédiatement dans l'Ain Jacob et que 
j'insère dans ma version, a été rayée dans plusieurs éditions du Tal- 
mud, par des Chrétiens, ou par des Jaib qui ont pHs le root OTntJ 
dans le sens injurieux qu'il conserve le plus ordinairement dans le 
Talmud. Je crois cependant qne même dans cette addition U ne lig. 
nlfie qn'nn iêui imiividu par opposition aux dix hommea qui sont In* 
diapensables pour les .prières publiques. Cependant les interprètes da 
Talmnd et les rabbins postérieurs n*ont pas manqué de déduire de ce 
passage qne les non-JniCi sont, tout au -moins, notant d'idiots, lora 
même qu'ils ne renient que du bien aux Juifs,* 

63^ Comme on ne pent pas dire qile le roi Darios fot on simple 
particulier, U firat condnre qne les Talmudistes le regardent comme na 
idiot. 

G3) Edsard compare ici arec beaacoap d'érudition les deux mots 



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— 30â — 

attends-moi jusqu'à ce qae mon visage courroacé soit passé 
et alors je te ferai grâce. Afois est-ce que le oourroax a 
lieu devant le Saint, béni soit-il? Om sans doute, car il est 
Ht dans une Baraïtha: Dieu se courrouce toui loi jour» 
(Pseau* VU, 12.), et combien de temps dure son courroux? 
Uo moment. Et combien de temps dure un m<HBent1 Une 
58888 d*une heure est un moment: et il n'y a pas une 
créature qui ait pu concevoir cette heure (o« ce moaumt) 
m l'on en excepte Bileam l'impie, dont il est écrit (Nomb. 
XXrV, 16.): celui qui fait la science du très-kaut. Or, 
donc celui qui n'a pas compris la science de sa bête (ânetse) 
aura-t-il pénétré la science du très-haut? (non, pour iûr.) 
Mais cela (est dit) pour nous apprendre qu'il savait seule- 
ment fixer l'heure où le Saint, béni soit-il, se fi&che, et c'est 
justement œ que le Prophète dit aux Israélites (Mich. YI, 
5.) : mon peuple^ qu'il te souvienne^ Je te prie^ quel con^ 
seil Balac roi de Moaè avait pris y etc. que veulent dire 
ces paroles {du même verset) pour connaître les jusficee 
de Dieu. R. Eleazar dit: (elles signifient) que le Saint, 
béni soit-il, parla ainsi aux Israélites : Reconnaissez combien 
de justice (ou de miséricorde) j'ai exercé envers vous; car 
je ne me suis pas fâché, au temps de Bileam l'impie; car, 
si par haisard je m*étds courroucé, il ne serait pas resté 
un seul ennemi des Israélites (pas un seul Israélite) qui 
eut pu se sauver par la fuite. Et cela justement s'accorde 
avec ce que dit Bileam à Balac (Nomb. XXIII, 8.): mais 
comment le maudiraùje^ si le Seigneur ne Pa pas maudit f 
Comment me fàcherai-je contre celui contre lequel Dieu ne 
se fhche past et sert à nous apprendre que Dieu ne se 
courrouça pas dans ces jours là. Mais combien de temps 
dura sa colère (lorsqu'il se fâche) t Un moment. Et com- 
bien de temps dure un moment? R. Avin, et selon d'autres 
R. Avina,' dit: autant qu'il faut pour dire M*^ (moment). 
Et d'où savons-nous qu'H ne s'emporte que pour un mo- 
ment? De ce qu'il est dit (Pseau. XXX, 6.): car un mo^ 



tï^^t nQOOumwf et démontre qoe Ici doctecm de la Synagogue ont rap- 
porté le premier an mystère de la Trinité eomme lea théologieni ca- 
tkoUqoea Tont fait du leeond. 



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_ 304 — 

«^n^ €M $a cQlkre^ une vie en $a faveun Ou » ta veux, 
je peux dire r de cet autre verset ^Esa. XXVI, 20.) : cache- 
igi pour un petit moment Juêqu'à ce que Findignation 9oU 
paiiée. Maïs quand s'emporte-t-ill Âfaï dit: dans les trois 
premières heures du jour, lorsque la crête du coq devient 
blanche, et qu^il se tient sur un seul pied. Mais à chaque 
heure du jour il est accoutumé de se tenir ainsi. Rep*,* 
Dans toutes les autres heures il a dans sa créle des lignes 
rougeâtres; mais dans ce moment (oô Dieu se fâche) il 
ny a pas de lignes rouges. Un Mioéen ou héréfique^^) 



64) fi^3^^ hérétique et dans éditioni lonniiies à U cemure '^J^Tl^ 
Sadueéen. Le mot WS'^T: lignifie dam le Talmod: 
lo. Un Manichéen on un hérétique qvi n'admet pai Vmn\U de Biea. 

Voy. Talmad de Jérntal. Berako$à C. 9. et dama le eonaraitaive. 
2o. i^ea' diaciplet de Tiadoc de Baiethot on lea Sadacéeni et les K»- 

raTtet. Voy. Talipod Baby. B^ttch Hachofut 17. «. et dani le com- 

mentaire. 
30. Lea Chrétiens parce qu'ili ont Hé dant Torigine det Joifi qui ont 

nié y selon les Talmodiitea, l'anité de Dlen et la divinité de la iM 

iirah. Ad90ém Zatn 17. a. et 27. b. CabbMk 116. ft. 

Le IWmud de lérusalem (Vcrac. 34. a.) rapporte les diapates qnf Vé- 
loTfllent entre les Jaifl et les Chrélie^s des premiers siècles de rBfUee am 
le ipystire de la Trinité. Les derniers s'efforçaient de le prouver par i9ê 
p^Mâges de U Bible oA le na/n de Dieu est employé ap ploriel, et les pre- 
miers leur répondaient que la force de leur raisonnement était déireite 
par le verhe qui dans ces mêmes passaget est an singetter. Il est à 
remarier que ees passages servent astoard'hui aux tbéolegieaa eatheliqlMS 
pour éUÊMi la mtee vérité, et q«e la t^eur <e ee mdme téuMignage 
dn Tahpud de Jérnaalem pçrte que les docteurs 4e la loi 4e ee temfa 
pensaient comme les Chrétiens relativement au myalère de la Trinité^ 
nais qu'ils n'osaient pas l'avouer en présence de leurs antagonistea. 
Au surplus il est certain que dans l'endroit du Talmud de Babylone 
dont nous nous occupons le mot minéen veut dire Chrétien, ear la eea- 
aave 4ee Juifo a snhsiMiié à ee met l'antre de ^TiZ poar caeher «■ 
myàtère qui ne se trouve pas révélé dans le Talmud, mais 4ans sea . 
additions (T^utphotli). Les auteurs de ce coimmentaire ont raisonné ainsi : 
Partout aUleurs od le Talmud parle dn minéen ou hérétique on juif 
baptisé , il commande non seulement de le maudire, mais aussi de l'ex« 
terminer, et sur quoi dirait-il ici le contraire? Oeêt qu*a faut A"f- 
tinguer entre Pexterminatien qui vient de Ut main de Dieu^ et cette fui 
vient de ta main det hemmet. Le juste on le Juif ne peut pas -deman- 
der la première conUe les Chrétiens, on contre les Néophytes; mais il 



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— 305 — 

qui demenrût dans le virisinage de R« Jehochna, filg de 
Levi, le tounaentaît souvent par des citations de la Bible. 
C'est pourquoi un jour il prit un coq, et Tayant placé entre 
les pieds d'un lit il fixa ses yeux sur lui, dans Tintention 
que lorsque l'heure en question serait arrivée, il le maufi- 
rait. Mais lorsque l'heure arriva il s'était endormi. Il dit 
donc : je dois conclure de là que ce n'est pas l'usage de 
faire ainsi «s), car il est écrit (Psean. CXLV, 9.): 9€$ mi- 
séricordes sont sur toute» set oeuvres ; et il est aussi écrit 
(Prov. XVII, 26.) : // n'est pas bon de punir le juste (Talm. : 
«V n'est pas bien que le juste punisse). Void une tradi- 
tion au nom de R. Meïr : lorsque le soleil paraît et que 
les rois dé l'Orient et de l'Occident placent leurs couron- 
nes sur leurs têtes et se prosternent devant cet astre le 
Saint, béni soit-il, se fâche tout de suite* 

R. Johanan disait aussi au nom de R. Jbse: il vaut 
mieux une seule componction dans le coeur de l'homme 
que maintes et maintes flagellations; car il est dit (Osée 
II, 7.) : Elle ira donc vers eux dont elle recherche F amitié 
etc. et elle dira je m'en irai et je retournerai à mon premier 



peut bien le rendre lui-même IHnifninient de la féconde. Voy. le n^oie 
comnentaîre Avods Z«ra 4. h, et la noie d^Edzwd inr ce patiage. 
N»aa avoni donc en raison d'avancer dana notre Théorie qne le JndaTMne 
e«plre de plat en plai et qne lea conneatatenra dq TalMad.ont gAté 
le peu de paatagei moraax et toléimni qn*il contient. 

05) Voici les termei da To9tpAeth: quoique les Miméens (Us Chti^ 
tiens) et les traîtres (les Juift baptisas) doivent être jetés (imns mn 
pttit, Avoda Zmra 26. m. à.) et gu^il ne soit pas permis de ks en r*. 
tirer ^ eekf s*entend par là main de l'homme et non par la main dé 
Bieuy ear ce n^est pas en usage de faire pfils soient punis, érigés 
et tués putr la maM de Dieu. „ Conatoni TUlBindistamni leKteiitli^ eit^ 
-ÛH Bdaard à ce anjet, haereiicoa (qnoa minim vocant qnibuiqne etiam 
Chriatianoa adnnmerant) iteaqne Jadaeos convenoi, eoiqne qni opea 
Jndaeomm proAoni magistratoi chrittiano aot gentili, non nodo flicol- 
tatibna anii ted et vifa recie prîyari ai in Jndaei fecalUte ait id Ipram 
eitra perfcnlom cffîrere. Imo opnt merltoriom lioc esie contendnnt«^ 
Edaard a tort de aéparer ici les Clurétiena dea Néo^hytea, tapdlt que cea 
ienx Bona aônt synonymea, et de dire qn'nn laif «voit ftiire nne oeuvre 
méritoire en le toant^ tandla qne c^est pour Ini mi pvécepfte'dele.iyra. — 
Voy. lea prêtâtes ajfirmmtifs et négatifs dam H Préfiice. 



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— 306 - 

mari; car afon fétaù mieux que Je ne $ui$ maintenant 
(Talm.: Thmefera comme une femme de mauvaise vie qui 
change de conduite lonque ses compagnons de débauche ne 
veulent plus d'elle). Et Risch Lakisch dit: elle vaut mieux 
qn^ine flagellaCîon de cent conps ; car il est dit (Prov. XVII, 
10.): la reprehension se /ait mieua; sentir à l'homme pt^- 
dent que cent coups au fou» 

R. Johanan disait en ontre au nom de R. José: Moïse 
demanda an Saint, béni soit-il, trois choses, qui lui furent 
accordées. Il demanda que la Chekina demeurât sur Israël, 
et il lui fut accordé; car il est dit (Exod. XXXIII, 16.): 
ne sera-ce pas quand tu marcheras avec nousf II demanda 
que la Chekina ne demeurât pas sur les peuples du monde 
(sur les non-Juifs)^ et il lui fut accordé; car il est dit (ib.); 
et alors moi et ton peuple nous serons dignes d'admira^ 
tion plus que tous les peuples qui sont sur la terre. Il 
demanda de connaître les voies du Saint, béni soit-il, et il 
loi fat accordé; car il est dit (ib. vs. 13.): maintenant ^ je 
te prie , fais-moi connaître tes^ voies. Moïse parla ainsi 
en présence {de Dieu): Seigneur du monde, pourquoi un 
juste] est-il heureux, et un autre n'estait pas malheureux? 
et pourquoi un impie est-il heureux et un autre est-il mal- 
^heurenx? U lui répondit: O Moïse, le juste qui est heureux 
•«it fils d'un aatr« juste, et le juste qui est malheureux «M 
fils d'un impie. {Ue même) Timpie qui est heureux est fils 
d'un juste, et l'impie malheureux est fils d'un autre impie •«). 
Mar (dit donc)®^): le juste heureux est fU d^un autre 
juste et le juste malheureux est fih d'un in^ie^ N'est-ce 
pasl Voilà cependant qu'il est écrit (Exod. XXXIV, 7.): 
Je punis tiniquité des pères sur les ^nfmns. Et il est 
aussi écrft (Deut. XXIV, 16.): on ne fera point mourfr 



66} Ia rettenlluioe qui fe trouve eatce cette A^% et celle de 
Koran Sont XVIII, 76— S4. déf»0Atre qoe dec Jelmudletof ont préddé 
à U rédaction de ce code. 

07) Mer, c'ett-à-dife, le mtee R. JoImmhui qei a perlé irnqn^M. 
En- 4«an<ret termes notre êoëtemr B*eit iwtvi de eeite mmmiêre de t^ejr- 
ftrtmer. 



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— 807 — 

l€9 e^fan» pont les pères ^^). Or, îl est vraî que nous 
avons dit dans la Baraitha que ces deux^ textes paraissent 
se contredire, mais nous avons aussi répondu que cela ne 
constitue pas une difficulté; car Tun est pour ceux qui imi- 
tent les oeuvres de leurs pères, et Vautre pour ceux qui 
n'imitent pas les oeuvres de leurs pères <^^). (Test pour- 
quoi Dieu a du dire à Moïse que le juste heureux est un 
juste parfsut (accompli) , et que le juste malheureux n'est 
pas un juste parfait. (Et de même) que Timpie heureux 
n'est pas un impie achevé, et que l'impie malheureux est 
un impie achevé. Mais (tout cela) ne concorde pas avec 
l'avis de R. Meïr, qui dit: deux choses seulement furent 
accordées à Moïse; la troisième ne lui fiit pas accordée; 
car îl est dit (Exod. XXXIII, 190: J^ ferai grâce à qui 
je ferai grâce ^ quoiqu'il n'en soît pas digne, et f aurai 
compassion de celui de qui j'aurai compassion quoiqu'il 
n'ait pas de mérite. Dieu lui dit en outre (ib. vs. 20.) : tu 
ne pourras pas voir me» faces. Sur quoi une tradition 
porte au nom de R. Jehochua, fils de Eorha: c'est ainsi 
que le Saint, béni soit-il, parle à Moïse: lorsque moi, j'ai 
voulu (te montrer mes faees) tu n'as pas voulu (les voir) 
(Exod. III, 2 et 6.)'^^). Maintenant que tu voudrais (les 
voir) moi je ne vçux pas (te les montrer). Mais cela n'est 



6S) Paii8g«» qnl ^fitlM «ut cQBtrmdlctoir«» «t qui AâimiMaA en par* 
(le 1a sentence de R», Johtnan. 

CO^ Dieu noQi punit ou noui récompense toujour» lelon notre pr^ 
pre conduite et non felon la conduite de noi pères. 

70} Lorsque J'ai voulu te montrer ma gloire dont uns flamme de 
fèw qui élak au nUlea #an Imiismi, tu eachas (om visage. On roW par 
là qae le» Talouidistea recasualisent qae l*AHifê de DiêW HVn ^fitdtt> 
qui i^Mria à Molfee dans la rifion du, feu , était Dieu lot-aérae , ou tout 
ce qpe Phonune peut voir de la gloire de Dieu. Les doeteuri de ia 
Synagofl^ne s'accordent à admettre an ange qui surpasse en autorité 
tooa les autres et qui est appelé {[1*^DD^ Metatron ou Condoeffcur — 
7-OB *|fitÎJtt Ange des Ikces de Dieu — D^'n^ïT ^«bX3 Ange de PaUU 
^ee — î>Ô«15n "^lÙTS Ange r^èsmtear — '^T^t^ Adonal — ûmiM 
SlohHn — bdt Kl — nin? Jeliova ete,, ce qui §tfovre- encore une fois 
qoe dans la Glién^ara ainsi que dans le» aigres livres rabbiniqnes on, 
reneoBti^e des renseignemeni très-précis sur le mystère de la Triuité. 
Voy. Edsard. 

. V 2 



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— 308 — 

pas d'accord avec ce foe R. Samuel, fils de Nahmanî, di- 
sait avoir entendu £re à R« Jonathan, car R Samuel, fils 
de Nahmani, disait avoir entendu dire à R. Jonathan : qu^en 
récompense de trois bonnes actions, Moïse mérita trois fa- 
veurs: en récompense de ce qu'il cacha son visage (ib. v& 
6.) il mérita que son visage devint rayonnant (Exod. 
XXXIY, 29. 30. 35.). En récompense de ce qu'il fut crain- 
tif (ib. III, 6.) il mérita que Ton fût en crainte de s'appro- 
cher de lui (ib. XXXIY, 30.), en récompence enfin de ce 
qu'il ne voulut pas regarder (ib. III, 6.) il mérita de voir 
la forme de Dieu (Nomb. XII, 8.). JRép.: Mais il siiît 
immédiatement (Exod. XXXUI, 23.) : Puis je retirerai ma 
main et tu me verras par derrière (Talm. : il ne vit pas 
la forme de Dieu par devant^ mais il la vit par derrière). 
Raf Hanna, fils de Bi«ia, disait avoir entendu dire à R. Si- 
meon Haûda: cela est dit, pour nous apprendre que le 
Saint, béni soit-il, montra à Moïse le noeud (qui noue par 
derrière) ses Tephillin. 

R« Johanan disaj.t aussi au nom de R. José: chaque 
parole qui sort de' la I^ouche du Saint, béni soit-il, pour le 
bien, n'est pas rétractée, lors même qu'elle est condition- 
nelle. D'où le savons nous 2 De Moïse notre docteur; car 
il est dit (Deut. IX, 14.): Laisse -moi, etc. et je te ferai 
devenir une nation plus grande que celle-ci: or, quoique 
Moïse, en suppliant la divine miséricorde de ne point faire 
cela, suspendît (V effet de) cette promesse, elle fut cepen- 
dant accomplie dans sa semence; car il est dit (I. Chron. 
XXIII, 15. 17.): les enfans de Moïse furent Guasra et 
Eliéser, et quant aux enfans d'Eliéser, Rehahia fut le 
premier (u^M'in), etc. et les enfans de Rehahia multipliè- 
rent merveilleusement (iih^vh idn) etc., et Raf José ensei- 
gne qu'ils multiplièrent au de là n>3^73b de soixante myria- 
des (h^iyiî) ce qui se déduit de mi*i, ivT^ (c'est-à-direj du 
mot 'iT^ répété .dans deux passages) ; car il est écrit une 
fois (ib. vs. 11.) : ils se multiplièrent (il^n) prodigieusementy 
et il est aussi écrit une autre fois (Exod. I, 7.) : et les en- 
fans d'Israël foisonnèrent et crurent en grande oiMi- 
danie et multiplièrent (lOr^i). 
F.7,b. R. Johanan disait au nom de R. Simeon, fils de Jo- 



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— 300 — 

hâl^i): depnis que le Saint, béni soit-il, a eréé le monde, 
il n'y a pas eu un homme qai ait donné an Saint, béni 
8oit-iI, le nom de fntî 0uge) jusqu'à ce qu'Abraham vînt, 
etl'appelftt «jriK; car il est dit (Gen. XV, 8.): Seigneur 
(t^nfii) Etemel à quoi connaîtrat-je que Je la possède- 
rai'^^)f Raf dit: Daniel lui-même n'a été exaucé qu'à 
cause d'Abraham; car il est dit (Dan. IX, 17.): Ecoute 
donc maintenant^ d noire Dieuj la requête de ton servi- 
teur et ses supplications, et, pour tttmour du Seigneur, 
(J^T(S^) fais reluire ta face sur ton sanctuaire désolé. U 
devait dire pour f amour de toi (^arob) (cela signifie donc) 
pour tamour d'Abraham qui a été le premier à te non* 
mer (p^). 

R. Johanan disait en outre au nom de R 8îméon, fils 
de Johaï: d'où savons-nous qu'il ne faut pas tâcher d'ap- 
paiser un homme au moment qu'il se fâche? De ce qnll 
est dit (Exod. XXXIV, 14.): mes faces passeront (Talm.: 
mon courroux passera) et je f accorderai le repos. 

R. Johanan disait encore au nom de R. %méon, fils 
de Johaï : depuis que le Saint, béni soit-il, a créé le monde, 
il n'y a pas eu un homme qui ait célébré (min) le Saint, 
béni soit-il, jusqu'à ce que Lea vînt et le célébiât (innrr, ; 
car il est dit (Gen. XXIX, 36.): cette fois Je huerai (m^i^) 
r Eternel (Tdm.: parce qu'elle avait enfanté Juda (mim). 
Et que penser de Ruben (piH^)/ R. Eleaaar dit: Lea (en 
lui imposant ce nom) raisonna ainsi: voyez Cl£n) qudle 
diflférence entre mon fils ('«21) et le fils (p) de mon beau- 
père-! En efiet, quoique (EsaU) fils de mon beau-père ven- 
dit de bon gré sa primogeniture; car fl est écrit (Gen. 
XXV, 33.) : ainsi il vendit son droit d'aînesse à Jacob. 



71} Le même qai • corapoié le Zohar •elon TAfiâioB communément 
reçae pmrmi let rabbini. 

72) La mémoire dei Ttlmodfittei est Ici en déliftot ; car le nom Ado- 
naî paraît povr la première foil 4ani le 2. rcnet de ce même cba- 
pilre. Dane toiitei Jet ééitioni do Talmod qae j'ai toai let yeox , on 
m vobBtftaê le nom blDn'aa nom Adonaï par la raison qne lei mëmei 
Talntadittei évitent, autant que poiiible, de prononoev let nomi qai 
défignent let trois personnes divines on le Betb-din céleste. 



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— 810 — 

Voyez noU^lMiiant ^a oe qui est mssî écck de lai {tk. 

XXYII,4I0: EfSêaU eut en haine Jacob^ etplusbant (ts. 

3^): et ildU: n'eit^cepaê avee raùon qu'^n a appelé son 

nom Jacob f car il m'a déjà supplanté deuw /•»>, e/c Mai» 

mon fils, quoique ce fût malgré lui que Joseph lui prit la 

primogéotture ; car il e^ écrit (I. Chron. V, 1.)' ''•«»* après 

qu'il eut somllé le lit de son père^ son droit d'aînesse fut 

donskk àJ^seph^ nonobstant cela il ne lui en voulut pas; car 

il est écrit (Gen. XXXVII, 21.): mais Ruben entendu cela 

et le délira de leurs snaim'^^). Et le nom BnlK (nn) 

que signifie-t-*îl? R. lobanan dit que Butb fut trouvée di* 

gne que d'elle sortit Davkl ffsx arrosa on enivra (TMti) le 

Saint, béni soit-il, de ses cantiques et de ses louanges. Mais 

d'où savonflhnous fue le nom influence {les actions kumai- 

nes)f lU Ëleazar dit: de ce qu'il est dit dans TEcritare 

(Pseau. XL VI, 9.) : «wer, cof^emplez les faUs de tEter^ ' 

nel qtU fait des dégâts (nn73^) sur la terre. Ne Usez pas 

chammoth (dégâts} mû$ Chemotk (noms} (Talm.: c'est 

Dieu qui impose tes noms sur la terre^ se/om quHl prévoit 

les actions des hommes). 

R. Johanan disait encore au nom de R. Simeon , fils 
Jobaï: une progéniture perfide est plus insupportable dans 
la maison de Tbomme que la guerre de Gog etMagog 7^); 
car il est dît < Pseau. Ill, t.): Pseanme de David au sujet 
de sa fuit^ de devant Absalon son Jils , et il est écrit 
immédiatement après (ib. vs. 2.): Eternel ^ combien se 
sont multipliés ceuw qui me pressent! beaucoup de gens 
s'élèvent contre moi; pendant qu'au sujet de la guerre de 
Geg et Mi^og il est écrit (Pseau. II, 1.): Pourquoi se mu» 
linent les nt^ions, et pourquoi les peuples pnyetteni-ils 
des choses qui ne leur réussiront pas/ et on ne trouve 
pas écrit: combien se sont multipliés ceux qui me près- 



7Z) Noos poovoni cooclm*e de cettç hiitoire qoe les déposiulret 
d€ la (ra4iliaa ne reip^eteitt janait l'ardre clirouologiqae dei évène- 
mcna et qu'il» rendent Misoo de» Ujfsierêtt-proieronê eu ayant reconra 
à Pespr&t de pro^étie de ceux dont il» content lev exploUt. 

74) Voy. Gen. X, 2. KtéeK XXXVill, a. XXXIX, 6. Koran, 
Sura XVUI, 94-^9, XXI, 90. 



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_ 311 — 

»ent^^). (Mais à prop9$ du verset) Psemme de Davùl 
au sty'et de sa fuite de devant Absahn son filsy pourquoi 
dit-on cantique (^')79m) de David lorsqu'il fallait dire plu- 
tôt lamentation (m'>p) de David ) R. Simeon , fils d'Âbisa- 
lon, dit: cela s'explique par une similitude''^). La chose 
se passe ici comme avec un homme qui a kdssé sertir une 
- obligation de payer une dette sous son nom et qui en est 
triste avant de s'en être débarrassé ; mais aussitôt qu'il s'en 
est débarrassé il s'en réjouit. De même David, en enten- 
dant que le Saint, béni soit-il, lui disait (IL Sam. XII, 11.}: 
noici je m'en vais faire sortir de ta propre maison un 
mal contre toi^ en lut alfligé» ear pcul-étre, disait-il (tiu- 
9trument de ce malheur) sera un domestique (i^:?) ou un 
bâtard (nrxa») qui n'aura pas pitié de moi^^); mais lors- 
qu'il vit que c'était Absalon , il s'en consola, et c'est pour- 
voi il dit cantique on Pseaume (ni»Tî3). 

R. Johanan disait encore au nom de R. Sinréon, fils de 
Johai: il est permis d'entrer en lice avec des impies dans 
ce monde; car il est dit (Ptov. XXVIII, 4.): ceux qui 
abandonnent la loi louent le. méchant, mais ceux qui gar- 
.dent la loi leur font la guerre. Dans le même sens une 
Baraïtha nous apprend que R. Dostajf, fils de Matun, disait: 
il est permis d'entrer en lice avec les impies dans ce 
monde; car il est dit: ceux qui abandonnent la loi louent 
Hmpie^ etc. Mais c'est peut-être pour empêcher Tbomme 
d'être impie ^^) que l'on doit dire ainsi^ car il est écrit 
(Pseau. XXXVn, 1.): ne te dépite poM; à cause des gens 
malins , ne sois point jaloux (itipn) de ceux qui s'adon- 
nent à la perversité. Eép. : Cest ainsi que pourrait Ten- 



75) En pea de mots David fe plaint phn anièreflieni de I* guerre 
d'Ab«alon son fili que de ceUe de Gog et Magog ce qvl prouve qu*une 
progéniture perfidây etc. 

76) ^U)^ par une tîmililnde , par on exemple , par oae parabole. 

77) Dans le cours de notre version nous renconterons plusieors 
traits de la haine et du mépris qne les Juifîi ressentent pour les eêciave$ 
et poor les fiU Hlegitimet. 

7S) C'est-à-dire, pour Teffrayer par Tldée qa'U trouvera par tout 
un parti d'opposlUon, 



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— . 312 — 

tendre quiconque a des remords dans son coeur; mais {le 
véritable sen» de ce venet etf) ,,«« te dépUe point à 
came des gent malins pour être comme leê gem mafinsj 
et ne 9oi» pas jaloux de ceux qui s'adonnent à la perver^ 
site pour être comme ceux qui s'adonnent à la perver^ 
sité;^"^ car il est dit aussi (Prov. XXXIII, 17,): que ton 
coeur ne porte pas envie («sp^) aux pécheurs ; mais à 
ceux qui craignent Dieu tous les jours ^^), Mais est-oe 
véritablement ainsi? Cependant R. Isaac dit: si tu vois 
rimpie dans un moment qui lui est favorable, n^entre 
pas en contestation avec lui; car il est dit (Psean. X, 5.): 
ses voies enfantent des douleurs (Talm. : prospèrent) en 
tout temps et non seulement cela, mais il n'est pas sujet 
{en ce moment) au jugement de Dieu ; car il est dit fib.) : 
tes jugemens sont éloignés de devant lui. Et non seule- 
ment cela, mais il triomphe aussi de ses adversaires; car 
il est dit (ib) : il souffle contre tous ses adversaires. Rép. : 
Cela ne constitue pas une contradiction {entre la sentence 
de R. Johanan et celle de R. Isaac) ^ car le dernier parle 
des choses qui nous regardent nous-mêmes, et le premier 
des choses qui regardent Dieu. Et si tu veux, je peux 
dire que Tune et Tautre sentence parlent des choses qui 
regardent Dieu, et que, par conséquent, il n'y a pas de con- 
tradiction, car la seconde {doit être appliquée) à un impie 
qui se trouve dans un moment qui lui est favorable, et la 
première à un impie dans un moment qui ne lui est pas 
favorable. Et si tu veux, je peux dire aussi que Tune et 
Fautre sentence se rapportent à un impie qui se trouve 
dans un moment qui lui est favorable, et qu'il n'y a pas de 
contradiction, car Tune (/appliqué) à un juste parfait, et 
l'autre à un juste qui n'est pas parfait ^^); car Raf Hunna 
dit: que veut-il dire, ce qui est écrit (Hab. I, 13.): Pour- 



79) Eu d'autrei ternies le root ^^p ne lignifie point tenir tête avx 
impiei , mais imiter leur conduite. C'est pourquoi le pansage du Pseauaie 
XXXVIf, 1. ne détroit pas la sentence de R. Jobanan et de la BaraTtba. 

8U) Les Juifs ont toujours su tirer parti de cette doctrine qui leur 
enseigne à épier le moment où ili peuvent rainer un adversaire oa bu 
hérétique. 



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- 31S — 

quoi Mgofdeê^tu ies perjldet et te taii-tu quand le mé- 
chant dévore celui qui e$t plut juste que lui? Est-il donc 
vrai qne le méêhairi: dévore le juste 1 Et cependant il est 
écrit (Psean. XXXYII, 33.): V Eternel ne Fabandonnera 
peint en 9eê mains. Et il est aussi écrit (Prov. XII, 21.): 
en ne fera pas d'outrages au juste. Rép.: Il dévore ce- 
lui qui est plus juste que lui ; mais il ne dévore pas le ju- 
ste parfait. Et si tu veux, je peux dire que dans un mo- 
ment qui lui est favorable c'est une autre chose ^^). 

R. Johanan disait* aussi au nom de R. Simeon, fils de 
Johaî: quiconque fixe un lieu déterminé pour sa prière, 
voit tomber ses ennemis sous lui; car il est dit (II. Sam. 
VII, 10.) : J'a4 établi un Heu à mon peuple d*Israël et 
je t ai planté afin qu'il habite chez lui et qu'il ne soit plus 
troublé^ de sorte que les iniques ne les affligeront plus 
comme ils Vont fait du commencement, Raf Hnnna objecte 
là -dessus qu'il est écrit ici pour FaJffKger (im^yi) et qu'il 
est écrit ailleurs (T. Chron. XVII, 9.) : pour le consumer 
(inni^i)®*). Réponse. Au commencement pour t affliger 
et à la fin pour le consumer ^^). 

R. Johanan disait enfin au nom de R. Simeon, fils de Jo- 
haî:' le service de la loi est plus méritoire que son étude ^^); 
car il est dit (II. Rois III, 11.): Est-il ici Elisa, fils de 
Saphat^ qui versait (p^*^) de Feau sur les mains d*Elief 
on ne dit pas qu'il apprenait (n^s^) (d'Elie')^ mais qu'il ver- 
sait Cp2£^) Cd^ Peau sur les mains d^Elie) pour nous ensei- 
gner que le service est plus méritoire que Tétude. 



81} C'est-à-dire: que L'impie ne dévore le joile qoe lorique tout 
loi iourit. 

82) Dans le texte laeré il n'est pas écrit fll^^b mais n'ib^b. Le 
Talmud contient quelquefois des Tarlantes de la Bible qui ne se re- 
trouvent nulle autre part 

83} C'est-à-dire: Dieu avait décrété d'abord qu'Israël ne sertit pas 
affligé, mais ensuite il statua qu'il serait affligé à cause de ses péchés, 
mais qu'il ne serait pas anéanti. 

84} C'est-à-dire: le disciple qui sert son rabbin a plus de mérite 
que celui qui étudie la loi. Les deux grands pivots sur lesquels tour- 
nent ordinairement les discussions taimndiqoes sont l'étude de la loi et 
l'autorité Ulûaitée de eeux q« l'enseigneiil. 



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— 314 — 

B. Isaac disait à Raf NdimaBn: fudle raison a Mar 
» (pu noire docteur as^tu) de ne point Tenir à la Synago- 

gue pour prier? Il loi répondit: je ne penx pas. L'antre 
Ini dit : Mar devrait au moins rassembler auprès de lui dix 
personnes ponr prier* H lui dit: c'est nne chose trop dif- 
ficile pour moi. Alors Mar deyrait dire à TApôtre de la 
Synagogue S') de venir avertir Mar du temps où la Syna- 
gogue fait sa prière. Il lui dit: pourquoi tout celai L'au- 
tre reprit : parce que R. Johanan disait au nom de R. Si- 
F.8.a.méon, fils de Jobaî: que signifie -ce qni se tronve écrit 
(Pseau. LXIX, 14.) : Mai$ peur mot\ ma prière ê'tulreêêe à 
toi au tempi de ton bon plaùir. Quand est-ce le temps 
du bon plaisir (de Dteu)f au moment que la Syoagogue 
prie. R. José, fils de R. Hanina^ dit que cela peut être 
prouvé par ce passage (Esa. XLIX, 8.) : Ainsi a dit tEter* 
nel: je fai exaucé au tempi de la bienveillance^ Et R. 
Aha, fils de R. Hanina, dit que par cet autre (Job. XXX.VI, 
5«): voilà que Dieu est fort (^'>i5) et ne dédaigne per- 
êonne (Talm.: Dieu ne dédaigne pas les prières du nom- 
bre (*i^:35) ou d'une nombreuse société) ^^). Et il est aussi 
écrit (Pseau. LV, 19.): // délivrera en paix mon ime de 
ceux qui tombent sur moij lorsqWavec beaucoup de monde 
seront contre moi (•'n»:? l^n d'»ann) (Talm. : lorsque plu- 
eieurs seront avec moi pour prier), La Raraïtha nous ap« 
prend dans le même sens, que R. Nathan disait: d'on sa- 
vons-nous que le Saint, béni soit-il, ne déda^ne pas les priè- 
res de plusieurs? De ce qu'il est dit (Job. ib.): Voilà que 
Dieu ne dédaigne pas le nombre (*n^^). Et de ce quil 
est écrit (Pseau. ib.) : il rachètera par la paix (d*ïi>tt?a) mou 
àme, et mon prochain (-«b ^'^p1f) etc. Le Saint, béni soit- 
il » veut dire par là: quiconque est occupé dans la loi et 
dans tes oeuvres de miséricorde (bi^iDa) et prie avec la 



85) ^11^ TiWh Apôtre, EnToyé on Ministre de la SyBagogne, 
homme qal eit tout lei ordrei dep Prétrei et des Lévites. 

89) Car dans le texte est £<bl et dans le Talmud tib sans vav, va- 
riante qni change le seua da verset. Les Talmndistes out souvent al- 
téré le texte mémo de la Bible pour Caire pasaer leurs subtilités comme 
parole de Dieu. 



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- 815 - 

Sgnmgûgi^ (û*»a^:i) Je Imi compte cela eoame s'il mtuwii 
délivré moi-même (^«D3) et meg enfant {les Juif 9 i'^pîa) 
dei peuplée du monde ^^^. Risch Lakigch dît: quiconqae 
a une Synagogue dans sa ville et n'y va pas pour prier, 
deît être appelé mauvais voisin; car il est dit (Jér. XII, 14.) : 
AtHêi n dit lEternel comtre tous mes mautais voùin» qui 
mettent la main sur l'héritage qui f ai fait hériter à mon 
peuple dk Israël^ voici je vais lee arracher de leur pays. Et 
non seulement cela; mais il est cause de Texil de Die^ 
et de celui de ses enfans; car il est dit (ib.): voici je voie 
lee arracher de leur payg^ et f arracherai la maison de 
Juda du milieu dCeux^ 

Lorsqu'on disait à R. Johanan qu'il y avait des vieil- 
lards d^an âge très-avancé à Babylone, il en fut étonné et 
dit: n est écrit (Deut. XJ, 21.): Afi^ 9^^ ^^' jours et les 
jours de vos enfams soient muMpHés sur la terre (de Pales- 
tine). Maïs on n'y a pas ajouté que même hors de la 
terre de Palestine (^cela doit avoir lieu) cependant lorsqu'on 
lui fit observer que (ces vieiUardsJ prévenaient (le jour) 
pour aller à la Synagogue, et y restaient jusqu'à la nuit 
avancée, il dit: c'est justement ce qui leur .a produit ce 
bien, selon ce que disait R. Josua, fils de Levi, à ses en- 
fans: prévenez (le matin) et retardez (le soir) lorsqu'il 
s'agit de fréquenter la Synagogue ; car c'est ainsi que vous 
prolongerez la vie. R. Aha, fils de R. Ilanina, disait: c'est 
justement ce que signifie le verset (Prov. VIII, 34.): 
heureux thomme qui m'écoute pour veiller à mes portes 
chaque jour^ et pour garder les pèteaux de mes huis, vu 
qu'il est aussi écrit immédiatement après (vs. 35.) : car ce-- 
lui qui me trouve trouvera la vie. Sur quoi Raf Hasda 
disait : l'homme doit toujours entrer deux portes dans lu 
Synagogue. Il pourrait te venir dans l'esprit qu'il doit en- 



87) CaV leton les Talmadistet la Chêkina 00 la Divine Majesté a 
éié exilée avec \en Juifs et ne peul pas le délivrer de Texil eUe-m^nie. 
„Qaam împiam vocem nemo non deteitabUor qaî vel minima dirini 
nominii reverentia laogitar, aguoicetqae, Talmud Judalcitm non tradi. 
tionei Mosis «x monte Stnai referre led diaboiiea commenta et abfor- 
di«tlma meudada fiiare»'^ Edzmrd, 



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— 316 — . 

tffer deux p<Hrtes (à la rigueur des termes). Mais oela 
yeat dire (qu^ii entre) une mesure de deux portes ^^) et 
^'après il prie: (Il eêt écrit) (Pseau. XXXIV, 6.) sur 
cela chaque pieux doit te supplier au temps qu^ou peut te 
trouver (Tabn. : au ten^s qui est propice pour trouver ce 
que Fon demande (»tZ7s m). R. Hanina dit: (ce qu'on doii 
dewuunder) au temps qui est fort propice pour l'obtenir, 
' c'est une (bonne) femme ; car il est dit (Prov. XVIII, 22.) : 
celui qui a trouvé (jacHQ) une femw^y a trouvé le bien. 
Lorsqu'on Ocddent quelqu'un prenait une femme (se ma- 
riait) on lui disait ainsi: fitin^s "IM IXS02 (a-t-il trouvé ou est- 
il trouvant) ^®)? On lui disait ^Xd parce qu'il est écrit (ib.) : 
qui a trouvé (fi(^23) une femme a trouvé (iK^û) le bien et 
a obtenu faveur de Dieu. On lui disait MX123 parce qu'il 
est écrit (Eccles. VII, 26.)- moi Je trouve (fi^it*!») que c'est 
une chose bien plus amère ^pse la mort, qu'une femme qui 
a des pièges et des filets dans le coeur, etc. R. Nathan 
dit: (ce qu'on doit demander) au temps qui est propice 
pour l'obtenir c'est la loi; car il est dit (Prov, VIII, 35.): 
tmr celui qui me trouve, trouve la vie, etc. Baf Nahman, 
fils d'Isaac^ dit (ce qu'on doit demander) au temps qui est 
propice pour l'obtenir c'est la mort; car il est dit (Pseau. 
LXVIII, 21.): Les issues (nifi^xm)»») pour la mort. La 



%%) RatcM: il ne doii pas 9'*ttrrêier à ta perte mai$ entrer Amt 
couddet au delà. Je conjeciore qae l'expreifion entrer deux portet 
a été troayéo poor Juttilîer la répétition met portée et me$ poteaux du 
passage Prov. VIII, 34. tandis que dans les Synagogues il n^ a d^or- 
dinaire qa*iine porte seulement. D'après le To%t.pheth cette même ex- 
pression veut dire qu'U faut faire une petite pause entre rentrée dana 
la Synagogue et la prière. 

89) En fesant allusion à deux versets de la Bible où on parle dea 
femmes et comme celui où il est question d*one bonne fooimo se sert 
do verbe tXS^ a trouvé au passé et que l'autre où l'on parle d'une 
mauvaise femme contient le même verbe au participe iS^X*l23 e$t-il trou- 
vant y en disant an nouveau marié M'^*I>Q *)(( iX^l2 on loi demandait 
s'il avait rencontré une bonne ou une mauvaise femme et dans un sent 
plus rigoureux encore, s'il avait trouvé ou non dans sa femme les 
Marques de ta virginité y comme nous les verrons autre part. 

00) Car le mot nifiOtin de ce passage ^ disent les TalmoéittMy 



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,-. 317 — 

Baraitha aiisgi dit dans le même sens: ne«f cent trento 
espèces de mort ont été créés dans le monde; car il est 
dit (ib.): et pour la mort leê i$$ue$ (nifi^Stin) et en pre- 
nant ce mot (n'ïfits^in) par Ghematriam (ou d'aprèê la ra- 
teur numérique des lettres) il constitue ce nombre. Le 
plus dur de tous ces genres de morts est Tangine ' ^) et le 
plus doux de tous, est le baiser» L'angine ressemble à 
une épine dans une toison de laine qui tombe derrière le 
dos ^2). U y en a qui disent qu'elle est comme des cables 
dans un trou aussi étroit que Fesophage. Mais la mort du 
baiser ressemble a celui qui retire un cheveu du lait. R. 
Johanan dit: (ce gu*o» doit demander) au temps qui est le 
plus favorable pour l'obtenir, c'est la sépulture. R. Hanina 
dît: comment le prouver? Par le verset (Job. EŒ, 22.): ■"« 
$ont ravis de joie jusqu'à F allégresse y ils se réjouissent 
lorsqu'ils ont trouvé ("ïC^^tn) le tombeau. Rabba, fils de Raf 
Chila, dit : cela concorde avec ce que disent les hommes : 
on doit implorer la paix de la divine miséricorde jusqu'à 
la dernière bêche (de terre qui couvre le tombeau). Mar 
Sutra dit : (ce qu*on doit demander) dans un temps qui est 
propice pour l'obtenir, c'est la maison de la chaise (le 
lieu d'aisance) ^^) et on dit en Occident que cette opinion 
de Mar Sutra est préférable à toutes les autres*^). 

Rava disait à Raphram, fils de Pa]pa: que Mar nous 



renemble en quelque manière dam le ion au mot 291^^3 da Pteaume 
XXXII, 6. — Noos avoDt donc en raiton de dire dans noire Théorie 
que les eîtationi du Talmud ne sont souvent fondées que sur une sim- 
ple ressemblance de sons» 

91) RaicAi: Xi^J2hli^tit\t3im'>t< e'tranglemenU 

02) Batehi: lorsque Thomme Ten retiie avec force et la jette der- 
rière son dos. 

03) £(73!3rr n'^â Heu d^aitanee, iairinety un des lieux commun* 
qui ont fourni les plus de matière à l'élo4uence des Talmudlstes comme 
nous le Terrons malheureusement trop souvent. 

04) lUtseMr car comme Bnbel était au mOieu éê$ eaux^ an ne 
pouvait pas y faire des trous pour y éUeAarger $on ventre, mais on 
était obligé Natter trop ioin , ee gui est fiwt ineotnmode. Admirons la 
profondeur de cet remarques judicieuses. 



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— 318 — 

dise une de ces choses excellentes qne ttk eis accontnmé^^) 
de dire au nom de Raf Hasda, et qui sont relatives à la 
Synagogue. U lui dit: c'est ainsi que disait RaFHasda: 
que veut-il dire ce qui se trouve écrit (Pseau. LXXXVII, 
2,) : VEttrnel aime le9 porta de Sion, plus que tous les 
tabernacles de Jacob ? Que Dieu aime plus les portes qui 
ont pour étiquette l'Halaca ^•j que les Synagogues et les 
écoles, et cela concorde avec ce que disait R, Hîja, 
fils d'Ame, au nom d'Ula, depuis le jour que le sanctuaire 
a été dévasté il ne reste au Saint, béni soit -il, dans le 
monde que quatre coudées d'Halaca*''), Sur quoi Afaï di- 
sait: au commencement j'étudiais dans la maison et pri- 
ais dans la Synagogue ; mais après avoir entendu que R« 
Hija, fils d'Ame, disait au nom d'Ula : depuis que le sanc- 
tuaire a été détruit il ne reste au Saint, béni soit-il, que 
quatre coudées d'Halaca dans le monde ; je n'ai plus prié 
que dans le lieu où j'étais accoutumé d'étudier. Quoique 
R. Ame et R. Asa eussent treize Synagogues à Tîbériade, 
ils n'avaient lliabîtude de prier qu*entre les colonnes où 
ils étudiaient 8 8). 

R. Hija disait encore au nom d'Ula: celui qui retire 
quelque avantage de son propre travail (sur tHalacaJ, est 
préférable à celui qui craint le ciel; car voici ce qui est 
écrit par rapport à celui qui craint le ciel (Pseau. CXII, 
1.) : bien-heureua; est Phomme qui craint Dieu^ et voici ce 
qui est écrit relativement à celui qui tire quelque fruit de 
son propre travail (Pseau. CXXVIU, 2.) : car tu mange^ 



95) Le Talmud mêle ici la troiiième personne avec la féconde et 
je luîi son exemple. 

96) d^ï^^^iETart «Mrr^tftfS» ayant pour enseigne ^ mot qui restcnble 
par le son à "{^^^ (5toit). On fait allusion daas ce passage à one pe- 
tite chambre oÀ se renferme an petit nombre d'étodians qui sont Ik- 
meox par lenr appUcatlon aax Halacas on aux fonstrtntions talmodiqaes. 

97) Diea aime plqs les petits appartemens où Ton étodîe le Taf- 
mnd; qae les maisons très-commodes où Pon s'applique à la Bible et à 
ht Misebna. Studium enim Oemaricum ant^ellit Uudio Bif^teo et ttu- 
dio mhcànteos Edzard. Vof. la note 192 de la 1"^ section de VAvodm 
Zara et là note 74 de la IN». 

98) Cette tirade lor les quatre eondées d^Halaca détruit l'expUca- 



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— 3» — 

ras du irmait de tes mainsy tu seras keurenw et tu pros* 
péreras (c^esi-à-dire) tu seras heureux dans ce inonde^ 
et tu prospéreras dans le monde à v^r; or^ tu prosper 
reras ne se trouve pas écrit pour celui qui craint le ciel**}» 

B- Hija, fils d'Âme, disait en outre au nom d'Ula*: 
rhomme doit toujours tâcher de demeurer dans le même 
lieu où est son docteur; car aussi long temps que Semeï, 
fils de Ghera (Talm. : Rahhin de Salomon)^ Ait en yie, Sa- 
lomon ne se maria pas avec la fille de Pharaon (I. Rois 
II, 460* Mais cependant une Baraïtha porte: qu'on n'y 
doit pas demeurer. Rép.: Cela ne constitue pas une con- 
tradiction; car une (de ces sentences) vaut lorsque le dis* 
ciple est soumis à son docteur, et l'autre vaut lorsqu'il ne 
Ini est pas soumis. 

Raf Hunna, fils de Jéhuda, dît avoir entendu dire à R. 
Menahem que R. Ame disait: que signifie ce qui est écrit 
(Esa. I, 28.) : Ceux qui abandonnent f Eternel seront e&m* 
sûmes f On parle ici de celui qui abandonne le livre de la 
loi pendant qu'il est ouvert duns la Synagogue^ et sortw 
Mais R. Avbu sortait entre homme et homme ^ ^^). Raf Papa 
fit la question C*^ on pouvait sortir) entre un verset et 
l'autre? (on lui répondit) Teku^). Raf Chechet tournait de 



lion ailtgori^ue qoe Maimonidei fkit de ce patMge et que Bout aFoni 
rmpportée dam la Préface. 

90) Je pense qae let Tal^^dfaieB ont fort rabon de diathigaer entre 
celnf qtii étudie le Talmud et celui qni craint Dieu; car cei deux cho- 
ses sont Incompatibles et on aurait tort de se fâcher de ce qu'Us pré- 
fèrent le premier au second, car c'est dans leur propre cause qu'ils 
en agissent ainsi. Je remarquerai encore une fois que lorsqu'ils dtent 
deux ehoses à cdté Poueé de l'autre pour en donner une explication, 
Ils commencent ordinairement par expliquer la seconde et passent ensuite 
à expUqper la première, comme Juda le Saint ^a fait pour les deux 
€hema9 du soir et dn matin (Vof. Berakoth feu. II. a.). 

100) Les Joifti Ifient la Bible dans la Synagogue à plusieurs per- 
sonnea ainsi que nous Pavont dit dans la Préface. Sortir entre homms 
et homme veut dire doae, sortir lorsqu'un des lecteurs de la Parachn 
a fini et ayant que Tautre continue à lire. 

1) IpV) ce qui veut dire selon la plus grande partie des interprètes 
nri^rt nV^np •pn** ''»n Tttehbi en mie retondra nn jonr tes dtf^ 
ficuUés diffieileê et selon d'autres cette question punet intra thecam 
snam on etio est faÎMliMe. 



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— 320 — 

Tantre coté !• viMge (ptnébuU qu'on li9a& la furmcka) et 
lisait (dans la Miichna) en disant : nous (lurons) pour nous 
et enx pour eux ^). Raf Hunna, fils de Jéhuda, disait avoir 
entendu dire à H. Aine: Thomme doit toujours finir se» 
Parache» avec rassemblée deux fois dans le texte') et 
F. s.^ouae fois dans le Targum (ou dam la Parapkrate ehal^ 
déenne ^) et même Aiarotk et Dibon ^) ; car quiconque fi- 
nit ses Paraches avec rassemblée, ses jours et ses années 
garont prolongés. Raf Bibi , fils d' Afaï, pensait finir les 
Paraches de toute Tannée la veille du jour de la purifica- 
tion^). Mais Uija, fils de Raf, de la ville de Dipbti, lui 
apprit cette tradition : il est écrit (Lév* XXIII, 3^2.) : vous 
ingérez vos âmes le neuvième jour de ce mois aus vè^ 
près. Est-ce qu'on jeune (et qu'on afiDige son ftme) le neo* 
vième jour? Ne sommes -nou« pas tenus de jeûner le di- 
xième 1 On veut donc te signifier (par ces paroles) que qui- 
(Wmque mange et boit (beaucoup) le neuvième jour ; TEcri- 
tare lui compte cela comme s'il avait jeûné le neuvième 
jour et le dixième^) (Talm.: il ne /out donc pas affliger 



a) Maimonidet et Totepheib : un Pt-Qfetteur dm Talmmd pêut bim 
t^exereer éans la leetmre Û€ eê code dans la Synagogue pemdamt gm'êM 
lit la Pataeha et sur - tout i*il y a dix autreg individus qui y prêimi 
attention, 

3) SAFoir une foil dans le court de bi lemaine et une seconde fuit 
chaque lamedi. Mali lelon Edsard il faut lire chaque semaine dans vos 
maisons les mêmes Paraches que l'assemblée lit dans la Synagogfoe. 

4) Une règle de la méthode des études talmudiqnes porte qu'on 
^oit revenir sur les mêmes choses trois fois au moins , et que s! la 
troisième fois on ne les comprend pas il faut se les ffkire expliqaer. 

. Cette règle que nous retrouverons daui la seconde section de ce traité 
explique en partie Torigine des Paraphrases chaldéennes et Pusage de 
placer à la fin de chaque section du Talmud une focmnle qui a paru nn 
mystère aux interprètes et dpnt nous nous occuperons tout à Phenre* 

5} C'est-à-dire^ il doit lire trois fois même les noms propres comme 
p. ex. Ataroth et Dihou (voj, Nomh. XXXII^ 30.) qui n'ont pas besoin 
d'explication. 

e) Cest'à-direy le de Tisri, a« lieu de les finir, comme on le 
ftUt communément y le 23. de ce même mois ou le 0». jour de la lête 
des Tabernacles. 

7) Selon Rasehi et les autres ooamieAtateuts 4a TaiAvd le 



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— 3«i .— 

9on âme en Usamf imtêes le$ Paracbes 9u pluHeurê Para- 
chef J le neuvîème). Il p^rsûsta iiéamiMMiift dans Topinion 
qne Ton poaTait finir (let Paraches) avant la commiine ^). 
Mais OB vieillard lui dit : les Tanaïtes nous ont appris ex- 
pressément *), qa*on ne doit ni prévenir ni retarder, ce qni 
est d'accord avec ce que R. Jehochna, fils de Levi, disîdt 
à ses enfans : finissez vos Paracbes avec rassemblée deux 
fois dans le texte et une fois dans le Targum, et soyez 
attentifs aux veines du cou^^^), selon R. Jébuda; car nous 
apprenons dans la Mischne que R. Jéhuda disait: jmqu'à 
ce qu'il ait coupé les veines. Soyez attentifs (à honorer) 
le vieillard qui aura oublié sa doctrine malgré lui-même; 
car nous disons (à ce propos) que les tables et les frag-- 
mens des tables ont été placés dans t Arche. 

Raba disait à ses fils: lorsque vous coupez la viande 
ne la coupez pa« sur la main; il y en a qui disent: à cause 
du danger (de se bhsser)^ et d'autres disent pour ne pas 
rendre désagréable un banquet. Ne prenez pas place sur 
le lit d'une Araméenne (non-Juive), et ne passez pas der- 
rière la Synagogue, pendant que rassemblée prie. (Qjuant 
aux paroles) ne prenez pas place sur le lit d'une Ara- 
méenncy il y en a qui disent (qu'elles signifient) qu'il ne 
faut pas se coucher ' sans avoir lu le Chema (ainsi que les 
Araméens) , et d'autres disent : qu'il ne faut pas se marier 
avec une prosélyte. Mais il y en a aussi qui soutiennent 



de ce passage est: comme le verset parle de jeâner le neuvième joor, 
taudis qu^GB ne jedne 'que le dixième, il veut dire que quiconque 
mange et boit beaucoup le neuvième pour se préparer ainsi à l'abstl- 
nence du dixième jour, l'Ecritore Sainte lui rompte les excès do neu- 
vième, pour un jedoe. U ne faut donc pas non pins afltfger son âme 
fe jour là par une lecture à laquelle on n^est point lenn. Il suit de là 
que les Talmudistes donnent le nom de jeûne, le neuvième de Tisri , à ' 
rintempérance , et le dixième, à l'indigestion « et qu'ils interprètent la 
Bible en gourmands. 

8) Si non le neuvième de TIsri an moins dans vn autre jour. 

9) 13^â1 £(7*311 mQU9 appremoms ou nêms eniêigmons eeim ex- 
presténent, 

10) Des oiseaux bons à manger afin qu'elles soient eoiipées de ma- 
nière qu'U n'y reste point de sang. 

1. X 



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-^* 322 - 

qn'il 8*agit loi d*ofie Araméemie à la lettre, à eaase de Tao 
ddeot arrivé à Raf Papa , qai était allé trouver une Ara- 
méeune; celle-ci lui fit apporter son lit, et le pria d'y pren- 
dre place ; mais il loi dit : je n'y prendrai pas place qoe 
tu n'aies découvert le lit. Elle découvrit le lit, et on y 
trouva un enfant mort ^>). Yeilà pourquoi le» savans ont 
dit qu'il est défendu de s'asseoir sur le lit d'une Araraéenne* 
(Q,uani aux mois) : m passez pas derrtère «ne Sy$uigegue 
pendant que t assemblée yfaii sa prière^ ils viennent à l'ap* 
pui (de topinon) de Jehochua , fils de Levi ; ear R. Jeho* 
chua, fils de Lévi^ disait : il est défendu à l'homine de pa»^ 
ser derrièro la Synagogue à l'heure que l'assemblée y prie. 
Afaï dit: cela n'est valable que là où il n'y a pas une autre 
porte (oè il n'y a qu'une seule porte)^ mais là on il y a une 
autre porte (deua; portes) nous n'avons rien à redise là-* 
dessus. De même cela n'est valable que là où il n'y a pas 
mie autre Synagogue (tout près). Mais s'il y a une autre 
Synagogue, nous n'y avons rien à redire. Cela ne vaut enfin 
que lorsque {celui qui passe) ne porte pas un poids, ne 
court pas, ou n'a pas sur lui le TepUllin ; mais là où une 
de ces trois choses a lieu, nous n'avons rien à redire^'). 

Bara^ha. B. Akiva disait: j'aime les Mèdes pour trois 
raisons; parce qu'en voulant couper la viande, ils ne la 
coupent que sur la table, et lorsqu'ils baisent, ils ne bai- 
sent que sur la maîn^^), et lorsqu'ils tiennent conseil, ils 
ne le tiennent que dans un champ ' ^). Raf Ada, fils d'Ahava, 
dit: par quel verset prouve-t-on cela? {Par le verset) (Gen. 
XXX, 4.) Jacob donc envoya appeler Rachel et Leu aux 
champs vers ses troupeaux. 



11} Le projet de TAraniéenne était, lelon lei Talmudiate*, d'ac. 
cuier le Joif d'avoir tué cet eofant, et Raichî rapporte dana un antre 
endroit où Ton cite encore une foia ce paaaa^ {Petmi^im 112. b.) ^ae 
Raf Papa prit effectivement place aur le lit, et qu'ayant été accoté d'oa 
infanUcide, il fat oblige de quitter le paya. Lea Joifa étaient d*ne 
accaiéa de tuer lea eafana même avant la rédaction do Tainad. 

12) Car par une de cet troia clioaet on peat conjecturer que celoi 
qui passe derrière la Synagogue ne le fait pat par esprit d'irréligion. 

13) Tfaschi: pour ne point somillrr atr-c la tuHtf. 
14} Htttchi: pour n'être entendu de personne. 



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— 323 — 

Baraïiha, Rabban GamaKel dkalt: J'aime les Perset 
povf trok raisons; parce qu'ils sont modestes en iiMuigeant; 
modestes dms le lien d'aisances et modest* aossi dans 
une autre chose ^^y Raf Joseph enseigne, sur les paroles 
(Esa. XIII, 3,) : J'ai ordonné à mes tanciifiés C^umpJab) que 
ce sont les Perses, qui sont êanctifiéê {ym^^'tir\) et desti- 
nés aux enfers * •). 

Mi9chna. Rabban Gamaliel dit^ etc. 

Gkémara. Baf Jéhuda dit au nom de Samuel: ffîa- 
laea (ou la dernière décision) est selon Rabban GamalieL 

Baraïlha. B. Simeon, fils de JohaiS dit: il y a des 
circonstances oà l'homme qui fait la lecture du Chema deux 
foia dans la nuit, une fois ayant que la colonne de l'atyrore 
monte, et une autre fois après que la colonne de Taurere 
^st montée, satisfait, par là, à son devoir de la faire une 
fois dans le jour, et une fois dans la nuit. Mais cela pa- 
rait oMntradictoire en soi-même* Tu dis: U y a des circon^ 
stances ok thomme qui fait la letture du Chemm deu^ 
fois dans la nuit. Donc le temps qui suit après que la co- 
lonne de l'aurore est montée, est aussi la nuit, et cep^i^ 
dant le même Tanne ajoute qu'il sort par là de son de- 
Toiry de lire une fois dans le jour et une autrefois dans 
la luit. Donc {le temps qui suit Faurore) constitue le jour. 
Réponse: Non, mais il constitue toujours la nuit, et s'il 
l'appelle jottr y c'est parce qu'il y a des hommes qui sont 
accoatumès à se lever à cette h^re'^)* Rav Aha, fils 
de Hanina, disait avoir entendu dire à R. Jehochua, fils da 
Levi, que THalaea est selon R Simeon, fils de Johaï. II 
y en a qui enseignent que cet avis de Rav Aha, fils de 
Hanina, regarde cette Barattha: R. Simeon, fils de Johaï, 



J5) Rasehi: t)'^23U}n t» coneubitu maritaii. 

i6> &3r7'*:^b à la Géhettne. Voy. Matth X, 28. etc. 

17) A la ligueur det lennei, dit l*Haiaca, le temps qui passe entre 
l'aurore et le lever du soleil appartient plutôt à la buU qu'au jour ; 
nais 11 peut aussi s'appeler Jour relativement à la lecture du Chewut 
du matin; car la loi n'exige que la condition d'eCFeefuer cette lecture 
lorsqu'on se lève ^Q^pâ. Or, beaucoup de monde se lève précisément 
dans cet intervalle de temps. 

X 2 



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— 324 — 

disait an nom de R. Âkiva: quelque fois il y a des etr- 
conêtanceg on rhomme qni fait la lecture du C%ema deox 
fdis dans le jour^ nne fois avant Vapparition du so- 
leil, et une antre fois après Tapparition dn S4ileil satisfait 
par là au devoir de la faire une fois dans le jour, et nne 
autre fois dans la nuit. Mais cela parait contradictoire en 
soi-iaéme, car tu dis: Il y a des circonstances oii thnrnme 
qui fait la lecture du Chema deux fois dans le jour : donc 
le temps qui précède Tapparition du soleil constitue le jour; 
puis on continue à nous apprendre qu^il satisfait par là à 
son devoir {de la faire) une fois dans le jour, et une autre 
f\o.afois dans la nuit: donc il constitue la nuit. Réponse. Non 
(eeia n'est pas contradictoire), car (ce temps) appartient 
sans- doute au jour, et il lui donne le nom de noit, parce 
que plusieurs hommes dorment encore à cette heure. Ray 
Aha, fils de Hanina, disait avoir entendu dire k R. Jeho- 
chua, fils de Levi, que FHalaca est selon R. Simeon qni 
yarle an nom de R. Akiva. R. Zira dit: (on peut lire le 
Chema avant le lever du soleil pour celui des vêpres) à con- 
dition pourtant qu'on ne dise pas (la prière) i33*«2ion C/otr- 
nous reposer). Lorsque vint Rav Isaac, fils de Joseph, il 
dit: Tavis que R. Aha, fils de Hanina (énonce au nom de 
JR. Jehochua sur la décision de R. Simeon), n'a pas été pro- 
féré explicitement; mais il a été conçu en termes gêné- 
raux^^), car il y eut une couple de rabbins qui s'étant 
enivrés aux noces ^u fils de R. Jehochua, fils de Levi, se 
présentèrent devant R. Jehochua , fils de Levi (pour sa^ 
voir s'ils pouvaient lire le Chesna du soir av,ant le lever 
du soleil), il leur répondit^*): on peut suivre la sentence 
de R. Sméon en cas d'urgence. 

Miscbna. Il arriva que ses fils rentrèrent^ etc. 
Ghémara. Jusqu'alors ils n'avaient pas entendu l'avis 
de Rabban Gamaliel: c'est pourquoi ils lui dirent: les an- 



IK) IDI'^^Dâ explicitement poor tenir Heu d'explication oo d« règl« 
particulière; fiCZ'^tD^ implicitement ou comme règle séaérale, conçue 
en termep géiiérttox, etc. 

10) ")»dî il fiit, daiu le Tnlmud de Cracovle, "^"IZatt ât 4ittHi^ daaa 
celui d'Amsterdam. I«a première reriion parafe préférable. 



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— 325 — 

très rabbins sont en coUwon avec toi, et lorsque d'un côti 
il n'y a qu'on seul docteur et plusieurs de l'autre, l'Halaca 
est ton jours selon le plus grand nombre'^). Est-^e qiyd 
l'opinion des autres rabbins est d-accord avec la tienne! 
Est-ce qu'ils disent: juiqu'a minuit seulement peur éloigner 
Tbomme de la transgression? 11 leur répondit: ils ont la 
même opinion que moi , et vous êtes toujours en devoir 
(de réciter le ChemaJ; Car ils n'ont dit: jinqn^à mUnuitj 
que pour éloigner Thomjae de la transgression. 

Miachna. Et nen seuïew^nt cela, mais encore, etc. 
Ghémara. £st-f;e que Babban Gamaliel avait dit: 
jusqu'à minuit? car le Taone ajoute: n&n seulement cela, 
mais encore ^i). Réponse. Voilà ce que Rabban Gamaliel 
veut dire à ses fils: même selon les rabbins qui disent 
jmsqt^à mimuU le précepte (du Chema des vêpres) est vakble 
jusqu'au monter de la colonne de l'aurore ; car s'ils disent : 
jusqu'à minmit c'est uniquement pour éloigner rhonune de 
kl transgression. 

Mischna. Le précepte de briUer les parties grms^ 
sesy etc^ 

Ghémara. Mais la Miscbna ne rapporte pas ici le re- 
pas de Pàque. Or, je lui objecte cette Baraîtia: „lia 
lecture du Chema des vêpres, l'bymne des nuits de Pà- 
que^^) et le repas pascal, sont des préceptes qui obligent 
jusqu'au monter de la colonne de l'aurore. ^^ Rav Joseph dk : 



UO) Règle hennéneQU^iie qui mérite d'être remarquée ; car elle aide 
à relroorer la dernière déciiion* 

2]} Pour mieox com|»reodre ce que reot éire ki l'Halaci, il faat 
relire le texte de la Miichna où Gamaliel parait être en contradiction 
avec lai-racme. 

^2) Lee Juifs récilcnt deux hymnci la nnit de Pâquea dont le pre- 
mier l'appelle ifaiM, parée qu'il commence par Halléluja, et contient 
lea Pteaumes CXlll, CXVII; et le aecond Hodu dn premier mot TTm 
ou Grand Hattei parce qa^aa y répète 26 foii lei paroica D^l^b ^3 
lion et contient le aeul Pieaume CXXXVI. II eit fort probable que 
J, Cb. récita cet deux hymnei en loopant pour la dernière foii ave^ 
ace ditciplea (Mattb. XXVI, 30. Marc XIV, 2G } ce qui prouve en même 
tempr bautbenticilé de l'blctoire évaug^lique et l'antiquité de la Liturgie 
et de la Synagog«tc. 



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— 316 — 

il n'y a là awMM eontmdktion, va que Tane (Im Mitcima 
qui st^o$e que PobhgtUion du reput de Pâque dure Jus- 
qu'à minuit) parle selon IL Ekasar^ fik d'Axarie, et Fan- 
tre (lu Baratlka) selon R. Akiva ; car voici use antre JSa- 
nMb»\ (Il e$t écrit Exode XII, 8.) ei ils mmnger^ut la 
chair cette nuit. R. Eleazar, fik d*Asarie, dit: U est dît 
ici cette nuit (hrn iib'^^4), et il est aussi dit plus loin (ib. 
vs. 12.): €*r je panerai par le pays d'Egypte cette nuit 
là (ntn rrb'^^â). Or, de même qne plus loin (vs* 12.) cette 
expression signifie minuit, de même ici (vs. 8.) eBie doit 
signifier minuit. Mais R. Akiva lui dit : est-«e qull n'est 
pas clairement dit' aussi (ib. va. 11.) pmnâ (Talm.: à la 
iàte)j c'est-à-dire, jusqu'à l'heure que vous devez vous hâ- 
ter (eu jusqu'au lever de Fawnsre). Mais si c'est ainsi 
pourquoi rËcriture dit -elle nb^^^ (dans Im nuù)f Bép.: 
C'est parce que quelqu'un pourrait cnnre (qu'^m peut «mm»* 
ger P agneau pascal) dans le jour comme les «acrifices 
d'actions de grâce; l'Ecriture devait donc dire M^^bSi pour 
signifier que c'est dasui la nuit et non dans le jour qu'il 
faut le manger. D*accord que selon R. Eleazar, fils d'Aïa- 
rie, qui fait une argumentation à pari^^) il soit nécessaire 
qull soit écrit nm (cette)j mais selon l'opinion de R. Akiva 
que fait ici (Exod. XII, 8.) la particule fnn'i Bép.: Elle 
sert à exclure une autre nuit; car il pourrait te venir dans 
l'esprit de dire : comme l'agneau pascal appartient aux cho- 
ses saintes du second ordre ^^), et que les sacrifices paci- 
fiques appartiennent aussi aux choses saintes du second or- 
dre; de même qu'on peut manger les sacrifices pacifiques 
en deux jours et une nuit (Lév. VII, 16.), de même on 
peut manger Fagneau pascal en deux nuits et un jour, en 



*i3) Î^W m'I^ta Argumenium a pari lur la paiiicale nm de deax 
veneCi S. et 12. du chap. XII de l'Kxode. 

:M) Nottt avona déjà dit dam Ja Préface, qae lei choiea laiolea du 
iceond ordre (O^bp D^UHp) ia»t, outre Pagenap paacal, lee pacifiques 
d'uu «eut iodividu, lei premierf néi et lei dlmct dei bestiaux; et que 
cellef do premier ordre , lont à leur tour lef holocaattei , let taorifi- 
cet pour te péché et pour lot délita, et lea deux igneaux pacifiqeca de la 
Pentecdte. 



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mettant ëeax feoiu à la ph^e 4e deux jomê. Or, le texte 
iaoré Bovfl fait entendre tVft: tù^^tl pour nous dire, que 
e'est seulement dmis la nuit indt^jiée ^t non dans la nuit 
suivante ^'il faut le manger. MUds R. Eleazar, fils d' Ava- 
rie, (observé) que pnisqn^îl est écrit (Exod. XII, 10.) : hp3 
(jusqu*uu rnoHm dm premier J9Hr de Pàqme) pour exclure 
le jour suivant, il n'était pas nétessaire de nous parler de 
Inféconde nmi {qui par là regie ejcclue d'-eUe-^ème). L'au- 
tre dit: si c'est seulement à cela qu^ faut se tenir, je 
peux dire que le mot ^pâ signifie ici le second matin (ei 
non 4e premier). Mais Asarie Ini répond que par tout ou 
Ton rencontre le root npâ {en parlunt des gacr^ces) il si- 
gnifie toujours le premier matin {et non le second). Ce- 
pendant ces èemx Tannes sont (dmns ceiie diêcufiion) comme 
ces deux antres Tannes (qui dispuient aimij dans cette 
BaraYtba (sur h texte Dwit. X¥I, 6.): Oe$t ta que tu 
suertfierae la Fâque ans ^sepree sitit que le soleil sera 
couché comme au temps que tu sortis d'JSgypte. Sur quoi 
REIiéiserdit; aux tèpres tu la sacrifierus^ et lorsque le 
seleil se coude tu la mangeras, et au temps que tu 
sortis d'Egypte, tu en brMeras{leê restes). MaisR. Jeho- 
dkoadiA: aux ioèpres tu la sacrifieras, lorsque le soleil 
se couche, tu la mangeras^ el jusqu'à quand pourras-tu la 
manger licitement? jusqu'au temps que tu sortis d'Egypte. 
R. Abba dit: tous {oes quatre docteurs) sont d'accord en 
ce qu-'Ismél ne fut déKvré de l'Egypte qu'après les vêpres 
{ou pendant la nuit)\ car il est dit (Deut. XYI, 1.) : FEter- 
nel ton Dieu Va fait sortir de nuU hors de rÉgypte; et ' 
qu'ils ne sortirent que pendant le jour ; car il est dit (Nonib. 
XXXin, 3.) : les enfans d'Israël sortirent à main levée, 
le lendemain de la Pâque. Sur quoi donc ne sont-ils paé 
d'accord } Sur le moment où ils se hâtèrent (ptcn). R. Elea- 
sar, fils d' Avarie, pense que le mot ils se hâtèrent (pTDn) 
se rapporte aux Egyptiens {qui se hâtèrent à minuit de 
faire sortir les Israélites), et R. Akiva pense que le mot 
ils se hâtèrent (^iTsn) doit se rapporter aux Israélites (qui 
se hâtèrent de sortir le matin ^^). Et voici une Baraïtha 



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— a8« — 

qui oonfinne tout cela (ai àiiomt: il est imt Dent. XYI, 
i.): t Eternel ton Dieu te fit sortir de t Egypte peneUa^ 
la nuit. Est-^ce qa*fls B<Mrtirent léellement la ont! Ne scnt- 
tirent-ils pas plutôt pendant le jour? car il est dit (Nomb. 
XXXni, 3.): l^ lendemain de JPàfue le$ Itraémes 9orii- 
rent à main levée. Cela est peur noas avertir que leur 
rédemtion commença depuis les vêpres. 

(// est écrit Exod. XI, 2.) Parle maintenma (Ks) ams 
oreilles du peuple^ etc. Ceux de ia maison {om^ les ddeci^ 
pies) de R. Jaanaï disent : la particule M3 ne mgnifie qu'une 
prière, le Saint, béni soîi^il, paxia donc ainsi à Moïse: je 
te prie d'aller et de dire aux Israélites que je les prie 
d'emprunter 2*) des vases d^wgent et des vases d'or; afin 
F.9.b.qne le Juste (Airakam) ne dise pas qu'en eux s'est ac- 
complie (la prédiction Gen. XV, 13.): ^^ ^' '^' rendront 
esclaves et ils les afflueront; et que l'autre précKctimi (ib. 
vs. 14.): et après cela ils sortiront avec de grands biens 
ne s'est pas accomplie. Mais Moïse lui r^ondit: Dieu 
veuille que nous puissions sortir avec nos oorps! il res- 
semblait à un homme qui était lié dans une prison, et an- 
quel les fils de l'homme disaient: demain on te fera sortir 
de prison, et on te donnera beaucoup d'argent. Il fettf 
répondait: je vous prie, £aites-moi sortir aujourd'hui et 
je ne souhaite pas un sou. 

(// est écrit Exod. XII, 36.): et ils leur donnèrent 
ce qu'ils demandaient (Diî>"»4Wr«i) (Talm.: et ils leurjîrent 
un emprunt). R. Ame dit: cela indique que cet empruirt 
fut fait malgré eux. Or, il y en a qui disent que ces pa- 



FagneaM paical licitement est juiqa'à romnlt et qae R. Allva le prolonge 
jufqa'au malin. 

2ri) t^im la signification de ce verbe est demander à la I» forme 
(::H'CS) et obtenir ee gue ton demande à la 4"»« Cî^*^^»^» tJno Set 
roaximei fondamentalei do Jodaïtine c'eit de croire qae |>ieii wéflw a 
autorisé de sa boocbe (Exod. XI, a. etc.) les fraadea dea Juifs c#Qtre 
les non-Juifs. Mais la critique la mieux éclairée ne pei^t trouver 4aas 
l^s passages que Jcs Talmudistes citent ici, ainsi que dana d'autres sem- 
Mftblei, qu'un échange de ce que les Juifs furent coalrainti de laiiaer 
«ij MoHant de l'Egypte , eoutre les vases d'or et d^arganl- qa'ila 
<l*?ren( et obtinrent, des Egyptiens leurs ennemis. 



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— 3M — 

roles mmig^ emXj regardent les Egyptiens, et d'autres di- 
sent qu'elles se rapportent aux Israélites. Les premiers 
disent que mafgrê eux regarde les Egyptiens parce qu'il 
est écrit (Psean. LXVUI, 13.): Ht celle qui se tenait à Ut 
muifou a partagé h butin '^'^) y et les seconds disent que 
malgré eux est relatif aux Israélites parce que {tes vasef 
d*or et d'argent) leur causaient de l'erobarras. 

{Il est écrit Exod. XII, 36.): et ih butinèrent (ibsb'^l) 
he Egyfiieni (Talm. : et ils les ravirent aux Egyptiens^. 
R, Ame dit : cela veut dire qu'ils rendirent TEgypte comme 
un filet à prendre les oiseaux (m*ns»d) -dans lequel il n'y 
a plus de froment (ou happât) y et Risch Lakisch dit: 
comme un réservoir (r6i^dd) oà il n'y a point de poisson ^*). 

(Il est écrit Exod. III, 14.): Je suis celui qui suie 
(mrrèt ^i0M mrm (cette répéHHon veut signifier) que le Sain^ 
béni soît-il, parla ainsi à Moïse: va et dis aux Israélites: 
j.'ai été (^^%n ^3fit) avec vous dans cet esclavage (d'Egypte), 
et je serai (rrrut) avec vous dans l'esclavage des royau- 
mes (des peuples non-juifs^. Mais Moïse répondit devant 
lui (ou devant ses faces) : Seigneur du monde, à chaque 
benre suffit sa p^e ^v). Alors le Saint, béni soit-il, lui dit : 
va et dis leur (sans leur parler d'esclavage) celui dont le 
nom est: Je suis (mn^) m'a envoyé à vous. 

(Il est et^n écrit L Reg. XVIII, 37.): Exauce -moi, 
a Eternelj exauce-moi. R. Abbu dit : pourquoi Elie a-t-il 
dit: Exauce-moi deux fois? Pour indiquer qu'Elie parla 
ainsi devant le Saint, béni soit-il : Seigneur du monde, ex- 
auce-moi afin que le feu descende du ciel, et consume tout 
ce qui est sur l'autel, et exauce-moi afin qu'il leur entre 



%f) Le mot bb^ buHm ivppoM qa'on « exercé de la vloleiice 
ce»x Mr qui oa 1^ prie. 

28) Nooi prione nos leeteart de. rouloir bien •• fiwilliariier arec 
cet jeox ie tfota tor leiqueli les Taliaudigtet revieiiiieiit li lOaTent. 

2f) Voy Hattli. VI, S4. Molee vent dire lel, à q«ol iioii affliger les 
Jaifii ea lear aanonçant une calamité qai ii*eft paa imniiaeiiCe. Voiot 
jlkAie ploi «age qae le bon Dieu nëaie. 11 «tt à remarqaer qoe lea 
rééaeteara te TAInod ie eabylane OAt l'otage de réierver Vjégada 
poor la fia doa HEEsehsus q«ii •«al d'aae grande éUaloe, et poor la ia 
4o elMqoa «eetiaa. 



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— 380 — 

dans Pesprît 4e ae point dire ^ne eet éviiMment Aiàt être 
attribué aux prestiges ; car il est dit (ib.) : et tu ms fuU 
retmtmer leur coeur en mrrière. 

Hde Mtsckna. 

Depuis qaand lit- on le Œemm le matin? Dès qu^on 
peut distinguer entre le bleu et le blanc. R. Eliéser dit: 
entre le bleu et le Tcrt, et Tobligation de le finir (dure) 
jusqu'aux premiers rayons du soleiK R, Jehochua dit: 
jusqu'à trois heures^®); car les rois ont Tusage de se le- 
ver à trois heures* Celui qui te lit depuis ce moment là 
et plus loin ne perd pas son temps, mais il est comme 
rhomme qui lit dans la loi* 

Gkémara. 

Que signifie la phrase entre le bleu et le blanc î Faut- 
il dire qu'elle signifie, entre une toison de laine blanche 
et une toison de laine bleue? Mais on peut connaître cela 
même pendant la nuit. Elle signifie donc {lonqu'on peut 
distinguer) entre le bleu qui est dans la laine et le blanc 
qui est dans la laine 'i). Baràïtha. R. Meïr dit: dès 
que quelqu'un peut distinguer entre un loup et un chien. 
Mais R. Akiva dit: entre un âne et un âne sauvage, 
et d'autres disent: dès que celui qui voit son compag- 
non à la distance de quatre coudées peut le recon- 
naître. Sur quoi Rav Hunna dit, que l'Halaca est selon 
ces derniers. Mais Avaï dit: quant {au temps oU on doit 
$e mettre) les Tephillin^^) {la décision) est sdôn les der- 



30) Après le Itver da loleil ; ctr lef Joiff partageaient le jobr en 
doof e heurei , depuii le lever juiqo'ao caacher du laleU ; et la noit 
également en dooie hearei depofi le coocher Joe^ai^o ïé^tr da aolaO, 
comme on peal le voir dam le nonvcao Testament.. Matfk. XX, 3—0 
XXVII, 45. 46. Marc XV, 29 et S3. 34. Luc. XXIII, 44. Jifon I, 46. 
IV, 6 et 50. AoL II, 15. Ill, 1. X, i. 9 et 30. XXlIf, fi3. — La dé- 
cision est selon R. Miodiaa. 

31) Ra»eki: dans la laine qui est taclietée par-ci par-là da blea, et 
selon le Towepheth , le il Uea qol est dans les Têiiàitk on dans les 
kMppes atUrbées aux qoatre coisa do Talletk. Vay PrHMe. 

3*2} On lit dans l<^s édltio«t d'Amsterdam et de Craeovie nbonh 



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— 331 — 

me», mai» quant à la lectofe An Ciemay elle est sdoa les 
pieax; ear R. J#hatiaii dit qae les pieux, finîsseiit cette 
lecture aux premiers i^ons du soleil. Et voiei une Ba- 
rajtba qui dit de même: „Les pieux finisseat la lecture 
du Chema aux premiers rayons du soleil pour joindre la 
réden^mn Emeth VfjtUHif ai^ec la prière {CkêMQtM J£êre), 
et pour être tromvés en pfiàre pendant le jour (qui cam^ 
menée avec le lever du. soleil). R. Zira dit: quel verset 
prouve cela? delui (qui dit Psean. LXXII, L): il$ te 
craindront avec le soleil et devout la lune dams tous les 
âges. R« José, fils d'Kliakim, atteste am nom de la Sainte 
Congrégation'^) de Jérasalem, qae quiconque joint la ré» 
demtion avec la prière^ ne souttirira aaican dommage tout 
ce jour là. Mais est-il réellement oentme celai Cependant 
R. Zira dit: moi je las ai jointes ainsi, et cependant j*ai 
souffert un dommage. Mais on lui <tit: en quoi as*tu 'été 
endommagé? En ce que tu as été contraint d'apporter du 
myrte dans la maison du roi (sans s^cuue récosÊtpense). 
Mais dans ce cas tu aurais dû plutôt donner une récom- 
pense pour avoir vu Faspect du roi; car R. Johanan (Ut: 
rhomme àoit toujours tâcher de courir au devant des rois 
dlsraël, et non seulement à la rencontre des rois dlsraël; 
mais aussi à la rencontre des rois des peuples du monde ; , 
car s'il en est trouvé digne ^^) il pourra savoir up jour, 
par expérience, combien diffèrent les rois d'Israël, des rois 
des autres peuples. 

R. 111a disait à Ula: lorsque tu seras parvenu au but 
de ton voyage, fais mes complimens à mon frère (ou pa* 
rent) R. Berunna en présense de toute l'assemblée; car 
c'est un grand homme, qui trouve son plaisir dans la pra- 
tique de la loi. Une fois il joignit la rédemtiou à la prière j 
et le ris ne cessa pas dans sa bouche tout ce jour là. Mais 



quant à la pri^e et dani lei éditioni ploi nodernet ^^^&rib çnamt 
aux TephiUin, Cette deruière vertioa paraft préférable. 

S3> MlD'np H'S^rp l.a Sainte Ëgiite ou la Synagogue qoi éUit, 
de ce teaipa-la, à Jéroaaleai. 

34) ^atdU : 9*U #f f trouvé dtgme tTêtrm udmit un jnur à rûmiêmpier 
ia gloire itltraSl à rarrivik du SUstiê. 



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— 332 — 

comment réussit*-!! à les joindre easémble si R. Johanaa 
dit: aa commencement {de la prière Cke§MÊia Eire) il faut 
dire (Psean. U, 17.): owrez mew lèvres, o Eternel, etc. et 
à la fin il fant ajouter (Pseaa. XIX, lô«): fve les propos de 
ma baueke le soient agréables, etc. '^y. R. Eliéser dit: cela 
est valable seulement pour les prières des vêpres; oopendant 
R« Johanan disait: qui anra part au monde à venir! Celui 
qui joint la rédemlion des vêpres à la prière des vêpres, 
Mais R. Eleazar dit que cela n'est valable que pour la 
prière de la mimha^^). Rav Ache observe; quand même ta 
dirais que {la sentence de R. Johaman) doit être appliquée 
à toutes les prières (t7 n'y aurait pas de difficulté) ; car 
comme les rabbins ont inséré {les paroles du Pseau. Lf, 17.) 
dans la prière {Ckemona Esre) elles ne peuvent être regar- 
dées que comme une prolongation de la même prière. En 
effet, si tu ne dis pas ainsi, comment pourrait s*opérer cette 
jonction {de la rédemtion avec la prière) lorsqu'on est 
obligé de dire le faites nous reposer (i^a "«SiDn)*^). C'est 
pourquoi, de même que les rabbins ont établi que le /ai- 
tes nous reposer est regardée comme une rédemtion pro- 
longée, de même ils ont inséré les paroles du Pseau. LI, 17.) 
dans la prière {Chemona Esre) afin qu'elles fassent regar- 
dées condme une prolongation de la dite prière. 

Mais puisque les paroles (Pseau. XIX, 15.): que les 
propos de ma bouche te soient agréables ont un sens qui 
peut convenir à la fin comme au commencement, quelle 
raison ont eu les rabbins d'établir qu'elles fussent dites 
après les dix-huit bénédictions? Elles pourraient bien être 
dites avant. R. Jehuda, fils de Simeon, fils de Paze, dit: 
{à ce propos) comme David ne prononça ces paroles qu*a- 
près dix-huit Pseaumes, c'est pourquoi les rabbins ont éta- 
bli {qu'elles soient dites) après les dix-huit bénédittions. 
Mais au lieu de dix-huit Pseaumes (il fallait dire) dix- 
neuf {car les paroles: que les propos de ma bouche, etc. 



35) Vfiy. ci detiai Feall. 4. b, 

36) Oa de l'aptèa midi où ou ne lit pM le Ckê0Uh 

37) Qoi les sépare. Voy. ci-deaa«t Fenil^ 4. é. 



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— M3 ~ 

êûMt à hi Jin du dUp^ntuvième P^em^Mé). Bèp. : Les doux 
P«eaiiTne&: Bienheureux Pkomme, etc. et Pourquoi se muti- 
nent les nationt, etc. en constitaeRt un seulemeot; car R. 
Jétrada, fils de R. Simeon, fik de.Paze, dh: David a pro- 
noncé 103 Psaumes, et n'a pas dit HalMoja avant d*avoir 
vu la chiite des impies; car il est dit (Pseau. CIV, 35.): 
que les pécheurs soient comsumés (o"»fiton lan-») de dessus 
la terre ^ et qn*il n'y ait plus de méchans. Mon àme^ bénis 
r Etemel HalMuJQ. Au lieu de 103 on devait dire ici 
aussi 104. On peut donc déduire de là que Bienheureux 
thùmme, etc. et Pourquoi se mutinent les nations, etc. ne 
constituent qu'un seul Pseaume. D'autant plus que R. Sa- 
muel, fils de Nabmani, dit avoir entendu dire à R. Joha- 
nan : Tout Pseaume qui a fait las délices de David a étéF. lo. 
commencé par lui avec le mot bienheureuXy et fini avec le 
mot bienheureux. Or, il a commencé (le 1er Pseaume) 
par le mot bienheureux; car il est écrit: Bi^iheureux 
thommey etc. et il Ta fini par le /même mot bienheureux; 
car il est écrit (Pseau. II, 12.): Bienheureux sont tous 
ceux qui se confient en lui^^). 

Quelques hommes effrontés qui se trouvaient dans le 
voisinage de R. Meîr avaient Thabitude de lui causer sou- 
Tcnt du chagrin. R. Meir implorait donc contre eux la 
divine miséricorde afin qu'elle les fit mourir. Mais Reru- 
ria sa femme'*) lui dit: sur quoi fondes-tu ton opinion? 
Est-ce peut-être sur ce quil est écrit (Pseau. CIV, 35.) 
Û"*NDn lan*»*®)? Mais est-ce qu'il est écrit û-'Étûin (7«/?^- ^ 



58) En d'aafret (eroiei: let deox premien Pieaaraet n'ont coniti- 
t«é, lelon let TalmuditCet^ «(d'une teule et même ettmpotilion on tec- 
(ion corooie lit t'appellent (mD^o) daot l'origine parce que daat le 
premier venet du I' et dant le dernier do 1I<> an IrQure le aot ^liVSS^ 
ùéatitudes ou biemàêmreifjr, 

30; Dant le texte ta maiton (TîD^l^ parce que le niéntge de U 
maiton repote tout lur la femme. Celle Beruria fait exception à la 
règle qu'on ne doit pat entoigiier la loi aux femmet. Voy. Théorie. 

40) Beruria veut petsaoader à ton mari que lo not ISH! qu*ii9 
tofeni eoMtttméi ne t'ftppliqoe pat aux péehêtir9 , mait aux pécAé9 ; car 
U ett ett dit dans le toxto Û^^tUn péché» et «on &'^^C3iniMrc««rff. 
Comme cette ittkm» eut Je eeiil dtre parmi lea Talmudittea qui 



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— 334 — 

cheurtj. U est écrit û^tsn (^ pédkéêj. Oatre cela àem^ 
cends jnsqa'à la Sepha du verset (qui porte) et lei mi- 
piew ne $eront plut ce qui veut dire: lorsque les péobés 
cesseront, les impies ne seront plas. Cest pourquoi ta 
dois plutôt implorer la divine miséricorde sur eux, afin 
qu'ils fasseht pénitence, et alors ils ne seront plus im- 
pies, n implora sur eux la divine miséricorde et ils firent 
pénitence* 

Un Minéen disait à Beniria: il est écrit (Esa. LIV, f •) : 
Chante^ êtérile qui n'ef^fante pai. Est-ce qu'elle doit ckan- 
ter parce quelle n'enfante past Elle lai répondit: ô stn- 
pide, descends à la fin du vmrset oà il est écrit: car les 
enfant de celle qui egt délai$tée (de Jérusalem) ttnf 
en plus grand t^mire que les enfsms de celle qui est ma^ 
riée (de Rome) a dit t Eternel. (Donc elle n'êimi pas 
stérile). Mais que signifient les paroles: qui n'enfante 
pas? (Elles signifient) Chante d Synagogue d'Israël qui 
ressembles à une femme stérile qui n'enfante pas de fils de 
la Géhenne, tels que vous (o Minéens). 

Un autre Minéen disait à R. Avhu : il est écrit (Pseau. 
III, 1.): Pseaume de David au sujet de sa fuite de de- 
vant Absalon son fils, et il est aussi écrit (Pseau. LVlï, 
1.): Pseaume de David au sujet de sa fuite de devant 
SaUl en la caverne*^). Laqn<elle de ces deux histoires a 
été la première? Et puisque Thistoire d' Absalon a été né- 
cessairement la première, David devait aussi Técrire la pre- 
mière. Mais Avhu lui répondit: Vous qui ne tachez pas 



•it io bon leni et qui respire an peo de toléranee, nom préiroyons 
qae m fin ne lera pai heareoie. H faut cependaut remarquer que ce 
trait de tolérauee regarde lef loifi eux-mëmei et non lea nun-Jaila; 
car un Taîmodiite ne dirait pas de coa dcrniera qa'ili firent pénitence; 
il regarde peut-être let Néopliytei de ce tempi qui revient an commen- 
cement dn II<1 eiècle. Cette dernière opinion eat d'autant plot probable 
qu'elle précède imatiédialement rUaCoire d*un Minéen ou d'un Juif bap- 
tisé. 

41) Une dea preoFea irréfragable! que lea Mfnéeaa d» Talmud toni 
le plaa souvent dea Juifs baptises, c'est la aMnlère dont ils citent la 
Bible, qui eat précisément la même que celle dea Taiouidistaa. 



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_ 336 — 

de rendre raison de la snke des eboses^^), vous deves 
trouver cda difficile à exj^qner ; mais pour nou|i qui eber- 
chons pourquoi un sujet (de la Bible) succède à l'autre, 
cela n'est pas diflicile; car R. Johanan dit: d'où savons- 
nous qu'il y a des appuyés ('|"<D'r^D) dans la Bible*')? De 
ce qu'il est dit (Pseau. CXI, 8*) : appuyée (o^S^QD) à per- 
pélmté et à jamais j faits avec fidélité et droiimre (Talm.: 
on doit toujours tenir con^te de la prowitmié des parod- 
ies, et des choses de la Bible, parce qu'elles ont été fai- 
tes avec vériléj. Pourquoi donc le Psaume IIL qui traite 
d'Absalon est^il appuyé sar le Psaume IL qui parle de Gog 
et Magog? Afin que si quelqu'un te disait qu'il est impro- 
bable que le serviteur (Gog) se révolte contre son maître 
(le Messie)*^) tu puisses Ini répondre qu'il est également 
improbable que le fils (Absalm^) se révolte contre son père 
(David). Or, comme ceci est réellement atrivé, l'autre 
chose ausM a pu arriver également. 

R Johanan disait au nom de R. Simeon, fils de Jo- 
haï: que sîgnifie-ce qui se trouve écrit (Prov. XXXI, 26.): 
Elle ouvre sa bouche avec sagesse, et la loi de gratuité 
est sur sa langue^ De qui Salomon a-t-il voulu parler 
dans ce verset? U n'a voulu parler que de David son père. 



42) ^•'rDiaO ]in'»^T! rou§ autres Chrethn» ^ dK A vhn , vo«t ne 
retherehe* pat fwtme Hêut s'U y a urne rmiion pourquoi tel ou tel au- 
tre FeeauMffy ou chapitre ou ver$et dé la Bible a M placé avant 
ou aprèê uu autre Fteaume oo chapitre od verget. Ce qui coBiUtue 
une dei règlei fondamenUkt par letqoelJei la manière d'interpréter la 
Bible qui est en vigueur depuii tant de tiéclei dant la Synagogue, dî^ 
fère de la manière dont l'explique l'Eglise catholique. 

43) Que ce n^est pat sans raison, si dans la BiUe tel mot, tel 
▼erset, tel chapitre etc. se trouve appuya sur l'anfre« Les Joils ont la 
même Bible que nous y mais leurs docteurs en ont tàli par cette règle 
une tout autre Bible. 

44) Car les TaUnodistes expliquent le Pseanme IL du Messie (roy. 
Edxard) et prouvent par là que les docteurs de la Synagogue interpré- 
taient autrefois les prophéties qui regardent son arrivée de la même 
manière que les docteurs de TEglise. S'ils ont changé de système an- 
Jonrd^hni, c'est parce qo'Ua s'aperçoivent ^se tontes ces prophéties ont 
trouvé leur accoaiplisaemenl en J. Ch., qu'ils ne veulent pas reconnnttre» 



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— S36 — 

qui a demeuré dans einq mondes, et a dit nn cantique dans 
chacun. Il a demeuré dans les entrailles de sa mère et 
y a dit un cantique; car il est dit (Pseau. CIII, 1.): mom 
àm€j bénis TEiernell et que toutes mes entrailles (Talm. : 
les entrailles de ma mère) bénissent le nom de sa Saùt^ 
teté, n sortit à Tair du monde et contempla les étoiles et 
les planètes, et dit un cantique ; car il est dit (Ib. vs. 20.) : 
Bénissez tEternel, o anges puissans en vertu qui /ailes 
son commandement en obéissant à la voix de sa parole: 
bénissez tEternel vous toutes ses armées (l'^MSt) etc. Il 
téta an sein de sa mère et considéra ses mamelles, et dit 
nn cantique; car il est dit (ib. ts. 2.): mou âme^ bénissez 
t Eternel y et n'oubliez pas tous ses bienfaits. Que veut 
dire ici la phrase tous ses bienfaits? R. Âvhu dit: le bien- 
fait de lui avoir fait les mamelles dans le lien de rinfelli- 
gence. Et pour quelle raison I Raf Jéhnda dit:' afin qa*îi 
ne considérât pas le lieu de sa nudité ^^). Rav Maltanna 
dit: afin quil ne fut pas obligé de tirer le lait de Fendroit 
de Timpurcté. David prévit la chute des impies, et dit un 
cantique; car il est dit (Pseau.CIV, 35.): que les pécheurs 
soient consumés de dessus la terre ^ et qu'il n'y ait plus 
d'impies. Mon âme, bénis tEternel Halleliya. Il a mé- 
dité sur le jour de la mort, et il a dit un cantique; car 
il est dit (ib. vs. 1.): mon âme^ bénis F Eternel. Eternel 
mon Dieu, tu es merveilleusement grand, tu es revêtu de 
majesté et de magnificence. Mais d*oà savons-nous que 
cela a été dit du jour de la mort? Rabba, fils de Rav Chila, 
dit: de la Sepha du même passage, où il est écrit (ib. ts. 
29.): lorsque tu caches ta face elles sont troublées, etc. 
Rav Simi, fils d'Uckba, et selon d'antres Mar Uckba, se 
trouvant en présence de R. Simeon, fils de Pazi qui s'occu- 
pait de mettre en ordre des Agades*^) devant R. Jefao- 
chna, fils de Levi, lui dit: que signifie ce qui se trouve 
écrit (Pseau. CIII, l.j: Bénis, mon âme, F Etemel, et que 
toutes mes entrailles bénissent le nom de sa Sainteté f R. 



45) Cei(-à-dire: Pudendum matriê iuae, 

40} C'ef t-à-dire , dei Afttoires agrtmblês lur le teste de la Bible. 
Voy. Préface. 



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— 337 — 

^bnéon Ini réponse : viens et fais attention qne la coutume 
4a Saint, béni soit-il, n'est pas comme la coutume de la 
chair et du sang; car la coutume de la chair et du sang 
est de former une figure sur une muraille , sans pou- 
voir y ajouter Tesprit, Tan^e^^), les entrailles et les intes- 
tins. Mais ce n'est pas la même chose du Saint, béni 
soit-il ; car il forme une figure au milieu d'une autre figure 
(dans le ventre de la mère), et y ajoute l'esprit, l'âme, 
les entrailles et les intestins. Et cela est d'accord avec 
ce que disait Hunna (L Sam. II, 2.) : Jl n'y a nul Saint 
comme FEternel^ ear il n'y en a point (l'autre que toij 
et il îCy a point de rocher {^yz) tel que notre Dieu. Que 
veut dire la phrase : et il n*y a point de rocher (*Tî22) tel 
que notre Dieu? (Elle signifie) qu'il n'y a pas un meil- 
leur mouleur ('l'^'^:^) que Dieu. Et que signifie l'autre 
phrase: car il n'y ^a pas outre toi (*jni>5 ^^ ••D)? R. Jéhuda, 
fils de Menasia, dit : il ne faut pas lire *jnî»a p^ ^D (car il 
n'y a pas outre toi) mais ^jmiab y^is^ (rien ne peut te con», 
sumer); car la coutume du Saint, béni soit-il, n'est pas 
comme la coutume de la chair et du sang« En effet, la 
coutume de la chair et du sang est d'être consumés par 
les, oeuvres de ses mains, mais le Saint, béni soit-il, con- 
sume ses oeuvres. (R. Simi) lui dit: (moi je ne te cherche 
pas cela) mais je te demande pourquoi David a répété cinq 
fois: bénissez mon àme? H a dit ceci tant par rapp<irt au 
Saint, béni soit-il, que par rapport à l'âme; car, comme le 
Saint, béni soit-il, remplit tout le monde, de même l'âme 
remplit tout le corps ; comme le Saint, béni soit-il, voit et 
n'est pas aperçu, de même l'âme voit et n'est pas aperçue; 
comme le Saint, béni soit-il, nourrit tout l'umvers, de même 
l'âme nourrit tout le corp»; le Saint, béni soit-il, est pur, 
eb l'âme aussi est pure; le Saint, béni soit-il, est assis dans 
la partie la plus reculée de l'édifice, et l'âme aussi est as- 



Al) Let troii mots XVt^y dTD3 et ^63 ont pour fynonymei en grec 
nvêVfÂUf ^xk ®^ ^^ ''^^'* 9piritu$y anima et animut. Leg anîmaax ont 
rpçu da Créateur teolernent Tame DU73 et lei hoauaei tame '^D3 et Tet- 
prit nil, félon Joseph et Jarenal: illi$ tantum amimaty nobiê amimum 
iiuoque, 

I. Y ' 



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— 338 — 

siae dans la partie la plus reculée de Tédifiee. Qu^dUe rietiiie 
donc la sub^iance (dit David) qai possède ces cinq pro- 
priétés , et qu'elle loue Fautre substance qui est d<Hiée de 
ces mêmes cinq qualités ^^). 

R. Hamenuna dit: que veut dire ce qui est écrit (Ec- 
des. VIII, 1.): y»» f^t comme le sagef et qui $ait Finter^ 
pritation (niOD) de ta cko$ef Rep. Qai est comme le Saint, 
béni soit-il, qui sfzt amener une réconciliation (miDD) entre 
deux justes, savoir: entre Hiskie et Esaie, Hiskie cBsait 
qu'Esaie vienne chex moi, car nous trouvons relativement 
à Elie qu'il alla chez Achab. En effet, it est dit (I. Rois 
XVIII, 2.) : Etie done fen alla pour paraître devant Ackah 
Mais Jésaie disait à son tour: que Hiskie vienne chez moi; 
car nous trouvons relativement à Joram, fils d'Achab, qu*il 
alla chez Elisée (IL Rois III, 12 etc.). Que fit donc le 
Saint, béni soit-ill II fit venir_ des châtimens sur Hiskie 
et dit à Jésaie: va et visite le malade ^^); car il est dit 
(Esa. XXXVIII, 1.): En ces jours là Hiskie fut malade 
à la mortj et jhaie le JP^ophète, Jils d^AmotSj vint f>ers lui 
et lui dit: ainsi a dit t Eternel des armées: dispose de 
ta, maison y car tu mourras et ne vivras plus y etc. Que 
.veulent dire les paroles: car tu mourras et ne vivras plus f 
Tu mourras dans ce siècle et ne vivras pas dans Tautre. 
Hiskie dit à Jésaie: pourquoi tout cela? Jésaie lui répondit: 
à csKise que tu ne t'es pas occupé du précepte (Gen. I, 2S.): 
croissez et multipliez* Hiskie lui dit: (J'en ai agi ainsi) 
parce que j'ai vu par le Saint-Esprit que les fils qui se- 
rvent sortis de moi, n'auraient été rien de bon. 11 lui dit : 
qu'as-tu à faire avec les secrets de la miséricorde divine? 
Ton devoir est d'exécuter ce qui t*est imposé; car on doit 
pratiquer ce qui est agréable aux yeux du Saint, béni soit- 
il. Hiskie lui dit: donc amène -moi ta fille, peut-être à 



4S) Celte Agada peut lervir à expliquer U pliraie àe la Bilile: 
faitottS l*?wmme à notr^ 9$Hffg9. 

40) On entend par là qae lea cbâtincna envoyés sur Uiikie con- 
liitaleiit dans une maladie. Une phraie lert de commentaire à raulre 
daua le Talmud et il faut avoir la patinnce de parcoorir Inut le paa- 
aage lorsqu'on eat arrêté par un mot ambigu. 



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— 339 — 

eause de mon mérite et da tien, sortiront de moi des fils 
dignes de moi. Esaie reprit: mais il a été déjà prononcé 
snr toi Tarrét (de mort). Hiskie loi dit: ô fils d'Âmots, 
cesse ta prophétie et sors d'ici; car c'est ainsi que j'ai ap- 
pris par une tradition de la maison de mon bisaïeul (Da^ 
v(d); que quand même une épée serait suspendue sur le 
oou d'un homme, il ne doit pas désespérer des divines nd- 
séricordes (II. Sam. XXFV, 16 et 17.), ce qui est d*accord 
arec la sentence de R. Johanan et de R. EUéser qui di- 
saient tous les deux: quoique une épée soit suspendue sur 
le cou d'un homme il ne doit pas désespérer des divine» 
miséricordes; car il est dît (Job. XIII, 15.): voHà qu'il me 
tue Je ne laùierai pat d'espérer ^^). Enfin Jésaie luiF. la*. 
donna sa fillë, et Hiskie en eut Manasse et Rabsake. Un 
jour qu'il les avait mis sur ses épaules pour les apporter 
à récole, l'un d'eux dit (à F autre): regarde, la tète de 
mon père est bonne à y placer les semelles de mes souliers, 
sur quoi Tautre répondit : regarde, la tête de mon père est 
bonne à j faire un' sacrifice aux idoles. Alors Hiskie les 
jeta par terre; Manasse survécut à cette chiite, et Rabsake 
en mourut. Alors Hiskie s'appliqua le texte (Esa. XXXII, 
7.): les imtrumenê de t avare êont pernicieux^ etc. R. 
Hanan dit: quoiqu'un songeur dise à un homme qu'il mourra 
demain, il ne doit pas se croire indigne des divines miséri- 
cordes ; car il est dit (Eccles. Y, 6.) : Comme dam lu muU 
titude des songes il y a des vanités, aussi y en a-t-il beau- 
coup dans la multitude des paroles; mais crains tEter-^ 
neL Cest pourquoi Hiskie tourna tout de suite sa face 
contre la muraille ("^"^pr») et fit sa prière à Dieu (Esa^ 
XXXYIU, 2.). Que veut dire ici le mot n'^p (muraille)? 
R. Simeon, fils de Lakis<A, dit (qu^Hishie pria) des murml- 
les (c'est-à-dire du fond) de son coeur; car il est dit (Jér. 
rV, 19.) 2 mes entrailles! mes entrailles! j* ai des douleurs 
dans les parvis (nrr^p) de mon coeur , etc. R. Levi dit : 
{que par là Hiskie fit allusion) • au soin employé (par 8a- 



50) Il y « ici une Ucane que nom remplitiont par le texte de 
VWn Jacob de Venifie. 

y 2 



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— 340 — 

lomon à construire) les murailles (da temple), et qu'il At 
en présence du Seigneur du monde: si tu rendis à la TÎe 
le fils de la Sunamith qui n'avait fait qu'une muraille très- 
petite (IL Rois IV,; 10.) d'autant plus et d'autant plus moi 
dont le bisaïeul couvrit tout le temple d'argent et d'or. 
Sùuvieni-'toi maintenant ^e fat marché devant toi en t^ 
tùé et en intégrité de coeur , et que foi faùr Ik bien de^ 
vaut te9 yeux (Esa. XXXVUI, 3*)* ^^^^ que veulent dire 
ces paroles: foi fait le bien (aion) devant tes yeuxf Rav 
Jéhuda disait avoir entendu dire à Rav, qu'Hiskie appuya 
la rédemtion (Esa. XXXVII, 33 — 36.) sur la prière (ib. 
XXXVUI, 2 etc.)*»)* R. Levi dit qu'Hiskie cacha le U- 
Vre des remèdes*^). Les rabbins nous ont appris que le 
roi Hiskie fit six choses dont trois furent approuvées et 
trois ne furent pas approuvées ; il cacha le livre des remè- 
des, et cela fut approuvé ; il brisa le serpent de bronse et 
cela aussi fut approuvé ; il traîna les os de son père (jéhaz) 
sur un lit de cordes, et cela fut également approuvé. Mais 
ces trois autres choses ne furent pas approuvées. Il bou- 
cha les eaux de la fontaine Ghihon (I. Rois I, M. et IL 
Chron. XXXII9 4 et 30.) ce qui ne fut pas approuvé; il 
tronqua les portes du temple et les envoya au roi d'Assy- 
rie, et cela aussi ne fut pas approuvé ; il intercala le mois 
de Nisan dans le même mois de Nisan (IL Chron. XXX, 23.) 
et cela ne fut pas non plus approuvé*'). Etoit-il inconmi 



51) Voy. ' ci.deMQt ; car si lei prières ont été compotéct comme 
diient let rabbim, par let membrei de la Grande Synagogue let heoret 
fixéet pour la prière tout bien antérieoret à cette époque. Le Talmnd 
vent dire ici qa'HiiVie pria de bon matin on aax premiert rayent de la 
lumière; car il ett écrit (Gen. f, 4.): et Dieu vit que U lumière eèaii 
bomme (rilts). 

52) nie^lS^ "IDD. Hitkie fit ie bien ^ItSM en cachant un livre q«i 
contenait let remèdei purement natureli et en ramenant par là let es- 
prita à mettre leur confiance leulement en Dieu* D n'eit pat iroproba. 
ble qu'une pitié louvent mal entendue ait nui aux progrèa de la icience 
médicale en d^truiiant tet monument de la manière que le dit ici le 
Talmud. 

53) Car il devait intercaler plutôt le moii i'Adar, arant que le 
moii de Nitan îM commencé. 



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— 341 — 

à HUlkie le texte (EiLod. XII, 2.): cemai§-ûi vAi $era le 
commencement de$ moif. C'est-à-dire, ce Niiaii et noo im 
autre Nisanf BépoMe. Il faut donc dire sa faute connsta 
dans ce que dit Sehmnel: qu'on n'intercalait pas Tannée 
dans le trentième jour d'Adar, car il pouvait être pris pour 
le premier jour de Nisan^^)* Or, HLskie raisonna ainsi: 
il est vrai qu'il peut être pris (pour le premier Jour de 
Ni9an)y mais nous ne le prendrons pas pour oe jour là^^). 

R. Johanan dit au nom de R. José, fils de Zimra: si 
quelqu'un se confie en ses propres mérites, (Dieu) fait dé- 
pendre son sort des mérites d'autrui, et si quelqu'un se con- 
fie aux mérites d'autrui (Dieu) fait dépendre son sort de 
ses propres mérites. Ainsi Moïse se confia aux mérites 
d'autrui, comme il est dit (Exod. XXXII, 13*): Souviem-^ 
toi ^Abraiam^ d'Iiauc et d'Israël ta ierviteurs; mais il 
fut exaucé par ses propres mérites; car il est dit (Pseau* 
CVI, 23.): Il dit qu'il le$ détruirait, mots Moïse son élu 
se tint à la brèche devant lui, pour détourner sa fureur 
qfin qu'il ne les défit point. Hiskie au contraire se con<* 
fin en ses propres mérites ; car il est écrit (IL Rois XX, 3.) : 
Je te prie y d Etemel, que maintenait tu ie souviennes 
comment fai marché devant toi, et il fut exaucé piff les 
mérites d'autrui ; car il est dit (ib. XIX, 34.) : Je garanti'- 
rai cette ville qfin de la délivrer postr Famour de moi et 
pour Famour de David mon serviteur. Et cela s'accorde 
avec l'opinion de RJehochua, fils de Levi; car R.Jehocbua^ 
fils de Levi, disait: que signifie ce qui est écrit (Esa. 
XXXYIII, 17.) : voici, à cause de la paie une amertuw$e 
pour moi bien amèref Réponse. Que même pendant l'heure 
que le Saint, béni soit-il, sauva Hiskie, celui-ci en fut at- 
tristé (Talm.: parce que Dieu ne le sauva pas par sespro^ 
près mérites). 

n est écrit (IL Rois. IV, 10.): Faisons lui (à Kli^ 



54*) Lorsque le mois d\\d«r n'srait qa« 20 jours comme dans les 
années non intercalées. 

55) C'est-à-dire: nous intercalerons dans le 50« do mois d^Adar 
qnoîqiie ce jour poisse être compté, cette année > pour le premier dit 
mob de Nisan.* 



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— 342 - 

êée) mi^e haute ckéêmirè (y^ n^^î*:^) p€tiie4 Rav et Samael 
(disputent là-destuê). L'un dit que c'était on grenier (rn'^b:^) 
SUIS toit, et que (la Smnawiitk et som mari) le coaTrirent; 
et Taatre dit, qae c'était «r ^and vestibule (rmo^d( gr. et 
lat») qu'ils parti^rent en deux (par u»e muraillej. D'ap- 
cord ^ ^) avec celui qui dit que c'était un vestibule ; car dans 
le verset est le mot ri'^p (muraille). Mais selou celui qui 
dit que c'était un grenier, comment expliquer le met "-i^p! 
Bép^mei qn'ik y firent un étage (mi^p). D'acoord avec 
celui qui dit que c'était un grenier, car dans le verset en 
trouve le mot n^'^b^. Maûs selon celui qui dit que c'était 
un vestibule que signifie ce mot n'^^bâ^l Que ce vestibule 
étah la piffde la plus jolie (hblj^îd) de la maison. (Il est 
écrit ib.): Et mettom lui (à Eli$ée) là un lit^ une taUe^ 
Hn êiége et un ckanielier. Avaï et selon d'autres £• baac, 
dit: qui veut jouir (deê cmnmodités qu'^n qffre) peut en 
jouir à l'exemple d'Elisée; et qui ne veut pas en jouir 
n'en jouit pas À l'exemple de Samuel de Rama; car il est 
dit (I. Sam. VU, 17.): P^is il 9' en retournait à RoÊnOy 
parce que ea maiion était là. Sur quoi R. Johaaaa étt 
que Samuel avait avee lui sa mùson par tout ou il allait. 
(Il eit écrit ib. vs. 9.): Et elle dit à eùn mari: voOà, Je 
amnaie maintenant que cet homme de Dieu est eaint. tL 
José, fils de Hanina, dit: on peut déduire de cela qu'une 
femme reconnaît les voyageurs mieux qu'un Immme. Mais 
d'oil sut-elle qu'il était smnti Rav et Sarouel (disputent ta- 
dessus)^ l'un dit qu'elle ne vit pas de moucbes traverser sa 
taUe, et l'antre dit, qu'elle étendit un drap de lin sur son 
lit, et qu'elle n'y vit pas de traces d'un acddent^^). (FamT- 
quoi estait écrit) qu'il était saint f R. José, fils de R. Ha*- 
nias, dit: parce que lui était sidnt et que son domestique 
ne l'était pas ; car il est dit (ib. vs. 27.) : Et Ohéhazi rmp-- 
prùrha pour la repousser^ Sur quoi R. José, fils de R. Ha- 
nina, dit, que Ghéhazi (^im) prit la Snnamith (nrrw) par 



5G} MZ3DU)^ u pace. Far cette formule on examine deox ten- 
leiuet diiférentei et on trouvée à redire quelque cboie à cbacane. 
57) ^"np caiu$ mocimrnus , effusio teminit. 



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— 343 ^ 

roraement Ab sa beanté^^^. ^ ^^f ierii ib. vs. 9.): qni 
pane oréinaù'ement ("ivsn) chez ntmf. B. Jose, fils de Ha- 
nina, dit an nom de R. Eliéser, fils de Jacob: qnioonque 
exerce Thospitalité envers le dtsdple d'un savant dans sa 
maison, et le fldt jouir de ses richesses, Técritnre lai 
compte cela comme s'il avait offert un sacrifice perpétuel 
(van). 

R. José, fils de Hanina, disait encore au nom de R. 
Eliéser, fih de Jacob: Thommo ne doit pas rester sur un 
lieu élevé eu priant, mais prier dans un lieu bas; car il 
est dit (Pseau. CXXX, 1.): Eiernefy Je f invoque dés 
lieux frefondt. Et une BaraTtha dit dans le même sens : 
rhomme ne doit rester ni sur un siège élevé, ni sur un 
escabeau élevé, ni sur un lieu élevé en priant ; mais il doit 
V prier dans un lieu bas; car il n'y a pas d'élévations devant 
Dieu, selon ce qui est dit ^bO : h Eiernel^ je fitwoque des 
lieux prufondij et selon ce qui est écrit (Pseau. Cil, !•)• 
PHère de faj^igé étant dam tmccablementp 

R. José, fils de R. Hanina, disait aussi au noîn de R. 
EKéser, fils de Jacob: celui qui ^rie, doit bien iguster ses 
pieds; car il est dit rEzéch. I, 7.): ^' leurs pièdf êtaieni 
comme un pied drmt (^Tdra. : ils étaient si bien ajustés 
hm à coêé de t autre ^ qu'ils paraissaient un seul pied 
droit'. 

Il y a des docteurs qui disent que R. Isaac disait avoir 
entendu dire à R. Johanan que R José, fils de R. Eliéser, 
disait an nom de R Eliéser, fils de Jacob: que signifie ce 
qui est écrit (Lév. XIX, 26.) : vous ne mangerez pas sur 
le sang (pin)% Bép.: vous ne mangerez pas avant d'avoir 
prié pour votre sang (û3ûn) (Talm. : pour votre ame). R. 
Isaac disait avoir entendu dire à R. Johanan que R José, 
fils de Hanina, disait au nom de R. Eliéser, fils de Jacob: 
c'est de celui qui mange et boit et puis fait sa prière que 
rEcriture dît (I. Rois. XIV, 9.) : Tu m'as rejeté derrière 
ton rfo* ('^'^w ^^nn^), ne lisez pas 'j'^iA (ion dos) mais ^*»fi«:; 
(ton orgtteil). Le Saint, béni soit il, veut dire par là: 



58) Ratchi: per ubera. 

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_ 344 — 

» 

c'est après nn aete d'orgueil que cet honmie rmat accepter 
poar loi le royaume da eiel^'). 

Mifckna. E. Jehoehua dit: ju$qu'à trait iewres. 

Ghémara. Rav Jéhuda disait avoir entendu dire à Sa- 
muel que THalaca est selon R. Jehoehua. 

Miêchna. Celui qui lit depuis ce marnent etpluê loiMj 
ne le fait pas inutilement. 

Ghéwuira. Rav Hasda disait avoir entendu dire à Mar 
Uckva (qu'il ne le fait pat inutilement) à condition qu'il 
ne récite point la prière *TïÉt ^Sl*^ (formant la lumière) ^^^. 
Mais R. Hasda objétte ici cette Bara'itha : celui qui lit le 
Chema depuis ce moment et pins loin , ne le fsdt pas inu- 
tilement; mais il est comme Fhomme qui lit la Thora. 
Dans ce cas il doit faire deux bénédictions avant*') et' 
une après: donc, l'objection de Rav Hasda est une obje^ 
tion *^). D'autres disent que R. Hasda disait avoir entendu 
dire à Mar Uckva, que veulent diire les paroles: il ne le 
fait pas inutilement? Qu'il ne le fait pas inutilement lors- 
qu'il récite toutes les bénédictions et qu'une Baraïtha dit 
dans le même sens: celui qui lit le Chema depuis ee mo- 
ment et plus loin, ne le fait pas inutilement; mais il est 
comme Thomme qui lit la Tkora tout en faisant deux bé- 
nédictions, une avant et une après. R* Mani dit: celui qui 
fait la lecture du Chema, dans son temps a plus de mérite 
que celui qui s'occupe a l'étude de la loi. En effet, comme 
on apprend dans la Mischna que celui qui Ut le Chema de- 
puis ce temps et plus loin ne le fait pas inutilement, mais 



59] Aprèi avoir marqué pen de reipect poar la Divinité en man- 
geant avant la prière, cet homme veut réciter le CAema. La phrase: 
accepter sur uoi le royaume de$ deux (O'^ttU) m^bîa l^ia? bip) 
tignifit la même cboie que Taulre: réciter le CAema, car on 7 fait 
profeuion de tuniié de Dieu et du $ouverain pouvoir qu'il exerce 9ur 
Puttiverg, 

60) Laquelle ne leralt que déplacée à trois heures aprèa le lever 
du loleiL 

Cl) Dont la première eat 'Ilit 'l^')'^ 

02) C'eit-â-dire, nne objection solide à laquelle on n'a pas encore 
rcpoudur 



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— sa — 

qall eat oomne Fhonime qui lit la loi, il est dkxic iadobi* 
table qne celui qui le lit daas son temps a plas de mérite. , 

m^ Mischne. 

La maison de Chammaï dit : aux vêpres chaque honukie 
doit se pencher snr un côté et lire le Chema, et le matin 
(il doit le lire) deboat; car il est dit (D€ut.VI,7.): quand 
tu te coucherai et quand tu te lèverai. Mais la maison 
de Hillel*^) dit: chaque homme peut le lire à sa manière 
(i:3^i:d); car il est dit (ib.): quand tu irai par chemin 
('J")'!^). Mais si c'est ainsi, pourquoi est-il dit: quand iu 
te coucherai et que tu te lèverai? Pour désigner Theure 
à laquelle les fils de Thomme se couchent, et Theure où 
ils se lèvent. R. Tarphon dit: moi j'étais en chemin et 
je me couchais pour lire selon les paroles de la maison de 
Chammaï; mais je fus en danger d'être attaqué par les vo- 
leurs. On lui dit: tu ne l'aurais dû attribuer qu'à ta pro- 
pre faute; car tu avais transgressé les paroles de la mai- 
son d'HiUel. 

Ohémara. F.iun. 

On doit tomber d'accord ici avec la maison d'Hillel qui 
,rend raison des motifs qu'elle a et explique les motifs de 
la maison de Chammaï ^^). Mais quelle raison a la mai- 
son de Chammaï, de ne point se conformer aux paroles de 
la maison dUillel? La maison de Chammaï dit: si la chose 
devait être ainsi, l'Ecriture aurait dit tout simi^dment (^on 
lit le Chema) le matin et le ioir^ que veulent donc dire 
les paroles: quand tu te coucherai et que tu te lèverai f 
(Ellei veulent dire) que lorsqu'on se couche, on doit aussi 
se coucher (pour lire)^ et que lorsqu'on se lève, on doit 
aussi se lever (pour lire). Mais selon la maison de Cham- 



G3) Sur la maiton d'HUIel et de Chammaï toj. la Pré&ca. 

64) Démoutrer dani le Talmud» c'est ftUre une cHation qui noua 
est iavoraUe et répondre en même tempt à la citation q«l eit favorable 
à noa advenairet, en Uiiant voir tout au moi^b qu'eUe ne nooi ett pai 
contraire. 



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— 146 -. 

mil fiel «ms ont lei paroles : et qwmd in irmi pmr ehe^ 
mimf Elle «Ht qa'elles étaient Décessaires poor confirmer 
la Baraïtba qui dit: les paroles (Deut. YI, 7.): lonqme tu 
e$ a»ii$ danê ta maiÊ9m «errent à exclure celui qui est 
occupé d'un autre précepte*^). Et les paroles (ib.): quand 
tu iras par chemin serrent à exclure Fépoux^^)* C'est 
pourquoi on a dit que celui qui conduit dans sa maison une 
TÎerge est excepté, et que celui qui conduit une veuve est 
obligé. Mais comment doit -on entendre cela? Rav Papa 
dit: en se tenant à la signification du mot "j^n (ciemimj^ 
car comme se mettre en chemin est une chose arbitraire; 
de même tout ce qui est arbitrmre (ne ii$pen$e pas de la 
lecture du Chema)^^^* Mais ne devons-nous pas conclure 
de là que même dans le cas que nous nous mettms ea 
chemin pour exécuter une affaire de précepte, la divine 
miséricorde nous oblige à lire le Càemaf Rèpome: A cela 
devût être ainn la divine misérioorde aurait écrit tis^l (en 
étant agsii) n^bai (et en allant). QnVt-elle donc voulu 
dire par les paroles 'jna®^ (dan» ton être asiO) "ynaiST (et 
dans ton aller) f Elle a veula dire: lorsque (Faction i) 
être asâs ou d'aller dépendra de ta volonté* tu seras 
obligé (de Kre le Chema). Mais lorsqu'elle sera de pré- 
€q»te tu seras libre {de cette lecture). Mais si ceta était 
ainri , 11 devrait aussi être valable pour celui qui épouse 
une veuve! Réponse: celui (qui épouse une vierge) est 
réeHement en peine, mais celui (qui épouse «ne freuf>e) 
n'est pas inquiet. Mais si c'est à cause de Tinquiétnde ce- 
lui aussi 4ont le navire est submergé dens la mer (doit 
être dispensé de lire le Chema) ^ et si tu dis ainsi tu dois 



65) Car la pratique dun précepte dfipenie de la pratique d'un aiN 
tre précepte. Lei paroles done quand tu seras assis dans ta maison 
veulent dire, selon la maison de CbammaT, iu iirot le Chema quand 
tu seras libre de la pratique d'un autre précepte. 

oc; Celui qui a épousé une pucelle et qui est eoinioe un bomme 
en chemin, on rorome un homme, dit le Tosephcth, qui travaille avec 
beaucoup d'in^iétnde à l'exécution du précepte de s'assurer ai sa femme 
est réellement puceUe, de sorte que eeUe exception n*est pm applicn- 
Ue « celui qui épouse une veuve. 

07) Mais seulement ce qui est de précepte divin. 



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— 347 — 

awd rendra raison ponrqvoi R. Abba, fik d# Zftvda, dît «a 
■0m de Rar : l'afiUgé est obligé de garder tons les précep- 
tes qui ont été dits dans la loi, exc^é oeloi des Tepkti^ 
Kn^ .car ils sont appelés ornement, selon ce qui est dit 
(Ezécb. XXIY, 17.) : Lde tùn omewtent nêr Vot (on nr tm 
tèie). Réponte: L'inquiétnde du premier (qui épousé urne 
vierge) est ane inquiétude de précepte, tandis que Tinqmé- 
tnde du second (qui a uh navire iubmergé) est une in- 
quiétude libre (om qui n'ett pai de précepte)^ La maison 
de ChammaT dit que les mêmes paroles*^) étaient aussi né- 
cessaires pour excepter celui qui est envoyé pour une <Aiese 
de précepte; mais la maison d'Hillel £t: on déduit de celte 
chose ^*) que même celui qui est en chemin doit lire h 
Ckema (en marehamt et êane se coucher). 

Les rabbins ont appris: et la maison d'Hills adit: oo 
peut Ure le Qtema debout, assis, couché sur nn côté, en 
chmnin, et pendant le traraîL II arriva à ismaM et à B. 
Eleazar, ffls d*Azarie; que se trouvant ensemble dans le 
même endroit, R. Ismaël était couché sur son côté, et R. 
Eleasar debout, mais lorsque le temps de lire le Gkemm fut 
arrivé, R. Eleasar se coucha sur son côté, et R. Ismaël se 
levd. Alors R. Eleasar, fik d*Azarie, dit à Ismaël : ô Ismaël 
mon frère, je te dirai à quoi tu ressembles dans ce que ta 
fais; tn ressembles à un homme qui répondrait à ceux qui 
lui diraient: ta barbe est longue; elle sera bientôt coupée'*}* 
Toi de même, aussi long temps que j'ni été debout, ta as 
été couché sur ton côté, maintenant que je suis coaché sur 
le côté, tn te lèves debout. Il lui dit: moi j'ai tuà selon 
les paroles de la maison d*HilleI, et tu as fait selon les pa- 
roles de la maison de Chammal, et non seulement cela. 



68) Let paroles : quand tu iras en chemin, 

60) C?eit-à-dire , dei paroles do texte: quand tu iras en chemin, 
car si ceux qui se mettent eu cliemin poar une chose de préceple sont 
dispensés, les autres voyageurs ne le sont pas. 

70) Ce qui est défendu aux Juifs. Or, si un Juif disait à Paotre: 
ta barbe est longue, ce ne serait que poor lui fMre un eoaiplimeot, et 
non pour le déterminer à la couper. Les paraboles du Talmud de Jéra- 
aalew ressemblent encore davantage à cellei de TEvangifo (Voy. Berac. 
13. «.)• 



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— 348 — 

mftM (Je WÊ9 iuù levé) ausd, afia que lea éeoliera ne nous 
voient par hasard, et ne fixent lHalaca {iur notre e jrem 
pie) pour les ages fntnrs. Mais que veulent dire ces paro- 
les : et non seulement cela tandis que Ton peujt dire q«e la 
maison d*Hillel aussi permet de se coucher de côté! Ré-^ 
pense: la permission de se cou<^er sur le coté a Heu (te- 
lon la maison d'Hillel) seulement dans le cas que tu au- 
rais été couché sur le coté de» le commencement; mai» 
comme dans notre cas tu as été debout jusqu'à présent et 
que maintenant tu te couches , on pourrait conclure de là 
que nous pensons selon la maison de Chammaï, et les éco- 
liers pourraient par hasard nous voir et jixer C^r notre 
exemple") THalaca pour les âges à venir. 

Bav Ezékiel nous a appris : celui qui agit selon les pa- 
roles de la maison de Chammaï fait bien, et celui qui fait 
selon les paroles de la maison d'Hillel fait aussi bien. Rav 
Joseph dit: cdui qui agit selon les paroles de la maison 
de Chammaï ne fait pas bien du tout, car nous avons ap- 
pris dans la Mischna''^): celui qui a la tête et la plus 
grande partie de son corps dans le tabernacle, et la table 
au milieu de sa maison, la maison de Chammaï dit qu'il 
pèche contre la loi ^2^. mais la maison d'Hillel dit qu'il rem- 
plit la loi. Sur quoi la maison d'Hillel dit à la maison de 
Chammaï : il arriva que certains vieillards de la maison de 
Chammaï et de la maison d'Hillel allèrent visiter R« Jo- 
hanan, fils d'une étrangère, et le trouvèrent ayant la téCe 
et la plus grande partie de son corps dans le tabernacle 
et la table au milieu de la maison et ne lui dirent rien. 
Mais Ifl maison de Chammaï répondit (à la maison d'Hil- 
lel): Ce fait prouve pour nous, Qcar nous savons au con- 
traire que nos vieillards) leur dirent: si tu as été accou- 
tumé de faire toujours ainsi tu n'as jamais rempli le pré- 



71) Trait. Sncca C. If. Mitchna 7«. oà il l'agit de robligaUon de 
demeurer dani les tabernadei pendant la fête de ce nom. 

72) Car-eomme ton esprit pense plus à manger qu'à l'action de de- 
meurer , on peut dire qu'il demeure plutôt dans la maison où est la 
table que dans le tabernacle où est la tële et une grande partie de 
son corps. 



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— «49 — 

cepfe des tabernacles, de ta vie. Rav Nahnan, fils dlsaac, 
dîl: «eloi q«i agit seldli les paroles de la maison de Cham- ' 
raaï mérite la mort; car la Mischna nous dit: B. Tarphon 
etc. (voy. ci^dessus la fin de la Mischna)''*,)^ 

/F* Mischna. 

A Taurore il dira deux bénédictions avant (le Chema) 
et une bénédiction après, et aux vêpres il dira deux bé- 
nédictions avant et deux bénédictions après (voy. ci-dessus) 
dont Tune soit longue et l'autre courte^*). Par tout où 
il a été dit qu'il faut dire une longue bénédiction il n'est 
pas permis d'en dire une courte {et là où il a éié corn» 
mandé) d'en dire une courte il n'est pas permis de lui en 
substituer une longue. (De même où il a été dit) qu'il faut 
terminer (la bénédiction) il n'est pas permis de ne point 
la terminer. (Et vice^versa là où il e$t dit) qu'il ne faut 
pas la terminer il n'est pas permis de la terminer. 

Ghé§nara. 

QueUe sera la première de ces bénédictions (du matin)% 



73) Le Talmud de JérutaleiA (Berac. 6. 6.) met bon de. toute con- 
troverie qae la toi orale a la même aatorité et one autorité plus im- 
posante encore que la loi écrite, ear après avoir dit que les mots des 
scribes et des vieilfardi sont aussi agréables et même plus agréables 
que ceux des Prophètes, il i^onte que si R. Tarphon avait omis par bu- 
sard de faire la lecture du Càenm il n'aurait enfreint qu*an précepte 
affirmatif, mais comme en le lisant 11 en avait agi contre l'opinion de 
la maison d'HiUel II avait commis un crime capital. Il y a cette dif- 
férence, ajoute K. Hananie, fill d'Ada: entre un Prophète et un doc* 
teur de la loi, que le premier ressemble à un envoyé auquel 11 ne faut 
croire que lorsqu'il montre le cachet du roi qui renvoie et le second 
à un envoyé auquel il faut croire lors-mdme qu'il ne montre pat «e 
cachet. 

, 74) RaschI entend par ces deux bénédictions longue et courte les 
deux prières qui succèdent à lu lecture du Chema du soir dont la pre- 
mière est réellement plus longue ^que la seeonde ; maie tous les autres 
commentateurs entendent Itn deux prières qui précèdent le Chema du 
soir comme celui du matin, et appellent longus celte qui commence et 
qui finit par le mot yf^ (fient) et eomrie culie qui ou ne commence 
pas ou nu finit pas par cette parole. 



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— 350 — 

R. Aioob (KmU aToir mtendii dire à R. Ochaja la bénédic* 
F* iL^.tkm 'pn «liai nw tsr» (formant la lumière et créant les 
ténèbre»). Mais il fieuidndt plutôt dire fermant ta lumière 
et créant la êplmdemr matinale (mi^)* Réponse .* Nous 
disons comme il se trouve écrit (Esa. XLY, 70^^)> mais il 
suit après: faisant la paix et créant le mal: est-ce que 
nous disons comme il est écrit 1 U est écrit y^ (Je mal) et 
nous lisons b^n (le tout). Réponse : C'est pour se tenir à 
une formule qui est honorifique '^ *)• Mais si c'est aincû, on 
devrait dire ausn naia (la splendeur matinale) pour se te- 
nir à une formida plus honorifique. Réponse: Bava dit 
(qu^on se tient à la première) pour foire comménroration 
du bienfait du jour dans la nuit, et du bienfait de la nuit 
dans le jour. Cela est fort bien pour le bienfait de la nuit 
dans le jour, car nous disons formant la lumière et créant 
les ténèbres; mais quant au bienfait du jour dans la nuit 
où en trouve-t-on quelques traces? Réponse: Avaî dit: (â4ins 
les pairoles) amenant la révolution de la lumière à cause 
des ténèbres et celle des ténèbres à cause de la lumière. 
Quelle sera donc la seconde bénédiction (avant le CAema 
du matin) f Rav Jéhuda disait avoir entendu dire à Samuel: 
celle qui commence n^n nânet (le grand amour). De même 
. R. EUéser fit voir à R. Pedeth son fils que c'était n^n» 
m'n* La Baraïtha dit dans le même sens: ils ne doivent 
pas dire Tûbli? nam (t amour éternel) mais Frra^ Kinut. 
Cependant les rabbins disent, que ce d<Ht être Ftj^l^ nâTttt 
et cela selon ce qui a été dit (Jéré. XXXI, 3«) : je fai 
aimé d'un amour étmrnel; c'est pourquoi fai prolongé en- 
vers toi ma gratuité'''^). 



" 75) Voici let ptrolei da. Prophète: çui forme la lumière et qui 
trée Ut ténèbrety qui fait la paix et qui crée Padvertité. Or, let 
prièret da ritael det Juifii tortt ea grande partie tlréet mot à mot de 
la Bible. 

74S} La formole : qui crées toutes let chtet eit plat lioaoriliqtte pour 
I>lea qoe l'aotre : qui créet le mal. Beancoop de formolet det prièrct 
d det l>énédictiaat det Jaifii tont auiti poitéei dant la Cabale. 

77) Même let laib dHiajoard'bal tont partagée tur ce point de Li- 
torgie, car cbez let AUemandt la tecoùde prière avant le Chema da 
matin commence «m*^ nsTSit «| cbes let Etpagnolt ti^^:9 TOiSV^. 



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— 351 — 

R» Jèbada disait atoir entendn dire à Smnnel: celvi 
qui se lève le matin pour étudier avant de lire le Ckema 
est obligé de faire la bénédiction (de la loi)y mais (s'il com«- 
mence à étudier) après la lecture du Càerna, il n'a pas be- 
soin de faire cette bénédiction; car il en est déjà délivré 
par (la bénédiction) t^T\ ti^^. Rav Hunna dit : pour étu- 
dier (le matin) la Bible avec ses commentaires allégori-» 
ques '^ ^) on a besoin de faire la bénédiction , mais pour la 
Gkémara^ on n*ea a pas besoin. Mais R. EBéser dit, que 
pour la Bible et pour la Giémara on a besoin de faire la 
bénédiction, et que pour la Mitchna on n'en a pas besoin* 
R, Johanan dit que même pour la Miêchna on a besoin de 
faire la bénédiction, et Rava dit: quant à la Ghémara on 
a même besoin de répéter cette bénédiction^'); car Rav 
Hija, fils d'Acfae, dit: plusieurs fois je me suis trouvé en 
présence de Rav pour apprendre quelques (Pupitres de la 
Siphra*<^) de son école: il lavait avant ses mains; puis fai- 
sait la bénédiction (de la hi), puis nous enseignait quelques 
chapitres. Mais de quelle manière la faisait-ill R. Jéhuda 
disait avoir entendu dire à Samuel qu'il disait: tu nous as 
sanctifiée par tes préceptes et nous as commandé de nous 
occuper des paroles de la loi. Mais R. Johanan faisait 
cette bénédiction ainsi: Fais è Btemel notre Seigneur, 
que les paroles de ta loi soient douces dans notre bouche 
et dans lés bouches de ton peuple de la maison d'Israël, 
et que nous et nos descendons et les descendans de ton 
peuple de la maison d'Israël, nous parvenions tous à von- 
naître ton nom et à nous occuper dans ta loi, bénis toi à 
Eternel qui enseignes la loi à ton peuple Israël Mais 
Rav Hamenuna dit (qu'il faut prier) ainsi: qui nous as 



1%) Tell qire la Siphra^ le Sip/tr», U MekiUu, etc. Voy. U Pré* 
fàoe et la Théorie do Judaïtme. 

70} Apr^ avoir éit Tautre bénédiction tXS^ roHK. Ce qiU proafe 
avee évidence %ae lei Juifs font flut de cai de la Ghémara qae de 
celle de toat autre litre religieux. 

SO) La Siphra est un commeoUire du Lévitiqoe trèi-anclen, et ce 
passage dn Talmud fait croire que son aoteor a élé le doctear Rav dont 
il est qaes(ioA ici et qui a élé disciple de Juda la Saint. 



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— 362 — 

chaiiù parmi tout les peuples , et nous as donné ta loi: 
bénis toi ô Etemel qui donnes la loL Bay Uamenuna ajoute 
que cette dernière formule est préférable à toutes les au- 
tres, mais que cependant il faut les dire toutes ^i). On 
nous apprend dans la Mischna^^) que le préfet des prê- 
tres ^^) leur disait: faites une des deux bénédictions (jqm 
précèdent le Chema du matin)* Us la faisaient, puis ils li- 
saient les dix commandemens, et (les trois parties du 
Chema qui commencent) Deut. YI, 4. ^'a^ (écoute) HeaiU 
XI, 13.): i^iJattî M n\"Tï {et il arriver^a que si vofis obéis- 
sez (Nomb. IV, 37*): 'ittit^i et il dit: enfin ils faisaient aveo 
le peuple les trois bénédictions â'^^'^i n)Q2t (qui suit le Ckema 
du matin) miâ^ (qui est la 16® dans le Chetkona Esre% 
et la bénédiction sacerdotale (dont on peut voir la formule 
Nomb. VI, 24—26.) : le samedi ils ajoutaient une bénédic- 
tion pour la garde qui sortait^*). Mais queUe était la bé- 
nédiction {dont parle ici le Frifet des Ptètres)? Lorsque 
R. Abba et R. José, fils d'Abba, arrivèrent dans une cer- 
taine ville on leur demanda quelle était cette bénédiction; 
mais ils ne furent pas à même de répondre; on alla inter- 
roger Rav Mattana et lui aussi ne sut que répondre :, on 
alla interroger R. Jéhuda qui dit ainsi: Samuel dit {que 
cette bénédiction) était Tn^'n narrt^. R. Zerika dit que R. 
Ame disait avoir entendu dire à R. Simeon, fils de Lakisch, 
que c*était le *-)*»( 'i^n'^» Mais lorsque vint R. Isaac, fils de 
Joseph, il dit que cette opinion de R. Zerika n'avait pas 
été énoncée explicitement, mais d'une manière implicite, vu 
que R. Zerika dit que R. Ame disait avoir entendu dire 
à R« Simeon, fils de Lakisch, qu'il parait par ces paroles 
{de la Mischna) que l'une de ces deux bénédictions ne sert 



81) Ceit-à'dire : il fiiot réeiter toutes lei formulei qoe le Talmod 
vient de rapporter. Ea effet, ellei le retroarent tootai dam les riloela 
jaifii â'aofoard'buî. 

82) Talmud C. V. Misçbna ^S 

83) Le Sagan ou le Vicaire du 6rand-Prëtre. 

84) Car le samedi on relevait ceux qui étaient de service dans lea 
veilles du temple. 



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— 353 — 

pas d^obstacle à l'antre ^^). Or d^accord si tu dia qne !êft 
prêtres ont récité les ^1:^ T)^v; car alors le sens de ces pa* 
roles: tune des deux bénédicttom ne sert pat d'obstacle 
à tautrCj sera qne les mêmes prêtres n^ont pas récité (faU" ^* 12. a 
tre bénédiction) ni*! rrane^. Mais si tu dis qn'îls ont récité 
Trû^n nsrri*, comment alors Tune des denx bénédictions ne 
serait -elle pas nn obstacle à l'autre**)! Peut-être la rai- 
son qu'ils ne disaient pas encore le Tî5< "liST^ était-elle qull 
n'était pas encore arrivé le temps où Ton put dire formant 
la lumière^''), et que lorsque ce temps était arrivé ils di- 
saient le ri^fi^ ^52r. Mais si on déduit cela d^une manière 
implicite fou explicite)^ à quoi bon le dire? CeSt parce 
que de la même manière implicite on peut déduire égale- 
ment qu'ils récitaient toujours l'rr^^ iTârr^r, et que lorsque 
le temps en ^tait arrivé ils récitaient aussi le *n:t ^ît'P**). 
Et que signifient les paroles : Tune de ces deux bénédictions 
n'était pas d'obstacle à F autre? Que l'ordre ne fait rien à 
Tefficace des bénédictions. 

Les prêtres lisaient donc les dix commandemens, le 
y»tî, le 5>-îti^ ûô« mm, le ^'nix^^ I'nJa», le ^'>'^'>\ Pmitii? et 
la bénédiction sacerdotale. Sur quoi Rar Jéhuda dissâf 
avoir entendu dire à Samuel: autrefois on tàcbait de lire 
de cette manière même dans les autres lieux (de la terre 
sainte)^ mais cet usage a cessé depuis long-temps à causé 
des reproches des Minéens**). \j2iBara(tha rapporte dans 



85) En d'aatret terroei : Tone peot être récitée lani Tastre mémt 
lortqoe lear tempi n'eit pai arrivé, et one leole inflfit poar remplir 
son devoir. 

S^) Car a» auraient dû réciter plotdt le *)1A la^T qui eH la pre- 
mière de cet béoédjctiooi. 

S7} Car le jour n'avait pas encore pam. 

8S) En d'antres termei : ici comme ailleart, la manière impHeHë n*a 
pMi la même force apodlctiqne que texptieite. 

80) On lit dant le Talmad de Jémialem Bera1n>th f. t* c. 3* : it 
était convenable que chaque jour ih eurent récité le» dix précepte». 
Pourquoi donc ne Va-t-on pa» fait? A cau»e d'une objection que fai- 
Moient le» Minéen» en dé»ant que »eulement le» dix précepte» avaient 
été donné» à Mot»e »ur le mont Sinaï, Ce paiiage tert de commen- 
taire à la Ghémara de Babylone, et fait entendre que cet Minéeni lont 

I. z 



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— 354 — 

le même sens que R. Nathan disait: on voulait lire de la 
même manière dans les autres parties (de la terre 9aiMte)^ 
mais il y a long-temps que cela a cessé à cause des repro- 
ches des Minéens* Rabba, fils du fils de Hunna, étant d'à* 
vis qu'il fallait établir (la lecture de9 dix précepte») à 
Sora^^). Rav Hasda lui dit: il y a long-temps qu'on a 
cessé de faire cela à cause d'un faux bruit des Minéens. 
Amemar aussi fut d'opinion qu'il fallait établir cette lecture 
à Nahardea^^). Mais Rav Ache lui fit remarquer que de- 
puis long -temps on avait cessé de la faire à cause d'un 
faux bruit élevé par les Minéens. 

Et le Samedi ils ajoutaient une bénédiction pour la 
garde qui sortait. Quelle était donc cette bénédiction ? R 
Halbo dit que la garde qui sortait disait à la garde qui 
entrait en fonction : que celui qui fait demeurer son nom 
dans cette n^aison^ fasse demeurer parmi vous Vamour^ la 
fraternité^ la paix et Funion. 

Mischna. Là où on a ordonné de faire une longue 
bénédiction^ etc. 

Ghémara. Il est simple ^^) qu' en cas que quelqu'un 
prenne dans sa main un verre de vin, que dans l'opinion que 
c'est de la bière il commence sa bénédiction pour la bière et 
que s'il s'aperçoit de l'erreur, il la finit pour le vin il satis- 
fait à son devoir ^3) et que lors même qu'il a dit (avant de 
s'apercevoir de son erreur J: car tout existe par sa parole il 
satisfaft à son devoir; car on nous apprend dans la Misch- 
na *^): En toute occasion où quelqu'un a dit: car tout 



les Chrétiens da premier siècle qai soatenaient qae J. Ch. avait abrogé 
lea lois cérémonieUes de Moïse. V07. Actes des Apdtres C. XI. XV. etc. 

90) ViUe et Académie. Voy. Préfoce. 

01) Voy. Préface. 

02} Mta^U^D, il e$t timphy cela va $an$ dire y dame ce scms il 
était inutile de le dire, car il »* entend de êoi-mêmsj voyonê donc dans 
gmel ten» il a dû parler ainti, 

93) La formule de chaque bénédiction commence : Benis-toi 6 Eter • 
nel notre Seigneur^ roi du monde et dans la bénédiction pour le vin on 
ajoute à ces paroles : gui créet le fruit de la vigne y et dans celle de 
la bière: car tout exitte par ta parole» 

04) Berac C. VI. §. 2. 



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— 3M — 

ea;i$ie pur sa parole il satisfait à son devoir. Mais est-ce - 
que dans le cas aussi que quelqu'un prenne un verre de 
bière à la main, et étant persuadé que c'est du vin, il com- 
mence sa bénédiction pour le vin et la finisse pour la bière, 
nous devons avoir plus d'égard au commencement de la 
bénédiction qu'à sa conclusion I Viens et écoute cette tra* 
dition ®5): „Celui qui le matin commuée le (^ma parle 
*T)i< "latr et le finit par les paroles û"^i*is n-^^:»» «>«) ne satis- 
fait pas à son devoir; mais s'il commence par les paroles 
û"^a-i:> n"^^:>» et finit par le *ïi« ^2i'ï'» il y satisfait. De même 
si quelqu'un le soir commence par les paroles ti'^^'^» n*^^ 
et finit par le ^il» n^r il ne satisfait pas à son devoir; 
mais s'il commence par le "ni^ 'n^^i^ et finit par les paroles 
O'^n'i:^ â'^i:^» il y satisfait. La maxime générale est *?) qne 
dans tous les cas il faut se régler d'après la conclusion '9).<< 
Rép.i „Cependant ici c'est une autre chose, car on dit de 
nouveau béni (toi o Eternel) qui forma le$ lumièret^^). 
Cela concorde à merveille avec Rav, qui dit: toute béné- 
diction où l'on ne fait pas une commémoration du nom de 
Dieu n'est pas une bénédiction. IVIais que dirons -nous de 
R. Johanan qui dit : toute bénédiction où Ton ne parlé pas 
du royaume de Dieu n'est pas une bénédiction loej^w (Nous 
répondrom) que Rabba, fils d'UUa dit que comme Çjdam le 
^1» 'n^')*») on fait la commémoration du bienfait du jour 
dans la nuit, et {dans le h'^'H^^ â*^M) celle du bienfait de 
la nuit dans le jour, lorsqu'on dit en commençant 2^ji^- 



05) ^âV) Min viens et écoote un eu lemblable tiré d^Ia BaraT- 
tha, il faut te souvenir que toutes les eitaiions du Talmud sont tirées de 
la Bible ou de la tradition. 

06) Qui appartiennent à la lecture da Cbema du soir. 
97) *iai ^U) tii:) BMmma rei , en ^én4rah 

OS) Ou rintention qu'on a eue eu finissant la bénédiction. 

09) C'est-à-dire: à la fin de la lecture do €kénut du matin on ré- 
pète héni celui fui forme let lumieres ce qui peut corriger l'erreur d'in- 
tentioa qui existait lorsqu'on a commencé cette lecture. 

100) Et ni dans la conclusion de U bénédiction du Chema du matin 
^t^ "n^l^ ni dans ceUe du Chema du soir Û'^^'n^ â'^'DM ne se trouve 
la formule &bl^«7 |l|bâ roi du monde. 

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— 356 — 

fiction (rDTîn) et royaume (ni^i^») *) on a pemé dès la 
dwinienceiiient à ces deux choses '). (Qfêe si tu Msx) 
Viens et écoute U fin (qui porte) la moMme générale est 
que dans tous les cas il faut se régler d'après la concus- 
sion^ A quoi bon nous dire ici la maxime générale, etc.? 
Ne serait-ce pas une maxime qui pourrait s'appliquer aussi 
à notre question {du vin et de la bière) "i (Je te réponds:) 
que non, et qu'elle s'appKque seulement au pain et aux 
dattes. Dans quel sens? Faudra-t-il dire que c'est dans le 
sens que si quelqu'un mange du pain et tout en slmagi- 
nant que ce sont des dattes, il commence à bénir en diri- 
geant Tintention sur les dattes et finit en la dirigeant sur 
le paini Ainsi nous aurons juste œ que nous cherdions ^). 
Bép.: Cependant il n'est pas nécessaire de dire (ou d'ap- 
pliquer la maa;ime en question) ainsi, (mais il faut dure 
piutit) qu'il s'agit ici de quelqu'un qui mange des dattes et 
qui s'imaginant manger du pain, commence la bénédiction 
pour le pain et la finit pour les dattes. Et lors même qu'il 
la finit pour le pain il satisfait à son devoir. Pour quelle 
raison? Parce que les dattes aussi servent de nourriture 
(comsse le pain). 

Rabba, fils de Hanina le vieux, disait au nom de Rav: 
quiconque ne dit pas 1' ^'«st-'l n»et le matin et 1' mt^tt*} nSK 
le soir ne satisfait pas à son devoir; car il est dit (Psau. 
XCU, 3.): €^n d'annoncer le matin ta gratuité^ et ta vé- 
rité chaque nuit. 

Rabba, fils de Hanina, disait aussi au nom de Rav: 
Lorsque celui qui prie fait une révérence ^) il doit la 



1) Lonqii'on conmieiiM l'one et l'antre bénédiction pu la for* 
mole: b^nii^oi ô Eternel noire Seigneur y roi du monde, 

2) Et par contdqaent Perrenr d'intention dans le CÂema n'emp^efce 
pai qae l'on ne tatiiCtite k ton devoir. Mail il n'en arrive pai de 
néme dans let benedictions dn vin et de la bière. 

3) Car comme dans la bénédiction dn vin (celui fui er/e le firmii 
de la vigne) Il n'y a rien qai fisse allaslon à la bière, de mémo 
dans la bénédiction des dattes qnl dit: er^mnt lee fruiti de$ mrbree^ il 
n'y a rien qoi fîMse aUnsion an pain qnl est appelé fruit de la terre. 

4} Ra$chi: done la première hénédietion du Chemona Bere fui 
commence ntl^ et dnn9 la dix-eeptième qui t*appelle }7<nifT. 



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— S57 — 

fûre à la parole '^n^ et lorsqu'il se relève il doit le faire 
au nom de Dieu. Samuel dit : sur quoi se fonde Rabba en 
disant cela? Sur ce qu'il est écrit (Psau* CXLVI, 8.): 
rSternel redreae ceuw qui sotU courbés. Mais on peut 
lui objecter {qu'il e$t aussi écrit Mal. II, S.) : à cause (^m) 
de mon nom il a été abattu. Réponse: Mais est-ce qu'il 
est écrit ^^12^^ {en prononçant mon hom)? U est écrit i^bjo 
*i;9U) {avant de prononcer mon nom). Sur quoi Samuel di« 
sait à Hija^ fils de Rav, fils d'Orja: viens et je te dirai 
une chose excellente proférée par ton t>ère; car ton père 
disait ainsi : quand quelqu'un se courbe il doit le faire à la 
parole ^â et lorsqu'il se redresse il doit le faire au nom 
de Dieu. Lorsque Rav Checheth se courbait, il se cour- F. i3.^. 
bait comme une verge, et lorsqu'il se redressait, il se re- 
dressait comme un serpent. 

Rabba, fils de Hanina le vieux, disait en outre au nom 
de Rav: pendant toute l'année l'homme qui prie peut dire 
izmpn bt^n {Dieu Saint) {dans la troisième des 18 béné- 
dictions) et tDD«»l npnx ^ri\y ^b» (Roi qui aime la justice 
et le jugement) excepté que pendant les dix jours qui sont 
entre la nouvelle année et le jour d'ex]Hation celui qui piie 
doit dire '^m^n "pi^n (Roi Saint) {dans la 2^j et '^b^?: 
DDU)23r7 (Roi du jugement) (dans la ii^J. Mais R. Eliéser 
dit : quoiqu'il dise (pendant ces jours) Dieu Saint il satis- 
fait à son devoir; car il est dit (Esa. Y, 16.): et F Eternel 
des armées sera haut élevé dans le jugement et Dieu Saint 
sera sanctifié dans la justice. Mais quand l'Etemel des 
armées est -il exalté dans le jugement? Pendant les dix 
Jours qui passent depuis le commencement de Tannée jus- 
qu'au jour de la purification, et cependant le texte dit ici 
IHeu Saint. Quel a donc' été l'objet de la dispute qu'on a 
faite là-dessus ^)% Réponse : Rav Joseph disait {que celui qui 
9€ sert de la formule) Dieu Saint et Roi aimant la justice 
et le jugement (a satisfait à son devoir). Tandis, que 
Rabba soutenait {que cette formule doit être) Roi Saint 
et Moi du jugement. Mais ^alaca est selon Rabba. 



5) Tib» ^m ifiTQ gmid fuU iuper hoe sciUett factum. Voj. I. 
TÎB. IV, 15 et Lac. II, 40. 



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— 358 — 

Rabba, fils de Hanina le vieux, dit aussi au nom de 
Rav : quiconque peut implorer la divine miséricorde sur son 
compagnon et ne le fait pas, est appelé pécheur; car il est 
dit (1. Sam. XII, 23.): ^^ povr mot, Dieu me garde que 
je pèche contre f Eternel et que je cesse de prier pour 
vous. Rava dit: si {ce compagnon) est le disciple d'mi 
savant, il faut même s'aflBiger pour lui. Quelle en est la 
raison? Dirons-nous que c'est parce qu'il est écrit (I.Sam. 
XXII, 8.): Personne de vous, ne s'est affligé pour moi «), 
personne ne révèle à mon oreille , etc. Mais on peut ré- 
pondre, que c'est autre chose lorsqull s'agit d'un roi. Il 
faut donc déduire de cet autre texte (Psau. XXXV, 15.): 
mais moi, quand ils ont été malades je m'habillais d'um 
sac, etc ^). 

Babba, fils de Hanina le vieux, dit enfin au nom de 
Rav: quiconque se rend coupable d'une transgresnon et en 
a honte, on lui pardonne toutes ses iniquités ; car il est dit 
(Ezéch. XVI, 63.) : ajin que tu Ven souviennes et en sois 
honteuse et que tu n'ouvres plus la bouche à cause de ta 
confusion, quand je P aurai pardonné tout ce que tu as 
fait, dit le Seigneur l'Eternel. Mais peut-être est-ce autre 
chose lorsqu'il s'agit de toute l'assemblée {comme le dit ici 
le prophète). Il faut donc déduire plutôt de cet autre texte 
(1. Sam. XXVIII, 15.) : Et Samr/el dit à SaUl, pourquoi 
m'as-tu troublé en me faisant monter f Et SaUl répondit: 
je suis dans une grande angoisse, car les Philistins me 
font la guerre, et Dieu s'est retiré de moi et ne m*a plus 
répondu ni par les prophètes ni par les songes^; c'est pour- 
quoi je t'ai appelé qfin que tu me fasses entendre ce que 
j*aurai à faire. Saiil ne fait pas ici mention des Urim et 
Tummim {par honte) d'avoir tué les habitans de Nobo ville 
des prêtres. Or, d'où savons-nous que le ciel lai pardon- 
na? De ce qu'il est dit (ib. vs. 15 et 19.): Et Samuel dit 
à SaUl: demain, toi et tfss fils vous serez avec moi (^»:?). 
Sur quoi R. Johanan dît : le mot '^»3> {avec moi) signifie 



6^ Sur JSaûl diiciple det lavtni telon le Talmud. 
7) Ratclii : Davfd raffiigeait pour Doeg et AAitopkel qui oui mte 
tout Iff deux diêeiplêM dc$ tarant. 



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r- 359 - 

dans mon étage (*tn^*«n^ ^). Mais les rabbins disent qu'on 
déduit cela de cet aatre texte (H. Sam, XXI, 6.): îfeui 
ht mettrons en croix devant VEtemel à cité de 8aU 
tElu de Dieu, Ce fat donc la fille de la voùc qui se fit 
entendre et qui dit : Soûl est tElu de Dieu *). 

R. Arbu, fils de Zotarte, disait avoir entendu dire à 
R. Jéhuda, fils de Zevida: on tâcha autrefois d'insérer hi 
Parcha de Balac dans la lecture du Chema» Et pourquoi 
n'y fut-elle pas insérée! Pour ne pas trop surcharger {de 
prières) l'assemblée. Mais pour quelle raison (voulait-on^ 
l'y insérer)} Dirons-nous que c'était à cause de ce qui! 
est écrit (Nomb. XXIII, 22. et XXIV, 8. ou dans cette Par- 
cAà): Le Fort qui les a tiré de f Egypte f Mais alors il 
fallait plutôt y insérer la ParcAa des usures et la Parcka 
des poids ; car il y est écrit (Lév. XXV, 38. et Deut XXV, 
17.) : Je vous ai retiré ff Egypte. Mais R. José, fils d'Avîn, 
dit (qu'on voulut le faire) : parce que dans la première est 
écrit le Tcrset (Nomb. XXIV, 9.): il 9* est courbé^ il s'est 
couché OïD^) comme un lion^ et comme un vieux lion, qui 
réveillera (i^'^p^) ^^). Ds devaient donc insérer seulement 
ce verset et non le reste. Réponse: Us avaient appris par 
tradition que toute Parcha qui a été séparée par MoTse 
notre maître, doit être gardée par nous selon les mêmes 
marques de séparation |^), et toute Parcha qui n'a pas été 
séparée par Moïse notre maître^ ne doit pas l'être non plus 
par nous ^ ^). ' Mais pourquoi y ont-ils inséré la Parcha des 
Tsitsith (Nomb. XV, 37—41.)? R. Jéhuda, fils de Haviva, 



s) Dans Je même liea de lalot oà éUâi SamoeJ/ 

0) De ia fille de la voix (^Ip H^). Le .Talmnd veut dire qae let 
Oabaonitet qui parlent dant ce paiiage ne pouvaient pai appeler Safll 
VBht de Dieu\ car comme ili étaient tes ennemii leur but était 
de le blâmer. Ce fut donc une voix céleste qui prononça cet pa- 
roles. 

10) Verset qui est analogue à l'autre: quand tu te eoueAeras et 
que tu te lèverai relatif à la lecture du Càema. 

11) Qui sont les lettres & et D comme nous Pavons dit dans la 
Préface et dans notre Grammaire bébraïque. 

12) C'est pourquoi les rabbins n'ont pas osé détacher un seul ver- 
set de la Parcha Balac et Pinsérer dans la lecture du Chema. 



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— 3C0 — 

dit: parce quelle contient cinq choses '^), savoir le pré- 
cepte dçs Tsittiih; la sortie d'Egypte; le joug des précep- 
tes ^^); la manière dépenser des Minéens ^^); les pensées 
criminelles et les pensées d'idolâtrie. U est certain que 
trois de ces choses y sont proposées en propres termes, 
savoir : 

!<>• Le joug des préceptes; car il est écrit (Nomb.XY, 

39.): et vous le verrez et vous vous souviendrez de 

tous les préceptes de lElernel. 
20. Les Tsitailh; X9j: il est écrit (ib. ys. 38.): ({fin qu'ils 

se fassent les Tsitsith^ etc. 
3^. La sortie d'Egypte; car il est écrit (ib.vs. 41.): qui 

vous ai retirés du pays d'Egypte^ etc. 

Mais quant aux opinions des Minéens ^ aux pensées 
criinioellefl et aux pensées d*idolàtrie, d'où le savons-nous f 
De ce que la Barajtha dit que le mot (ib. vs. 39.) &^:inb 
(selon votre coeur) signifie l'hérésie ; car c'est dans le même 
sens qu'il est dit (Psau. XIV, !•): Le sot dit dans' son 
coeur qu'il n'y a point de Dieu y et que les mots (ib.) 
d^'^a'^:^ i-inô( {après vos yeux) signifient les pensées crimi- 
nelles; car il est dit (Jug. XEV, 3.): Et Samson dit à son 
père: prenez^la moi, car elle plaît à mes yeux. Et qu'enfin 
les* paroles (ib.) O'^jiT tjnôt (vous paillardez) signifient les 
pensées d'idolâtrie, car c'est dans le même sens que l'on dit 
(Jug. VIII, 33.) ; et ils paillardèrent après les Baalim. 

V^ Mischna. 

Us font la commémoration de la sortie d'Egypte dans 
les nuits i^). R. Eliéser, fils d'Azarie, dit: voilà que j'étais 
comme un fils de 70 ans, et cependant je ne fus pas trouvé 
digne (de persuader) que l'on fît la commémoration de la 
sortie d'Egypte dans les nuits, jusqu'à ce que le fils de 



13) Dang VAin Jacob: sfjr choBet, 

14) Ou la profeiiion d'observer les préceptes de Dieo. 

15) C'est-à-dire, Tabjaratiua des opinions des CAréit'emi on dea 
Séopftytes et dans le Talo^ud d'Amsterdam des Saducéeni ce qui re- 
vient an même. 

Iti) C'est-à-dire, dans la lecture du CAema du soir. 



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— 361 — 

Zoma ne sut dédiûre cette pratique de ce qu*il est dit ^ 
( Deut. XVI, 3. ) : t^fin que tou$ le$ Jours de ta vie tu te 
souviennes du jour que tu es sorti du pays Jt Egypte^ (en 
faisant observer que les paroles) les jours te ta vie signi- 
fient les jours seulement, et que les paroles tous les jours 
de (a vie comprennent aussi les nuits. Mais les savans 
disent que les jours de ta vie signifient le monde présent 
et que le mot tous fait allusion aux jours du Messie i'^). 

G hé tm ar a. 

.La BaraTtha nous apprend,' que le fils de Zonîa dit 
aux sarans: est-ce qu'on devra faire la commémoration 
de la sortie d'Egypte même dans les jours du Messie? Est-ce 
qu'il n'a pas été déjà dit le contraire (Jér. XXIII, 7 — 8.)? 
Voici les jours viennent^ dit F Etemel^ qu'on ne dira plus : 
t Eternel est vivant qui a fait remonter les et\fans d'Israël 
du pays dEgypte; mais tEternel est vivant qui a fait 
remonter et qui a ramené la postérité de la maison d* Israël 
de la terre de Faquilon et de tous les pays desquels je 
les avais chassés. Les savans lui répondirent {que le sens 
de ces paroles) n'était pas qu'on aurait alors entièrement 
aboli la commémoration de la sortie d'Egypte, mais que 
Fesclàvage (des Juifs) sous les autres monarchies aurait 
été l'objet principal, et la sortie d'Egypte une chose acces- 
soire 1*); car c'est ednsi que dans un cas presque sem- 
blable, il a été dit (Gen. XXXV, 10.): Tu ne seras plus 
appelé Jacob ^ mais Israël sera ton nom. Ce n'est pasKis«ir. 
que par là, on ait aboli entièrement le nom de Jacobj mais 
Israël devint le nom principal et Jacob son accessoire. Et 
c'est aussi dans le même sens qu'il a été dit (Esa. XLIII, 
18.): ne faites plus mention des choses de ci^devant et ne 
considérez plus les choses anciennes; car les paroles ne 
faites plus mention des choses de ci-devant sigidfient l'es- 



17) Oa au nonde à venir. SoaTenont.Boiit que c'est ime règle 
géDérale ^t Talnodiitet qa*il &Mt tabtiliter tar fat eigBiication do met 
b^ iaui. Vojr* Préface. 

18) Voy. Talmud de Jérutalem Berac. 8. a. 



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~ 562 — 

davage {des Juifs) sous différentes monarchies, et les pa- 
roles : ne considérez plus les choses anciennes font allusion 
à la sortie d'Egypte. Enfin, les paroles fyw» suivent) (ib. 
vs, 19.): voici je m'en vais faire une chose nouvelle -qui 
paraîtra bientôt signifient, selon ce que nous apprend R. 
José, la guerre de Gog et Magog. Parabole. Ce cas res- 
semble à celui d*un homme qui, étant en voyage, rencontre 
un loup, lui échappe et raconte continuellement cette histoire 
du loup; mais s'il rencontre après un lion et lui échappe, 
il raconte continuellement l'histoire du lion, et s'il rencontre 
enfin un serpent et lui échappe, il oublie les deux premiers 
accidens et raconte continuellement l'histoire du serpent 
De même les derniers malheurs ôtent à Israël le souvenir 
des premiers. 

Le nom Abram est la même chose qvC Abraham; car 
au commencement il a été père d^Aram^ et à la fin il est 
devenu |>ère de tout le monde*'). De même Saraï est la 
même chose que Sara; car au commencement elle a été la 
maîtresse de sa servante et après elle a été faite la mai- 
tresse de tout le monde 2^). Bar Caphra nous apprend que 
quiconque dit Abram au lieu d'Abraham viole un précepte 
afEirmatif; car il est dit (Gen. XVII, 5.): et ton nom sera 
Abraham. R. Eliéser dit qu'il viole un précepte négatif; 
car il est dit (ib.): et ton nom ne sera plus appelé Abram. 
Donc il en sera de même de celui qui depuis cette époque 
dit Saraï au lieu de Sara. Réponse: Quant à cela le 
Saint, béni soit-il, adressa seulement à Abraham (et noM 
à tout le monde) les paroles (ib. vs. 15,): Saraï ta femme 
tu ne la nommeras plus Saraï, mais Sara sera son nom. 
Mais pour la même raison il ne doit plus être permis de 



10) A proprement parler dllS^ vent dire père (^N) sublime (tS*^). 
ê( non père da peuple Aram\ mais TEtymologie d'&H'n^ eit Miex 
exacte car &«7^ en Arabe lignifie multitude. Voy . mon Dictionnaire hé - 
braïqne. 

20) ^*^^ €it an plariel de Majesté qui vent dire ma(tre$$e et non 
ma maîtresse et H^ID signifie en Arabe la prolifiqoe. V07. mon Dic- 
tionnaire, On peut Toir par là qne les etymologies do Talmud sont 
fausses pour la plupart,, et respirent le projet de nourrir l'orgueil de 
la nation juive. 



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— 363 — 

donner à Jacob le nom de Jacob''). Bép.: Quant à ce 
cas c'est une autre chose; car FEcriture elle-même revient 
(plu9 tard) sur ce nom (et $*en sert) encore une fois; car 
il est écrit (Gen, XL VI, 2,) : Et Dieu parla à Israël dans 
les visions de la nuit en disant: Jacob ^ Jacob. R« José, 
fils d'Avin, et d'autres disent B. José, fils de Sephida, ob- 
jecte (à ce propos que F Ecriture se sert aussi encore une 
fois du nom ^Abram après F avoir changé; car il est dit 
(en Neh. EX, 7.) : Tu es V Etemel Dieu qui as choisi Abram. 
Mais on peut lui répondre qu'ici le prophète répète dans 
le but de' louer la divine miséricorde ce qui a été dès le 
commencement ^ ^). 

Notre retour ^^) sur toi 6 Section. 



21) Car l'EcrUure a dit pour toot le monde 6en. XXXV, 10. : Ton 
nom ne sera plus appelé Jacob mais Israel, 

22) C'ett comme i»!! disait: tu as choisi Abraham lorsqu'à rap- 
pelait encore Abram, 

23) Le mot 'y\Tl tignifie gloire et retour. Noot préférons ici cette 
dernière signification; car nous avons tu déjà et nons le verrons bien- 
tôt de noaveao, qiie, selon les Talmadistes, il faut revenir, au moins, 
trois foia, sur le même point de doctrine, a6n de le bien approfondir. 



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Seconde Section. 

«Tip iT^n 
P M i 8 c h n a. 

% pendant que quelqu'un lit (la Paracha du Chema) dans 
la loi, arrive le temps d*en faire la lecture (accoutumée) 
il satisfait à son devoir pourvu qu'il y ait préparé son 
coeur ')• Autrement il ne satisfait pas à son devoir. En- 
tre une section et l'autre ') on salue à cause de Thonneur, 
et on rend le salut; mais au milieu (de ces mêmes sections) 
c^est à cause de la crainte qu'on salue et qu'on rend le 
salut. Paroles de B. Meïr. Mais B. Jéhuda dit: dans le 
BoiUeu on salue à cause de la crainte et on rend le salut à 
cause de l'honneur, et entre une section et l'autre on salue 
à cause de l'honneur et on rend le salut à tout le monde ')• 

IP Mischna. 

Voici où tombent les sections entre la première béné- 
diction et la seconde; entre la seconde et le 9ts^ (Deut. 
.VI, 4.), entre le :^jd« et les paroles Wtt>*dfiï mni (ib.XI, 13.), 
entre :?3au) dib( mm et '^Jî^'^i (Nomb. XV, 37.), entre ruDC^-^i 
et ^'»5t'»n rjîDfi* *). B. Jéhuda dit qu'entre '^ait'>') et ^i:t^i n23«« 



1) Ceit-à-dire, la lecture qu'on en fait par hasard dam la loi lai 
peut lervir ^oar la lectâre qu'on doit en faire le matin et le ioir à 
condition qo'il ait en l'intention de faire tervlr une lecture poor l'autre ; 
car tout leg préceptet demandent Tintention ou la préparation du coeur 
hSI^ r^l^'^tl^ TiW2. Le Terbe fi<^p tigniie toujour! lire dans la loi 
de MoTie. 

2) Cet lectiont seront indiquées plut baa, 

3) La décision est selon K. JTéhuda. 

4) Pour mieux comprendre toutes ces sections voy. ci-dessus. 



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— 366 — 

il m& doit tomber aucune sectkm^). R. JehoGbua^ fils ie 
Corha, dit: pourquoi la section du piaiii préeède-t-^Ue Fau- 
tre 973V9 M rrml Parce qu'il faut commencer par accepter 
sur soi le joug du royaume du ciel, et après il faut accep- 
ter celui des préceptes. Et pourquoi la section yfiiD &£t wm 
précède-t-elle l'autre 'nïSM'^l? Parce que la section M tm 
972^ parle des choses qu'il faut pratiquer le jour aussi bien 
que la nuit*) et la section ^2}dt*^l ne parle que des chose 
qu'il faut pratiquer le jour seulement^). 

O hélB arm. 

Voudrais-tu déduire de cela {de8 patole$ de laMiêcknà) 
que les préceptes demandent l'intention? mais (nous avons 
sîlleurs l'exemple du contraire) *) quel sens donnes-tu donc 
aux paroles s'il a dùpasé $on cœurl Repense: S'il l'a 
disposé à Urer Comment à lire, s'il lit déjà? Bép.: H sV 
git ici d'itn qui lit seulement pour corriger ^). ' 

Les rabbins ont fqipris que la lecture du Chemm doit 
être selon son écriture ^<^), c'est ainsi qu'opine Rabbi, mais 
les savans disent qu'on peut la faire dans toutes les lan- 



5) La tfédiioA ert Mloti R. Jékuda. 

6) C'eat-à^lre, elU p«rle de rétode de U loi. 

7) G'eii-iudIPi, da précepte dee Ttiêêith ^rf li'obtfse qw pe^aat 
le Jour. 

8) Raseht: Noue avoue dans le traité BoMcà HoBcàama que celai 
qui ioane da cor cane d^aatre InteaUoa qoe celle d'accompagner une 
mélodie, eatiefait aa précepte d'en tonner au commencement de la iioa« 
▼elle aanée. Ou voit par ce paieage qae la particule ^MD a la même 
force que le ma en italien ou le mais en françaii. 

0) Gonme l'intention n'est pai iadlepensable daai la pratique de 
chaque précepte , la Miichna n'a pu avoir d*aatree rateoni de aeue dire, 
9^1 a prqtmre »om eecar que de prévoir le eaa oè quelqu^ua lirait la 
Paraclia de la Bible où est VEeoute Itrmtl daoe le but d'en corriger lèe 
fantcfl d'ortliograplie • au moment qu'il eit obligé de dire le Chemtm, 
Alori rintenUan qa'il mettrait à iàire cette lecture machinale ne tuf- 
firait pai pa«r s'acquitter de celle da Chema, 

10) G'eet-è*dire , on doit ftdre la lecture do Ghema en hébreu, laih. 
S^e dans laquelle II a été écrit en origine. 



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— 366 — 

gaesu Sur ^oi fonde-t-il son opinion Babbi? Sur ee qa^il 
est écrit dans le yerset (Dent. VI, 6.) i-^m (et elles terent')^ 
c'est-à-dire, ces paroles resteront telles qu'elles ont été écri- 
tes. Et les savans sur quoi fondent-ils la leur? Sur ce que 
le verset dit (ib. vs. 5.) ^^;d (écoute), c'est-à-dire, dans une 
langue quelconque que tu pourras entendre ^ ^ )• Mais pour 
Babbi aussi il est écrit ^âu)'^). Bép.: (Ce mot) lui est 
nécessaire pour dire : Fais entendre à ton oreille ee que ta 
feras sortir de ta bouche (en lisant le Chema). Et les 
rabbins (que dUent-ilt là^degsus)? Ils sont de l'opinion de 
celui qui dit que même celui qui ne fait pas entendre à 
son oreille (ce qu^il lit) satisfait à son devoir. Mais pour 
les rabbins aussi il est écrit vrti. Bép.: Us disent que 
cela est nécessaire pour faire entendre qu'il ne faut pas 
lire le Chema à rebours. Et Rabbi d'on déduit-il qu'il ne 
faut pas le lire à rebours. De l'expression ti^'iânn (Deut. 
VI, 6.)^^). Et les rabbins que pensent-il^ de l'expression 
b'l^yin? Qu'il ne faut pas subtiliser à son égard. On de- 
vrait dire * *) que Rabbi (qui est pour la ^lecture du Ciema 
dans sa langue originale) est d'opinion que toutes les au- 
tres parties de la loi peuvent être lues dans toute autre 
langue. En effet, s'il te vient dans l'esprit de soutenir qu'el- 
les doivent être lues dans la langue sainte seulement, pour- 
quoi alors la divine miséricorde aurait écrit n^ni? Bép,*' 
Cela était nécessaire parce qu'il est écrit »nw^^). Mais 
on devrait dire aussi que les rabbins (qui sont pour la lec^ 



IV) Oa comprendre; car 9p1U veat dire écouter ^ entendre et eom-^ 
prendre^ 

12) Et U est de son devoir de démontrer qoe ce mot ne nuit en 
rien à son opîiiio|^. 

18) Expreifioii qui, accompagnée telie qn'eUe Test d*an article, vent 
dire : Utez ce$ parolee eelon l'ordre dan$ lequel ellee ont été écrites, 

14) M^tt^âb ad dicendum, an dieendumf Cette Ibrmale contient 
une Iiypothèie qui ne fait qu'offrir l'occafion de mieux expliquer la 
cliofle dont il eit qoeiUon. 

15) Mot qui y ajant un double aent , veut être déterminé par l'ex- 
pression *)^ni. En effet, nous venons de voir que selon Ral»bi, cette ex- 
pression veut dire qu'il faut lire le Cftema dans son tMence, c^est-à- 
dire, en hébreu. 



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— 367 — 

tmre du Gkema dans toutef let languei) sont à Imir tour 
d'opinion que tontes les autres j>arties de la loi doivent 
être lues dans la langue sainte* En effet, s'il te vient dans 
l'esprit qu'elles peuvent être lues dans toutes les langues, 
pourquoi la divine miséricorde aurait écrit â^U)t Rép*: 
Cela était nécessaire parce qu'il est écrit vm*®). 

Les rabbins ont appris*^) que l'expression l^m est 4à 
pour empêcher qu'on ne lise à rebours, et que comme 
il suit (ib.) ^^i> ^^ d'^'nann (jcet paroles sur ton coeur) et 
qu'on pourrait déduire de cela que toute la Parcka a be- 
soin de la préparation du coeur, le texte ajoute (ib.) l'ex- 
pressionf nb^n^^) pour nous dire : jusqu'ici la préparation 
du coeur est nécessaire', mais "plus loin elle ne l'est pas. 
Ces paroles sont de R. Eliéser; mais R. Âldva lui dit: 
voici qu'il est dit que (ib.) les parole» que je suis ordon^F.u.ù 
nant (']lisa) * ^) aujourd'hui sur ton coeur. D'oà tu peux 
apprendre que la Farcha tout entière a besoin d'une préi* 
paration. Sur quoi Rabba, fils, du fils de Hunna, disait 
avoir entendu dire à R. Johanan que l'Halaca est selon R* 
Akiva. D'autres nous enseignent de cette Baraïtka: que 
celui qui lit le Chema a besoin d'y préparer son coeur. R* 
Aha dit au nom de J[l. Jéhuda, une fois qu'il a préparé son 
coeur dans la première section, il n'a pas besoin de le faire 
de nouveau pour le reste. Rabba, fils du fils de Hunna, 
disait avoir entendu dire à R. Johanan que l'Halaca est se- 
lon R. Âha qui parle au nom de R. Jéhuda. 

Autre Baraïtka .-Ha été dit ?'>m afin qu'on ne lise pas 



16} U est écrit 2^^U) écoute et comprends ponr te dire : />^ le Chema 
dans touieg le» langues que tu comprends et pour ne point déduire de 
l'expretfion y^t'A qa'il faot le lire tealement dans ion etience on en 
hébreu , un mot détermine la lij^nification de Taatre. 

17) p^'l '"ï^n cette formule veut souvent dire que les rabbins 
nous enseignent ce qu'ils ont appris eux-mêmes de la tradition. 

18) Le texte dit: Tk^r, ^'^ITiTl (ces paroles). 

10) Dieu s'est servi, dit R, Akiva, du participe et non du par- 
fait^ afin que ta rapportes Texpression, »ur ton coeur et à ce qui pré- 
cède et à ce qui suit^ car telle est, selon les Taimndistes, la force du 
participe. 



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— S68 - 

à rebotiVB, et il a été dit: ^^h h9 poor faire entendre, se^ 
Ion R* Zntra, qne jusqu'ici ^®) est nécessaire le précepte de 
la préparation du coeur, et que d'ici et plus loin la lecture 
seule en est nécessaire* MaisR. Josia dit: jusqulci le pré- 
cepte de la lecture, d*ici et plus loin le* précepte de la pré- 
paration du coeur. Mais pourquoi enseigne-t-on : diet et 
pins loin le précepte de la lecture f Parce qu'il est écrit 

' (dans la tecende section Dent, XI, 19.): pomr en ptwler. 
Mais dans la première section aussi il est écrit (Deut 
VI, 7.) : et tu en parleras. Rép. : C'est ainsi que l'on a 
voulu dire: jusqu'ici le précepte de la disposition et de h 
lecture; d'ici et plus loin le précepte de la lecture sans la 
disposition. Et pourquoi cette différence : jusqu^ici le pré^ 
cepte de la disposition et de la lecture? Parce que dans la 
première section (Dent. YI, 6 et 7.) il est écrit: tnr ton 
coeur, et tir en parleras. Mais dans la seconde ausn. (Uk 
XI, 18 et f90 se trouve écrit: sur votre coeur et pour en 
parler. Bép. : Cela lui était nécessaire pour appuyer l'o-^ 
pinion de R. Isaac qui dit: la phrase (ib. vs. IS.): vouspù^ 
eerez ces paroles, était nécessaire pour incUquer qu'il faut 
les placer vis-à-vis du coeur»*). Mar dit*») que R Jo- 
sia disait: jusqu'ici le précepte de la lecture; d*ici et pbts 
loin le précepte de la disposition. Pourquoi soutient-il 
contre l'opinion de l'autre: d*ici et plus loin le précepte de 
la disposition f Parce qu'il est écrit dans la seconde sectkn 
(Deut. XI^ 18.) : sur votre coeur. Mais dans la prenûère 
aussi il est écrit (Deut. YI, 6.): sur ton coeur. Rép.: 
C'est ainsi qu'on a voulu dire: jusqu'ici le précepte de la 
lecture et de la disposition, d'ici et plus loin la disposition 
sans la lecture. Et pourquoi cette diiférence : jusqu'ici le 

précepte de la lecture et de la disposition? C'est parce 
qu'il est écrit dans la première section : sur ton coeur et tu 



20) Ra$Mi jniqa'à la fiu de la première lection Deut VI,' 4—0. 

21} Raschi: Le vt. 18. de la seconde lection n'eit pai relatif à 
la lectare da Ckema, mali à la poiition dei Tephitïin de la main qm\ 
doivent reiter vii-à-Tli dn coeur et où eeUe aectio^ se troore écrite. 

22) ^d '^Sfit. Le docteur dent de dire, en d'aufrei termei : Voos 
avei dit Monsieur le Docteur. 



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-^ 360 — 

em parlerai. Afeis dans la seconde aussi il est écrit: mr 
votre coeur et pour en parler. Bép.: Cela n'est écrit 
que concernant Tétude de la loi, et voici ce que la divine 
miséricorde a voulu dire: PerfecUonnez vo$ enfant dam 
la loi, c'est-à-dire, y*at/'»« qu'ils s'en occupent. Les rab- 
bins ont appris : Ecoute I$raël, t Eternel e$t notre Dieu, 
tEternel est unique jusqu'ici la disposition du coeur ait 
nécessaire ; . paroles de B. Meïr, et Rava dit que l'Halaca 
est selon B. Meïn 

Baraïtha. Sonikos dit: quiconque traîne sur la pro- 
nonciation de la parole nnit (unique) mérite qu'on lui pro- 
longe dans le del les jours et les années. Rav Aha, fils de 
Jacob, dit: (qu'U doit traîner) sur le Daleth^*). Rav Ache 
dit : à condition pourtant qu'il ne prononcera pas trop \itt la 
lettre Heth^*). R. Jérémie étant assis devant Rabbi et 
ayant observé qu'il traînait beaucoup (en prononçant le 
mot nnfii) lui dit: une fois que tu as fait Dieu roi en hant, 
en bas et aux quatre coins du ciel, tu n*aflt plus besoin (de 
trainer sur ce mot). 

Rav Nathan, fils de Mar Ukva, disait avoir%ntendu 
dire à Rav Jéhuda: on doit prononcer debout les paroles 
(Dent. VI, 60: 9ur ton coeur. Mais peux-tu croire cela 
seulement des parples sur ton coeur f 11 faut plutôt dire 
qiie jusqu'aux paroles sur ton coeur on doit rester debout, 
et que d'ici et plus loin cela n'est pas nécessaire. Cepen- 
dant R. Johanan dit que cette première . section toute en- 
tière doit ^tte prononcée debout: en quoi R. Jobanan reste 
fidèle à son ojnnion; car Rabba, fils du fils de Hunna, di- 
sait avoir entendu dire à R. Jobanan : l'Halaea est selon 
H. Aha qui parle au nom de R. Jéhuda 2^). 

Les rabbins ont appris que le verset: Ecoute Israël, 
F Eternel est notre Dieu, t Eternel est unique constituait 



33) iUiiehi: et peoior en sUendant que Die* «tt unique dani le 
ciel 9 tar la terre et daot let quatre cotni ia monde. 

24) Le rerbe S)t3n tigiyf e Ici «ne prononclatioa accélérée et noa 
le BoùU-vojfêlie qni indique cette prononciation cbez lea graoiniairieni« 

35) Et nom venona de voir que K. Jéhuda eoviaage la première 
section comme ploa digne de rcipect qUe les deux autres. 
1. * A a 



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la lecture du Chenm de R, Jéhnda le Priaoe^ 8ar quoi 
Ray disait à R. Hija : je n*ai pas vu que RaUii ait accepté 
sur lui ]e rcjaume du ciel^^), mais il lai réponAl: d fila 
de mon prince'^) lorsqall passait sa main sut son visage 
il acceptait sur lui le joug du royaume du del. Mais est- 
ce 'qn (aprèi ta leçén) il reprenait la lecture du CkewM et 
TacbeTait? Où la laissait-fl sans TacheTer? Le fils de Ca- 
phra dit qa*H ne Tacherait pas, et A. %néon, fils de Rabbi, 
^t qu'il Tacheyait. Le fils de Caphra disait à R. Simeon, 
fils de Rabbi: selon moi qui db qu^il ne raehevait pas on 
peut fort bien s'expliquer pourquoi Enbbi faisait daiw ce. 
moment un discours sur la sortie d'Egypte**). Mais selon 
toi qui dis qu'il l'achevait, à quoi bc^n anrait-il répété denx 
fois la même chose! Bép.: pouf faire la commémoration 
de la sortie d'Egypte en son temps >*)• 

R. lia, fils de Rav Samuel 5 fils de Mardia, Hulxt au 
nom dé Ràv: Celui qui après avoir dit: JSc^uie liraëlj 
FEiemel ett notre Dieu^ f Eternel tit unique est sud mal- 
pé lui nar le sommeil, a satisfait à son devoir. Rav Nidi- 
man disait à Dara, son domestique: dans le premier ver- 
set tourmente-moi (pour me tenir évêilléjj mais ne me tour- 
mente pas pour le reste. Rav Josqih disait à Rav Joseph, 
fils de Rava: comment se comportait ton père à ce sujet! 
Il lui répondit: dans le premier verset il se tourmentait 
' (pour chaiter le iommei/Jy mais plus loin il ne se tour- 
mentait pas. 

Rav Joseph dit: celui qui est couché le ventre en haut 
ne peut pas faire la lecture du Ckemu. Faire cette lecture 
il ne le peut pas, mais dormir ainsi, il le peut fort bien. 



2S) RaMchii II M'ipiferrompait piiê tes l«çoBf poor lirt le Okewm 
loriqus le inomeiit de le lire était arriFé. 

27) "^nriD na>?A'«ff duein met, larnoai de RaT« 
« 3») Car ce dlirouri loi tenait de la béaédietlon Bateth vnjaiiif 
qui vient a|irèa le CAema et oà on felt Is coaunémantlMi de In Mnrae 
d'Egypte, 

20} rett~4 dir«: Rohbi non fenltment ilmlt In bénédicttoB #A oa 
parle de la sorltc d'Kgypte, m«fs il faisait nnaif vn déacnn» à aea éla- 
riytfi ior cette mrine sortie au moment qu*llf en STaient feH mention 
dmit la Itctare du Cafmrn^ 



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— 371 — 

Cependant R. Jehoehna, fik de Levi» niaiidi«udt cdoi qui 
domak le ventre en hant*^). II a été dit à cette oeca- 
non» il parait qull est permis de dimnir couehé sur le c&té 
et qn'îl eat défendu de lire le Ckewta lonqa'on prend eette 
même postnre ; cependant IL Johanan se penchait sur le 
cdté et le lisait. Bép. : C'est antre ckose ponr R Jolianan 
qni était si <^rpnlent« 

MUekna. fit entre une êeetion et f autre H ealue^ eie. 

Qhèwmra. On rend h ealut à cause de quoi**)! 
Dir»4-on à cause de Thonneur? Mais une fais qu'il doit 
saluer (pour cette même emuee) à quoi bon ajouter qu'il 
faut ^'il rende le salut '*)1 Rép.: (la Miieknn veut dire) 
qu'il faut saluer à cause de l'honneur, et rendre le salut à 
tout le monde. Je te citerai la Sepka (ekil e$t dit): done 
le milieu il ealue à coûte de la crainte et rend le salut* 
n rend le salut ^à cause de quoil Dira- 1- on que c'est 
à cause de la crainte) Mais une fois qu'il doit saher (pour 
cette mime cause) à quoi bon ajouter qu'il doit rendre le 
salut f Rép.: Ici il doit le rendre à cause de l'honneur. 
Mais alors cette opinion serait la même que ceUe de IL 
Jéhuda^a). Car la Mischna parle ainsi: R. Jéfauda dit: 
dans le mih'eu il salue à cause de la crainte j et rend le 
ealut à cause de tkonnaur; et dans les sections il salue 
à cause de Thonneur et rend le salut à tout le monde. 
Rép.: U manque pour sur quelque chose id'^), et c'est 



30) Ba$M: car duif ertte poitvre fitrit erteHùnem pmti «a ior- 
mmni et être m des ftotrci , ce qoi n'est pai Joli. Noot diaoai daof n»- 
tre Théorie que lef rabbfaïf qoi eat faceéié MX Taimodiftee leat plo» 
intoléranm, plm iMiatifoei et plm effrontée que les Talmoéittet Mêmes, 
«t lUsdii qoi est à tout moMont entre les mains 4e la Jenaesse israé- 
lite est précisément de ce nombre. 

il) L'auteur de la Mischna dit: ftf'on 9aim€ à eau$e é« thomnemr 
€i qu*on rend te eahu sans igouter la cause poor laquelle on doit ren- 
dre ce salut. 

32} Celui qui doit saluer pour honorer quelqu*un doit d'autant plos 
lai rendre le salut pour la même raison. 

33) Pendant que la teneur de la Mischna porte que R. léhnda ne 
s'ncoorde pas là^dessas avec R. Meîr. 

34) finOn» •mon emmino dgfeetifa hmee $mmi. Il y a poor sAr 

A a 2 



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— 3T2 — 

ainsi qa'a dâ parler le Tanne : dams les seeiiem il salue 
à cause de tkonneur^ et il n'est pas nécessaire de dire 
qiiil doit rendre le salut; et dans le milieu U doit sauter 
à cause de la crainte ^ et il n'est pas nécessaire de dire 
qu'il doit rendre le salut. Paroles de R, MeSr. R. Je- 
huda dit: dans le milieu il salue à cause de la aretrntCj 
F, 14. a. et rend le salut à cause de fkanneur, et dans les sectiatu 
U salue à cause de Ihonmeur et rend le salut à tout le 
monde. ^ La Baràïtha confirme cette eonjecture {en disant): 
Celui qui en lisant le Chema rencontre son Rabbin on 
nn antre pins respectable qne lui, dans les sections il le 
salue à cause de l'honneur, et U n'est pas nécessaire de dire 
qu'il doit lui rendre le salut; et dans le milieu il le salue 
à casse de la crainte, il n*est pas nécessaire de dire qull 
doit lui rendre le salut; paroles de R. Meïr. R. Jéhuda 
dit: dans le milieu il salue à cause de la crainte, et rend 
le sahu à cause de l'honneur, et dans les sections il salue 
à ç£iu«e de Thojineur et rend le salut à tout le monde. 

Âhe docteur de la maison de R. Hija demanda à R. 
ffija, cotiitiient faut-il faire dans le Hallel^^) et dans la 
AMe^hilla '^^^i Peut-on s'interrompre! Devons-nous faire 
UQ argument u majori ad minus ^^) et dire: si dans la 
lectiTre ckt Ckfmn qui est de la loi on s'interrompt, cela 
va sans dire {qu'on peut en faire autant) dans le Hallel 
qui est des rabbins ^^), ou peut être, propager les mira- 



une lacane. Cette formule contient un dei nombreux expédleni ftvxqueb 
la Gbémara a recourt pour écarter toute eipèce de difficallé et de coa- 
tradictioui dane la Miêc/tna, 

35) ^^rr hymne composé dei Psaumes 113—118 et qu'on dit «tt 
commencement de chaque mois, dans la fête de la Dédicace et dans lea 
trois fêtes principales de Tannée, c'est-à-dire, la Penteeêu^ la fêle dea 
Tabernaciet et la Pâque, 

36) rib^^'n le livre d'Esther qu'on lit daiia la fête des PuHm on 
des Sorts. 

37) '*)^'}tT'} ^p levitai et ^4nita9 et Ticerersa. 

38) Une prescription de la loi a plus de force aux yeux dei JaUte, 
qu'une ordonnance des rabbins; mais les écrita des rabbins leur aoMt 
plus agréables et exercent sur eux beaucoup plus d'influence qoe la 
loi, D^ailleurs il est toujours Indubitable que selon les Talmudiftes, 
quiconque viole un précepte des rabbins mérite la mort 



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— 373 ~ 

eloi (iont H ewi gneêti^m dam le HêUM ei la Meghilbi) 
rauMl mieux (que lire le Ckemaji R. Hija lui répoRiBt: 
on s'interrompt eft on n^ prend pag garde. Rabba dit: 
les jonrs ^e chaque indivUlu dît le Hmllel tout entier '*) 
on s'interrompt entre une aectiott (un Pmume) et l'antre, 
mais dans le rniHeu on ne s'interrompt pas, et les jours où 
cbaque indiTidu ne dit pas le Hallel tout entier, on peut 
s'interrompre même dans le mflieu de la section. Mais estM» 
réellement ainsi ^^)t Voilà cependant qqeRar, fils de Chava, 
se rendit auprès de Ravina les jours où on n'est pas obligé 
de finir le Baltel et pourtant il ne slntertom^ pas pour 
te saluer. Bép. : C'est atttre chose pour Rav, fils de Cha^ 
TB, qui n*était pas plus considéré que Ravina. 

Achian Tanna de la maison de R. Ame demandait à 
R. Ame: Est-ce que celui qui entreprend de jeûner peut 
goûter des mets et des boissons *i)? Dois -je dire qu'il se 
propose de ne point manger et de ne point boire, et que 
Faction de goûter n'est pas cela *2)? Ou que peut-être il 
se propose de ne point avoir de Jouissances, et que goûter 
est justement cela*»)? Il lui répondit qu'il peut goûter et 
qull ne faut pas y faire attention. La Baraïtba confirme 
cela en disant: „raction de goûter n'est pas chargée d'une 
bénédiction**) et celui qui entreprend de jeûner, peut 
goûter et on n'y fait pas attention. R. Ame et R. Ase 
prenaient en goûtant jusqu'à la mesure d'un quart de 
Log**).« 

Rav Ht: quiconque salue son prochain avant d'avoir 



30) Ce soDt 21 Jomn de cbaqae année, MTOÎr lef deox premiers 
jours de Pâqae , lei deux joan de Pentecôte , !•• neof joort des Taber- 
iMcles et les hait joort de U Dédicace. 

40) •'a^fit iiane! admiratUit. Ce mot est toojovrs wiTi par Paalre- 
}1MT »ed eeee qui contient tonjours nne oljection. 

41) Roêcki: Non pont manger on pour boire, mais pour s'assa- 
rer ai !«■ m^ts aont Men assaisonnés et si la boisaan est bonne. 

42) Qoe goiiter n'est ni manger ni boire. 

43) Que dans Paction de goûter il y m une jouissance. 

44) Parce qoe goûter n est pas manger. 

45) Voy. la Préfece.' 



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-- 374 — 

prié, o*Mt oomniÀ ill faisait de loi one éttration **); oar 
il est él (Esa. H, 22»)i Beiirez^ouê de tkomÈte duquel le 
iemffle eêtdauê 9e$ mmrdmfe; car en quûi (msâ) e$i*il digne 
Jte9iimet Ne Use* feu rnaa (en «fiMii) mais mai ÇilivmUom). 
Mais SamneL explique et dUt: pourquoi estimea-tu celui^ 
et nou Dieu «^)} Bav Ckecbath objecte id tee paroles de 
la Mischua: dune le$ $ectian$ il mlue à cause de FÂorn^ 
neur ei rtmd /r mlui «•> Biais R. Ava ioterpiète {tmvie 
de Samuel) de celui qui se lève le malin et wa à la porte 
(de jiùu prechain peur le saluer mvaul Dieu) ^*). IL Jons 
disait avoir entesdu dire à R. Zira: quiconque fait soi 
psopres affaires avant de pri^r, s'est comme s'il édifiait 
une éléeatiem Tu dis une élévation 1 On Itfi £t quel- 
qu'un* Non, répondit-il, je veux seulement dire que cela 
est défendu. Ce qui est d'acoord avec l'opinion de Rav 
Idi, fils d'Avin, car Rav Idi, fik d'Avin , disait avoir en- 
tendu dire à Rav IsaaCf fils d'Achian: il est défendu à 
rhomme de s'adonner à ses affmres avant de prier; car il 
est dit (Psau. LXXXV, 14. ) : Là Justice (Talnu : la pHère) 
marchera devani lui^ et il. la meter a par teut oà il pas-- 
sera. K Idi, fils. d'Avin, disait aussi avoir entendu dire à 
Rav Isaac, fils d'Achian: quiconque prie et sort après 
(peur ses qfaires) dans la rue, le Saint, béni soit-il, fait 
toutes ses volontés; car il est dit: la justice marchera avamt 
lui et mettra ses pieds dams la rue^ 

R. Joma disait aussi avoir entendu dire à R. Zira: 
celai qui passe la nuit sept jours de suite sans rêver, mé- 
rite d'être appelé impie; car il est dit (Prov. XIX, 23.): 
Etant rassasié (mid) il passera la nuit et ne sera pas et- 
site du mal ^^). Ne lisez pas 9^iû (rassasié) mais :p^m 



46) maâ i9mjftê o« autei d'idôlei placé Sum ooe éléFatloo. 
47} Oa ploi que Dieo, ctr tn 1« mOum arant Dleo« 

48) Pwrolci 4*oà os peut inférer quit eit permit de aaleer Pbomme 
tLVMui Dien. 

49) Rm9<hii ear 4aDi la me H eft permit de le aal««r. 

50) Mmêtkit €eM qui pMae la nwH eept foie, et nVtt paa viiil^^ 
do eiel par an rëre, mit ma méelMMt SmpsrêtiHBsm oesmtuUis^ dit 
Bartoleeel y frûàmtm cmm d^prasmHonê HtsTms Sm r^ im m» . 



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— 375 — 

{Hfi). B. Aha, fib d# R. Hija, fils O^Ava, lui dk: «est 
ainn que dirait R Hija avofar enlenda dire à R. Johanan : 
— quiconque se raatarie des paroles de la lai, et puis s'en^- 
dort ne recevra pas de mauvaises nooveHes; «ar il est dit 
(ib.) : 1^ rmfêmsiéj pmêêe la mrit mu0 être «fMTtf du maL 

Mi9€tma. Ce siuU te$ éi$tù$cH9n9 tntre une $eetieH 
et Foutre. 

GUmurm. K Avhu disait avoir étendu dire à R. Jo^ 
kanan que FHalaea-est selon R. Jéboda qui dit: entre 
Dd^bat at â*t:a^ asm ou ne fait pas d'interruption. R« Ayhu 
disait avw entendu dire à B, Jekanan: qndle est là raison 
de ÏL Jéhud» qui dit celât Qu'U est éorit (Jéréi. X, iO.):r.ii.b. 
uuiii FEtemel est le Dieu 4e vérité (irafit ovrbtt) ^^). {Mat$ 
eêt^ce que celui qui #'##! intemuepuj éoit répéter le mot 
■m» et le dite {ememble ueec ûd^l^) ou s^abstenir de faire 
eette répétitiont R. Avha dit pm nom de R. Johanan, quSl 
doit répéter le mot nzsMt mais Rabba dit qn*il ne doit pap 
le répéKter. Un hosune étant descendu devant Rabba (pifur 
prier) et Rabba Payant entendu dire deux fois n^M n»tt 
en condhtf que cette répétition d'n^oil rtxa^ prouvât qu'il avait 
un déifiait de langue ^<)« .Rav Joseph dit: que la doctrine 
suivante est excellente t Rav Saittnel , fils de Jéhuda^ étant 
survenn, (penéamt qu^eu ugituit cette queOien) disait qu'on 
avait la ooutonie en Ocëdent de dire aux v^res: perte naSr 
ej{fam9 itiiraël et leur dis: Je suis f Etemel tetre Dêtu 
'de vérité, e$e. '')• Mais Aval lai disait: en quoi consiste 



51) RtttM: De m^iM q«t Jérémie ne •éfare pat Iti le mot 
O^rr^fif de l'aolre H^M, de mëaie deni le lecture do Chéinm on ne doH 
pas léparer le not &d*^^lt qol eft le dernier de la troiilène Section 
(Neab. XV, $7-*41) àm »o< n»M qnl ett le dernier de U première 
bévédietlon q«l tall In leclwrs de Oleauv. Rn d'Autres termes : celui 
qui tW interrompu après «voir ^it r)Z3M ti^^n^M doi(-tf continuer en 
r^éUnt n»i<( et dire ^^S*^*) VMK ou doil-il aeulement dire S*^***) 
•ani répéter n2:£t? 

52) Ce qui proere quo IMI»» »• croyait pat aé c caaa far e de répé- 
ter le mot n^£f Aaip le ^»a dont il i*i|git kl. . 

53) Cati.à*dira: ee Occident on lifsit le €kêma du aolr de celte 
mauièr^: Os pcMsU de la tnisièiao SeetiMi (Noari>, XV.> lei parolM 
da venet S& jNwfe mue u^sms iT J«r4uV M Iter iKSi, et es lalMMil de 



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— 376 — 

cett« excellence. Lorsque nous voyons que B. Cobana di« 
sait avoir entendu dire à Rav: on ne doit pas commencer 
(la troiitème Secfiom); mais si on la commence on doit 
aussi la finir. Diras-tu que les paroles (ib. V8.38.): et 
leur dîM ne constituent pas un commencement! Nous voyons 
cependant que R. Spmuel, fils d'Isaac, disait avoir entendu 
dire à Rav : les paroles (ib) : parle aux enfant d'In-aët 
ne constituent pas un commencement; mais les autres pa- 
roles (ib.): et leur dùj constituent un commencement. Sur 
qu<H Rav Papa disait: on aVopinion en Occident que même 
les paroles et leur dis ne constituent pas un commencement 
jusqu'à ee qift*on ait dit (ib.): qu'il» te fassent des TsiSsitL 
Cest pourqaoi, dit Aval, nous commençons en commençant 
(cette section) comme on la commence en Occident, et 
une fois que nous Tavons commencée, nous la finissons 
aus^ d*un bout à Tautre. Et c'est justement ce que Assit 
it. Cobana avoir entendu dire à Rav: on ne commence paSj 
mais aussitôt qu'on commence on doit aussi Jinir. Hija, 
fils de Rav, dit: celui qui dit (ib. vs. 41.): Je suis PKter^ 
nel votre Dieu (03^n^) doit dire aussi la bénédiction n&il, 
et celui qui ne dit pas: je suis F Eternel votre Dieu n'a 
pas besoin de dire la bénédiction nSM. Mais cependant il 
lui faut faire la commémoration de la sortie d'Eg} pte* Rép. : 
n s'agit ici d'un qui dit: Nfms te remercions è Eternel 
notre Dieu^ qui nous as fait sortir du pays d*Eggptej et 
nous as rachetés de la maison de Fesclavage^ et nous a» 
fait des signes et des prodiges sur la mer^ et nous t'avosis 
chanté. 

Mischna. R, Jehochua^ fis de Corha^ disait: pour- 
quoi la section 91^^ précède- t^elle les autres^ etcJ 

Ghémara. Baraïtha: R. Simeon, fils de Johaï, disait: 
c'est à juste titre que le :pWi précède la section &fit rrm 
^vs^ ; car la première est pour apprendre (Dent. VI, 7.) et 
J'autre pour enseigner (Deut. XI, 9.) ( et c'est aussi juste) 



eàié tout M qoi r«gArfle le pcéeepte dei TBUtUh o« «a venait ftox pa- 
role! : je ttit'ff l Eternel votre Dieu da veriet 41. et on proaoïiçttit en- 
semble le mot DD^H^M {fftrë Dieu) nvec le mot nO£t (v^V) de U 
prière miZdK'} H^K qui gnlt immédiatement aprà la troiaiime iMlioa. 



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— 377 — 

^e la section »i2ra bee mm précède l'autre "i^firi, parce 
que la première egt poor enseigner et Fantre poor faire 
(Nomb. XY, 38.). Done dans le ^rtofû il 7 a précepte d'a/i- 
prendre, et celui d'enseigner et de /mire n'y est pas? Ce- 
pendant il. j est écrit (ts« 7. 8. 9.): ^ f^^ enseigneras, ete. 
tu les lieras, etc. et tu les éeHraSj etc. De plus (penses^ 
in que dans la secàion) :f'm^ &M mm on parle Renseigner ' 
et qu'on n'y parle pas de faire f Cependant Toilà qu'il y 
est écrit (vs. 18. 19.): ^ tu les lieras, etc. et tu les écriras, 
etc. Rép.: Mais c'est ainsi qu'il yeut dire ^*): U est juste 
que la Section 912^ précède la Section ^T91D bit mm ; car la 
première est pour apprendre, pour enseigner et pour faire 
(et il est aussi Juste) que la section pitsjd ùt^ mm précède 
Ja section "infini; car dans celle là on parle Renseigner et 
défaire, et dans la section '^ttM'^l on ne parle que de faire. 
Mais tu pourrais déduire la même chose des paroles de 
Jehochua, fils de Corha. Hèp. : Ce sarant dit, et cela est 
antre chose.- Savoir: il dit 1^. qu'il faut prendre sur soi 
le joug du royaume du ciel dès le commencement, et puis 
accepter le joug des préceptes , et il dit 2<>. que les trois, 
sections du Chema contiennent les choses que nous venons 
expliquer en dernier lieu •♦). 

Rav lavait ses mains, puis lisait la lecture du Ckema, 
puis mettait les TepkilUn, puis priait. Mais est-il possible 
qu'il ait agi ainsi, si nous avons dans la BareStha: celui qui 
fouflle une fosse pour un mort dans un tombeau ^^) est li- 
bre de la lecture du Ckema, de la prière, des Tepkillin et 
de tous les préceptes qui sont dits dans la loi ^^). Lorsqu' 
arrive le temps de lire le Chema, il sort Qde la fosse) puis 
lave ses mains, puis met les Tepkillin, puis fait la lecture 
du Chema, puis prie. Mais cette Baraltha est contradictoire 



54) "l^etp t^rr lèei. C*et( shut qve VtMiwr de teUe oa <eUe 
autre opiaion a voulo éire en te lerFant de téUee oa tellei aotret 
expreiiîoBf. 

55) C^eft-à-dire : apprendre^ enteigner ei faire, 

5<S) Ou dan» ane etrerne, ear lei ancicni eateFelitaaient dani lei 
eaveniefl. 

57) Rt»ehi\ puree que la pratique d'an précepte délivre de k 
f riliqtie d'à» astre précepte. 



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— 3T8 — 

en elle-même &*); ear, dans la Beeka^ elle dit qn*il est li- 
bre, et dans la Sepka qa*il est obligé. Bép.: Cela n^est 
pas contradictoire ; car la Sepia parle de deux et la Recha 
d*vn seul ^*). Mais dans tous les cas la difficalté reste pour 
' Rav^®). Réf.: Rav est de la même opinion que R. Jebo- 
ehna, fils de Corha, qm dit: le jamg dm rogmme du ciel 
dam U c0mw$encemet^j et uprès le jemg de$ précepiee^i). 
Je t'objecterai*') que R* Jehochua dit c»la lorsquSl s'agit 
de faire précéder la lecture {(tmne teetion) de la lecture 
(d'une autre sectiom). Mais qu'on doive faire précéder la 
lecture {du Ckema) parTaetion {de omettre l€9 TepkiUin) ou 
as-tu entendu cela de lui? De plus, est-ce que Rav a été 
réellemeRt de l'opinion de R, Jehochua, fils de Corha, lors- 
que nous voyons que R. Hija, fils d'Ache, diC: plasieurs 
fois j'étais debout devant Rav; il se levait de bonne heure, 
puis lavait ses mains, puis bénissait, puis nous enseignait 
quelques sections de la Mischna, puis mettwt les TepkUliUy 
puis reprenait la lecture du CHerna. Et si tu dis, (^i/ 
en a agi aiuii) parce qu'il n'était pas encore arrivé le temps 
de lire le Chema (je te répemdi) que si c'est ainsi, à quoi 
nous servirait dors le témoignage de Rav Hija, fils 
d'Ache*')) Réf.: Il nous servirait à en déduire une ré- 
ponse, pour celui qui dirait que pour étudier dans la Mischna 
il n^est pas nécessaire de ùàte une bénéfiction; c^est pour- 
qu<H il nous fait entendre, que même pour la Mischna la 
bénédiction est nécessaire. Mais dans tous les cas il y 9 



58) tX^p {<C1A fitr? Eece id iptum sibi contrmrium tU, 

99) De deux qui fouillent «oienble dani an tonbt«a et dont Vtm 
peut tortir povr lire le Chema ^ et aprèi en faire lorlk Peotre pour 
le même objet, eu le relevant de loo travail. 

60) Qoi parle d*aii ordre de choiet qai eit le même que celui pro^ 
poié dani la Baraîlha. 

61) C'est poorquoi il faut lire avant le Chema et mettre aprèa lee 
TephiUim, 

62) •^a'^Ét je ie dirai, 

63) Le tteoignage d'uu dép^itaire de la trAdttlM HODI ecrait teal 
à fait inutile, ce qai ne péat pat être. . 



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— 379 — 

là une éifficdité pour Bw* Rép*: Cmt Fenvoyé qui a fait 
penrertir l'ordre •*)• 

Ula dit: qiiiootifae fait la lecture da Gkewêa gans les 
Tephillin est comme s'il rendait mi faux témoignage contre 
Dien^^).- B. Hija, fils d'Ava, disait avoir entendu dire à 
R, Johanan: c'est conuae s'il apportait nn holocauste sans 
offrande de farine, ou un antre sacrifice sans libation**). 
Et IL Jobanan disait: qui vent prendre sur soi le joug dhi 
royaume du cid doit se purger*^), puis larer ses mains,F. i5« « 
puis mettre les TepkiUiHj puis faire la lecture du Chemm^ 
puis prier, et cela est (aeeepter) le royaume du ciel par- 
faitement, . R, Hija, fils d'Ava, disait avoir entendu dire à 
R. Johanan : quiconque purge son corps, puis lave ses mains, 
puis met les Tephillin^ puis fait la lecture du ChewMj piris 
prie^ l'Ecriture lui compte cela, comme s'il avait bâti nn au- 
tel, et placé dessus un sacrifice 5 car il est écrit (Psau. 
XXVI, 6,) : Je lave (ytTiet) me$ mairn dans la pureté et 
je fais le tour de ton autel^ ô Eternel. Mais Rava lui dit : 
Est-ce que Mar ne pense pas que ce serait plutôt comme 
s'il s'était baigné tout entier; car il est écrit yn'W (je la- 
weraijy et il n'est pas écrit ymèt (je ferai laver) •^). Sur 
quoi Ravina disait à Rav: Voyez Mar, ce nerf des rab- 
bins**) qui vient d'Occident, et qui dit: celui qui n'a pas 
d'eau pour laver ses mains peut les frotta avec du sable. 



64) Ratehi: Ceint que Rat avaU envoyé à Ia maiion prendre lei 
TeplillliB tt^éUnt pAs revena à t«mpt, a fait que RaF m été obligé 
ée iàrt arant le Ckewtm cl 4e aieitre aprèa lei TepbiMin. 

65} ')7^y^ im temêt ipMum , 4m gubëimmtimm »umm y Die« par pé« 
riphrate. 

66} Ratehi i L'offrande de faire et la libation aont au eacrifiee ae 
que lei TepWIlin aont à la prière. 

67) RascM: purgat fàramina tua, 

68) Ratehi: t^ïX était écrit ymfi^ dana la forme HiphH cela 
voudrait dire: je tarerai on je ferai laver mee maSni, maia comme il 
«Bt dit 'jWniîdana U forwtë Paai cela vent dira: je me tarerai moi- 
#éaie et nei maina» 0e ce pasaage on pourrait conjecturer qu'autre 
Itoia on ae Iblaaii larar lea uMlai ainil V>« ^m V^^* pw !«• éomeatiquei. 

•0) )yT\n VanZ Rêbar Rabbimonm. MateÂi: diidpU trèa^pU- 
42né et tr^inblil. 



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— 390 — 

avec do petites pierres et de pelks restes de beds, H Ini 
répondit : c'est bien dit ; car est-ce qu'il est écrit je lavermi 
dont reamf II est écrit: je layerai dmtii la pureté; ce qui 
signifie tout ce qui pent purifier. C'est pourquoi Ray Hasda 
maudissait quiconque retournait (à la maitonj pour dier- 
cher de l'eau au moment de la prière* Mais cela regarde 
uniquement la lecture dn Ckewêu''^); car pour la pdère on 
peut bien aller ehercber de l'eau. Mais à combien de di- 
stance? A la distance d'une Fana ou d'une Heue en avmt, 
mais en arrière il ne doit pas même retourner à un mille. 
A un mille il ne doit pas retourner, mais à moins d'un 
mille il peut retourner. ^ 

IW Misckna. 

Celui qui lit le Ckema et ne le fait pas entendre à 
son oreille , s'est acquitté de son devoir. R. lose dit, qu*îl 
ne s'est pas acquitté de son devoir ^i). Si en lisant il 
n'épelle pas distinctement les lettres, R. José dit qu'il s'est 
acquitté de son devoir, mais R. Jéfauda dit qu,'il ne s'est 
pas acquitté de son devoir ^2). Celui qui lit à rebours ne 
s'acquitte pas de son devoir, et si, en lisant il fait une faute, 
il doit revenir à l'endroit où il a commis la faute. 

O hé m ara. 

Quelle raison a José d'opiner ainsi! Qu'il est écrit MV 
fee qui veut dire) fais entendre à ton orrille ,ce que tu 
fais sortir de ta bouche. Et (quelle ruiion a) le premier 
Tanne) Il pense que le mot pr^v vent dire: dans toutes 
les langues que tu peux comprendre'''). Et que dit là- 
dessus R. José? Il tient l'une et l'autre opinion'*). 



70) Q«l s un tempi ixe. 

71) lift décision n'est pti lelon R. Joie. 
73} La déciiion n'eit pM telon R. Jéliada. 

73) Voy. ci dctiof ptg. 885 et 36S. 

74) Crefl4-iire , il tient qae qnand mémt on dit le Càema dans 
one antre langue que rbébralqney U faut taire entendre à ton oreille 
ce qni tort de la kenclie. 



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— 381 — 

Nous avons appris dans une autre, ilfttdbia ^ ^) que le 
sourd qui parie et n'entend pas (ce qu'il dit) ne doit pas 
faire (PehlaUon n»i^n), mus que, s'il l'a faite, son oblation 
est Talable. Qui est le. Tanne qui dit: le êwrd ^i parlé 
et n'entend jpar s'il a déjà fait (l'oUation) e'e$t bien, mais 
m. commencement (avamt d^ la faire) ce n'ettpoê Uen^^)^ 
Ray Hasda dit, que c'est IL José; cbx nous avons appris 
• dans cette Miscfana: celui qui lit le Ckema et ne le fait 
pas entendre à son oreille, 9'aequitte de sen dev&ir; pari^ 
le» de B. Jéhuda; R. Jo$e dit qu'il ne s'acquitte pas de sem 
devoir. Bép.: Jusqu'ici B. José a voulu dire qu'il ne s'est 
pas acquitté de son devoir seulement par rapport à la leo- 
ture du Chema^ qui •est une prescription de la loi; mais 
(ce qt^on dit) de l'oblation, c'est à cause (que le sourd ne 
peut pas faire) la bénédiction^^) qui est une ordonnance 
des rabbins, et qui ne constitue pas le point esjientiel de 
la chose ^^). D'où savons -nous donc que cette Mischna 
est de R. José? Peut-être est-elle plutôt de R, Jéhuda, et 
il veut dire que même à l'égard de la lecture du Chema^ 
s'il l'a déjà faite, c'est bien; mais au commencement ce 
n'est pas bien. Tu peux conjecturer par ce qui est dit 
dans la Mischna «*Tjpn (celui qui lit) ^ ») que celui qui a 
fait, a bien fait, mais au commencement ce n'est pas bien. 
Bèp.: La Mischna s'est servie de cette expression vcr\^n 



75) Trnmotk C. 1. Miick. 11« 

70) C*itt-à-dire, la loi ae le recoiMlt pat coonnt capable 4>ac. 
«onpUr celte céféttônie. La formule ^ n^rm^b ^i^ li^^n tOui §ui 
a fait oui, au eomtmeneement nom veut dire qne dani la praliqqe d'ane 
loi, il i^est paifé quelque abiM qui ne - la rend pai invalahle eprèi le 
foit , mail que li on avait conialté un rabbin avant de Pentrepreodre 
U n'aurait jamaii permli de Peffectoer de cette manière. 

77) Ce n*eit pai qoe le sourd ne puiiie pai faire Toffrande, mail 
c'eit plotdt qu'il ne peut pat fihre la bénédicUon qoi doit accompagaer 
l'offrande. ^ 

t8) Car l'olTrande peut-dtre Yalabl# laM U bénédlctfon IXr0^l2 »ypn 
ptndei verbum^ vet negotium, ou l'eMcncc de la cboee. 

7S) C'est-à-dire: le participe slgniBe ici^ celui qui est déjà lisant, 
qoi a commencé à lire, et qui comme celui gui a fait on qui est déjà 
après Taction de lire. 



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— 3«S -. 

pour te faire connattre la force (om la rigueur) de R. José ^^y 
qui dit que même pewr eeloi qui a fût, oe n*eat pas Uen, 
car si eÛe était de R. Jéhnda m^e an commenoement  
avrait accompli son devoir ^i). Sur qndle opinion faadra- 
t-il donc s'arrêter! Qn*elle doit être de R. José. Mais alers 
qne penser de cette Baraïtha: „riionime ne -doit pas ftdre 
la bénédiction des mets dans son coenr {sam lu pr^uêneer) 
mais s'il Va faite, il i^est acquitté de s<m devmr.^ De qui 
sera^i-ellet Elle ne pent être ni de R. José, ni de R Jé- 
hnda, car comment serait-elle de R. Jéhnda qni dit qoe 
même au commencement il a accompli son deroirf Com* 
ment anssi serait-elle de R. José (gui dit) qne même lors- 
qu'on Ta fait ce n'est pas bienf Mais si on suppose qne 
c'est, de R. Jéhnda (et gWil enseigne) qne lorsqu'on l'a fait 
c'est bien, et qu'au commencement ce n'est pas bien, com- 
ment comprendre alors ce qu'enseigne R* Jéhnda, fils de 
R. Simeon, fils de Pari: un sourd qui parle et n'entend 
pas peut iaire l'offrande au commencement*')? De qid 
sera celaf II ne sera ni de R. Jéhnda, ni de R. José; car 
comment serait-il de R* Jéhuda qui dit: lorsqu'on a fait 
c'est bien, mais au commencement ce n'est pas bienf Com- 
ment serait-il de R. José qui dit, que même lorsqu'il a fait 
ce n'est pas bienf Rép..' Cependant il faut toujours dkm 
qu'elle appartient à R. Jéhnda, et que même en supposant 
qu'il est de l'opinion que lorsqu'il a fait c'est bien, cela ne 
contient pas de contradiction, car une fois il parle selon 
son propre avis, et une autre fois selon l'avis de son pré- 
cepteur. En effet, nons avons appris que R. Jéhnda disait 
au nom de R. Eleazar, fils d'Azane: celui qui lit le CftesMS 
doit le faire entendre à son oreille; car il est dit: Eeeute 
Israël^ t Eternel est notre DieUy T Etemel est unique. Biais 



êQ) Voy. dam U PréAice U •IgniA^êUmn 4e la formai*: pêmr tm 
faire eotuutttre la force, 

SI) C>eit-à-dire: cette MitckM De pevt fM Hrt 4e R. Jéhodâ qni 
pense que même en commencement on peut «lire, qoe c'eit bien et qoi 
per coniéqnent n*» pM Beioin àe nooi éire M'IljPtT pour nooe foire 
sentir qne Tsetion eit d^ eommeneée. 

83) C»ctit-à-dire> dsni nn cm qnelconqae, re intégra. 



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— 3S9 — 

R. Meir lui dit: vMk full 7 eat aftid dit (Oeut^YI, 6.): 
ceqweje t ordonne ai^urdhui sur torn coeur ^ c'est-à-dire, 
c'est asses de la disposition de ton coeur ^') ce qui est la 
rérîtable expIJMsation de ces paroles. Mais une fois que tu 
eu es venu jusque là, tu peux même dire que R. Jéhuda 
est de la même opinion que son maître, et que cependant 
il n'y a pas de contradiction, car dans un endroit c'est R. 
Meïr qui parle et dans un autre R. Jéhuda ^^)« 

Nous ayons appris dans une autre Mischna *^) : „To«t 
le monde peut être admis à lire la Meghilla, si on en ex- 
cepte le sourd, le foti et le mineur**). Cependant R. Jé- 
huda y admet aussi le mineur/^ Or, qui est le Tanne qui 
nous dit que le sourd ne remplit pas son devoir même 
après Faction) R. Mathana dit, que oela a été dit par R. 
José} car, nous avons appris dans notre Mischna: celui qui 
lu le ÇS^ma et qui ne la fmt pah entendre à $on oreille 
t^ acquitte de son devoir ; par oies de R. Jékuda; mais R. José 
dit qu'il ne s'acquitte pas de son devoir. Mais d'où savons- 
n<ms que la première tradition est de R. Jose*^) qui dit: 
q«e ce n'est pas hien même après l'action 1 Peut-être est^F. 15. 
elle de R. Jéhuda qui dit: qu'an eommenoement cela n'est 
pas valable» mais que s'il l'a déjà fait c'est valable. Que 
cela ne te passe pas par Yewprit^ car on nous apprend que 
le sousd est à l'instar du fou et du mineur; et que de 
même que le fou et le mineur ne s'acquittent pas de leur 
devoir même après l'action, de même le sourd ne peut pas 
s'acquitter de son devoir, même après l'action. Mais peut- 
être que ceci doit être comme il es^ et cela aussi doit être 



81) Et il B%it pM BéoifMire 4e It faire eslen4re à ton ereHIe. 

S4} C'e»i-à.4ire 9 q«e R. Meïr eii d'^rfe q«^oii remplU toujoori 
•on devoir lorsqu'on ne fait pM entendre à ton oreille ce qui tort de 
la booche, et que R. Jékada aoatient que cela peut valoir sealement, 
dans le cat où Taction eût été déjà accomplie. 

S5} MeghiUa G. 2. Miteh. IV. 

80) |Dp qai n*a pai encore 13 ant. > 

87} On peut déduire de cela, que let Takindittea tâchent d'attriSaer 
lc« traditiont anonymes aux rattbint qol éaoïicent ptétfwe/oit des 
«ipfnions analogues anx mêmes traditiont. 



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.— 3g4. — 

comme il est^>). Qael parti fandra-t-il donc prendre? Ce- 
lui de dire qu'elle est de R. Jéhuda? Cependant nous ap- 
prenons dans la Sepha de cette Mitckna que IL Jéhuda 
admet le mineur (à la lecture de la JUeghilla)^ d'où on peut 
conclure que la Rechm n'est pas de R. Jéhuda. Mus peut- 
être que le tout est de R. Jéhuda, et qu'il y a deux espè- 
ces de mineurs. Rép. : Il manque là quelque chose et c'est 
ainsi qu'il veut dire. Tout le monde peut-être admis à la 
lecture de la MeghiUa à l'exception du sourd, du fou et 
du mineur. Par rapport à qui sont dites ces paroles? Par 
rapport à un mineur qui n'est passé par aucune espèce d'é- 
ducation; mais un mineur qui a ressenti l'influence de Fé- 
ducation, même au commencement peut-être admis à cette 
lecture; paroles de R. Jéhuda, car R. Jéhuda y admet un. 
mineur. A quelle opinion faut-il donc se tenir i Qu'elfe est 
de R. Jéhuda qui dit: s'il a fût, c'est bien; mais du com- 
mencement ce n'est pas bien. Mais dors que penser de 
ce que nous apprend R; Jéhuda, fik de R. ^roéon, fils de 
Pazi , qu'un sourd qui parle et n'entend pas peut faire l'of- 
frande au commencement? De qui s^ra cedt II ne sera ai 
de R. Jéhuda ni de R. José; car comment serait-il de R* 
Jéhuda qui dit que, s'il a fait c'est bien, mais* au commen- 
cement ce n'est pas bien. Comment aussi peut-il être de 
R. José qui dit, que même après l'action ce n'est pas bienf 
Mais dans la supposition que ce soit de R. Jéhuda, et qull 
dise que même au commencement c'est bien, que penserons- 
nous alors de cette Baraïtha: L'homme ne peut pas faire 
la bénédiction du repas dans son coeur, mais s'il Ta déjà 
faite il s'est acquitté de son devoir? De qui la dirons-nous? 
Elle ne sera ni de R. Jéhuda, ni de R. José, car comment 
la croire de R. Jéhuda qui dit que même du commence- 
ment c'est bien? Et comment aussi la croire de R. José qui 
dit que même après l'action ce n'est pas bien? itép..* II 
faut toujours l'attribuer à R. Jéhuda qui dit que même au 
commencement c'est bien, et cela n'implique pas contradic- 



88) C'ef(-à-éire , pest-étre y •-l-U une règle à pHtt tont poor Ir 
, fou que pour le lourd. 



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— 385 — 

tion, car one fois il rapporte son propre avis, t nne autre 
fois FaTis de son précepteur. £n effet, nous avons dans 
la Baràïtha que R. Jéhnda disait au nom de R. Eléazar, 
fib d'Azarie: celui qui lit le Oiema est obligé de le faire 
entendre à son oreille; car il est dit: Ecoute Israël. Mais 
R. Meïr lui disait: voilà cependant qu'il e^t aussi dit: ce 
que je f ordonne at^ourfhui 9ur ion coeur. D'après ces 
paroles c'en est assez de la disposition du coeur. Mais à 
présent que tu en es venu jusque là, tu peux dire aussi 
que R. Jéhuda opine comme son maître, et que cela n'im- 
plique pas contradiction; car nne fois c'est R. Jéhuda, et 
nne autre fois R. Méïr qui parle. R. Hasda disait avoir 
entendu dire à R. Chila: l'Halaca est selon R. Jéhuda qui 
parle au nom de R. Eléazar, fils d'Azarie, et l'Halaca est 
selon R. Jéhuda lui-même ; et l'une et l'autre chose est né- 
cessaire, car s'il nous avait fait entendre seulement que . 
l'Halaca est selon R. Jéhuda, j'aurais pu croire, que même 
au commencement c'est bien ; c'est pourquoi il nous fait en- 
tendre aussi que l'Halaca est selon R. Jéhuda qui parle aa 
nom de R. Eléazar, fils d'Azarie. Et si d'un autre côté il 
nous avait fait entendre seulemant que l'Halaca est selon 
B. Jéhuda qui parle au nom de R. Eléazar, fils d'Azarie, 
j'aurais pu croire qu'il est indispensable (de le faire en- 
tendre à son oreille)^ et que sans cela, il n'a point de va- 
leur. C'est pourquoi il nous fait entendre aussi que l'Ha- 
laca est selon R Jéhuda. R. Joseph dit, que cette dispute 
regarde seulement la lecture du Ckema^ mais que quant aux 
antres préceptes, on convient unanimement que celui (qui ne 
les fait pas entendre à son oreille) ne s'acquitte pas de 
son devoir parce qu'il est écrit (Deut. XXVII, 9.): Fais 
attention et écoute Israël. Sur quoi on a fait l'objection 
suivante : „0n ne doit pas faire la bénédiction de la nour- 
riture dans, son coeur, mais celui qui l'a déjà faite s'est 
acquitté de son devoir *•).** Cependant si cela a été dit c'eîft 



80) Il rëfoHe de cette tradition , dit l'Ralaca , qne ce n'est pai . 
pour le fenl Chema malf poar d'aatrei préceptef auîii , qae vaut U 
règle au commencement ce H*eU pat bien , mait aprh taction c'ett 
bien. 

I. Bb 



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— 386 — 

ainn qu'il a été dit, B. Joseph dit: œtte diapUe se rap- 
porte seulenieDt à la lecture du Càemâ; car il est écrit: 
Ecou/e Ifraël, mais pour tous les autres préceptes on cob» 
Tient unanimement qu*il a fait son devoir'^). Et s'il est 
écrit : faii attention et écoute I$raël^ cela se rapporte um- 
i qnement à Fétude de la loi. 

Mùchna. Celui qui lit et qui n'épelle pas ioigneuee- 
ment toutes les lettres^ etc. 

GhéwMra. R Tavi disait avoir entendu dire à B. Jo- 
chia, que FHalaca est selon les paroles de tous les deux 
pour faciliterai), 

R. Tavi disait aussi avoir entendu dire à B. Jodiia: 
que signifie ce qui est écrit (Prob. XXX, 15 et 16.) : // y 
u trois choses qui ne se rassasient pas^ etc. le sépulcre 
et r orifice de la matrice^ etcj Mais quel rapport a le sé- 
pulcre avec la matrice? Cela' veut signifier que de même 
que la matrice fait entrer et fait sortir ^ 2) de même le sé- 
pulcre fait entrer et fait sortir (la vie). Est-ce que ces 
paroles ne contiennent pas cet argument a minori ad ma^ 
jusf Si la matrice qui fait entrer en elle en silence, fait 
sortir d'elle avec beaucoup et beaucoup de cris, d'autant 
plus il est convenable que le sépulcre ou Ton entre avec 
beaucoup et beaucoup de cris, fasse sortir de lui avec beau- 
coup et beaucoup de cris ^3). De cela on peut déduire 
une réponse contre ceux qui disent qu'il n'y a pas de preu- 
ves de la résurrection dans la loi*^). 



00) R, Joiepb ne peat p«g avoir avaDcé ooe opinioa qoi aeimSt 
contraire à la tradition. 11 doit donc avoir dit, que tandis qae poor le 
Chema la choie eit controverie, pour les autres préceptes il est indabi. 
table que même celui qui ne les fait pas entendre à son oreille s'est 
acquitté de son devoir après Paction. 

01; Voy. Ja Misob. life. RatcAi: L'Hafaoa est selon R. Jéhuda qai 
dit qu'il n'est pas indispensable de faire entendre à son oreille, et l'Ha- 
laca est aussi selon R. José, qui soutient qu'il n'est pas indispensable 
d'cpeler toutes les lettres, car ces deux décisions facilitent le plus U 
pratique de la loi. 

02) Ratchi: introducit semen el egredi fadt foetom. 

08) Au dernier jugement. 

04) rf^^^^. On appelle ici /©•; le Une des Proverbes et on donne 



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— as7 — 

B. OdiaJA enwigDah e& piéseace de Rara'^) que Fex- 
prettion (Dent YI, 9.) binarrdi (et tm lei écrirai) signifie 
qvHû faut tout écrire jusqu'aux préceptes**)* On lui de- 
manda: qui t'a dit cela?. Il répondit: R. Jéhuda, qui dit re- 
latiremeiit à une femme soupçonnée d'adultère: il faut écrire 
les malédictions*^), mais les préceptes il ne faut pas les 
écrire. En effet, là il est écrit (Nomb. Y, 23.) : Bi il écrira 
eei mmlédictioniy etc. (n^bn mi)Krr, ^eit-à-dire ieulement 
Ui maiédictieni) maïs ici il est écrit : et il la écrira^ c'est- 
à-dire, les préceptes anssL Crois-tu que la raison de R. 
Jéhuda soit parce qu'il est écrit dans ce passage: et il 
écrira (en général)? La raison de R. Jéhuda est parce 
qu'il est écrit: malédicUom, ce qui.Teut dire les maiédiC' 
Hane oui (il faut hi écrire) mais les préceptcij non (il ne 
faut pai lei écrire). Cependant il est nécessaire (de èe 
rendre compte de fexpreesion: et il lei écrira un anii 
de Tautre paaage), car autrement il pourrait te venir dans 
l'eqprit que nous deyons argumenter ainsi de deux versets 
m l'on rencontre le même m<it !3nd: comme dans le pas- 
sage (Nomb. V, 23.) le mot ^n^ veut dire qu'il faut écrire 
1^ malédictionij et non les préeepteij ainsi dans l'autre 
passage (Deut. YI, 9.) le même mot ânâ signifie qu'il ne 
faut pas écrire les préceptei. C'est pourquoi la divine mi- 
séricorde a écrit: et tu la écrirai (pour noui faire enten- 
dre) qu'il faut écrire même les précepta. 

R. Obadia enseignait en présence de Rava qu'il est 
écrit (Deut. XI, 19.) Dm»i)"» (et emeignez-la (Talm.: %i 
fin) ce qui veut dire que ta manière d'enseigner (ou iap^ 
prendre) (^M:k) soit parfaite (un)* H faut donc faire une 
pause entre deux mots qui peuvent se confondre ensem- 



no éch«iitiU«ii d« la mtnière dont les Pbariiieai É'y prenaient safrefoif 
pour eonvahiere lei Saddaeéent lor le dogme de U réfarrection det 
naorta. 

95) Voy. dans la Prélace la ligniSeation de cette fonnnle. 

M) C'ett-à-dire , qne dam lei TephiUin et dam la Meiuza il faut 
ipéme écrire lei parolei par leiqnellei on ordonne de lier tel preraicn 
(Dent Vly 9.) et d'écrire la leconde (ib. ti. 0.). 

97) Qv^nne teUe femme doit prononcer contre elle même. 

Bb 2 



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— .388 — 

ble*^)« Rffva en continiuuit à expliquer \^ même sujet 
aprè^ loi en rapportait les exemples suivans: i^f^ ^^h by 
j^3Dn, ntirra fimat^'j, '^lun n^?», tD^i ï^îsîî, ^aab b^sa, t^Mb 

Rav Hama, fils de R. Hanina» disait: quiconque lit la 
lecture da Ciema et en épelle distinctement tontes les let- 
tres, obtient qu'on fasse refroidir pour Ini la Géhenne; car 
il est dit (Psan. LXVUI, 15.) :> (tuand le Toui pmusanf 
disiipe les rc$$, en elle tombe la neige comme dan» le 
Tsalmott. Ne lisez pas t2)'n&n (en dùê^ani) mais ^"^t^ (en 
prononçant claù-emetU), et ne lisez pas aussi p^bâû (dans 
le mont Tsabnen) mais lisez n'r^^^n (dans tombre de la 
mort)^^^). 
F. le. «. B. Uama, fils de R. Hanina, disait aussi : pourquoi les 
deux mots ù'^brut (selon le Talm. : Tabernacles) et Q^^bra 
(fleuves) sont rapprochés Tun de Tautre étant écrit (Nomb. 
XXIV, 6.) : Ils sont ét^utus comme des torrens^ comme des 
jardins près d'unfl^uve^ comme des arbres d'aloës (Talm. : 
comme des Tabernacles) que f Eternel a plantes^ etcJ Powr 
te dire que comme les fleures amènent Fhomme de Tim^ 
pureté à Tétat de pureté, de même les Tabernacles (des sa-- 
vans) 1) font monter Thomme de la cpulpe au mérite. 

Mischna^ Celui qui le lit à rebours ne s'acquitte pas 
de son devoir. 

Ghémara. R. Ame et R. Ase nouaient le dais de no- 
ces à R. Eléazar, qui leur dit: en attendant je m'en irai, 
et j'entendrai quelque chose dans la Beth Medracha (dans 
• T Ecole) puis je reviendrai , et je vous le rediraL H s'en 



08} Parce qae Pon finit par la même lettre, par laquelle l'antre 
commence p. ex: ÛH D^lS^* 

09) Il parait par cet exemple qoe la prononciation du t) plaeé an 
commencement d'an mot ne différait paa jadia de la pronondalioB de 
la même lettre placée à la Un. 

100} Talmad, celai qui pranonee clairement la lecture da CkeBM 
qui contient le royaume du eiel mérite que pour lui il neige dana l'en- 
fer; ce pitaage nous sert de garant que let Talmudistea ont mai^qoé 
du point de critique qui distingue le Càin du iStii. 

1) Eaêchi ttW^'V^ ^Hâ lei maifona oà on explique la loi. 



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— 389 — 

alla et il trouva un Trane qui enseignait cette tradition 
en présence de R Johanan: si celai qui lit le Ckema ne 
sait pas où il s'est trompé, il doit recommencer la section ^) ; 
nil ne le sait pas au milieu de la section, il la doit aussi 
recommencer, si entre une section et Tautre il doit recom- 
mencer la première section, et si entre un âM {et il écrira) 
et Tautre') il doit recommencer depuis le premier ân!3f 
Sur quoi R. Johanan lui dit: on n'enseigne cela que dans 
la supposition qu'il n'ait pas commencé les paroles. (Dent. 
XI^ 21.): ^^ 9^^ vo$ jours soient, wmltipliés; mais s'il a 
déjà commencé à é^e : afin que vos Jours soient nmït^liés 
la suite^des choses exige qu'il continue^}. R. Eléazar étant 
revenu et leur ayant exposé cette explication, ils dirent: 
si nous n'étions venus que pour entendre cette chose, eUe 
nous aurait sufiK. 

Mischna IV^ et Ve. 

Les ouvriers peuvent lire le Ckema sur le sommet d'un 
arbre, ou sur le sommet d'une muraille; ce qu'il n'est pas 
permis de faire dans la prière. 

L'époux est dispensé de la lecture du Chenui la pre- 
mière nuit {du mariage) , et jusqu'à la fin du Samedi , s'il 
n'a pas fait l'action ')• Il arriva que Rabban Gamaliel lut 
le Càema la première nuit de son mariage, et que ses éco- 
liers lui dirent : Est-ce que tu ne nous as pas appris, ô no- 
tre précepteur, que l'époux est dispensé de la lecture du 
Chema la première nuit {de son union conjugale). Mais 
il leur répondit : je ne vous prêterai pas Foreille pour Soi- 
gner de moi le joug du royaume du ciel pas même une 
geôle heure. 



3) Le Talmud d'Anfierdam contient ici une variante qui n'est pai 
d^ipie grande , enntéqq«nc«. 

3) Car le mot ^^ revient deux foil dans la leetore do Càéma^ 
■avoir ; Dent. VI, et XI, 20. 

4) C'eitU^diroc «omme de^uii le verset 20 do Ch. XI. dn Dent, 
il n'y a pl|u de répéUtÎQB de mémei mota od il pnive te tromper , la 
nature dn texte demande qn'il ne s'interrompe plut pour recommencer. 

5) $'kl. n*4 paa consommé le mariage. 



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— 390 — 

Ghémmra. 

Les rabbins ont appris: les onvriers Ksent le Cheuui 
sur le sommet d*an arbre et sur le sommet d'une muraille^ 
et prient ^) sur le sommet d*un oliirier et sur le sommet d'un 
figuier, et quant aux autres arbres Us doivent en descen- 
dre et prier en bas^). Mais le maître de la maison doit 
descendre dans Tun et dans Tautre cas, et prier en bas, car 
son esprit n'est pas en repos ^). Rav Mari, fils de la fille 
de Samuel') faisait à Raya cette objection: Nous avons 
appris que les ouvriers lisent le Chema sur le sommet d'un 
arbre et sur le sommet d'une muraille, ainsi donc ils n'ont 
pas besoin de disposition: mais j'objecterai cette autre tra- 
dition: celui qui lit le Chema est tenu d'y préparer son 
coeur; car il est dit: Ecoute {pixd) Israël ^ et plus loin le 
texte dit (Deut. XX Vil, 9.): Fats attention et écoute 
(ratD) Israël; or, de même que plus loin l'attention est re- 
quise, de même ici l'attention doit être requise. Rava 
n'ayant rien à répondre (è cette objection) demanda {à 
Rav Mari): as-tu entendu quelque chose là-dessus? nhd 
répondit: c'est ainsi que R. Checheth a dit à ce sujet: cela 
doit s'entendre à condition qu'ils cessent de travailler, et 
qu'ils lisent le Ciema (après s'y être préparés). Cependant 
la Baraïtha porte que la maison d'Hillel dit: ils s'occupent 
de leur travail et lisent i^. Mais cela n'est pas difficile; 



0) G'et(.à-4ire, ili peavent j réciter let dix-lmii béiédieUoDi q«i 
•niveiii la leetare eu. Chemm^ 

7) Ratehi: U raison de cette différence c'eit que Polirfer et le fi- 
guier ayant beanconp de branchée on peut y prier tatti être tronbU 
par la crainte d'en tomber, ce qui n'a pat lien dam lei antree aibrea. 

S) Éatcài: Il a d*nne part trop de distraction à canie des affaires 
•t de l'antre il n'est pas forcé de continuer son travail comme les on- 
Trien. 

9) Raseki: Ce Rabbin s'appeUe ainsi d'après le non de m séff« 
parce qn'il avait été engendré par nn payen qoi finit par se laire Jnif. 
Il snit de là qne al nn Chrétien épousait une Juive, ses enCMis se* 
raient tous Juifs et vîce-versa, car d'après les lois talnuidiqnes les ea- 
Cans suivent la mère et non le père« 

10} Cest-à-dire, les ouvriers n'ont pat besoin d'Interrompre lenr 
travail poor se pr^pacer à lire. 



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— 391 — 

«ar là on parle de la première section, et ici de là se- 
conde * *)• 

Les rdbbins ont appris: les ouvriers qni font un ou- 
vrage chex un père de famille, lisent la lecture du Chema 
et bénissent avant et après ^ 2), et mangent leur repas et 
bénissent avant et après le repas, et récitent la prière Che^ 
tnonu Eire; mais ils ne descendent pas devant Tarche et 
ne lèvent pas leurs mains ' ^). Cependant U nous est dit 
dans la Baraltha {qu'ih doivent réciter temlement) un abrégé 
de dix-huit bénédictions. Cela selon Rav Checheth ne fait 
pas de difficulté; car la première sentence est de Rabban 
Gamaliel, et la seconde de R. Jehochua. Mais si elle est 
de R. Jehochua pourquoi dirait -il cela seulement des ou- 
vriers, lui qui soutient que tout le monde en peut faire au- 
tant 1 Mais on peut dire que Tune et l'autre est de Rabban 
Gamaliel, et que non obstant cela n'implique pas contradio- 
tien, car un cas est applicable aux ouvriers qui sont payés 
et Tautre aux ouvlder^qui sont seulement nourris ^^). U 
y a cependant une Baraïtha qui dit: les ouvriers qui sont 
occupés d'un travail auprès d'un père de famille, doivent ^ 
Hre la lecture du Chema, doivent prier et manger leur re- 
pas; ils ne doivent pas bénir avant^ mais ils font après deux 
bénédictions 1^). Mais comment font -ils cela! Ils font la 
première bénédiction comme de coutume, et ils commen- 



11) La piéfanUion eit aéetttaire dam la preBière seetloii et son 
daot la leconde, d*ao(ref disent qa*elle est néeettaire dani le preaiier 
verfet lealeflieat. 

12) lU doiTent avoir le ienpe pour dire le Chemm et lei prière» 
et lef bénédieUenf ordiaalrei. 

13) Un ouvrier ne doit pai deicendre devant l'arcbe poor être le 
chanteur de la Synagogue, et l'il eit d'une Ikniille sacerdotale , il ne 
ioit pas non plus lever les mains poor bépir le peuple parce que ces 
deux cérémonies demandent trop de temps. 

14) Les premiers ayant besoin de se bâter, peuvent réciter les 18 
prières seulement en abrégé , mais non les seconds qui sont seulement 
noarris pour leur travail. 

15) Rateki: car la bénédiction qoi précède le repas a été tnsti- 
taée par les Rabbins, et celle qoi vient après le repas est fondée dans 
la loi. Sor les bénédictions dn repas voy. d-dessons. 



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— 392 — 

ceDt la seconde par )a bénédiction de la terre et insèrent 
la bénédiction b'^bu)'}'!'^ mm (rédifie Jérmalem) dans la 
bénédiction de la terre {en abrégeant). Rép* : Ces paroles 
ne se rapportent qu'aux ouvriers qui sont payés; car ceux 
qui ne travaillent' que pour leur nourriture ou qui mangent 
avec le maître de la maison ^ ^) doivent réciter les béné- 
dictions comme de coutume. ' 

Mitehna. Vépoux est délivré de la lecture du dema. 

Qhémara. (La même que ci -dessus Feuil. il. a. de- 
F. 16. 6. puis les paroles: lea rabbins nous ont appris: lorsque te 
es assis dans ta maison jusqu'aux paroles : ocag^ation de 
précepte.) 

Mischna W^ VIIP. 

Le même Rabban Gamaliel s'étant lavé la première 
unît après la mort de sa femme, ses disciples lui dirent: ta 
nous as appris, notre maître, qu'il est défendu de se laver 
à celui qui est en deuil. H leur répondit: je ne suis pas 
comme le reste des hommes; car je suis faible (D^t:Dib( gr.). 
Et après la mort de Tabi, son domestique, ayant admis ches 
lui les consolateurs, ses disciples lui dirent: tu nous as 
appris, notre maître, qu'on ne reçoit pas de condoléances 
pour les domestiques., H leur répondit: Tabi mon serviteur 
n'était pas comme tous les autres domestiques, mais il 
était juste. 

Si un époux veut faire la lecture du Chema la première 
nuit îX peut bien la faire. Mais Rabban Simeon, fils de Ga- 
maliel, dit: il n'est pas permis à quiconque veut se faire 
une réputation d'homme pieux, de tenter d'entreprendre une 
chose semblable 17). 

G hé m ara. 
Rabban Gamaliel est donc d'avis que les afflictions de 
la nuit sont une ordonnance des rabbins; car il est écrit 



16) Le mftftre de te maison sotoriie par aa préeeace tea «iivriesa à 
employer aatenl de tempt qq^l leur faut pour faire lei béBédicUma 
du repas sauf les abréger. 

17) Mais la décision n'est pas selon Rabban Simeon, fils de GaaMtiel^ 



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— .39» — 

(ABios«^VIiI, iO.}: et sa fin $erm c^mme mn jour cM^,et 
qae là où il y a qoel^'un qui est faible les nMbinà n'ont 
pas statué cela pour lui**). 

MtêcAna. /Si lersque mourut Tabi ton domeêUque, eie. 
' Giémara* Les rabbins ont appris: pour les serriteurs 
et les servantes on ne se place pas dans le rang des cen* 
solateors *^), et on ne dit ni la bénédiction des affligés, ni 
la formide de condoléance des affligés. Il arriva que la 
servante de R« Eliéser étant morte^ ses disciples entrèrent 
chez lui ponr le consoler; lorsqu'il les vit, il monta dans 
la chambre haute ^o) et ils y montèrent après lui, il entra 
dans le cabinet (p^^e:^ PO^^)^ ^^ îb y entrèrent après 
lui: il entra dans la salle à manger (p^p'^Ogr. etlat.)^^), 
et ils y entrèrent après lui. Alors il leur dit: je mima- 
ginais que je pouvais vous compter parmi les interprètes 
(des actions) maintenant je ne peux même vous compter 
parmi ceux qui voient clair dans les paroles^*). Est-ce 
que je ne vous ai pas appris que pour les serviteurs et 
les servantes on ne reste pas dans le rang des consolateurs, 
et qu'on ne dit ni la bénédiction dès afUgés ni la formule 
de condoléance pour les affligés? Mais que dit«on donc ponr 
• eux^ Bép.: De même qu'on est accoutumé de dire à 
l'homme dont le boeuf et l'âne sont crevés: que le bon 



18) En d'aatret motg: Gamaliel ne te gérait jamaii era difpensé 
4e l'affliger pendant la nuit iMl avait envisagé cette affliction comme 
ime ordonnance de la loi ; maie 11 ■'est dit aelon Raf cU : la loi com- 
mande le deuil pendant le jour et lei Rabbini l'ont ordonné pendant la 
iittit; mail ili en ont dispenié lei faiblei, on lei maladifii. 

19) RoMchi: Loriqa'ou revient da cimetière on forme dei rangi 
aotonr de Paffligé et on le eoniole et chaenn de cea ranga ne' contient 
jamaii motni de dix perionnei. 

20) TV^9 eoemacuiumj Utbuiaimm, 

21} pb'^DâM ConeUrve, pénétrais çuod eu ante mtHmm pmrvmm. 

22) j'^^plta Trielininm, diicnlitorium , anla. 

23) l^n ^23ît3* Je croii qne cette expreiiion elt proverbiale et 
qa*eUe pent-dtre éelaireie par Paplioriame »^'^:Ù tÇ^'^DI Waiib msn 
Maphanuê tanêacit caiofi et beta frigori^ c'eat-a-dire : Je m'imaginait 
qse vont éties taniiblei an froid et vous ne aeiitea pu mdme la cha- 
leur. Voy, TaLmid de JénuaL 



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— 304 — 

Dieu oempenêe iu fêrte, àe même on doit dire à celui ^m 
vient de perdre son serviteur ou sa servMite: que le bam 
Dieu compeme ta perte. Voici nne autre Baraïtha : quant 
aux serviteurs et aux servantes on ne les pleure pas. R. 
José dit: n le domestique a été vertueux on dit de lui: 
oi, qu'ii a été brave homme! qu'il a été fidèle I il sera ré^ 
cempenié pour tant de peines^ qu'il s'est données; mais on 
lui répondit : s'il faut dire comme cela que reste-t-il à faire 
pour les autres hommes de bien^^)l 

Les rabbins ont appris: on ne donne le nom de père 
qu'à trois hommes 2^), on n'appelle mères que quatre fem- 
mes >'). Quelle est la raison qu'eux seuls (et non les au- 
tres) portent le nom de pères f Dirons-nous que c-est parce 
que nous ne savons pas si c'est de Ruben ou de Simeon 
que nous descendons I Mais dans ce cas, quant aux mères 
aussi nous ne savons pas non plus si nous descendons de 
Rahel ou de Lia. Mais (la véritable raison c'est) que 
jusqu' (aux enfans de Jacob) les PatrisErches sont fort esti- 
més, et que plus loin ils ne le sont pas autant. 

Autre Barattha. Les serviteurs et les servantes ne 
peuvent pas porter le titre de père iV., mère iV. Cependant 
ceux de Rabban Gamaliel étaient appelés pères If. y mères N. 
Fait qui détruit l'autorité de la tradition. Rép.: Cette ex- 
ception a eu lieu parce qu'ils étaient beaucoup réputés. 

R. Eliéser disait: que signifie ce qui est écrit (Psau. 
LXIIL 5.): ainsi je te bénirai durant ma vie, et féle^ 
verai mes mains en ton nom f Les paroles: ainsi Je te bé^ 
nirai durant ma vie^ font allusion à la lecture du ChewM^ 
et les paroles: /élèverai les mains en ton nom ;sont rela- 



24) Qui ne loni psi domeifiqaM. N'ovbUom pai qn^il ae f 'agit ici 
que del domeitiqoei qui lont Jaifi d'origine, car le Tnlmad n'nppeUe- 
ralt pai tS*^^^^ let domestique! non-juilb et ne lei croirait pai dig- 
nes d'être récompensés dans l'antre monde pour leur tidéUté et leors 
travaux. Cette prescripUon talmndique répond à Tesprlt des lois de 
Moîie qui a voulu inspirer aux Juifs de Thorreur pour la servitude. 

05) Savoir aux trois Patriarcbee Ahrmhmn^ Iêmm€ et /«eo6. 

26) Savoir: Saroj Rebecca j RmAel et Lkk 



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— 396 — 

tirM à la ftière^^), et de celui qui .pnUiq«e ces 4e«x cho- 
ses, Tatttre verset (ib. ts* 6.) dit: mon ême est raêmêièe 
comme de moelle et de graisie. Et nen seulement cela, 
mais il héritera de tous les deax mondes, sayair du monde 
présent et du monde à venir; car il est dit (ib.): et mm 
èoueke te louera avec de$ lèvres remplies de joies (Talm. r 
mu bouche - dams ce monde et mes lèvres dans le monde 
à venirj^^). 

R« Eliéser avait coaiume de dire ainsi apràs avoir fini 
sa prière: „qa'il soit agréable devant toi, ô Eternel, notre Sêi- 
{[neur, de faire demeurez dans notre partage Tamonr, la 
fraternité, la paix et la sociabilité; élargis nos limites en 
disciples; rends notre fin dernière henrease et pleine d^espé- 
raiice; place notre héritage dans le j€urdin i'Eden* foumis- 
noos un bon compagnon et un bon penchant daas ton 
monde, afin qu*en nous levant, nous trouvions Tespeir an 
fond de notre coeur, et que nous craignions ton nsim; fais 
qne les voeux de notre âme viennent en ta présenoe pour 
le bien.** 

B. Johanan, après avmr achevé sa prière, JKsait ainsi : 
^qn'il soit agréable devant toi, 6 Eternel, notre Seigneur, 
d« jeter les yeux sur notre opprobre, d'observer notre md- 
faenr, de te revêtir de ta miséricorde, de te couvrir de ta 
force, de t'envelopper dans tes bénignités, de te ceindre de 
tes graces; qu'il vienne devant toi l'attribut de ta bonté et 
4e ta miséricorde.** 

R. Zira après avoir terminé sa prière disait ainsi : „qu'il 
soit agréable devant toi: ô Eternel, notre Seigneur, quo 
nous ne péchions pas , et n'ayons pas plus à nous couvrir 
de honte et de confusion que nos pères.** 

R. Hija après avoir prié disait ainsi : ,,qu'il soit agré- 
aUe devant toi, ô Etemel, notre Seigneur, que ta loi soit 
notre profession, et que notre coeur ne soit point navré 
de douleur, ni nos yeux privés de lumière.** 



37) C'est-à-dire: max dix-liait bénédictiont qui laireni I» lecture 
4a Càema, 

2S) Seton Bttielii c*eft le mot W^^*^ cmtiigues iejoie m plariel qui 
fait allution aox deox mondes. 



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_ 396 — 

Ray après ga prière disait ainsi: „qa'il goit agréable 
Rêvant toi, ô Eternel, notre Seigneur, dé nous accorder une 
longue vie , une TÎe de paix, une vie de bien , une vie de 
bénédiction, une vie commode, une vie vigoureuse, une vie 
où Ton craigne le péché, une vie ou Ton n'ait ni honte ni 
confusion, une vie de richesse et d'honneur, une vie qui 
nous inspire Famour de la loi et la crainte de- Dieu, une 
vie enfin qui nous accomplisse tous les désirs de notre cœur 
pour le bien/^ 

Rabbi après sa prière disait ainsi: „qu11 soit agréable 
devant toi, ô Etemel notre Dieu, et Dieu de nos pères, 
que tu nous délivres des impudens ainsi que des impuden- 
ces, d'un méchant homme aussi bien que d'une mauvaise 
rencontre, d'un mauvais peni^ant, d'un mauvais camarade^ 
d'un mauvais voisin, de Satan le destructeur, d'un jugement 
trop sévère, et d'un opiniâtre adversaire en jugement, soit 
qu'U soit circoncis, ou qu'il ne soit pas drcèncis;^^ et Rabbi 
priait aûun malgré qu'U était entouré de satellites^*) prêts 
à le délivrer de ses ennemis. 

Rav Saphra après sa prière disait ainsi: ^iqu'il soit 
agréable devant toi, ô Etemel, notre Seigneur, d'entretenir 
1^.17. «.la paix dans la famille (M^23& lat, it. et fr.) supérieure 
aussi bien que dans la famille inférieure ^o), et entre les 
disciples qui s'occupait de ta loi, soit qu'ils s'en occupent 
pour elle-même, soit qu'ils ne s'en occupent pas pour elle- 
même ^^), et quant à ceux qui ne s'en occupent pas pour 
eUe, qu'il te soit agréable de faire qu'ils ne s'en occupent 
que pour elle." 

R. Alexander après sa prière disait ainsi: „qu'il soit 
agréable devant toi, ô Eternel, notre Seigneur, que nous 
soyons placés dans le coin de la lumière, et non dans le 
coin 4e l'obscurité; et que notre coeur ne soit pas affligé, 
ni nos yeux obscurcis." H y en a qui disent, que c'était 



20) Ratchi: d«f SaieUitet de rBmperear Antonio. 

SO) Raicki: la famille tnpétieure oil ceUe dei anget, priiicei dei 
nationi ; la famille inférieure on ceUe def Sarani. 

81} Malfe pour leur propre ftoira on poar ^ aa^pCa lB» tm non- 
daine. 



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— 397 — 

Ray Amennna qui priait de cette manière , et qne R. Ale- 
xandre disait ainsi après sa prière: ^^Seigneur des mon^ 
des'^)^ il est révélé et connu devant toi qne notre volonté 
est de faire ta volonté; mais qui nous en empeehet Le le- 
vain dans la masse ^ 3), et Tesclavage que nous imposent 
les royaumes: qu'il soit donc agréable devant toi de les 
humilier avant et derrière nous 3^), et alors nous revien- 
drons'^) exécuter les statuts de ta volonté de tout notre 
coeur/* 

Bava disait ainsi après sa prière: „aussi long temps 
que je n^ai pas été formé c'est parce que je n'en étais pas 
digne, et maintenant que je sais formé, c'est comme si je 
n'avais pas été formé : je ne suis que poussière dans ma 
vie et d'autant plus dans ma mort: me voici devant toi 
comme un vase rempli de honte et de confusion, qu'il soit 
agréable devant toi, ô Eternel, notre Seigneur, que je ne 
pèche plus, et que ce que j'ai péché en ta présence soit 
extirpé par l'abondance de tes miséricordes, et non par des 
châtimens et par de graves maladies.** Dans ces mêmes 
termes était aussi conçue la confession de Rav Hamenuna 
Znta le jour de purification. 

Mar, fils de Ravina, disait ainsi lorsqu'il avait achevé 
sa prière : „Mon Dieu, garde ma langue du mal^ et mes 
lèvres de parler la fraude: que mon âme soit en silence 
pour ceux qui me maudissent, qu'elle soit comme la pous- 
sière envers tout le monde: ouvre mon coeur dans ta loi, 
et fais que mon âme poursuive tes préceptes; délivre-moi 
d'une mauvaise rencontre, d'un mauvais penchant, d'mie 
mauvaise femme et de tous les maux qui se soulèvent poux 



32) b^Tsbl^rr p^ Domimti mundorum^ iRToir def deax mundet 
cabftliitlqiiei , inpériear et inlérienr et det qoatre règnes de la nature. 

33) Raichi : TtO^^^PD ^l^t^ fermentum in matta^ c^est le nnaavais 
désir {p^n ^'2r) qui fermente dans notre coeor oo le péché originel. 
Voy. le Noor. T^t 

Zi) V07. la prière' contre les Minéen» dans notre Théorie da Ju> 
daffsme, 

S5) Nous reviendrons dans le pays oà nous ponvons obterrer ta 
loi dans tonte son intégrité. 



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— 398 — 

eiiTaiiir le iiiande, «t quant à tons oeav qui maoUaettt 
me faire do mal, rends inutiles leurs projets et Taines leurs 
machinations : que les paroles de ma bouche et les pensées 
ée mon coeur soient agréables devant toi, & Eternel, mon 
lodier et mon rédemptenr.^^ 

Rav Checheth disaft ainsi étant en jeune après avoir 
fini sa prière : Seigneur des mondes, il est rév^ devant toi 
que pendant que le temple existsdt Tbomme qui avait péché, 
apportait un sacrifice, et quoiqu*on n'en offrit que la graisse 
et le sang, il en obtenait cependant sa réconciliation: 
maintenant que je suis en jeûne, et que ma graisse et mon 
Sang diminuent, trouve bon que ma graisse et mon sang 
diminués soient comme si je les avais apportés devant toi 
sur Tautel, et accepte-les de bonne grâcë« 

R. Johanan disait ainsi après avoir terminé le livre de 
Job**): La fin de Fbomme est la mort, et la fin de la 
brute la boucherie; tout ce qui existe est destiné à mou- 
rir: bienheureux donc celui qui grandit dans la loi, qui 
travidlle dans la loi, qui fait par là une odeur agréaUe à 
. son créateur, et qui a avsmeé en âge avec un bon nom'^) 
et qui est parti du monde avec un bon nom. C'est de loi 
qu'a dit Salomon (Eccles. VU, 1.): la renemmée vaut mieus 
que le hon parfum <, et le jour de la mort que le j%ur de 
la naissance* 

R. Meïr avait toujours dans la bouche ces pandes: 
tâche de tout ton coeur et de toute ton âme de connaître 
mes voies '^) et de rester assidûment devant les portes de 
ma loi: observe ma loi dans ton coeur, et que devant tes 
yeux soit ma crainte; garde ta bouche de toute scurte de 
pèche et purifie et préserve toi de toute espèce de délits 
et d'iniquités, et je serai avec toi en tout lieu. 

Les Rabbins de Javne avaient toujours dans la boudie: 
je suis une créature, et mon prochain aussi est une créa- 



86) Qu^on lit lei joart de Jeûne. Voy. Préface. 
37) Ratchi: Comme Job. Dn reite cette prière respire la doctrine 
dei Sad^Qcéent. 

S8) C*eit Dieu qai ett censé parler ici. 



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— 399 — 

tnre^*), moi j*id moa ooenpadon en TiUd, et lui a leii oc- 
eapation à la campagne ^^), moi je me lève de bon matin 
à mon travail et lui aussi se lève de bon matin à son tra- 
vail et de même que lui ne m*envie pas mon travail de 
même moi je ne lui envie pas le âen. Diras-ta donc que 
moi je fais beaucoup et que lut il fait peu? Mais noo^ 
avons appris dans la Mîschna^') que fùre beaucoup ou 
faire peu^ cela revient an même pourvu qu'on dirige son 
coeur vers le cid. 

Aval avait ordinairement dans la bouche: que toiqours 
rhomme doit se «servir même de ruses pour craindre Dieu. 
Une réponfe douce appcuse sa colère. Il faut saluer sou- 
vent ses firères, son prochain et tout le monde et même 
le Goî (le non-Juif) dans la rue, afin d'être aimé en haut, 
chéri en bas et bien accueilli de tout le monde. On disait 
de Rabban Johanan, fils de Zacc«f, que jamais homme n'était 
le premier à le saluer, pas même le Gai' dans la rue. 

Rava avait ordinairement dans la bouche: ,,le but de 
la doctrine est la pénitence et les bonnes oeuvres; afin que 
personne, tout en étudiant dans la Bible et dans la Misehim 
ne soit peu respectueux envers son père, sa mère, son pré- 
cepteur et envers quiconque est plus élevé que lui en sa- 
voir et en autorité; car il est dit (Psau. CXI, 10.): Le 
ehitfde la tapience est la crainte de T Etemel^ toue ceux 
qui s*adennent à texereer sont bien sages. Il n'est pas 
dit ici: ceux qui P étudient^ mais ceux qui s'adonnent à V ex- 
ercer; ce qui dgnifie ceux qui l'exercent pour elle-même, 
et non ceux qui ne l'exercent pas pour elle-même, et si 
quelqu'un ne l'exerce pas pour elle-même û vaudrait mieux 
pour lui n'avoir pas été crée.^^ 

Rav avait ordinairement dans la bouche : dans le monde 
à venir il n'y a ni manger, ni boire, ni le précepte : fructi- 
fiez et multipliez^ ni achat, ni vente, ni jalousie, ni haine 



30) Ratehi: Moi qai n'occape de U lai et nioa prochain qui eft 
un idiot. 

40) Car leu Jolfi de ee tempi-là étaient encore agricoles. 

41) MeaaboUi C. XIII. Miach. 11. 



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— 400 — 

ni qwrelle, maiji les justes sont asM^ diacnn ayant «ne 
GOitfonne sur sa tête et jouissant de la splendeur de la 
Ckekina; car il est dit (Exod. XXIV, 11.)- ainsi tls virent 
Dim et ili pèangèreni ei burent*^). 

La confiance (nntsân) que le Saint, béni soit-fl, a donnée 
aux femmes est plus grande que celle donnée aux hommes; 
car il est dit (Esa. XXXII, 9.) : Femmes qui êtes à votre aise 
(jnW»^) (Talm. : orgueilleuses) levez-^vous, écoutez ma voiXy 
filles qui vous tenez assurées (mnma) prêtez toreUle à 
ma parole. Rav disait à R. Hija: pour quelle raison les 
feimnes méritent-elles cette préférence? Parce qu'elles font 
lire leurs enfans dans la Synagogue ^^), et qu'elles font 
étudier leurs maris dans les écoles des rabbins ^^)y et les 
attendent avec résignation jusqu'à ce qu'ils en revieiment*^^ 

Lorsque les irabbins quittaient la maison de R. Ame, 
(et d'autres disent la maison de R. Hanina) il lui fissdent 
ainsi: que tu voises ton monde ^^) dans ta vie, et que ta 
fin soit pour la vie de l'autre monde; que ton espérance 
dure d'âge en âge, que ton coe.ur médite la prud^ce, que 
ta bouche parle sapience, que ta langue invente des diants, 
que tes paupières suivent une bonne direction devant toi, 
que tes yeux soient illuminés de la lumière de la loi, que 
ta face resplendisse comme la splendeur du firmament, que 
tes lèvres fassent jaillir la science, que tes reins se r^ouis^ 
sent de tout ce qui est droit, et que tes pas courent pour 
entendre les paroles de l'ancien des jours (Dan. VU, 9.). 

Lorsque les rabbins quittaient la maison de Rav Hasda, 
(et d'antres disent la maison de R. Samuel, fils de Nah* 
mani) ils lui disaient ainsi d'après le Psaume CXLIV, 14. 
tj-'iaiD» i3'»B')i^fiï (que nos boeufs (Talm, : princes) soient 
chargés). Sur quoi Rav et Samuel, et d'autres disent R. 



42) Ratehi: la vue de Oien ratiatie comme raction de maBg«r et 
de boire. Voy. Noav. Teft. 

43) Ratehi: Car ou initrait let enCMii daai léi Synagogaei. 

44) Raschi: Oà on étadiait la Miicbiia et le Talmod. 

45) Rasc/ii: Car alori oa allait d'une TÎUe à l'autre pour ap- 
prendre. 

46) Rateht: 'JU^I^^ tout ce qui t'est nécessaire. La aignifiratîoD 
de monde est aussi illimitée daoa le Talmud que dans le Koran. 



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— 401 — 

Johanan el R. Eléasar diflFèrent d'avk; car Tim dit que le 
mot •ï3'»Dnbfit (fignifiO not princes dans la ioi, et que Fau- 
tre mot tnbâiDâ (vent dire) qui sent chargés de préceptes^ 
et l'autre dit que t^'^onblt signifie t nos princes dans la loi 
et dans les préceptes^ et que D^llDX) veut dire sont char" 
gés d" afflictions ^'^)j -pD yn. (qn& personne ne donne tas^F. I7. a. 
sant) (c'est-à-dire) que notre société ne soit pas comme 
la société de Saiil d'oà est sorti Dœg llduméen, n^t^i^ ]^i«i 
(ni ne fasse une sortie) (c'est-à-dire) que notre société 
ne soit pas comme la société de David d'où est sorti AlU- 
tophelj rm*}^ l^fti (m ne fasse entendre un cri) (c'est-à-dire) 
que notre société ne soit pas comme la société d'Elisée 
d'où est sorti Oekazi^ vnvi'Wi^ (dans nos places) c'est-à- 
dire: que nous n'ayons ni un fils ni un disciple qui cor- 
rompe les mets publiquement comme le Nazaréen*^). 



47) Car Diea posit eeox qa'il ainie et il aisie à coup fur 1m doc- 
teora de la loi. 

48) tnp adorcre edulinm vel nimia lalire et condlre, proverbiaNter 
dicitor, selon Baxtorf, de eo qui viaa et morei aoof corrimpit vet 
&iniae aaae macnlam innrit. Il n'eat paa étonnant que PEvangile de 
Jeaoa Christ ait paro trop piquant et trop assaisonné aa palais des Tal- 
madistes qui professent des doctrines aussi insipides que celles que 
nous arons Tnes Jusqnici et qui sont encore moins insipides que ecllen 
que nous allons voir. Ce passade ne se trouve anjoard''liai que dans 
le Talmud et dans VArueh de Venise et dans Tédition du Talmud de 
Cracovie. Mais le Talmud de Jérusalem qui est plus ancien que celui de Ba- 
bjrlone et infiniment plus propre à éclalrcir Phistoire evangéllqoe, parle 
de l'arrivée du Messie de manière à ne laisser point de doute que les pro- 
phéties qui la regardent se sont accomplies à la lettre dans la personne 
de J. Ch. Voici un extrait de ees paroles remarquables. (Berac. 11. a.) Il 
arriva que la vache d*un Juif qui labourait la terre fit entendre un mugis- 
sement. Un Arabe (ou un voyageur) qui passait par là et qui comprenait 
le langage des animaux prit occasion de ce mugissement de dire au labou- 
reur: Ills d^on Juif, fils d'*un Juif, dételé ta vache et détache ta char- 
rue, car le temple est ruiné. Mais la vache ayant mugi encore une fois 
PArabe ajouta: fils d^un Juif, fils d'un Juif, attelé ta vache et attache 
ta charrue , car le Messie est né. Quel est son nom i lui dit le Juif. 
DrD^ {le contoUiteur) répondit l'Arabe. Et le nom de sou père ? Exé- 
cbie. Et d'où vient-ill du palais royal et de Bethlehem Jéhuda. Alors 
le Juif vendit sa vache et sa charrue et étant devenu marchand d*ha- 
bits d'enfans vint à Bethlehem on il trouva la mère du comêolttiêur af- 

1- Ce 



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— 402 — 

(il est éerU Esa. XLVI, 12.) : Ecouêet-moi, èjmri» de 
ceeuTy i éloignés de Im justice^ RaT et: Samad^ et d*aa- 
tree disent que It Johanan et IL ESéaiar (ne i^meeerdemi 
pms eur tinielligenee de ce paamgej; car Tod dit (Y*ie 
cela verni dire) le monde tout entier est nourri par la jo* 
stiee de Dieu^*). Mais les rabbins sont nourris par leur 
bras*^). Et Pautre dit: le monde tout entier est nourri 
par le mérite des rabbins; tandis qu'eux avec tous hues 
mérites, n*ont pas de quoi se nourrir. Cela concorde avec 
ce que Rav Jéhuda disait avoir entendu dire àitav: cha- 
que jour une Batk Col sort du mont Horeb et dit: le 
monde tout entier est nourri en grâce de Hanina mon fils, 
ètHanina mon fils a assez d'un Kab^^; de siliques depuis 
les Tépres d'un samedi jusqu'aux vêpres de l'autre samedL 
Cependant Rav Jéhuda ex^que d'une autre manière œ 
verset; car il dit: à qui fait -on allusion par la phrase: 
forts ou durs de coeur? Aux faux Gobaïtes*'). Rav Jo- 
seph iKt: tu en as une preuve en ee qu'aucun d'eux ne 
s'est fait prosélyte. Rav Ache dit: les habitans de la viHe 
de Mehasia ont été durs de coeur; car ils ont vu la ma- 
gnificence de la loi deux fois par an^'J, et aucun d'eux 
ne s'est fait prosélyte. 



fligée de ce qac le joar qa'il était né le te«^ arftit été éétrait Mais 
lei aotrei femméi loi diiaient pour la coMokfi qoe ion fila qui arait 
ooeaaiooné la ruine do temple J'aurait bientôt bâti de nooresn. Quel- 
qoei joora après elle arona an marchand d'habita d'enftuia qoe le emm- 
soiaiemr avait été rari et qo'elle ne aavalt pac ce qn^ll était deTeao. R. 
Bun observe dans cet endroit qu'on n'avait pas besoin d*apprendre d^aa 
Arabe qoe le Messie devait paraître au moment de la chute da temple ; 
car Je Prophète Esaîe Tavait prédit dans les deux Versets X, 34. et 
XI, I. sur la roiae du temple et sur la cessation du sacriice perpéCo- 
el arrivées au siège de Jérusalem fait par les Rondins ou par le Roy- 
aume impie. Voy. ib. 17. b. 

40) Ratchi: et non par son propre mérite. 

$0) Roêefd: Par leur propre mérite. On peut dire d'eux quelle soat 
éloignés de la Jostice de Dieu dans le sens qu'Us n'en ont pas besoin 
pour être nourris. 

51) Voy. les mesures dans la Préf. 

52^ Rmêthi: peuple de Baby lone qui servait les /uifs* 

53) Raêehi : Les Israélites se rassemblaient dans cette ville lea i 



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— 4« - 

Mûchàa. Si Fép^mJt veui tiré le Chema^ ei€. 

Ghémarm. On pavurrait dire qme Rabban Simeon , fib 
de Gamaliel y craint rorgiieil^^)^ et que les rabbing ne le 
craignent pas. Cependant nous avons entendu précisément 
le contraire; car on nous apprend dans une autreMischna^^): 
dans les lieux où il est en usage de traTailler le neuvième 
du mois Av^^) on travaiUe, et dans les lieux ou Ton n*a pas 
cette coutume on ne le fmt pas; mais dans tous les lieux 
les écoliers des savans ne travaillent pas. Rabban ^méon, 
fils de Gamaliel, dit: chaque homme doit tacher toujours 
de se comporter comme un écolier des savans. Les rab- 
bins sont donc en contradiction avec eux-mêmes*^), et 
Babban Simeon, fils de Gamaliel, est aussi en contradiction 
avec lui- même ^^). Sur quoi R. Johanan dit: qu'il faut 
chaîner Tordre''). Rav Chicha, fils de Rav Idi, dit: qu*on 
n'a pas besoin de faire ce changement, et que néanmcnas 
les rabbins ne sont pas en contradiction avec ^eux-mêmes, 
car (quant au Chema) comme tout le monde a l'usage de 
le lire, si l'époux aussi fait cette lecture, il ne parait pas 
orgueilleux par cette action; mais |ci, (c'eit-à-dire ^ dans 
le moî9 dAv) si pendant que tout le monde travaille, il ne 
travaille pas, on peut croire que c'est par orgueil qu'il le 
fait. Et Rabban Simeon, fils de Gamaliel, n'est pas' non 
plus en contradiction avec lui-même; car dans le cas (de 
la lecture du Chema) comme la chose dépend de la dispo- 
sition, nous savons très -bien que son esprit (l'esprit de 



à^Admr et ^^BM foar entendre lei Halecu tici fëtei qui ont lien dana 
lee deox maie coneéeatilli de Niton et de TiêchrU 

54) Voj. U Miiehn» VI1I«. 

35) PèêoÂrm C. 4. Miick. V«. 

56) loor où Ton lait la conniémoration de la raine da temple. 

57) Parce qa*ile disent une fois qne Tépoux pent lire le Chemm 
quoique la eoutone aolt de ne pas le lire, et nne antre fois qn'il ffrat 
suivre la contnnie par rapport an nenrième dn mois ^Âw, 

58) Parce qn*il dit une fois que l'époux ne doit pas lire le Chema 
poar ne point paraître orgueilleux, et une autre fois que cbacnn doit 
iâclier de se comporter comme un savant. 

50) nta^n nnbni^ a*nne faute 4e rédaction par laqaeUe on at. 
lrU»Qe à Ton Vopinion on la senteaee de f antre. 



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repovx) ii*en est pag capable, mus dans le oas (du 
pième d*Av) celai qui voit que quelqu'un ne travaille pas, 
peut supposer qu'il n'a pas de travail, et dire : sors et vois 
combien d'oisifs il y a dans la place*®). 

Qpe notre retour soit sur toi è Sectwnl 



60) C*ett-à.dfre, en voyant qnll ne travaille pat il pent le croire 
' plutôt qoa savant. 



oitif plutôt qoa savant. 



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TABLE 

des 

matières contenues dans le P' Volume. 

Page: 

Origine dn Talmad lelon les Rabbins. S* 

Manière dont MoTae conmaiiiqua la loi écrite et la loi orale aux 

IfraélKea, ' 4. 

Traditions rabbiniqoes. 5. 

Avantage marqoaot que les Juifs ont retiré do Taimnd. 6. 
Pourqaoi les Juifr d'après la captivité de Babylone sont demeorés 

pins fidèles à leurs lois que leurs ancêtres. 7.' 
Différens noms Imposés à la loi écrite et à la loi orale par les 

docteurs de la Synagogue. Ib. 

Etymologic do mot Misehna. 8. 

fitymologie du root Ghémara, 0. 

Etymologic do root Talmud 10. 

Aoteurs et Rédacteurs du Talmud. 11. 

Témoignage de S. Epiphane sur plusieurs recueils de traditions 

talmudiques. Ib. 

lada le Saint. 13. 

Temps dans lequel vécut loda le Saint. 14. 

Arrangement de la Miseàna» 15. 

Style de la Mizehna, 10. 

Premiers commentaires de la Misehna. lî. 

Mekilta, Siphra , Siphre , ToêipAta , Barattha et Bereehit 

Rabha. 18. 

Ghémara de Jérusalem. 10. 

Auteur de la Ghémara de Jérusalem. 20. 

But de la Gbémara de Jérusalem. 21. 

Passage intolérant do Midrach Veelle Cbemoth Rabba. ib. 

Raisons qui ont fait que la Ghémara de Jérusalem est demeurée 

Incomplète. 22. 

Style de la Gbémara de Jérasalem. 23. 

Talmud de Jérusalem. 24. 

Plan et division du Taimnd de Jérusalem. 25. 

Principales éditions du Talmod de Jérusalem. 28. 

Edition de Venise. 20. 

Bdftion de Cracovie. ib. 

Fragmens d'autres éditions du Talmud de Jérusalem. 30. 

Essais de versions du Talmud de Jérasatem. ib. 



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— 406 — 



lUiMBS qai rendent le Talmnd de Jéroialen pen digne d'attention 

AQX loifi de U dispersion. S2. 

Btnt des eliotet d'où est lorti le Talmad de Babylone. SS. 

Rédaetenn de U Gtiémarm ^«t labylonn^ 34. 

.Pointe de rapporte entre le'^Korau et la GhénMira de flabylone. S5. 

Langue et tendance de la Gkéniara de Baby lone. SA. 

Qualités par lesquelles le Talmud de Babylone dMTère de celui de 

léMsalM». ik 

Plan et dirislon du Talmud de Babjlone. Hi. 

Traités do Talmud de Baby lone qui n'ont point de Ghéaara. 41. 

Traités additionnels do Talmud de Babylone. ib. 

Principales éditions du Talmud de Babylone. 42. 

I. Edition de Venise. ib. 

II. BdiUon de Venise. 41. 
Rdition de Bale. ib. 
Rdition de CracoTle. ib. 
Rdition de LuUin. 44. 
RdiUon d'Amsterdam. ib. 
Deux éditions de Franefbrt sur POder. 4Sb 
Autre édition d'Amsterdam et de Francfort sur le Mein. ik 
EdKlons modernes do Talmud de Babylone. IK 
Fragmens d'antres éditions du Talmud de Babylone. Ib. 
Editions nécestaires à la rersion du Talmud de Babylone» 4A. 
Essais de rersion du Tainrad de Babylone. ib. 
Versions incertaines. ik 
Essais de version imprimés. 47. 
Essais de Tersion en manuscrit. 4& 
Traités qui n'ont pas encore été traduits. 40. 
Travaux des deux Buxlorfi et de Bartolocci sur le Talmud de 

Babylone. 5|. 
Lirres et manuscrits qui peuvent servir à remplir les lacunes des 

deux Talmuds. 52. 

Partie exégétiqué des deux Talmuds. 54. 

Judaïsme considéré sous deux aspects différons. 95. 

Judaïsme considéré comme doctriue antisociale. ik 

Judaïsme considéré comme religion. 50. 
Division critique des matières contenues dans les deux Talmuds. 60. 
Il ne Tant pas Juger la masse des Juifs par un petit nombre de 

ses individus. 01. 

L'Halaca on la logique du Talmnd. ik 

Règle fondamentale de THalaca. 62. 

Autorité de l'^alaca. ik 

Constitutions de Moïse dérivées du taont Sinaî. 0S« 

Les treixe modes d*argu mentation de l'Halaea. M. 

Dépositaires des traditions talmadiques. 72. 



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— 407 — 

L'Hftlaeft abaie det parolei de Ib loi écrite. 74. 
Méthode de l'Halacft. 78. 
L'Agada on la Rhétorique da Talmod. 8a 
Réglée de PAgada. 81. 
Sens all^oriqae de PAgada. 8B. 
Réglée fonmunee à l'Halaca el à t'Agaéa. 87. 
Notion de la Cabale. 80. 
Oeuvre du Charriot ou abrégé da Urre Jeleiru. 90. 
Réglée de la Cabale. 95. 
Géographie da Talmod. tM. 
Premières Reolei de la tradltloa'. 07. 
Kcolei d'Occident. 06. 
Bcolee d* Orient. M. 
Sectei dei Joifi 102. 
Chronologie do Talmod, ÈOi, 
Oocteora de la Mitchna o« TuMmm, 105. 
Docteurt de la Ghémara oo Amoraïm. 12a 
Abrégé de la loi mofaTqoe. ^ 120. 
Précepte! affirroatifi de la lot de MoTie. ^ 128. 
Précepte d^exterroiner let coltee et lei adétra^enn dei aitrei . 14). 
Préceptes négatifs de la loi de Moïse. 140. 
Abrégé de la Liturgie des Juih. 180. 
Calendrier joif. 181. 
Dea maisons, des Synagogues et des écoles des Jaift. 185. 
Naissance et circoncision des luifii. 186. 
Age dans leqael les Juifs commencent leurs études refigieuies , sor- 
tent de minorité et se marient. 187. 
Parties du jour et de la nuit ches les Juifs. 180. 
Prières joarnalières des Juifs. ib. 
Repas et jeûnes des Juifs. lOS. 
Formules scolastiqnes des Talmudistes. 106. 
Formules relatives à la B^ie. 107. 
Formules de la Matêere. 201. 
Formules de la Miêehna. 205* 
Formules dei Exiravogaute». 210. 
Formules de la Ghémara. 211. 
Oe^ia haie de la loi et des ordonnances des Rabbin». 218. 
Haine légale et énigmaUque. 221. 
Dtt principe de contradiction. 222. 
Poida, monnaies et meaorea du Talmnd. 
Conclusion. 



223. 

227. 



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Judaïsme considéré comme religion. 

Section première. 
BIBLE. 

Pages. 

PMMge do Dent VI, 4-0. 235. 

Id. ib. XI, 1S-2J. 236. 

Id, def Nomb. tb. 

M i i c h n a Ir^. 

Du t^mpi où commence et finit I*obligation de lire le Chema da soir. 237. 

Dernière décision de U partie controverste de cette Mischna. 239. 

O h é m a r a. 

Kaisonf pour lesqaelies on traite do CAema du soir avant de 

parl^ de celai du matin. 24a 

Temps du repas da soir. 242. 

Naits partagées en veilles. 252 et 257. 

Il est défendu de prier parmi des raines. 254. 

Des choses dont on peut parler en présence d'an mort 250. 

Manière dont le roi David passait chaque noit. 260. 

Lever dn roi David. 202. 

Ministres de la cour de David. 264. 

Harpe de David* 205. 

Manière dont le roi David s'occupait pendant le jourf 260. 

Devoir des savans de faire . la haie à la loi pour éloigner les 

hommes de la transgression. 209. 

Coutume des Juifs qui reviennent le soir du travail. ib. 

Que la lecture du Chema doit précéder la prière on le Chemona 

Etre. 270. 

Celui qui récite trois fois par jour le Psaume CXLV est sûr d'hé- 
riter du siècle à venir. 273. 

Manière dont les anges du ministère accomplissent les fonctions 

dont ils sont chargés. 275. 

Coutume pieuse des Juifs au moment qu'ils se couchent. 277. 

Distinction entre les châtiment proprement dUt et les châtimetu 

d amour ^ 280. 

Dieu a fait trois présens à Israël toujours moyennant des schâ- 

timeos. 282. 



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— 400 — 

Page». 
L^éfode de la Jot , l'exercice dee oeaVret de mieéricorde , et let 

dUiiiment d'amour , ezpieat le péeké* 263. 

Ceutame de placer Je lit eotre le Septentrioo et le Midi. 2S7. 

Devoir d'attendre ion compagnon lorsqu'on va à la Synagogue 

ponr prier. 2«8. 

La prière n'cat exaucée que dans la Synagogae. ^ 200. 

Lieux où la Cliekina on la divine Blajealé aime à demeurer. ili. 

4>evoir de fréquenter chaque jour la Synagogue. 20-1. 

Chacun doit avoir un lieu délermiaé ponr y Ikire ta prière à 

l'exemple d'Abraham. 205 et 313. 

Contumef que l'on doit garder en allant et en revenant de la Sy- 

nagogue. 29©, 

Récompense des oeuvres de miséricorde et d'autres pratiques 

pieuses. jb. 

U est défendu de prier derrière la Synagogue. 207. 

L^homme doit être exact à faire la prière du soir, du matin et 

de l'après-midi. 20S. 

Devoir d'intervenir à un banquet de mariage et de s'égayer. 200. 

Celui qui a la crainte de Dieu est tovjours exaucé. 300. 

Coutume d'être toujours le premier à saluer jh. 

Valeur de la prière d'un seul Individu^ 30 1. 

On ne doit pas tâcher d'appaiser l'homme an moment qu^il est 

fâché. 302 et 300. 

r^a seule componction dans le coeur de l'homme vaut mieux que 

maintes et maintes flagellations. 305. 

Les trois choses que Moïse demanda et obtint de Dieu. 306. 

Cïâoses des biens et des maax de ee monde. jb. 

Va fils qui dégénère est plus Insupportable que la guerre de Gog 

et Magog. 310. 

Devoir de prier avec rassemblée ou dans le même tempi que 

rassemblée. 314^ 

Kécompense de ceux qui sont^les premiers à entrer dans la Syna- 
gogue, et les derniers à en sortir. 3J5^ 
Coutume de ceux qui entrent dans une Synagogue. jb. 
Qu'est-ce qli'oii doit demander an bon Dieu dans un moment 

propice pour obtenir ce qu'on lui demande. 310. 

Coutume de prier dans le même lien où on étudie. 3lg, 

Le disciple doit tâcher de demeurer dans le même lien où de- 

meure son précepteur. 3] 9^ 

Lecture des Parae/kes faite dans la Synagogue en hébreu et en 

cfaaidéen. 32o. 

Défense de passer derrière une Synagogue pendant que l'assemblée 

y lait sa prière. 322. 

L'oMigatioa de lire le CAema du soir dore jusqu^à la colonne de 

l'aurore. 323. 



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— 4fe — 

Tenpt 4v rtp«« lie PAqttM* SU. 

Tenipf oa let Hébreux sont lortis de TBgypte. S27. 

M i 9 c k n a II«. 

Do tenpa on eonnence et ImU TobligsUoii de Ihre le CA^mc do 



Dernière dédiiioo de la fortte cMrtroTenée de là Mitehn»* ih. 

Q h i m u r Qé 

Let loift partagcoient le Joor en dooxe lieoret , depoia le lever 

Jogqo'au coocher do loleU. Ib. 

Tempt oô on doit mettre lei TepkêUin, Ib. 
Cootome dea pieox, de inir la lectore do CÂmtêm aox premiere 

rmjona do aoleil. 331. 

Cootome de coorir ao derant dea roia. fà. 

Obligation de a'oecaper du précepte creates «i muttipHem, 338. 
Le. roi Hiakie fit aiz ehoaea dont troia forent approoréea et trola 

ne forent paa approoTéea. 340. 

Qo'il ne faot paa ae eoofier dana tea propret méritea« 341. 
Qu'on a la liberté de Jouir oti de ue paa Jouir dea commodités 

que l'on offre. 342. 

Qoe rhomme ne doit paa reater aur ou lieu élevé en priant. 343. 

Qu'il faut bien ajuater aea pieds en priant. Ib. 

Qu'il ne faot paa manger avant la prière. Ib. 

Mérite de celoi qoi lit le Chema do matin hora de aon tempa. 344. 

M i 9 e k n a Ilh, 

De la poatore do eorpa dans laqoelle II faut lire le Chemm do 
toir et do matin. 343. 

G h é m a r a. 

Qoe celai qol époose one vierge est diapenaé de lire le CVleaur^ }44L 
Obligation dea aavana de parler à leora diaciplea aotant par leora 

exemptée qoe par leora actiona. 343, 

Obligation de préférer Pavii de la maison d'Hillel à Tavia de celle 

de Chammaî. 348. 

M i 9 C. h n n IV^. 

Dea bénédicfioiia qo'll faut réciter a\aut et après le Chema do 
aoir et do matin. 349. 

G h é m a r a. 

Titre de cea différentes bénédictiona. 350. 

Bénédiction de U loi. 35K 



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— 411 — 

Pmgê9, 

Manière dont m faUait l'offide iÎFfii dant le lenpie. 151. 

Dta coodiUaat qui reodeut Talabtet one bénédîellofe. 354. 

Oet revéreacei qu'il faut fiiire pendant la prière. 356. 

diangemeoa qn'U fcat hiira aux prièrta dea pcevi^rt dix jonn 

de la nouvelle année. 357* 

Le péckeur pent expier aet inlquiléa par la honte qu'il en a. '358« 

Défenie de rien changer aax Pmrc€ê qui ont été déterminées 
par Mo7ie. 350. 

M i 9 c h n a V^. 

Do devoir de faire la comnénioration de la sortie d'Bgypte dam 
la nuit. 3ea 

G h é m a r a. 
Ce devoir ne ceisera pas pendant kt Jonn du Mesiie. 3«ll. 

Seconde Section. 
M % 9 e hn a Ire. 

Da devoir de préparer ton eoeor à la lecture du Chewut, et de 

saluer ou de rendre le salut pendant qu'on le lit 364. 

Dernière décision de la partie controversée de cette Mischna. ib. 

M i 9 C h n a IP. 

Des différentes scellons dn Ch^wuf ef dç (eOf ordre. ib. 

Dernière décision de la partie controversée de cette Mischna. 365. 

G h é m àr a. 

De l'intention nécessaire à l'acconpliisement de tous les préceptes* ib.^ 

De la langue dans laquelle il faut lire le Ckêma, ib. 
De ce qui constitue 4 rigooreosement parler la lectnre do Ckemm^ 

et des différentes cérémonies qui doivent raccompagner. 367. 
Si en peut Interrompre la lecture du CAema et autres prièresi, 

pour saluer. 371. 

Jours od on doit dire le Haliei en entier. 373. 

Déterminations des seeUoas de la lecture du Cfkemm. 375. 

Pourquoi la section Chema précède>t-elle les antres I 376. 
S'il faut mettre les Tsphiilim arant ou après la lectnre dn Càema 

du matin. 377. 
Qu'il faut se purger et se laver les mains avant de mettre les 

TepÂiUiM. ' 370. 

M i 9 C h n a IIP. 

De la nécemité de faire clairement et distinctement la lecture du 

Chemm. 38a 

Dernière décision de la partie controversée de cette Miêcknm. ib. 



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— 412 -- 

G k é m a T a. 
Du soord , du fou > du niinear et de celui qui ftift une béD^e. 

tion daat ion coeur. 3S1. 

Néce«sité d*épeler diitiactement et de tout écrire; loriqa*u a'agit 

de lire on de coucher mr le papier la parole de Dieu- 387. 

l>e celui qui Ht à rebours ou qui te trompe dans la lecture do 

Chtma. S88. 

M i 9 c i n a /F*. 

De la manière dont lei ouvrieri peuvent lire le CAema. 380. 

M i 9 C A n a T^ 

Du tempi où Tépoux est dispensé de faite la lecture du CÂewia. ib. 
G i é m a r a. 

De l'attention qui est requise dans la lecture du Càema. 390. 

De la lecture du Chema et de la prière des onrriers. 39I« 

M i 9 C k H a VI^. 

De la défense de se laver lorsqu'on est en deuil , et d'être en 
deuil pour la mort d'un domestique. 392. 

Mi9cchna VII^. 

Qu'un époux peut faire la lecture du Chema la première nuit du 

mariage, s'il le veut. ib. 

Dernière décision de la partie controversée de cette Miêehna^ Ib. 

h é m a r a. 

Pour les serviteurs et les servantes on ne se place pas dans le 
rang des consolateurs, et on ne dit pas non plus la bénédiction 

, des affligés., 393. 

De ceux à qui on doit donner le titre de père et de mère, 394. 

Formules des prières que les pieux ajoutent à la fin de celles qui 
sont de devoir les jours ouvriers , les jours de fêtes et les jours 
de jeâne. 395. 

De plusieurs autres prières, sentences et des pieux d'Israël. 398. 

Formules de congé. 400. 

S'il est permis à tout le monde de te Mre la réputation d'homme 
pieux. ^^' 



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— 413 — 

Judaïsme 

considéré coninic doctrine pernicieuse. 

Blatphènet contre la divine Prorldence, contre J. Ch. et contre les 

Frophètet: pag. 252. 202. 204 iq. 303. 315. 328. 820. 401. 
Ëpicnréline, Saddncéitnw , morale relàckée iu Talaud , fraude, rate, 

restriction mentale, etc. pof. 320. 828. 303. 308. 300. 
Kffrooterie et malpropreté entretenaet par esprit de religion: jtof* 311. 

335. 336. 342. 343. 386. 
Orgueil, haine et vengeance érigés en maxime de religion: pag. 243. 

300. 302. 305 sq. 311 bis. 312. 322. 331. 334. 304. 306. 
Agades on fables obligatoires et ridicules, esprits malins, préjugés, sn^ 

perstition, etc.: pag. 253. 254. 256. 250 sq. 275. 278. 284. 288. 

280. 310. 330. 342. 360. 875. 39a 
Mention de J. Ch. et des Chrétiens, onûssIoQ on altération de plosieurs 

passages qui, le plus ordinairement, leur sont défiivorables: |Mig>. 253, 

285. 302. 304. 300. 321. 334 bis. 353. 860. 401. 
Traditions visiblement altérées et égalées en autorité à là loi ^crite^ 

étude exclusive de la loi traditionnelle: pag. 250. 262. 277. 270. 

283. 284, 312. 316. 318 bis. 310. 351 bis. 360.388. 306. 
Autorité et caractère ambitieux et corrompu des rabbins: pag. 210. 286. 

300. 314. 330. 342. 343. 378. 305. 306. 401. 
Sophismes ridicules, subtilités élevées au-dessus de la loi, et jeux de 

inots qoi dérivent d'une Ignorance totale de la langue hébraïque: 

pag. 263. 266. 267. 274. 277. 278 bis. 282. 208. 303. 311. 345. 
Crainte, flatterie, feutses apparences et amour des calamités passés en 

maximes de politique: pag, 302. 331. 362. 364, 300. 
Passage relatif au rdie que les femmes jouent dans une famille juive : 

pag. 400. 
I^es Talrandistes n'admettent pas le principe de contradiction: pag, 348. 
Ile attendent toujours le Messie et leur retour en Palestine , pour y 

pratiquer les préceptes attachés au sol: pag, 274. 361. 307. 
Prosélytisme : pag, 402 bis. 

Permission de tuer un Impie, un idolâtre, un Chrétien on un Néo- 
phyte : pag, 207. 304. 305. 
Passages favorables à la réforme des JuIfÉ, ou témoignages qui dëpo. 

sent qu'avant la ddtare du Talmud, les Joifk ont cultivé Pagricul- 

ture et d'autres professions utiles: pag, 260. 287. 

Lettres sacrées et profanes. 

Application des Formes polémiques da Talmud. 
Voy. passim dans tontes les notes de la première section. 

Règles herméneutiques suivies par les Talmndistes dans Tinterprétation 
de la Bible, et maximes générales du droit judaïque : pag. 238. 240 
241 sq. 258. 324. 325. 327. 335. 345 bis. 348. 355. 364. 



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— 414 — 

PMMfet qai plrourent que le Talmad ■*€«( qu'one compitotion de trm- 
dittont conCradlctoiret , faite à pluiieors reprltet dam tes écoles 
et dans les ateliers des Juifs , par des hommes vulgaires , dans 
«D dialecte «orrompo , sans ordre , sans principes arrêtés , et dans 
le but de flatter les passions et la tendance d'esprit de la nation ia- 
raélite: pmg. 330. 349. 251. 250. 257. 259. 275. 276. 277. 260. 310. 
122. 323. 335. 336. 337. 342. 373. 

Koran influencé par le Talmud: pag. 306. 310. etc. 

Paasagas qui icrvent à cdaircir plasieurt endroits difflcilea 4e riaclen 
et du nouveau Testament: pag 254. 257. 265. 270. 313. 326. 33a 331. 
332. 333 bis4 337. 138. 34a 341. i6a 307. 40a 402. 

Phrases, maximes et paraboles qui expliquent et conflrmeM l'bistoire 
de l'Ëraogile; pag. 254 bis. 235 bis. 236 bis. 300. 313. 320. 331. 346. 
350. 362. 302 bis. 300. 400. 402. 

Temps de prières, prières et autres parties de la Liturgie de VKgKêe 
chrétienne: pag. 237. 241. 255. 257. 285. 208. 314. 3l0. 325. 33a 
331 bis. 332. 340. 351. 4lç« 

Sentences prorerbialet s p^tg. 243 sq. 285. 287. 317. 321. 303. 401. 404. 

Morale qn^ les iuifli pfofefsent envers leurs coréligiooaires : pag. 265. 
^ 277. 280. 286. 28l 305. 307. 334. 338. 330 Us. 341. 358. 36a 30î. 
308. 300 ter. 

Tliéologia des Catholiques on dogmes de rincarnatioo, de la Trinité, dn 
baptême élevé au-dessus de la circoncision ,> de l'enfer, de la grace, 
de la pénitence, de l'arrivée du Messie, etc. pag. 274. 276. 282. 200. 
201. 301. 302. 304. 305. 306. 307 ter. 308. 323« 335. 337. 338. 357. 
358. 360. 862. 386 bit. 388. 307 bis. 308. 300. 400. 401. 

Aptiqnitës orientales et occidentales , relatives , sur tout , à la vie do- 
mestique et aux repas des anciens : pag, {137. 288. 244. 248. 240. 
251. 254. 255 bia. 285. 286. 205. 206. 207^ 302. 309. 321. 322. 38i. 
883. 337. 340. 870. 380. 303 bis. 304 bis. 400 bis. 

Histoire des /uifi et des premiers sièdes de TBglise: pag. 241. 252. 
253. 263. 2fi0. 270 bis. 287. 818. 320. 821 bis 322. 328. 88l bis. 
334. 840 bli. 845. 854. 360. 362. 386. 806. 308. 400. 402. 403. 

Géographie ancienne : pag. 318. 820. 354 bis. 402 bis. 

Philosophie orientale on Cabale, magie et Interprétation des rêves: 
pag: 252. 273. 276. 200. 204. 200. 300. 301 bis. 303. 304. 317. 836. 
337. 34a 368. 874. 255. 306 bis 307. 40a 

Astronomie et Astrologie: pag, 243. 240. 261. 265. 303. 

Médecine: pag. 817, 34a 

Questions grammatlcalci y mots gree$ et iatims , mots omis par BnxtorC 
et passages propres à démontrer que les trois langues Italienne, Fran-^ 
çaise et Eêpagnoie ont été dans Torigiae trois dialectes dn kUin: 
pag. 257. 268. 282. 888. 365. 386. 388. 



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LE 



TALMUD 



DE 



BABYLONE 



T E A D U I T 



EN LANGUE FRANÇAISE 

KT 

COMPLÉTÉ PAR CELUI 

DE JÉRUSALEM 

ET PAR ll*AUTRE8 

MONUMENS DE L'ANTIQUITÉ JUDAÏQUE 



PAR 

L'ABBE £. CHIARINÏ 

PROFEBSEUli DE I«ANGUB8 ET D'ANTIQUITÉS ORIENTALES à L'UmTER- 
8ITÉ ROYALE DE ¥iJ|SOVIE) MEMBRE DE- LA SOCIÉTÉ DBS AM18 DES 
LiETTRBB ET DES BeaUX-ArTS DE LA MÈNE VILLE 9 DE LA' SOCIÉTÉ 
ASIATIQUE ET DE LA GÉOGRAPHIQUE DE PaRIS , DE L'AtHÉNÉE I1;a- 
, LIEN ET DE PLUSIEURS AUTRES SOCIÉTÉS «AYANTES, KTO. 



SECOND VOLUME. 



.J/créyy\AïXJi.^yMJ^' 



LEIPZIG, 

EN COMMiaSION CHEZ J. A. G. WeISEI.» 

"l 8 3 1. 

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Section Troisième. 

mam •'» 
M i » c h n a P—IIP, 

Celui dont le mort est étenda en sa présenoe est dispensé 
de la lecture du CAema, de la prière i), des Tephillin^) et 
de tous les préceptes dits dans la loi ^). Ceux qui portent 
le cercueil, ceux qui doivent le relever, et les rempla- 
çans de ceux qui relèvent, ou précèdent le cercueil^) ou 
le suivent^): or, tous ceux ^ui précédant le cercueil sont 
encore nécessaires (pour le porter) sont dispensés (de lire 
le Chema) ; mais ceux qui le suivent doivent le lire quand 
même ils seraient nécessaires (encore une fois). Cependant 
les uns comme les autres sont exempts de la prière^). 

Lorsqu'on a enseveli le mort et qu'on revient, ceux 
qui peuvent commencer et finir le Ckema avant de parve- 
nir au rang de consolateurs^) doivent le commencer; si 
non, ils ne doivent pas le commencer. Ceux qui sont pla- 



1) Oa CÂewtûMa Etre, 

2) Voy. «ar lei TephiUin Sect 1« p«g. 830. 377 iqq. htM quatre 
SeetioM qo^Ui eonUemeat loot: 

a. Bxod. 111, 2— la h. Ib. vi. Il— Id. e. Deat. VI, 4—9. 
d. Ib. XI, J3— 21.Lei deaz dernièree tout let ménei qM dani XtChemm, 

3) Poor la raison déjà eonnae qn»iin précepte ébatte Paotre. 

4) Bateài: et qoi attendent qae leur tour Tieane de le porter poor 
patter eotoite derrière le cereaeil. 

5) MaseAi: parée qa'ilt Tont déjà porté« 

6> RatcAii parce qve la prière ett une ordonnance det rabbint; 
Cette Mîichna contient plotieort yariantet dant le Taimnd de Jératalem 
et dant la rertion de Sorenhotiot. 

7) En revenant dn cimetière let Jnifi ont la coatome de te ran- 
ger de manière à pouvoir eontoler celui qui ett en deuil, let not après 
leu antret. 

11. A 



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_ 2 — 

ces dans la partie intérieure du rang ^) sont dispensés (de 
• le lire) *),.mai8 ceux qni se trouvent dans la partie exté- 
rieure y sont obligés 1^)* 

Les femmes, les domestiques (juifs) et les mineurs sont 
délivrés de la lecture du Chema et des TepkUlin^ mais 
ils sont tenus à la prière , à la Mezuza '*) et à la béné- 
diction des mets. 

G hé mar m. 

(On peut déduire de$ parolet de la Miickna) que si 
le mort est éeenda, d^evant nous, nous sommes diq^nsés 
(de Ure le Chemu), mais que s'il n'est pas étendu devant 
nous , nous n*en sommes pas ^pensés. Sur quoi je pcfnx 
objecter oette tradition: eelid dont le mort est étendu de- 
rant hri, mange dans une autre maison, et s^ n*a pas une 
antre maison, il Mange éao» la maison de son oenpaguon, 
et s*il n*a pas une telle maison, il fait une séparation^') 
et mange, et Vil n*a pas de quoi fairei une réparation, U 
teume le visage d*un autre coté, et mange. Mais il Be 
peut pas prendre place pour manger, ni manger de la vi- 
ande ou boire du via; fl ne fait pas la bénédiction des 
F. 18. ff*iHets i')y on ne bénit pas pour loi, on ne le prend pas pour 



8) De maoiere qo'ilt puiisent voir Taipeel de ceux qal tout ca 
deuil. 

0) Parce qa'ili sont ceoiéa ëlre eccopét à conaoler raffligé. 

10) Parce qa'ilf tool ceniéi avoir déjà ceatolé TaSHfe. 

11) Oit-iMiiret lit doivent avoir à la porte la Mesaaa doat oosa 
avoDi déjà parlé dani la Préface. Lee de«x àeetioaa qo'oa y écrit a^iit 
préciiémenl lei mémea que cellea do Chgtma tiréea da Deatérooomo. Loa 
ffamet foot Ici comparéee aax nloeara et aox doiwstiqnefl, et dana le 
Talidud de léruialein (Berac S4, b.) aoirt plaecee daaa la Hidflie cftké- 
gorie dei Idiote et de« païens. 

12} flX'^rra pariet, tabuiaium ertm^rem Ipcm» ab imieriorm éi- 
ttingueni : ici une léparatiott propre à eaeber aa Mort celai q«l mange ; 
car aotremeut, dit Raachi» il aurait l'air da ao «oqner de loi, es 
Mangeant. 

13) 173 T)Q on appelle ainii le nombre d«i ennvlvea poar laire In 
eoniécration et la bénédiction dea meta. Ce nombre Ml dtre do trola 
convives au molna, dont Toa qufr eat ordlnalromeiit le nmltre de la 
maison ou un rabbin fait la conaécration et la bénédiction dot nHa 



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_ 3 — 

compléter le nombre 4en oonyÎTes^ il est dispem^ de k 
lectore in. C%ema, 4e la jMriere, des TepkiUin et de toas 
les pr6cep43e6 qui sont dits dans la loi; nais le samedi il 
pevt preodre place, manger de la viande et boire da TÎn 
et -bénir et consacrer les mets; on pent bénir pour loi, on 
peat s'en servir ponr compléter le nombre des convives, et 
il est tenu à é»m les préceptes qui s«nt dits daas la loi. 
Rabban Simeon, fik de Gamaliel, dit: une Sois qu'il est 
4»Utgé à ceci on peut dure qu'il est obligé à to«t. Sur q«oi 
R. Johanan se demande en quoi diffère (Bmbiam Siméo» 
des aatr€9 docteurs) et dit q«*U diffère daps les fonctions 
du lit 1 *). Nous apprenons de cette tradition qne (t homme 
en dmil) est dispensé de la leotore du Chemm^ de ia ^ièrs, 
4e» Tephitiù^ et de tous les préceptes qui sont dits dans 
la loi ^ ^). Sur «quoi R. i^apa dit ^*il fiant entendre cela de 
«eltti qui tourne son visage et qaima^ge '^). Mais R. Acbe 
dit: qu'aussi loag-temps qu'il a sur lui l'obBgation d'erné- 
T^Ur eon mort, c'est oeoMne si le mortééait étendu tonjoura 
Seyant lui*^); car il est dit <Gen. XXIil, S et 4,).- et 
g'étami levé de devant ton mort^ etc. afim que fenêerre 
MO» mort de devant mod^^y Aussi long*temps donc qu'on 
a snr soi le devoir de Fensév^ir, c'est comme si le mort 
était étendu devant nons. B^.: Quant à son mort, oui 
(f/ est diepemé de lire he Ckema)^ mais quand on n'a sur 
«oi que le devoir de le garder, non (on n'est pas dispensé). 



au n«m àm Xqmm let «utret. Mail loraqn'Ui lont denx :f enlement elitcon 
prie pour lai-mëme toat bat. 

14) C'ett-à-^ire : Kabbaii Simeon eit d'atii qae comme celni qoi.eit c^ 
deofl est obligé à tout Jet préeeptet de la loi le tamedi, U doit être 
aaMl obUgé à donnir avee la femme, mafa Ut satret d«eteort ne vont 
paa ai l*'». 

15) Lort même iqae le mort n'ett pat en is pretence, ce qai ett 
autrement telon te Mitcfaoa. 

16) Et non de celui qui mange dant la maiion de ton compagnon. 

17) Il tuit de là que, par Texprcttion le mort étendu devant iut\ 
la ^Miflcbna a vonlo dire : antti long-tempt qu'il a nir loi le Seroir de 
le, faire enterrer il ett libre de tout antre précepte. 

18) Abraham dit qne ton mort ett devant loi quoiqu'il en fût 
éloigné. 

A2 



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_ 4 — 

Cependant on noas dit dans la Baraltlia: Celui qoA garde 
un mort, quoiqu'il ne soit pas. son mort, est dispensé de la 
lecture du Chewim et de la prière et des Tepliillin et de 
tous les préceptes qui sont dits dans la loi. Celui qui le 
garde est donc dispensé , quoiqu'il ne soit pas son propre 
mort ; mais comme d'autre part, lorsqu'il s'agit de son pro- 
pre mort, on est dispensé, lors même qu'on ne le garde 
pas, on pourrait dire ^e tant dans le cas de son propre 
mort, que dans celui de garder un mort on est dispensé, 
et que c'est seulement dans les cas qu'qn se promène dans 
un cimetière qu'on n^est pas dispensé. Cependant nous 
aurons dans une autre BaraXtha: l'homme ne doit pas se 
promener dans un cimetière les Tephillin sur la télé, le 
livre de la loi sur le bras, et en lisant le Chema; et qui- 
conque fait cela pèche contre ce qui est dit (Prov* XVI^ 
5.) : celui qui se moque du pauvre dé$hê$iore cebû qui ta 
faiU Réf.: Dans le cimetière si le mort est Soigné de 
moins de quatre coudées, il est défendu (de lire le Ckema); 
mais lorsqu'il est éloigné de plus de quatre coudées il faut 
le lire; car Mar dit: un mort embrasse quatre coudées 
pour la lecture du Chema* Mais dans notre cas, lors même 
que le mort est éloigné de plus de quatre coudées on en 
est dispensé. Il est dit dans la même Baraïtha'^): celui 
qui garde un mort, lors même qu'il n'est pas son propre 
mort, est libre de la lecture do CAema^ de la prière, des 
TepkilHn et de tous les préceptes qui sont dits dans la loL 
S'ils sont deux, l'un garde et l'autre s'éloigne pour lire, 
puis celui qui gardait va lire à son tour. Le fils d'Axa 
dit: s'ils sont entrés (avec le mort) dans un vaisseau, ils 
le placent dans un coin, et ils prient tous les deux dans 
un autre coin. En quoi donc diffère-t-il de l'antre docteur? 
Ravina dit qu'il diffère par rapport* à la crainte que les 
souris (ti entament le mort), car un docteur pense qu'U faut 
que nous ayons toujours cette crainte, et l'autre soutient 
que nous ne devons pas l'avoir (dans un navire). 

Les rabbins ont appris : celui qui transporte les os d^on 



10) tif)^ Le corps oa la loite de la même tradition porte. 



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— 5 — 

mort d*iiB Bea à im ifutre, ne doit pas lés mettre dam an 
sac, ni les placer sar la croape d*an âne et monter dessas; 
car en en asant de la sorte envers eax il montre qa'il les 
méprise; mais s'il craint qaelqae insnhe de la part du Oé^wê^ 
oa des brigands (tTDDb gr.), il lai est permis de le faire, 
et ce qa'ils disent concernant les os yaat aassi par rapport 
aa livre de la loi. Mais sar qaoi se rapportent ces der- 
niers mots? Dirai -je qa*ib se rapportent à la Reeia de 
cette tradition? Cela va sans dire, car le livre de la loi 
doit-il être moins respecté qae les os^**)? Ds doivent donc 
se rapporter à la Sepia^^). 

Rahva S^t avoir entendn dire à H» Jéhada: qaîcoo- 
qne voit an mort et ae Taccompagne pas, pècfae contre le 
teiLt% qai dit^ (Prov. XYII, 5.): Celm fui ie moque dupan^ 
vrey déshonore celm qui ta fmH. Mais s'il raccompagne, 
qaelle sera sa récompense) R. Âse dit: c'est de lai qae 
l'Ecritnre a dît (ib. XIX, 17.): etimi qui apHii du pauvre 
prête (mi>») à F Etemel (Talm. : c'est comme $Hl aecow^ 
pagnait t Etemel) ^^). Et antre part (ib. XIV, SI.): mais 
celui là honore (Dieu) qui a pitié du nécottiteux^^). 

R. Hija et R. Jonathan se promenaient ensemble dans 
an eimelière, ' et , comme le cordon des Tsitsitbs de R. Jo- 
nathan était tombé, R. Hija lai dit de le ramasser, afin 
qne les morts n'eussent pas lieu de dire^^) : demain ils des- 
cendront chez nous, et maintenant ils nous insaltent. L'au- 
tre lui dit: comment peavent-ils savoir toat cela, sll est 
écrit (Eccles. IX, 6.): maii les morts ne savent rienî H 
reprit : si ta as lu ceci, tu ne l'as pas répété, et si tu Tas 
répété, tu n'y es pas revenu une troisième fois, et si tu y 



20) Ost-à-dfre: mî let ot ne doivent pM être mit dam on tac et 
pur le ào% d'on âne etc., à plui forte raison doit-on ae garder -de le 
Ikire p«r rapport an livre de la loi. 

21) En tant qae la crainte aenle peat diipenaer d'avoir plot d*é^ 
garda poor le Uvre de la loi qae poor let ot d'an mort, 

23) Car le verbe Hl^ veut dire également prêter et ace^mpmgngr, 
23) JUi$eài: il n'y a paa an être an monde qoi toit plot pauvre 
qu'on mort. 
* 04) Ko voyant cette marque de pea de reapect poar eux. 



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— 6 — 

et revenu vue troisième Cm, on ne te Ta pas eupUqné **); 
cat il est ik (ibi): eertùinêmtmi les vivams' tamtui qu'iU 
It^urromt, cenx-d sont lea jnites fui aiéme daps lear mort 
aoat appela vmkmt (IT'^); car il est dit (tL Seau» XXill^ 
aOi): Et Menaja, fih de Jekojadia, Jilt d^lttkJml (vr vw) 
(Tdnu: JUm d^mm Aew^me vivant) qui mvait fmit de grmmd$ 
ewploite et (qwi Hait) de Kaàseel; il frappa les deux 
Uen» de Moaèy il dewcendii auai et frappa un lien demM 
t\ ï%.h.une foêêe enwn jour de neige^ '«n ^D^nt "pjile d'nn àomme 
viva$U. Croie- tu donc ^e tous les antres sont fik des 
morts? Rép.: II est dit: Jils d'un homme vivant parée qae 
même dam sa mort œt homme a été appdé vwant/ i^n 
iiM3t^:2 f^hn (qui avait fait de grands easpleitt de la ville 
de Kahseel) cda vent dire qa'il avait ra«lti[^é (run) et 
rassemblé (ynp) les onvriers (O'«b>io) de la loi: nDn nctrn 
an*)» ^'^'^ "«dtt) nfie (etU a frappé les denar lions de Moai)^ 
cela vent dite q«*il n*a pas laissé an seal iadivida qm lui 
fiftt semblable ni sons le premier ni sons le second temple 2^), 
A^tDfT mn '^'^:m *|nna •'•nim née n^m ii-^ itwîi (et il est 
descendu et il a frappé un lion au milieu d'une fosse en 
un jour de neige). Il y en a qui disent -que cela signifie 
qa*il a cassé des moroeanx de grêle, et s'y est placé peur 
se baigner ^^). Mais d'autres disent que cda signifie qu'il 
a étudié dans la &iphra de la maison de Rav'^) u» jour 
d'hiver. Quant aux paroles: Cependant les merts ne sa-- 
vent rieUj ce sont les impies qui sont appelés miorts^ même 



25) Cette maxime lert k expliquer U forraole notre retour sur toi 
tic,, ainii que nou« I^avont dit à la fia de la l^ Section. 

26) Rachi et Tozepheih'. W a dompté let MÎècIet (*^3^) par ton mé- 
rite. Les deux liom de Moab sont David et Salomon qai descendaient 
de Rath, femme rooabite, et qui bâtirent le temple. 

27) Ratehi: pour te purifier d^uno pollution et pour être Ainsi ea 
état de lire dans la loi. 

28 j ToMepheth : La Siphra est un commentaire du troisième livre 
do Moïse qui est appelé lien parce qu'il est plus difficile que lea quatre 
antres livres, et milieu ée la fétte parce qu'il est au ailien dea autres. 
Ce commentaire est donc selon le Talmad toot an moins ansa! SBflea qae 
l'aïeul de fitnija. 



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-^ 7 --; 

pendant leur viet'); eor U est dit (Ecéck. XXI, 3(K): Eê 
Mpr^mne (bbn Tabou: tué} impie ^ PHi^e ^hruël. Et 
A tu yeux je peux prouver cdk par oet autre passage 
(Deut. XYIt 6.) : Smr la purple àe deux om de traie té- 
moine on fera meurér le mort. Cependant il est encore 
en vie. Bép. : Mais il est mort en lui-même (em par see 
aetiemsj^^). 

Les fils de R. Hija éèant sortis hors de la ville si) 
oublièrent ee qu'ils avaient appris, et ils étaient tristes de 
œ qu'ils ne pouvaient pas s'en souvenir. Alors Tun dit à 
Pautre: notre père*^^) saura-t*il : quelque chose de cette 
tristesse t L'autre répondit: comment peut-il le savoir s'il 
est 4orit (Job XIV, 21*):/ Lee ethane eerent kenerie 
(Talm.; affligés) et il m'en eanru rien. Conment, dit un 
troisième, ne le saqra^t-il pas s'il est écrit (ib. vs. 22.): 
aueei feng-^tempe fue $a chair est sur Imi^ elle son^re^ et 
eon âme sur lui s^mgHgey et R, Isaac dit qu'un ver est aussi 
incommode pour un mort qu'une aiguSle dans la obair d'un 
vivant* (Les autres frères) dirent: quant à leur propre 
affliction les morts la savent fort bien, mais ils ne savent 
pas L'affliction d'autrui. Comment noni (dit l'autre) si 
nous avons dans une Baraltha ce qui suit: Il arriva à un 
pieux qui avait donné un denier à un pauvre la veille de 
la nouvelle année dans une année de disette, que sa femme 
en fat de mauvaise b^uneur. Il s'ep alla donc, et étant 
obligé de passer la nuit dans un cimetière, il entendit les 
esprits de deux femmes'') qui causaient ensemble, et dont 
Tune disait à sa compagne: ma compagne, sortons et par- 
courons le monde, et nous entendrons de derrière le voile '^) 
quelles sont les calamités réservées au monde (cette an» 



29) Ce qui petit lerTir à éelaircir la phrase de l'EvangUe: imftte 
te$ morte en9evelir iei mort: 

30) rnp'^^â a prineipio , a prima radiée^ 

31) itaMcAi: poor t'oceoper de ragricnltore, 

32) Qui éUit déjà iport. 

33) Ratchi : les eipriti de deux demoÎMellet. 

34) RaMcki: Qoi ett étenda devant le Saint des Saints dn ciel 
eomae il était étenda devant le Saint do Saint on la Chokina do temple. 



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— 8 — 

nie)*^). Alors sa camarade lu répondit: moi je ne le 
peux pas; car j'ai été ensevelie dans une natte de ro- 
seau'* y, mais va et tu ^me conteras ce que tu auras en- 
tendu. Elle alla, et après avoir parcouru le monde elle 
revint, et sa compagne lui dit: ma camarade, qu'estM^ q|ne 
tu as entendu de derrière le voile! L'autre lui répondit: 
f ai entendu que quiconque sèmera dans le premier quar- 
tier '7) la grêle détruira (>a siettfoii^' s). Dhomw^e qui 
avait écouté les e$prit$) alla donc et sema dans le second 
quartier de sorte que la moisson de tous les autres'*) fut 
détruite, mais la sienne ne fut pas détruite ^^)* L'année 
«uivaaite il alla encore une fois et passa la nuit dans le 
même cimetière. Il entendit les ipémes esprits qui conver- 
saient ensemble 9 et l'une disait à sa camarade: sortons et 
parcourons le monde, et nous entendrons de derrière le 
voile quelles calamités viendront dans le monde. L'autre 
lui dit: ma camarade^ ne t'ai -je pas dit que je ne peux 
pas; parce que j'ai été ensevelie dans une natte de roseau; 
mais va et tu me rapporteras ce que tu auras entendu. 
^Elle alla et parcourut le monde et rentra. Alors l'autre 
lui dit; ma camarade qu'est ce que tu as entendu de der- 
rière le voile t Elle lui dit: j'ai entendu que quiconque sè- 
mera dans le second quartier, la rouille frappera (ta moif^ 
iomjy (alors tiomme qui avait écouté tout ce diêcourt) s'en 
alla et sema dans le premier quartier. Et comme la mois- 
son de tous les autres avait été brûlée, et que la sienne 
n'avait pas été brûlée, sa femme lui dit: pourquoi l'année 
passée tout ce qui appartenait aux autres a été détruit et 



35) C'était la noarelle année, f^te pendant laquelle Dien juge le 
monde poor tonte l'année eu 1 vante. 

36) J^ai honte de paraître dans celte parure. 

37) Rntehi: de la première pluie ou de la pluie dea lemalllefl q«i 
a froit quartiers; le l^** depuis la nouvelle année Jusqu*an 17« du mois 
Marhe9ehvam\ le 2<l depuis le l?» jusqu*aa 23« du même mois, et le 3* 
depuis ce Jour Jusqu'au \^ du mois Kitler. 

38) Ratchi: en tombant à l'époque od la tige de ce qui aura été 
semé le premier quartier aura de H consistenee. 

89) Batehi: qui avaient semé dans le premier quartier. 

40) Ra$ehi: car à eetl« même époque elle éfsit encore teaire. 



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_ 9 - 

qm le tien ne l'a pas été, et maioteBaiit toat ee qû ap- 
partient anx antres est brnlé., et le tien n*egt pas brûlé? 
Sor qnoi il loi conta tont ce qni s'était passé. On rap- 
porte qne pen de jonrs après, une qnerelle s'étant allamée 
entre la femme de ce pienx et la mère de la demoiselle 
(tniévtUe dant une natte) la première dit à la seconde*^): 
viens et je te montrerai ta fille qni est enterrée dans nne 
natte de roseanx. L'année suivante le pirax alla, passa 
la nnit dans le même cimetière et entendit les mêmes 
esprits qui s'entretenaient entr'enx et dont Tan disait à 
l'antre: ma camarade, sortons et parcourons le monde afin 
d'entendre de derrière le voile qildle espèce de calandté 
menace la terre. L'antre lui répondit : , ma camarade, laisse- 
moi tranquille , car les choses qui se sont passées entre 
moi et toi il 7 a long -temps qu'elles ont été entendues 
parmi les vivans. — On peut donc conchire de là que les 
morts savent. 

Mais peut'étre qu'un autre homme étant mort est allé 
conter (amx deux demoUe/les la querelle en fue$iion). 
Rép. : Viens et écoute une tradition qui peut te faire chan- 
ger d'avis. Zelri avait déposé de l'argent auprès de son 
hôtesse jusqu'à ce qu'il eut le temps de se rendre dans 
l'école de Rav. Mais comme dans cet intervalle die mou- 
rut, il alla après elle au cimetière *2) et lui dit: ou est 
mon argent 1 £lle lui répondit: va et prends-le de dessons 
le gond de la porte dans td et tel endroit, et je te prie 
de dire à ma mère qu'elle m'envoie mon peigne et ma boite 
à farder ^^) par une telle qui viendra ici demain ^^). On 
peut donc soutenir qu'ils savent. 

Mais peut-être que Douma ^^) l'a précédé et a annoncé 
aux morts (qu'elle mourra). Rép. : Viens et écoute ce qui^ 
est arrivé au père de SamueL On lui avait donné à gar- 



41) Dam le projet de l'Jntalter. 

42) nia ^2n la cour dé la mort. 

43) Elle parait faire alloiion, co disant cela, au deail que devait 
garder ta mère aprèf la perte d'ane fille. 

44) -€*eat-àrdire : qoi laoarra. 

45) Battki: q«i ett Fasge qui préaide MX Morti. 



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— 10 — 

ctor l'argent im atyh/tbauj et loft^ue son âme «6 reposa 
(lôriçu'il momrutj Sniiiel n'était pas aaprèa délai; on lui 
donna donc le snraoïa 4u fil9 de etbêi qui mmng0 Fmr^ 
gémi d€$ 99fhelku. Alors il alla après toi an cimetièro eC 
dit aux morts ^^): Je «herche Ava. Us lai répondirent: 
il j a beanoonp d'A^a icL Je cherche Ava, SXm d'A^a. Us 
loi dirent: et i^Ava^ fils A'Ava^ aussi il y en a beanoonp 
ici. Alors il leor dit: je <^erche Ava^ fils A'Avmy père de 
Samuel, est-il ici! Us lui dirent: il est monté dans T Aca- 
démie du ciel. Mais en attendant il aperçnt Lévi^^) qui 
était assis hors du cerde^^) et lui dit: pourquoi es-ta as- 
sis hors dn cercle? pour qndle rûson n'es-tu pas monté! 
U Ini répondit: les angaa m'ont dit: pendant autant d'an- 
nées que tu n'es pas allé à l'Académie de R. Aias; et 
comme tu as affligé par là son esprit, nous ne te lais- 
serons pas monter dans l'Académie du ciel. Dans ces en- 
trefaites son père étant de retour, il rit qu'il pleurait, et 
riait en même temps et kri dit: quelle est la raÛM»n qui te 
fait pleurer t U lui répondit: c'est que tu viendras bientôt 
ici. Et par qud motif ris-tu 1 Parce que tu es fort estimée 
dans ce monde (ie9 morts). U lui dit: si je suis estimé, 
^e l'on fasse monter Léri (dans le cercle des morts et par 
suite dans le ciel), et on le fit monter. Alors il lui dit: 
l'argent des orphelins oà est-il t U lui répondit: va et 
prends -le dans la base des meules. Celui qui est dessus 
et celui qui est dessous nous appartient, et celui qui reste 
au milieu appartient aux orphelins. U loi dit : pour quelle 
raison as-tu fait ainsi t U répondit: afin que si les voleurs 
viennent pour le voler, ils volent du notre, et que si la 
terre le ronge, elle ronge du n&tre. U est donc vrai que 
les morts savent *•). 



46) Ra$eM: qai étaieut sortit de leort tombcaaz et l'étaient as- 
ti« en cercle. 

47) Éa$ehi: ton GoUegue. 

48) L'action d'être déplacé du cercle dea morts syiabolise ici le 
déplacement de Levi de l'école célesfe, car ee q^l se passe dans le c:iel 
doit ansii se passer, sur la terre. 

40) Toiephêih: car ici 1« P^M de Samoal aaU qof son i^s moam 



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— 11 — . 

Mm c'est peol-étre une autre ehoM pour Samuel; car 
comme il était trÀA*ceiuâdéré, les anges se sent liâtes d^an- 
Bimcer (auje m^rts) qa*il fallait loi jEûre place* Bép. : Ce- 
pendant nous Toyons qme R* Jonathan lui-même a changé 
d'avis là-dessas^*); car B. Samuel, fils de Nahmimi, disait 
aridr entendu dire à R* Jonathan: d*où savons «nous que 
les morts s'entretiennent les uns Mrec les autres? De ee 
qu'A est dit (Deut. XXXIV, 4.): Mt t Eternel lui dit (à 
Méïêe lortqt^il était mr le point de mourir J: c'est ici le 
pmye dont f m juré à Ahralum, à Itmmc et à Jmceh en di- 
$ant (^^Tsaih). Que signifie ici Texpcession en ditani ("n^nb}? 
Que le Saint, béni soit*il^ paria ainsi à Moïse: tu et dis 
à Abraham, à Isaac et à Jacob: le serment que je vous 
ai fait je Tai déjà accompE dans tos enCans. Or, s*il teF. io.<r. 
venait dans Tesprit de soutenir qu'ils ne savent pas, à quoi 
bon ordonner de leur parler^')} Mais s'ils savaient cela, 
diras-tu, à quoi bon ocdonner de leur en parler? Rép.: 
Pour faire paraître encore davantage la digiité de Moïse. 

R. Isaac dit: quiconque médit d'un mort est comme 
s'il médisait d'une pierre* Il y en a qui déduisent de là 
que les morts ne le savent pas, et d'autres en déduisent 
qu'ils le savent, mais qu'ils ne s'en soucient pas* Mais ce 
wtenk pas ainsi ; car Rav Papa dit : que quelqu'un contait une 
ch«se défavorable à la mémoire de Mar Samuel, et qu'il 
tonsba une poutre du toit qui brisa le crâne de son cer- 
vea«. Bép.: C'est une autre affaire à l'égard d'un disciple 
des rabbins très-distingué (tel que Mar Samueljy car le 
Saint, béni soit-il, exige qu'on respecte sa dignité. 

R. Jehochua, fils de Liévi, dit: celui qui étant à la 
suite d'un cercueil (]nt3») d'un disciple des savans, médit 
de lui tombe dans la Géhenne; car il est dit (Psau. CXXV, 
5.) : Mais quant à ceux qui tordent (û'^ûann) leurs sen- 
tier 9 obliques P Eternel les fera marcher avec les ouvriers 



blenlùt; car ^ange Douma qui eatre en eharg« lortqoe Phamine eit mo- 
rU>ODd , n'a pat ta le tempi de Tarcrtir de cela. 

so) Kt ion avia était qne let norta ne aavent paa. 

51) Ratçhi: à qaoi bon parler â qai ne tait rien oa qui B*ett 
pas en ét%t de rieo comprendre» 



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— 12 — 

^inifuM; fmbc nut Jmrmël^ ce qui tmI dire: lor$ mêm e 
cue lu pmix eêt sur I$raël (ou qu'um lêrmêtUe est mortj 
Dieu conduira aux enfers (ceux qui difrieient les méri^ 
tes des savons) avec les ouvriers d'insquUL Sur qaoi 
UDe tradition de Fécole de R. Ismaël porte: si tu vois ob 
diadple des savans qui oommet une transgressioii pendant 
la nuit, ne pense pas mal de loi pendant le jour; car peut- 
être en aura-t"il fait pénitence. Mais comment peut*il te 
Tenir dans Tesprit (de dure) peut-être t Quand il est sâr 
qu^il en a déjà fait pénitence? Cela vaut cependant seule- 
ment dans le cas qn*il ait transgressé un devoir qui regarde 
lui-même, mais dans une affaire pécuniaire (la pénitence 
n'a pas de valeur) jusqu'à ce qu'il ait fait la restitution 
(de ce qu'il a pris) au propriétaire. 

R. Jehochua, fib de Levi, dit: en vingt-quatre cas le 
B|Bth-din décerne Texcommunication^') pour Thonneur d'un 
Rabbin, et nous les avons tous expliqués dans notre 
Mitckna. R. Eléazar lui dit: oà sont-fls? Il lui répondit: 
va et tu trouveras. Il sortit, il chercha et il en trouva 
ces trois: celui qui fait peu de ca$ du lavement det mains; 
celui qui médit à la suùe du cercueil det disciples des sa- 
vansj et celui qui s^enfte dont son esprit contre le très^ 
haut. Comment savons-nous que celui qui médit à la suite 
du cercueil des disciples des savans (doit être excomwm^ 
nié) ? Parce que nous avons appris dans la Mischna (Ediotk 
C. S. M. 6.) que lui (Acavia^ fils de Makalaleel) avait 



53) €?et(-à-dire : la première etpèce dVxco««atticaf!oQ , car il y 
s troif etpècei 4*exconiBinBieaUoo dani la Synagogue, lavoir: l«. ^VX^ 
Ut 9€parmiion. 2®. tXHH texcluiiom, 3<». itnXD^ P^xecrmtfom, — La pre- 
mière eit la ping légère , e t on n en vient anx deux autres que lors- 
qu'on ne le rétracte pat dans le ^*)1^. Le Talmud ne rapporte ici qa'oa 
•enl det 24 cai du '^'il^ en le iiabdi?itant en 24 autres cas. Mais 
dans le Lexicon Chatdaeo^Talmudieum de Boxtorf on peut voir les an- 
très à la racine ITTS. Le 8« et le 0* de ces cas fondamentaux portent 
qo^il 7 a excommunication pour quiconque vend son champ à un Géi 
(non-Juif) ou qui témoigne contre on Juif dans les tribunaux des Géim 
(non Juifs). Je note ces deux cas puor fixer fattention do Lectenr sur 
les différentes causes qui s^opposent paisMwunent à la Réforme de la. 
nation israélite. 



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— 1$ — 

oontome dire: qa'M ne donne à boire (?et eaux amèret 
de la jahuêie) ni à one femme prosélyte, ni' à une esclave 
mise en liberté ; mais les savans disent qn'on la lenr donne, 
et s'appuient sur le fait que Chemaja et Abtalion la don«- 
nèrent à une esclave de la ville de Carkemisch mise en 
liberté à Jérusalem. Sur quoi Acavia répondit qu'ils ne 
lui donnèrent à boire qu'une imitation de ces eaux*')* 
Alors les savans Texcommunièrent ^^), et comme il moumt 
dans son excomAïunication le Betfa-dln fit lapider son cer- 
cueil**). 

Et quant à celui qui fait peu de cas du lavement des 
Hiains comment savons^ nous (quHl mérUe Fexcommumiea^ 
Hon) î Parce que la Mischna nous apprend aussi (ib.) que 
R. José dit (à propos du cas que noue venons de rapport 
ter): loin de nous l'idée**) qu' Acavia, fils de Mahalaleel, 
ait été excommunié ; car le parvis du temple n'a été jam^ 
fermé sur aucun autre israélite*^) qui fut aussi sage, aussi 
pur, aussi animé par la crainte du péché qu' Acavia, fils dé 
MahalaleeL Mais qui a donc été excommunié 1 Eléazar, 
fils d'Hatsar (ou de Heroc)^ qui faisait peu de cas du lave* 
ment des mains**); et lorsqu'il mourut, le Beth-din envoya, 
dire qu'il fallait placer une grosse pi^ie sur son cercuefl 
pour faire entendre qu'il a le droit de lapider le cercueil 
de celui qui étant excommunié meurt dans l'excommu- 
nication. 

£t quant à celui qui enfle son esprit contre le très* 



53) Totepheth: Chemaja et AbUlion leloM Aearia ne vonlirent ^> 
«ffr*yer cette femme par une imitalion dee eaux amèree, et qn'ilf firent 
aînai parc« qn'iU éUient étrai^gere et proaélytee comme elle. 

54) Excommunièrent Acavia poor avoir énoncé une opinion défavo- 
rable à la mémoire de Ckemaja et Abtalion. 

55) C'eit-à-dire : il fit placer nue pierre aor aon eerentfil pour mar* 
qoer qa*il méritait d'être lapidé parce ^>U était mort dana l»ezcom« 
monication. 

50) Ûlb^T ^n parce et pax #tV, abeit, 

57) Ra»ehi\ La coor do temple» formée aprèa avoir été remplie d'Ia* 
raélites aox vépret de Pâqae n'a jamaia contenu un homme ploa aage, etc. 

5g^ Ra$ehi: et par là il mépriaait lea rabhîM ^ni ordonneat ce 
lavement* 



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— 14 - 

hemtj d*oà «aroBth-iiiNni (fu^il t$t digne d'etre excommmniê) / 
De ce que la Misdina noas enseigne aussi (TmcMith C. 3. 
M. ft.) qne Simeon, fils de Ckatidi, envoya dire àHoni faiseur 
de cercles ^^): il faudrait Vexcommiuiier^®), et certes si tu 
n'étais pas Honi, j^aurais décrété sur toi Texcommunica- 
tion. Mais <{«« dois-je faire I Tu pèches contre Dieu, et il 
fait ta Tolottté, comme un fils qui pèche contre son père, 
et cependant le père fait ce qui plait à son fils, et sur toi 
dit FEcriture (Prov. XXIII, 25.) : Qjm t»M père et ta mère 
$e rèjoui99ent et que celle qui fa enfanté s'égaie. 

Est-ce que nous ne trouvons plus de ces trois cas dans 
la Misoboa! Il parait cependant qu'il y en a davantage, car 
nous avons appris^') de Rav Joseph que Tendos le Ro- 
main avait aoeovHumé les fils (le» 3uif») de Rome à man- 
.ger des chevreaux armés *^) dans la nuit dePâque. Alors 
les sages fcd mandèrent: certes si tu n'étais pas Tendes 
news aonons décrété sur soi Texcommunication, car tu 
encourages Israël à manger les choses saintes hors de la 
Priesdae*')* Rép.: Cela n'est pas dit dans la Miêchnm^ 
«rats dans la BwraUha. Et dans la Mîschna n'y a-t-il 
j^las de cas semblahles^ Il parait cependant qu'il y en a, 
«ar nous trouvons dans la Miscina (Kdim C. 5. M. 10.) 



50) Car on rapporte éaoi le même endroit de la Mischna qa'H 
traça uu cercle et fit serment de ne point en lortir avant que Dieo 
eût exaucé la prière. 

60} Ratehi: parce qu'il avait tenté Dieu qui eat le rabbin dei rab- 
bins en le forçant à exaucer une prière dans laquelle il demandait la 
pluie. 

61} *^2n« 11 parait ^ar ce paasage que ce mot est équivoque et qn'Mi 
peut le prendre tant pour la MùcÂna qae pour la BarmtAa, 

63} Ratehi: rôti avec ua iéle , te» jambe» et »e» entrmUk» {Exod« 
Xll, 0.) c'est-à-dire, ayant les jamèes et les entrailles liées autour 4e la 
tête et autour du <^rps à l'instar d*un casque et de l'épée. 

63) C'est le 15<> eas du ^T73 ou de la »eparalion qui a été étends 
à la pratique de toua les préceptes attachés à la terre de Palestine comate 
nous l'avons dit dans neutre Théorie du Judaïsme, et ce cas aussi est 
^«111 des plus grands obstacles à la réTorme des Juifs. Teudos, dit Ra»cM^ 
péchait contre l^lninneor des rabbins qui ont défendu de man^r les 
ebevteaox pendant la Pâque pour fkire la haie à la loi de ne point 
manger l'agneau pascal hors de la Palestine. 



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— 15 — 

ces paipks: ^* •» ie eai$e*^) en plm$iémr9 mêreémux^ 9i 
H Ton place du ioble entre un morceau et F autre, B. 
EHéser h déclmre pur y mais h s $avmnê le éi^ni impur , 
et c'est le foyer qu'on appelle du Serpent. Pomrqaot le 
dit-oÀ in serpent f >UaT JÎhada diiiiit avoir entwida due à 
Sam«el qu» c^est jmmx apfreodre que le» gaving ont en- 
tonré B. EMéser i'Halmcms oomne le ferait un «erpent, et 
qu'ils ont déclaré ee foy^er impnr. Et nons avoM aairi 
appris ^^) qoe d«M le même jo«r ils ont fiiit apporter tout 
ee que R. Eliéser avait dédanè .par à œ même sujet et 
Vont brûlé en sa préseaee, et qu'ils ont fini par le bénir ^^). 
Mép.: Cependant on ne fait aoeone mention de celte ex- 
communioatîen dans la Mischna^^)^ OA se trouvent donc 
les 24 cas (ésnt il ^t ici fuestim^Jf Bèp.: R. Jebochua 
(les trouve dans la MiscÂna) parce qu'il compare une chose 
avec Tautre^^). Mbis R. i^éser ne compare pas une 
chose avec l'antre ^^). 

Misûhna. Ceux qui portent le cercueil et leurs rem- 
plisçans. 

Gkémara. Les rabbins ont appris qu'on n'exporte pas 
un mort vers le temps de la lecture du Ckema, et que si 
on a commencé cette lecture on ne l'interrompt pas (pour 
f accompagner). Mms ce n'est pas ainsi; car nous voyons 
que Bav Joseph a été exporté vers la lecture du Chema. 



64) Il eit queitioB 4mn «et endroit dt la Miicknft vi»an foyer 
oa crvdie à «oire ("^ISd) de« <>rie»UiiK) resdve ii^p«re« 

6d) l^n €€ mot «BMi est é^mvoqae «oniaM k préoééèttf. 

66) Ra9chi: c'est-à-dire, par le maudire ou par l'exeommanier 
parce qu'il t'était montré trop obstiné contre les Halaeat ou raison- 
nemena des rabbins. 

67) RatM: jnais seulement on nous en parle dans la Baraïiha. 

65) RaseM: Il raissonne d'un eaa à un autre cas seml»lable et 
trouve dignes d'excommanicatioa toM eeox qui dam la ftNsckna dis- 
patent avee trop de ténacité on arec peu de respect contre les rab- 
bina qui les surpassent en nombre ^ en autorité. 

69^ Mais il se tient rigoureusement aux seuls cas où l'on dit 
^x^féiméfàtmt que tel doeteur a été exconrainnié peur avoir manqué de 
reapect aux rabbins. 



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— 16 — 

Mép.: Cott antffe dioie lorsqu'il «'agit 4'an bonaie très- 
ripulé. 

Miêchna. Ceux qui $ont devant le cercueil et ceux 
gui êont après le cercueil. 

Qhémara. Les rabbins ont appris qa0 ceux qui sont 
occupés du deuil pendant que Ib mort est coucbé devant 
eux, s'éloignent Tun après l'antre et lisent le Ckewui; mais 
n le mort n'«st pas couché devant eux, tous les autres res- 
tent a^sis et lisent le Ckema^ et le plus proche porent 
reste assis et se tait: les autres se lèvent et disent la 
prière, et lui se lève et justifia le jugement de Dieu exercé 
sur lui en disant: Seigneur dei mondei, f ai beaucoup pècàé 
devant tai^ et tu ne m'ai pas fait eicompter un pour mil/e^ 
gu'il soit agréable devant toi^ ô Eternel, notre Seigneur, 
de restaurer nos ruines et les ruines de tout ton peuple de 
la maison disraël dans tes miséricordes. Mais Avaî dit 
que Thomme nja pas besoin de dire . ainsi ^ ®), car Slnièon, 
fils, de Levi, dit et une tradition le confirme au nom de R« 
José, que l'homme ne doit jamais ouvrir la bouche pour 
Satan ^'). Mais R. Joseph dit: comment expliquer alors 
ces paroles de la Bible (£sa. I, 9.) : Peu s'en aurait fallu 
gue nous n'eussions été comme &odome'^^)f Mép.: Mais le 
Prophète rétracte cela dans ce qui suit (ib. vs« 10.) : Ecou- 
tez la parole de FEternelj conducteur de Sodome^^). 

MiscAna. Lorsgu'ils ont enseveli le mort et reviens 
nentj etc. 

Ghémara. On pourrait entendre ces paroles de la 
Mischna s'ils peuvent comme$ieer et finir, que pour tout 
l'ensemble c'est bien, mais pour une seule section ou ver- 



70) Ba$M: de Udn enteadre le mort n^&a (tu mê m*a9 pm9 fkit 
nptêr), 

71) C'est-à-dire : poar donner occasion à Satan de noos aecaier. 
Dans ce cas p. «z. il pourrait dire: donc cet bomme n'a pas escompté 
tous ses pècliés. 

73) D'où il parait qu^oo peut s'accuser comme dans le cas dont 
nous venons de parler. 

73) Ce qui montre, selon le Talmud y que le venet précédent mn 
contient pat une allntiea aax péchés des Isnélltei. 



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— 17 — 

set ce n^est pas bien. Cependant^ je peux l'objecter cette 
antre tradition: lorsqu'ils ont enseveli le mort et qu'ils re- 
viennent, s'ils peuvent commencer et finir même une seule 
section ou un seul verset, etc.; donc ici aussi les paroles: 
itlê peuvent commencer et finir (dtnvent $' entendre) même 
d'une seule section, même d'un seul verset qu'on puisse 
(commencer et finir) avant d'arriver au rang. Dans ce 
cas on les commence, mais autrement on ne les com- 
mence pas. 

Mischna. Ceux qui iont placé$ dam le rmn^, etc. F.i9,b, 
Ghémara. Les rabbins ont appris que le rang qui 
voit l'endroit ou est l'affligé est libre, et celui qui ne le 
voit pas est obligé (de lire le Chema). R. Jébuda dit : ceux 
qui viennent à cause de l'affligé sont libres, mais ceux (qui 
viennent) pour leur propre satisfaction sont obligés. 

Rav Jéhuda disait avoir entendu dire à Rav: cdni 
qui trouve un mélange interdit par la loi (Lév. XIX, 19.) 
dans ses habits, doit les ôter même dans la rue. Quelle 
en est la raison! (Qu'il est écrit) (Prov. XXI, 30.): Il n'y 
a ni sagesse, ni intelligence, ni conseil contre (i^d) (Talm. : 
viS'à^vis de) FEtemeL (Cest-à^dire) dans toute occasion 
où il s'agit d'une profanation de la loi de Dieu, on 
ne rend pas honneur à un rabbin. Je te réponds ^ ^) : lors- 
qu'ils ont enseveli le mort, et qu'ils reviennent^ s'ils ont 
devant eux deux chemins l'un pur et l'autre impur ^ ^) , et 
que l'affligé soit allé par le pur, les autres aussi doivent 
cJler avec lui par le pur, mais s'il est allé par l'impur, eux 
aussi doivent aller avec lui par l'impur à cause de son 
honneur. Comment donc appliquer à cela le verset: // 
M'y ^ P^^ ^^ sagesse, pas d'intelligence vis-à^is de Dieut 
Mais B* Ava interprète cela d'une Beth-Haphres'^^) qui 



74) '^â^D'^â reipomdeo ego^ inttùy en citant ane tradition ou an 
passage de la Bible.' 

75} Oà il 7 a p. ex. des tombeaux. 

70) D'^&ri n*^â loeu9 expan»%oni9 : ' champ où il y avait jadis dei 
tombeaax et qn^on a rendu impur en le laburant parce qu'on y a rë- 
pando partout les cendres ou les os des cadavres. R. Ava dit donc 
l'expression chemin impur signifie une Beth-Haphret qui est défendue 
par les rabbins, et non un chemin Impur défendu par la loi. 
IL B 



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-" 18 — 

est une ostomanca des^cahbins; car B« Jéhuda disait av«ir 
. entendu dire à R. Samuel: rjiomiue doit souffler sur une 
Betà'Haphres'^'^)j et on va plus loin. Et Rav Jéji«da> û\a 
d'Ache, dit au nom de Rav: une Beih-Buphrei qui a été 
beaucoup foulée avec les pieds est pure. 

Viens et écoute, car B. Ëléazar, fils de Sadoc, dit : nous 
avons sauté sur les cercudls des niorts pour aller à la ren- 
contre des rois d'Israël, et non seulement à U rencontre des 
rois d'Israël, mais il faut entendre (qu'on doit faire) cela 
aussi, pour aller à la rencontre des rois des peuples da 
monde, ailn que si on en est digne, on se trouve à même 
de distinguer entre les rois d'Israël et les rois des autres 
peuples du monde* Comment donc appliquer ici le verset: 
Il n'y a pas de scieneej ni d'inielligance ^ ni dt comeil 
vis-à'Vis de Vifuf En suivant l'avis de Rava, car Rava 
dit: ,,c'est une maxime de la loi^^) qu'une tente qui a un 
creux d'un pabne peut servir de séparation contre Yivipu* 
reté, et que si elle n'a pas un creux d'un palme elle ne 
peut pas sprvir de séparation contre Timpureté*^^ Or, 
comme lea cenaueils ont pour la plupart un creux d'un 
palme, les rabbins n'ont défendu ceux qui ont ee creux 
qu'à cause de ceux qui ne l'ont pas, et ils ne les ont pas 
défendus lorsqu'il s'agit de l'bonneur d|i roi^^).. 

Viens et écoute (cetie tradition) ^^): l'honneur qu^on 
doit rendre aux créatures a tant de force qu'il chasse la 
pratique d'un précepte négatif de la loi. Or, comment cela! 
On devait plutôt dire : il n'y a pas de icience^ ni d'intel- 
ligence, ni de conseil vis-à-vis de Dieu, Rép»: Bav, fils 
de Chava, interprétait cela en présence de Rav Cohana re- 



77) Rasc/ti; pour voir l'iL ne i> trouve pai par baiard un o«. 
Or, Il cela était une^ loi nioiaTqae on n'eu agirait pfti si légèrement 

78) Ratchi: une Ualaca de MoTse dérivée du mont Sinaî. 

70) Ainii celui qui laute sur lei cercueils pour aller à la rencon- 
tre d'un roi d'Israël loin de préférer une ordonnance des ral))»in« à la 
loi, fait une cliose qui. est même permise par cet derniers. 

80) Qui contient une autre objection ait verset : il «'y a pas de 
science y «te. et qui se trouve Menahoth 37. b, car le tri^ité Bcr^koth 
n'a pas été rédigé le premier. 



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— 19 -. 

krtivemént an précepte négatif (Deùt. XVII, ll.]j: tù ne 
te déiournei-as potHt^^). Mais on i^^est moqué dé lui en 
disant: le précepte négatif: tu ne te détournerai point est 
aussi prescrit par la loi^<)» Sur quoi Rav Cohana ïépon- 
4H: c'est un grand homme qui a dit cette chose, ne tous 
ea moquez pas; car on appuie toutes les ordonnances des 
rabbins sur le précepte négatif: tu ne te détournerai pointy 
^tnais lorsqu'il s'agit de rendre honneur aux créatures, les 
rabbins eux-mêmes ont permis (de e'en détourner). 

Mais Tiens et écoute: Il est écrit au sujet des ani- 
maux égarés (Deut. XXII, 1.): Et te cacherai ienx 
Xirm ntti-j^nm **) pour faire entendre que quelquefois tu 
pen^ te cacher d'eux, et quelquefois tu ne peux pas té 
cacher. Comment cela? P. ex.: en cas que ce soit un 
prêtre, et que l'animal égaré entre dans un cimetière ^^) 
ou lorsqu'il s'agit d'un Tieillard, car l'action (de pounuivre 
nn animal égaré) n'est pas compatible aTCC son honneur. 
Ou enfin lorsque le prix du traTail (que tu devràii inter* 
rompre) surpasse celui de l'animal égaré de ton prochain**). 
C'est pourquoi il est dit : et tu te cacherai. Mais dans ce 
cas aussi on dcTait plutôt, dire: il n^y a pai de icience^ 
ni d^intelligence j ni de conseil vii-à-vii de Dieu. Rép.i 
C'est une autre chose dans le cas où il est écrit expressé- 
ment : et tu te cacheras d'eux. Donc nous pourrions faire 



SI) C'eit-à-drré: rhbnnemr flei créaturei n* chiifé qoe le précepte 
négatif de ne te détourner ni à droite ni à fauche des paroles des sages, 
£■ d'autreff temei: un ne peut Tioler qu^one ordonnADce def rabblnf 
pour honorer Jet horamei comme dana le cat ci-deatas« 

82) Raschi: Ceux qai ont ri lè sont imaginé ^e ce docteur a 
yooto dire , qu'on peot te détourner des parolef des sages ou des vieil- 
tards , quand même ils noas prescrivent une chose de la loi. Mais il 
n*a Toiila parler que des ordonnances des rabbins. 

83) Tandis qoe par la négative M> placée «a coromtnceroevt da 
vera«t on défend de se cacher devant les antroaox égares et on ordonne 
de Ica rceondnire à leors mattres. 

84) Où 11 est défendu aux prêtres d'entrer. 

85) Raschi: car il n'est pas probable qoe le maître de PaiTimal 
égaré venille l'indemniser au delà de la valeur de ce même anhnal. 

B2 



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— 20 — 

one conclnsion a partie cela®^). Rep.,' d^nne défense p^ 
cuniaire on ne fait pas de pareilles conclusions^^). 

Mais Ti^ns et écoute (ce qui ett écrU) (Nomb. VI, 7.): 
ni pour $a ioeur^ que veut-on nous apprendre par là^*)? 
Que. comme dans les cas ou le Nazarien va sacrifier soa 
agneau pascal ou circoncire son fils, et qu*il entend qa^uB 
de ses proches parens vient de mourir, on pourrait croire 
qu*il doit revenir sur ses pas et se rendre impur, il est 
dit (ib. expressément): il ne $€ contaminera point ^^\ Et 
comme d'autre part on pourrait croire aussi que de même 
qu'il ne doit pas se rendre impur pour ses proches parens, 
il ne le doit pas non plus pour le mort de précepte*^). 
C'est pour cela que l'Ecriture ajoute (ib.) : ni pour ia toeur^ 
(ce qui veut dire) pour sa soeur il ne doit pas se rendre 
F. 20. ff. impur, mais il doit bien le faire pour le mert de pré^ 
cepte y). Mais conunenf? Ne fallait-il pas plutôt iixei ^ n'y 
a pas de science, ni d'intelligence, ni de conseil vis-à-vis 
de Dieu ? Rép. : C'est une antre chose ici où il est écrit 
expressément : ni pour ta soeur. On pourrait donc con- 
clure a pari la même chose (pour les mélanges défendus 



86) Raêchi: relatiremeiit wax nébuigei défendoi par la loi. Nom 
ponrrionf dire de même qu'il y à det caf où on ne ramène p«a lea 
animaux égarés > de même il y en a antsi où on ne ae déahabiUe paa 
dani la rae à caase dei mélangei. * 

87) Parce qae la loi n'eit paa auMl fédère dani les eaoïea péoani- 
airei qae dauf les autres défenses* 

8*8) Rate/ti: une fois qu'il est écrit que le Naiarien ne ae rendra 
impur pour aucune personne morte (ib* ts. 6.) à quoi bon ijonter 
(vs. 7.) ni pour $a 9oeurf C'est pour nous foire entendre une antra 
cliose en passant , ou une exception à la règle générale. Voy. Nmmir 
45. a. 

89) Ce qui détruit cette supposition, 

00) tVW^ tÛ2 morhiu9 praeeeptij c*est-à-dlre , celui qui est mort 
dans un bois ou dans un cliamp, et qui n*a personne qui pense à l'enaè- 
▼elir. n est du devoir de chaque pieux et de cliaque magistrat 4e ae 
charger de sa sépulture. 

01) Raschi: Le Naiarien viole dans ce cas un précepte négatif 
pour l'honneur det créatures. 



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— 21 — 

par la loi). Bép. •* (Non, car la règle) : Sois aais et ne 
Jais pas, diffère beaucoup (du cas dont il s'agit) ^^). 

Rav Papa disait à Atû' : d*oà vient que ceux qui nous 
ont précédés ont abondé en miracles, et qu'on n*en fait 
pas beaucoup pour nous? Est-ce à cause de Tétude? Ce- 
pendant au temps de Rav Jéhuda toute leur étude consis- 
tait dans Tordre Nezikin (ou des dommages) tandis que 
nous apprenons tous les six ordres: de plus, lorsque Rav 
Jéhuda parvenait à cet endroit du traité Oketsin (ou des 
queues des fruits) (oit il est dit) : si une femme met des 
herbes potagères dans un pot, etc. et d'autres disent: des 
olives assaisonnées avec leurs feuilles^ elles sont pures ^^)y 
il disait: nous voyons ici toute Tessence de Rav et de Sa- 
mueP^) tandis ^que nous apprenons le traité Oketsin selon 
les explications de treize écoles. Cependant lorsque Rav 
Jéhuda ôtait un de ses souliers ^^) la pluie tombait de suite. 
Nous au contraire nous affligeons nos âmes et nous crions 
beaucoup ; mais on ne fait pas attention à nous. ^ L'autre 
lui répondit: ceux qui nous ont précédés exposaient leur 
vie pour la sainteté de Dieu; mais nous n'exposons pas la 
notre pour la même cause. Ainsi nous voyons que Rav 
Ada, fils d'Ahava, s*étant aperçu qu'une Goia (non^juive) 
était couverte d'un grand voile sur la place^ et supposant 
qu'elle était une isiraélite, se leva et le lui déchira. Mais 
alors il se découvrit qu'elle était une Goia, et il fut con- 
damné à payer 400 florins. U lui dit: quel est ton nom? 



02) C*ett-li-dire ; en portant fur 1m habitt cei mélanges on viole 
la loi par une action ^ défendae ; tandis qoe lorsqu'on contracte rîmpn- 
reté par Tenterrement d'en wtori de pr^epte on cesse sealement de 
pratiquer la loi da N^zaréat pour eitécnter une autre loi. Dans le 
premier cas nous sommes actifs, et passifii dans le second. Dans le se- 
cond cas il y a collision de préceptes et il n'y en a pas dans le premier. 

03) Le premier de ces deux cas se. trouve Tahoroth C, 2. M, 1. 
et le second Okstiin C. 2. M. 1. 

94) Ratchi: Ces deux cas sont aussi difficiles pour moi s'écriait 
Rav Jéhuda que toutes les questions proposées par Rav et Samuel 
dans le reste dn Talmud. 

05) En se proposant de jeûner , de demander de la plnie. 



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— 22 — 

EUe Iwk féppndit: Matbon. Il reprit: Matron, Mathon 
équivaut à 400 florins ^<»)^ 

Rav Qhîdel avait çoulqjac d'aHer s'asseoir deicaat les 
portes du bain, et disait aux femmes: baigne^toi ainsi, bai- 
gnue-toi ainsi* Sur quoi les rabbins lui dirent : Est-ce qae 
M^ n» craint pas bs effets du mauvais penchant? EL leur 
répondit: elles semblent à mes yeux comme des oies bl^ 
cbes*^> 

R, Jobanan avait coutume d'aller s'asseoir aux port» 
du bain, et se disait: h>rsq.He les filles d'braël iront au bais 
et en reviendront, elles pourront me considérer et atroir 
des enfans aussi bien faits que iqoi. Sur quoi les rabbins 
lui dirent: est-ce que Mar ne craint pas les effets 4*nn 
mauvais oeil? Il leur répondit; Je descends.de la semence 
de Joseph sur qui mauvais oeil ne pouvait rien; car îi 
est écrit (Gen. XLI V, 22.) : Joseph est un rameoM fértUe^ 
un rameau fertile près ^une fontaine (p2^ ^^^). Sur qooi 
B. Avhu dit : ne lisez pas y:p <b9 (sur une fontaine)^ huos 
l^j^ "^^y» (t emportant sur toeil mauvais). R. José, fil& de 
B* Haqina, dit qu'on déduit ceci de cet autre passage (ib. 
XLVIII, 16.): Et qu'ils croissent en nombre comme les 
poissons au milieu de la terre. De même que les pois* 
siHis de la mer sont couverts d'eaux, et que l'oeil malin 
ne peut rien sur eux, de même sur la semence de Jos^h 
l'oeil malin n'a aucun pouvoir. Et si tu veux je peux 
dire: un oeil qui n'a pas voulu se repaître de ce qui no 
lui appartenait pas^^) n'a rien à craindre du pouvoir d'un 
oeil malin. 

Misckna* Les femmes , les domestiques et les «it- 
F.20.b.neurs sont dispensés de la lecture du Chema et dee T«- 
phillin , mais ils sont tenus à la prière y à la Mezuza et 
à la bénédiction des mets.. 

Ghémara. De la lecture du Chema! Cela ya 



06) Jeu de iBOt^ entre le nom propre ]*)nâ et le nombre '{nfitQ 
deux cent. Ce voile était trop précieux poor une Joive« 

07) C'est-à-dire: elles ne me font aucune impression. 

08) Raschi: abuser de la femme de son maître. 



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— 25 — 

dire^ ear e'est nn précepte affirmatîf qitl dépend da temps; 
et toat précepte affirmattf qui dépend du temp^ n'oUige 
pas les femmes. Mais comme ta pourrais dire (lew fem* 
me% sont obligées à lire le Chema) parce qu'il contient le 
loyanme des cieux, Toilà pourquoi on nous ftih entendre 
expressément (qn^ethi en sorti dispensées}. Bt des 3V- 
philhnf Cela va sans dire. Mais comme tu pourmis pen- 
ser que les TephHKn peuvent être comparé» à la Me- 
inza*^): yoilà pourquoi on nons fart entendre expressé- 
ment (qiieiles en sont dispensées). Et ils sont ienm à la 
. prière f Cela va sans dire, car eux aussi ont besoin de mn- 
sérieorde, mais comme tu pourrais dite r puisqu'il est écrit, 
là-dessns (Pswu. LV, 18.): Le soifr, le malin et à midi la 
prière est comme un précepte aflbrmatif qui dépend du temps 
(et dont les femmes sont dispensées) , voîlA pourquoi on 
nous fait entendre expressément le contraire. £^ à la Me* 
xuza! Ceta< aussi ra* sans dire'<*^). Mais comme tu pour- 
rais dire que la Mezma peut être comparée à Pétude de la 
loi^) Toilà pourquoi en' nous en parle expressément. Et 
à la bénédiclton des imetr! Il était inutile de le dire; mais 
comme tu pourrais penser, que puisqu'il est écrit (Exod. 
XVI, 12.;: ^mand l' Eternel vous* aura donné ce s&ir de 
la chair à manger, et que le malin il tous aura rassasiés 
de pain, on pourrait regarder cela comme un précepte af- 
firmatîf qui dépend du temps: voilà pourquoi on Ténonce 
ici expressément. 

Rav Ada, fils d'Ahava, dit: les femmes sont tenues à la 



09) Raschis comme il eit écrit poar U Mezuza ainsi que pour 
les TepAillin, tu les liras et tu les écriras (Deut. VI, 8,) on pourrait 
dire : si les femmes sont obligées à la Mezuza elles doivent l'être aussi 
aox Tephillin, 

100) C'est-a-dire : il était innUle de nous en avertir, car la Mezusa: 
ne dépend pas do temps. 

1) Raschix parce qu'il est écrit dans l'ordonnance de la Mexuua, 
VOU9 les enseignerez à vos enfims , ce qui est relatif à Tétode de la loi. 
On pourrait donc dire comme les femmes sont dispensées d'étudier la 
loi parce qn^il est dit: à vas gerrçons et non à vos JfUlss, eUes peavent 
dire aussi dispensées de la Bfeansa. 



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-^ 24 — 

sanctification da jour du samedi ') , ce qui est une ordon- 
nance de la loi. Or, comment cela? si c*est un précepte 
affirmatif qui dépend du temps, et tout précepte affirmatif 
qui dépend du temps ne peut pas obliger les femmes? Avàî 
dit que c'est une ordonnance des rabbins; mais Raya lui 
répondit qu'ici il est dit expressément que c*est un précepte 
de la loi. Outre cela nous pourrions aldrs obliger les fem- 
mes à Tobservance de tout autre précepte afiurmatif aussi 
par l'autorité des rabbins (ou en dùant que les rabbims 
l'ordonnent). Rava continue donc à observer que TEcritare 
dit à ce sujet (Exod. XX, 8. et Deut Y, 12.) ^i^i (sou- 
viens ^ toi) (Talm. : fais en la commémoration) et ^laio 
{garde-4é). Or, quiconque est tenu de garder {le samedi) 
est aussi tenu d'en faire la commémoration. Or, puisque 
les femmes sont tenues dans ce cas de le garder ') elles 
doivent être aussi tenues d'en faire la commémoration. 

Ravina .disait à Rava : que les femmes soient tenues à 
faire la bénédiction des mets par la loi ou par les rabbins, 
quel avantage pouvons'- nous redrer (^d^ cette connais^ 
sance) *) I Rép. : Elle peut nous servir à tirer plusieurs de 
leur devoir^), car tout ira bien si tu dis que {les femmes) 
sont obligées {à bénir) par la loi, vu que celui qui est obligé 
par la loi peut seul tirer de son obligation un autre qui 
est également obligé par la loi. Mais si tu dis qu'eUes ne 



2) C*est-Mire: de le (ronver préienfei à U i«nctificatioii du ta- 
medi qui le fait par la bénédiction du caUce. Voy. Préface. 

S) Raichi: car le mot gmrdez dénote qn'U a^agit ici d'un précepte 
négatit Voy. Préface. 

4) n est dit dant la Bible (Deut. VIlî, 10.): tu mangeras dome 
et tu t^rai rasiasUy et tu bénira» l'Eternel ton Dieu, à cause du 
bon pays quHl Vaura donné. Otr, d'aprèf ceg paroleg on peut toutenir 
que lei femmes sent et oe sont pat obligées à faire la bénédicUon des 
mets. En effet, l'expression tu mangera» et tu »era» ra»»a»ié coutient 
un précepte affirmatif qui ne dépendant pas du temps, oblige les fem- 
mes ; mais l'expression le pay» çuU'l fmura donné paraft Texclure de 
ce devoir, car le pays a été donné aux hommes et non aux femmes. 

5) Car comme un seul peut bénir pour tous, on délivrer tous lea 
autres de l'obligation de bénir, les femmes aussi en pourraient frure 
autant en cas de besoin. 



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— 25 — 

sont obligées que par une ordonnance des rabbins, alors 
elles ne partagent pas dans cette pratique légale le même 
genre d'obligation que les autres ^), et quiconque ne partage 
pas la même obligation que les autres dans une pratique 
légale ne peut pas les remplacer dans Texécution de leur 
doToir. A quoi donc se tenir là-dessus? Rép*: Viens et 
écoute ^). 11 est vrai qu'on a dit: le fils (qui n'a pas encore 
13 ans) peut bénir pour son père, le domestique pour son 
maître, et la femme pout son mari; néanmoins les savaùs 
ont dit aussi: la malédiction viendra sur Fhomme dont la 
femme et les enfans bénissent pour lai. Tout ira bien ici 
aussi {ohtérve Rava)^ si tu dis que cette obligation est de 
la loi, car alors celui qui est obligé par la loi vient et dé- 
livre un autre qui est également obligé par la loi ; mais si 
tu dis que c'est une ordonnance des rabbins, alors celui 
qui est obligé par les rabbins vient délivrer celui qui ne 
l'est que par la loi. Mais en voulant se tenir à ton expli- 
cation^) (continue Ravina) est-ce que le mineur (dont il 
f agit ici) pourrait contracter une obligation^)? Rép.: Dans 
le cas dont nous sommes occupés on suppose qu'on ait 
mangé seulement selon la mesure des rabbins i^), et alors 
vient celui qui est obligé par les rabbins, et délivre celui 
qui est obligé également par les rabbins. 

Rav Avira faisant à ce sujet une exposition allégori- 
que, disait tantôt au nom de Rav Ame, et tantôt au nom 
de R. Ase, que les anges du ministère dirent devant le 



è) Car dant te cai let femmef Mraient obligée! par les rabbinf , et 
lee hommef par la loi. 

t) Vienf donc et écoute, àii Ravina, une tradition qui prouve qu'il 
nMmporte pai beaucoup de favoir fi cette obligation vient aux femmes 
de la loi ou dei rabbins. 

S) Que c'est de la loi que cette obligation Tient aux femmes et 
aux enfans. 

0) Car on ne peut pas contracter une obligation de la loi arant 
rage de 13 ans , et cependant on vient de dire qu'an mineur peut bénir 
Ipour son père. 

10) Ratchi: La mesure de la loi est: quand tu terag ratêagiey et 
celle des rabbins est selon R. Meir la quantité d'une olive, et la quan- 
tité d'un oeuf selon R. Jéhada. 



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— 26 — 

Sahit, béni soit-il: Seigneur du monde, il: est écrit sar ton 
tiompte dans ta loi (Dent. X, 17.): qui ne connaU d^aceep^ 
tien pûur pêriônne ( 0"»ïd îw «b ) , et qui ne prend point 
de prêiens, et cependant n'as^tn pas d'acception poor Israël, 
lorsque nous voyons qu'il est écrit (Nomb. VI, 26.) : rEter- 
nel élève ta face (tob «td*») j*r toi (Tahn. : H a de tar.eep- 
tion pour toi). Il leur répondit : Est-ce que je ne dois pas 
avoir de l'acception pour Israël pour qui j'ai écrit dans la 
loi (Deut. y III, 10.): Tu mangerai done et tu ierm$ ras- 
' tasié, et tu bénirai V Eternel ton Dieu; mais ettx se sont 
soumis à une observance aussi stricte de ce commandement 
(qu'ils me bénissent) lors même qu'ils mangent la quantité 
d'une olive ou d'un oeuf. 

Misehna tV^. 

Celui qui s'est pollué " *) médite (nn^irr^) le Chema dans 
son coeur (sans le prononcer)^ mais il ne bénît ni avant 
ni après ^ -). Et quant aux mets il bénit seulement après ^'), 
mais il ne bénit pas avant ^ ). R. Jéhuda dit qu'il doit 
bénir avant et après (dans Vun et dans f autre cas). 

O hé m a r a. 

Ravina dit: cette expression ^rv^ti signifie^ que médi- 
ter ou prononcer le Ckema c'est parfaitement égal, car s'il 
te venait dans l'esprit de dire que le méditer^ ce n'est pas 
la même chose que le prononcer à quoi servirait-il de le 
méditer dans son coeur 'i Cela prouve donc que la médita- 
tion équivaut à la prononciation. Qu'il le fasse donc sortir 



11) '^'^p ^!^â seminifluuÊ. Bartenora dit qa'il a été ordonné par 
Ezra qu'un pollué ne paisse lire dans la loi avant de le laver, afin que 
les Savans ne s^accoutument pat à s'occuper de la lot devant leurs fem- 
mes comme autant de coqs* 

12) Bartenora i car les bénédictiooi qui sont avant et après le 
Chema ne sont pas un précepte de la loi. 

13) Maimonide9: parce que la bénédiction après le mets est un pré- 
cepte de la loi (Deut. VIII, 10.) comme la lecture du Chema. 

14) Bartenora: parce que ce n'est pM U loi qni l'oblige à -rrj* 



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~ 27 — 

de ies lèvres > ^). Rép. : Il doit faire coMma Boac trovvoME 
^e VoB a pratiqué aa pied d« motnt Siiiaï'^). Mais Rar 
Usi«da dit: médUer n*e.st pas la uéine chose qae j^onon*- 
c^r; car s il te venait dans Fesprit qae la méditation éqai- ^ 
vaut à la prononciation (im pourrait permeUre au palluéy 
de faire sortir le Ckema de ses lèvres. Cependant si «rf- 
dUer n'est pas la même chose que prononcer à quoi bon 
dit- on (dans la Mischua que le pollué) doit méditer fe 
Chema? Sur quoi B. EHéser répond que o'est afin qu'sm 
moment où tout le monde est occupé à réciter le Ckewu^ 
lui seul ne reste pas assis sans s'en occuper du tout. IVfais 
il pourrait lire une autre section de la loi. Sur qooi Bav 
Ada, fils d*Ahava, répond qu'il doit s'occuper d'une chose 
dont s'occupe toute la commune* Mms voilà que la prière 
aussi est une chose dont toute la comnuwe s'occupe, et ce-F.2i. a. 
pendant nous avons appris: si quelqu'un prie et se sou*- 
vient qu'il est pollué il ne doit pas cesser, mais sealement 
abréger'^). La raison qu'il ne doit pas interrompre est 
qu'il a déjà commentée (à prier)^ mais s'il n'avait pas com«- 
mencé il ne devrait pas prier du tout. Rép.: €'est un^ 
autre chose pour la prière on il n'y a pas le royaume du 
ciel. Mais voilà qu'aussi dans la bénédiction après les mets 
il n'y a pas le royaume du ciel, et cependant nous avons 
appris: sur les mets il doit bénir après, et ne doit pas bé* 
nir avant. Rép.: La lecture du Chema et la bénédiotioB 
des mets ont été commandées par la loi, mais la prière a 
été instituée par les rabbins. 

Rav Jéhuda dit> d'où savons «nous que la bénédictioii 
après les mets est de la loil De ce qu'il est dit (Dent. 
VIII, 10.) : Et lu mangerai et tu serai ranaité et tu hér 
ntrai» Et d'où savons-nous que la bénédiction avant la 



15) Le pollué pourrait donc prononcer le Chema ^ il le prononcer 
oa le nédi^r dans le coeur est parfaitement la même chose. 

16) Ratchi et Totephethz où on s'est abstenu des femmes, et on 
s'est baigné en écoutant les paroles de la loi et non en les prononçant 
<Exod. XVLi 14. 15.). 

17) Rasehi: réciter en peu de moU le contenu de chacane dea 1^ 
bénédictions. 



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— 28 — 

kn est également de la loi ? De ce qu*il est dit (ib. XXXU, 
3,); car finvoqueraùt le nom de T Eternel^ ^). Attribuez 
la grandeur à notre Seigneur ^^). R. Johanan dit: nous 
apprenons qa*il faut faire une bénédiction après la loi de 
ce qu'on la fait aussi après les mets, par Targnment a ,wd* 
nori ad mujuiy et qu'il faut faire aussi une bénédiction 
avant les mets (nou$ le déduisons également) a minori ad 
majus de la bénédiction que Ton fait avant de s'occuper de 
la loi. La bénédiction après la loi, nous la déduisons en 
raisonnant ainsi a minori ad majus de la bénédiction que 
'l'on fait après les mets: si les mets qui ne sont pas char- 
gés d'une bénédiction avant ^o) sont chargés d'une bénédic- 
tion après, n'est-il pas juste que la loi qui est chargée 
d'une bénédiction avant, soit aussi chargée d'une bénédic* 
tion après? Et quant à la bénédiction avant les mets nous 
la déduisons ainsi a majori ad minus de la bénédiction 
(que Ion fait avant) la loi. Si la loi qui n'est pas char- 
gée d'une bénédiction après est cependant chargée d'une 
bénédiction avant, n'est-il pas juste que les mets qui sont 
chargés d'une bénédiction après soient aussi chargés d'une 
bénédiction avant? Mais il y a ici des objections à faire ^^). 
Quelle ressemblance y a-t-il entre les mets qui contiennent 
une jouissance (de ce monde)^ et la loi qui contient la vi» 
du monde à venir ^ 2)? On nous enseigne en outre que sur 
les mets on bénit après et on He bénit pas avant. Objec- 
tion à laquelle on n'a pas encore répondu^'). 

Rav Jéhuda dit: celui qui est en doute s'il a ou n'a 
pas fait la lecture du Ckema n'est pas obligé de la lire; mais 



18) RascM: MoTte dit par cet parolei : avant de commencer mon 
cantique, je ferai la bénédiction de la loi« 

10) Ra$eAi: Moîie dit par cet paroles aux Iiraélltef qu'il leur M- 
lait répondre Amen, 

20) Rateehi: li nont ne tronvonf un venet de la Bible qui ordona» 
exprès cette bénédiction. 

21) "J'I&^b ^^DNb^tff/ objieiendum^ quaeri poiegt eontra iUud. 

22) On ne peut donc conclure des mets à la loi et viee^verga, 

25) fitna'ï''n vel fi^rûrn rPn3")Vl quaettio €iiu$ mumêS qmtteêH; 
v«l et' nomdum eit tatUfaetum. 



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— 29 ^. 

celiti qui doute 8*il a dit Mmeth vefatiiv est tenu de k lé- 
péter. Qaelle en est la raison! Que la lecture da Chema 
est des rabbins et VEmeth vejatfw de la loi 2*). Rav Jo- 
seph objecte ici qa'il est écrit (Dent. YI, 7.): qwnd tu te 
coucherai et tu te leveraij etc. Mais R« Avai loi répond 
que ce verset ne concerne que l'étude de la loi. Cepen- 
dant notre Mischna nous dit: le pollué médite le CkewM 
dam $on coeur^ mais il ne bénit pas avant ni aprè$^ ete.^^). * 
Or, s'il te Tient dans l'eprit de soutenir que VEmeth ve^ 
jatêiv est un précepte de la loi, il le devrait dire après le 
Chema. Mais pourquoi devrait-il le dire nécessairement! 
Si c'est à cause de la sortie d'Egypte, on en trouve déjà 
une commémoration dans la lecture du C^ema. Qu'il dise 
donc ïEmeth vejatfiOj et il n'aura pas besoin de dire le 
Chema. Rép. : La lecture du Chema est préférable parce 
qu'elle contient deux choses 2®). Cependant R. Eléaiar dit: 
celui qui doute s'il a fait ou non la lecture du Chema doit 
la répéter, et celui qui doute s'il a récité ou non la prière 
ne doit pas la répéter. Mais R. Johanan disait: plut à 
Dieu que l'homme passât en prière la journée toute entière. 
R. Jéhuda disait encore avoir entendu dire à Samuel: 
si quelqu'un étant en prière se ressouvient d'avoir prié il 
peut cesser, quand même il serait au milieu d'une bénédic- 
tion; mais ce n'est pas ainsi, car Rav Nahman dit: lorsque 
nous étions dans la maison de Rabba, fils d'Avua, nous lui 
adressâmes cette question: ces fils d'un Rav (ce$ éceliersj 
qui s'étant trompés se souviennent qu'ils récitent le samedi 
la prière d'un jour ouvrier, doivent-ils la finir? U nous ré- 
pondit: qu'ils doivent finir toute la bénédiction (oit ils 
s^aperçoivent de Verreur). Rép.: H en est ainsi dans ce 
dernier cas parce que l'homme est encore obligé (de prier) 



24) Ratehis ear on y Urit la commémoration ie la aortio d'Egypte 
qoi «at commandée par la loi (Dent. XVI, 3.). 

25) Oit-à-dire : U ne récite paa VEmeth veJmi$Hf qni anlt le Chewui 
OTj comment la Bliickna dirait cela ii cette bénédiction était nn pré 
cepte de la loil 

26) Matehi: savoir la commémoration de la lortie d'figypto et le 
royanme dn ciel. 



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— 30 — . 

et fli let TftUbim A^Mt pas Toala le 8i]rchai^;«r (en êa;^ 
gemnt qtfil finiête Uuit la prière) ce n'est qne pour llion- 
aeur du sàmedû Mais dans le premier il a d^jà prié^^). 

Rar Jéhada disait enfin avoir entendu dire à Samuel : 
81 qudqv'un qui a déjà prié, entre dans une Synagogue et 
trouve rassemblée en prière, s'il est en état d'ajouter (à 
$ei prières) quelque chose de nouveau, il peut prier encore 
une fois, autrement il ne doit pas prier encore une fois. 
Et cette dernière sentence était aussi nécessaire (que tm 
précédente) ^ cor s'il fions avait fait entendre seulement la 
première on aurait pu croire qu'il s'agit ici d'un individu, 
F. 21. d. et .d'un individu on d'une assemblée et d'une assemblée ^^). 
Mais un. individu qui (aprèi avoir prié) entre dans une as- 
semblée pourrait être envisagé comme un homme qui n'a 
pas prié du tout , et c'est pour cette raison qu'il nous fait 
entendre (fa êec^nde sentence) ; et si au contraire il nous 
avait fait entendre seulement la seconde on aurait pu peu-* 
ser qu'ici (il fse (Uit pas prier) parce qu'il n'a pas com* 
meacé avec l'assemblée; mais que là {il doit prier) parce 
qu'y a déjà commencé, voilà pourquoi il hri était néces- 
sûre^*) de 'dire (la première sentence). 

Rav Huima dit: celui qui entre dans une Sjnagt>gu« 
et trouve l'assemblée en prière , s'il peut commencer et fi- 
nir avant que le chantre de la Synagogue parvienne à Is 
prière intitulée D^i:o (Modim)^^) il prie (avec tassemhlééy 



27) Oaiifl le f rémier ûêm on ft\e d^u homme qoi le Ironie lor»- 
qo'il a déjà fait la prière journalière, et 4aua le lecond d'un- hooMiie 
qui eit loujouri en devoir de la faire M31^n ^3« Au rette dans le Tal- 
mud de JeruiAkm ^Berac. 12. a.) on fait la question si l'action de coo- 
cber avec une vierge viole le repoi du lamedi. 

28} C'eit-à-dire : que l'homme dont il s'agit ici était seul et lorsqu'il 
a prié et lorsqnil se sonrient d'avoir prié, ou que dans Tun et dans 
raatre caa il te trouvait dans utie commune. Or, il est a remarquer 
qne seulement la prière que l'on fttit daus la commune mérite, à rlgott- 
reusement parler, ee nom. 

29) dO^n^ M*:» non meceisariuM ntii; il n'était nécessaire qu*à 
cette condition, La particule fi(? est ici affirmative, 

30) Rasehi: afin qu'il fasse avec l'assserabléé la révérence qui doit 
se faire en disant cette prière qui ett la 17« des 18 bénédlctlofts. 



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— 31 — 

anftr^Aeftt îl Be fxie pas. MaU B» Josobaa^ filg de Levi, 
dit: s'il peut commencer et finir avant que le chantre de 
la Synagogue parviepne à la ]TOl*ip (Kedoucha)^^) il peut 
fnÏBTj autrement il ne doit pas prier. En quoi donc dif- 
fèrent-ils I En ce qu*un docteur pense qu'un individu peut 
dire seul la Kedoucha^ et l'autre docteur pense qu'il ne 
peut pas. la dire, et c'est dans le même sens que dit Ràv 
Ada, fils d'Âhava : d*oû savons-nous qu'un individu ne peut 
pas dire seul la Kedouchu ? De pe qu'il est dit (Lév. XXII, 
32.) ; car je Merai sanctifié (vtu^nps) au milieu de9 et^fyn^ 
Jtlira^l. Or, pour chaque chose où il y a sanctification 
(nu^llp) on ne peut pas être moins de dix. Mais d'où dé- 
duit-il ceci? De ce que Bavanaï, frère de R. Hija, fils d'Ava, 
nous apprend qu'il faut le conclure de "^in, "jin (milieu^ 
milieu\ vu qu'il est .écrit ici : ear je serai $anctïfié w mi- 
lieu ("Jind) des enfans d'Israël, et qu'il est aussi écrit ail- 
leurs (Nomb. XVI,2t.): Séparez vous du milieu ("jinza) de 
cette assemblée» De même donc que dans ce dernier pas- 
sagOj on parle de dix personnes, ainsi on parle de dix per- 
sonnes dans le premier. Tout le monde est cependant 
d'accord que l'individu qui prie, ne s'interrompt pas' 2)* 
Mais on fit cette question: Est-ce qu'il ne deit pas non 
plus s'interrompre aux paroles: que son grand nom soit 
béni? Lorsque R. Dimi survint, il répondit ainsi : R. Jéhuda 
et H. Siméou disent que les écoliers de R. Johanan soute- 
nûent qu'on ne s'interrompt jamais, excepté aux paroles: 
jtie son grand nom soit béni; paroles qui obligent à s'in- 
terrompre même celui qui est occupé dans le ndD'n?9 TW9h • 
(F ouvrage du xhar^^^). Cependant l'Halaca n'est pas se- 
lon son avis. 

Mischna. R. Jéhuda dit qu'il doit bénir avant {le 
Chema et les mets). 



ZV) Afin qu'il dite avec l'aifemblée Kadosch {Saint) trois fois 
comme il est prescrit à la fin de la Kedoucha qui est la 3» des IS 
bénédictions. 

32) Rawchi! pour répondre à la Kedouzcha ou pour g^incUner an 
MBdim en cai qu'il n'ait pas rattrapé l'assemblée dans la prière. 

33) Ce passage prouve que le Talmud préfère la Cabale à la prière. 



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— 32 ~ 

Ghémara. DeTroM-nons dire qae R JéKnda est d*a* 
Tis que le poUae pent s'occuper dans les paroles de la loif 
Cependant R. Josaa, fils de Levi, dit : d'oà sait-on qa'il est 
interdit au pollué de s'occuper dans les paroles de la loi? 
De ce qu'il est dit (Deut. IV, 9.) : Et que tu l€$ foMset 
connaître à tes et^fam et aux e^f^n$ de te$ et^fauM^ et 
de ce qu'il suit immédiatement après (ib. vs. 10.): le jour 
que tu te tin$ devant t Eternel en Uorebj etc. Or, de 
même que plus bas (vs. 10.) il y avait une défense qui con- 
cernait les pollués, de m^e plus haut (vs. 9.) il y a une 
défense qui concerne les pollués. Diras«tn que R« Jéhnda 
n'est pas accoutumé d'expliquer le rapprochement des ver- 
sets? Cependant Rav José dit: même celui qui n'explique 
pas le rapprochement des versets dans toute la loi, dans la 
répétition de la loi (Deuteronome) les explique; car Toid 
R. Jéhuda qui ne rend pas raison du rapprochement des 
versets de la loi toute entière, il en rend cependant raîaon 
dans la répétition de la loi. Et d'où savons-nous qull n'en 
rend pas raison dans la loi toute entière? De cette Baraî- 
tha qui porte: Le fils d'Axaï dit: il est dit (Exod. XXII, 
18.): Tu ne lai$$era$ point vivre la iorcière, et il suit (ib. 
vs. 19.): quiconque couche avec une bêie sera puni de 
mort. Ces deux versets sont rapprochés l'un de l'autre, c'est 
pourquoi ils s'expliquent ainsi : ^Comme celui qui couche avec 
une bête doit être lapidé , de même la sorcière doit être 
lapidée. Sur quoi R. Jéhuda lui dit: Elst-ce à cause du 
sens que peut avoir le rapprochement de ces deux versets 
que nous devons conclure que la sorcière doit être lapidée? 
N'avons-nous pas le python et le devin (Lév. XX, 27.) 
qui sont compris dans le genre des sorciers? Pourquoi le 
verset ne parle-t-il que d'eux ? C'est afin que tu compares 
(le reste') les sorciers à eux et que tu dises : de même que 
le python et le devin sont soumis à la lapidation, de même 
la sorcière doit être lapidée'^). Mais d'où savons-nous que 



34) Il parsK par là qae R. Jéhoda n'en Tient paa à cette conclu- 
lion par Je rapprochement dei Tertett, mail par an dei ireixê M0dB% 
(Pargumentation qoi apprend à conclare de Vetpèce an genre, Voy. im 
Préface. 



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— 33 — 

dans la répétition de la loi (B. Jéhuda) explique le rap- 
prochement des versets? De cette BaràUha: R. Elîéser dit: 
rhomme peut épouser une femme violée eu séduite par 
son père, et une femme violée ou séduite par son fils; mais 
R« Jéhuda défend {de se marier) avec une . femme violée 
ou séduite par son père, et R. Ghiddel dit au nom de 
Kav: quelle est la raison de R. Jéhuda? C'est qu'il est 
écrit (Deut. XXIII, 1.) : nul ne prendra la femme de $on 
père y ni ne découvrira le pan de la robe de son père^ 
c'est-à-diire , il ne doit pas découvrir le pan de la robe 
d*une femme qu*a vue son père. Et d'où savons-nous qu'il 
s'agit ici d'une femme violée par son père? De ce qu'il est 
^crit immédiatement avant (ib. XXII, 30.): thomme qui 
aura couché avec elle donnera, etc.^^). On lui répondit: 
que ce n'est pas que R. Jéhuda rende raison du rappro- 
chement des versets dans la répétition de la loi (Deut. IV, 
9.), mais que ce rapprochement lui était nécessaire pour 
l'opinion de R. Josua, fils de Levi, car R. Josua, fils do 
Levi, dit: quiconque apprend à son fils la loi, l'Ecriture 
lui compte cela comme si lui-même l'avait reçue sur le 
mont Horeb; car il est dit (Deut. IV, 9.): Et tu les feras 
connaître à tes eiifans et aux enfans de tes etifans, et 
il est aussi écrit immédiatement après (ib. vs. 10.): le jour 
çue tu te tins devant FEternel ton Dieu en Horeb. 

Nous avons appris dans la Mischna: celui qui ayant 
un flux voit une pollution, et la femme qui ayant ses rè- 
gles, rend la semence maritale, celle aussi qui dans l'acte 
conjugal aura vu le sang, ont besoin de bain^^). Mais R. 
Jéhuda les en délivre. Jusqu'ici R. Jéhuda ne délivre que 
celui qui ayant déjà un flux a vu une pollution parce qae 



35) Où il eft qneition d'ane violée. Il paraft éone par là que R. Jé- 
huda fait attention au rapprochement dea Tenets dans le Deoteronome. 

30) Car Ui ont deux etpècet d^impureté légale, Tone plus grave 
(L.év. XV.) et l'autre moins grave, et la seconde rerient à la poUn- 
Hon , poor laquelle Ezras a établi le bain en ftivear de l'homme qui 
veut lire dans la loi , et de la femme qui veut prier. Nous demandons 
pmrdon aux Lecteurs des détails tnconvenans dans lesquels nous sommes 
obifg'és d'entrer malgré nous. Celte Mischna et la 6» de cette section. 

II. c 



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Gqogle 



— 34 — 

dans roîigine il n'est pas obligé de prendre le bain d'Ez- 
ras^^)* Mais il oblige de le prendre^ celui qui est seule- 
ment pollué. Et si tu voulais dire que cela vaut aussi pour 
celui qui est seulement pollué, c'est-à-dire, que R. Jéfainda 
délivre .du bain lui aussi, et que la différence d'avis 'sur ce- 
lui qui ayant un flux a vu une pollution ne sert qu*à faire 
connaître la force (la rigueur) des rabbins, je te dirai alors; 
(que pemes'tu) de la Sepha (qui porte) : celle qui dam 
Pacte marital a vu du $ang a ke$oin de $e baigner f D'a- 
près qui enseigne-t-on cela ? Dirons-nous que c'est d'après 
les rabbins? Mais cela irait ici sans dire, attendu que cdm 
qui ayant un flux a vu une pollution n'est pas obligé dans 
l'origine de prendre le bain d'Eiras, et cependant les rab- 
bins l'y ont obligé, d'autant plus la femme qui dans ïactt 
conjugal a vu du sang, et qui par là est dans rorigine obli- 
gée de prendre un bain ' ^). Cela est donc enseigné d'après 
F.22.ir.R. Jéhuda qui dit expressément: la femme qui dans l'acte 
conjugal voit ses règles n'a pas besoin du bain d'Elxras; 
mais celui qui est seulement pollué en a besoin. 

On ne devait pas dire dans notre Mischna y\SQ (U 
bénit), mais ^n-^nû fil médite). Selon R. Jéhuda l'expres- 
sion •nTl^rro peut-elle avoir lieu? Cependant une Baraîtha 
porte: le pollué qui n'a pas d'eau pour se baigner, peut 
faire la lecture du ChewHt, mais il ne bénit ni avant ni après, 
et mange son pain et bénit après (t avoir mangé) , et ne 
bénit pas avant, mais il médite ('-imnx}) (la bénédiction) 
dans son cœur sans la faire sortir de ses lèvres: paroles 
de R. Meïn R« Jéhuda dit: tant dans ce cas que dans l'an- 
tre il l'a fait sortir de ses lèvres''). Sur quoi Rav Nah- 
man, fils d'Isaac, dit: R. Jéhuda envisage ces béttédictions 



37) Car il y s une Antre eipèce d^impureté plat gnre que le bain 
d'EsTM ii« peat pat faire ceeaer. 

18) Raêchi: car la poUotîon précède dana ee cas le lang des 
réglée, <l la femme est obligée de ae baigner poor la première imporeté 
et aprèi pour la aeeonde; tandis qne poor celai qui nFnit an flax nvant 
In pollation Yaut précisément le c^mfraire. 

se) Ce qnl prooYe qoe lelon R, Jéhada Texpreifion ^HtlM^ ne 
peut paa avoir lieu. 



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— 35 — 

G^nime les Halaeas de la manière dottt il faut se conduire 
dang le monde («pK ^Tî)**), car la BaraTtha porte: il eat 
écrit (Dent. IV, 9.): Et tu le$ feras connaître à te$ et^fan$ 
€t aux €t\fanê de te$ enfan$; et il est aussi écrit immé- 
diatement après (vs. 10.): le jour que tu te tim devant 
tEtemel ton Dieu en Horeb. Or, de même (qu^on $e tint 
en HorebJ avec terreur, avec crainte, avec consternation 
et en tremblant (Exod. XX.), de même (il faut étudier la 
loi) avec terreur, avec crainte, avec consternation et en 
tremblant^ d'oà on a déduit que ceux qui ont un flux, les 
lépreux et ceux qui couchent avec leurs femmes rendues 
impures par les règles peuvent lire la loi, les prophètes, 
les hagiographes et étudier la Miscfana, le Talmud, les 
Halacas et les Âgadas, et que les pollués ne le peuvent 
pas*^). R. José dit qu'ils peuvent répéter les choses qui 
leur sont familières* 2) à condition qu'ils ne tâchent pas 
d'appuyer les paroles de la Mischna (par des cHatiom de 
la BibleJ^^). R, Jonathan, fils de Joseph, dit qu'ils peu- 
vent bien le faire dans la Mischna, mais qu'ils ne doivent 
pas le fedre dans le Talmud. R. Nathan, fils d'Âvichalon, 
dit- qu'ils peuvent faire cela même dans le Talmud, seule- 
ment ik doivent se garder de prononcer le nom de Dieu, 
qui se rencontre dans ces citations. R. Johanan Sandelar, 
diflciple de R. Akiva, dit au nom du même R. Akiva, qu'ils 
ne doivent s'immiscer dans aucune explication, et d'autres 
disent qu'ils ne doivmit Mitrer sous aucun prétexte dans 
une école. R. Jéhuda dit qu'ils peuvent enseigner fou ré" 
peter) les Halacas de la manière de se conduire dans le 
monde. R arriva que R. Jéhuda ayimt souffert une pollu- 
tion, marchait sur les bords d'un fleuve, et que ses disciples 
loi dirent: apprends-noos, notre maitre, «ne section dans 



40^ Car «a poUaé peut étodier cet HalaeM mdi faire naage do 
bain d'Esrai. 

41) Raiehix car lea prenierf iodI en état de lire la loi aveiQ crainte 
et reapect , maia lea teeondt aont aoap^onaéa d^y apporter trop de légè. 
reté d'eiprit. 

42} Ru9ehi: parce qu'elles ne demandent pai trop d'attention. 

4S) qar U lai fit défendu de lire dana U Bihie. 

C 2 



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, _ 36 — 

les Halacas sur la manière de se conduire dans le monde. 
n descendit (dan$ le fleuve) , se baigna et la leur apprit. 
Il lui dirent: mais ce n'est pas ainsi, que selon ce que ta 
as bien voulu nous apprendre, doit se conduire celui qui 
enseigne les Halacas sur la manière de se conduire dans 
le monde. H leur dit : quoique je tâche d'être facile pour 
les autres je suis toujours difficile pour moi-même. 

Baraïtha. R. Jéhuda, fils de Bethira, était accoutumé 
de dire : les paroles de la loi ne contractent pas d'impu- 
reté^^), n arriva qu'un disciple (pollué) parlait tout bas 
en présence de R. Jéhuda, fils de Bethira. Il lui dit : mon 
fils, ouvre ta bouche, et que tes paroles luisent (se fas- 
sent entendre)^ car les paroles de la loi ne contractent pas 
d'impureté, selout ce qui a été dit (Jér. XXUI, 29.): ma 
parole n'est-elle pas comme un feuf dit l'Etemel. Or, 
de même que le feu ne contracte pas d'impureté, de même 
les paroles de la loi ne la contractent pas non plus. 

Mar vient de dire qu'un pollué peut éclaircir la IVfischna^ 
mais qu'il ne peut pas éclaircir le Talmud {par des cita- 
tions de la Bible) ce qui vient à l'appui de l'opinion de 
R. Elaï; car R. Elaï dit que Rav Aha, fils de Jacob, di- 
sait au nom de notre Bav ^^) que l'Halaca est qu'il peut 
bien éclaircir ainsi la INfischna, mais qu'il ne peut pas 
éclaircir le Talmud selon une Baraïtha qui porte: il peut 
éclaircir la Mischna, mais il ne peut pas éclaircir le Tal- 
mud; paroles de R. Meïr. R. Jéhuda, fils de Gamaliel, dit 
au nom de R. Hanina, fils de Gamaliel, que l'une et Tau- 
tre choses sont défendues, et selon d'autres que l'une et Taatre 
choses sont permises. Celui qui dit que l'une et l'autre choses 
sont défendues est du même avis que R. Johanan Sandelar, 
et celui qui dit que l'une et l'autre choses sont permises est 
du même avis que R. Jéhuda, fils de Bethira. Sur quoi R. 
Nahman, fils d'Isaac, dit: le monde est accoutumé de se 
conformer à l'avis de ces trois vieillards ^^). Savoir, à Ta- 



44) C'est-à-dire: elles ne peuvent pas être contaminées par le 
poUaé. 

45; '•i ^^"^ notre Rahbi ou notre Eav, 
46) Ra»ehi: parce, qu'ils facilitent. 



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— 37 — 

vifl de R. Elaï dans le prémices de la toison, à celai de 
R lochia dans les mélanges (défendus par la loi) , et à 
Tavis de R. Jéhuda, fils de Bethira, dans Tétude de la loi. 
A favis de R. Elaï dans les prêmtces de la tqùon, car 
laBaraïtlia porte: R. Elaï dit: n'est-ce pas que Ton est en 
usage de donner les prémices de la toison seulement dans 
la terre de Palestine! A Favis de R. Jochia dans les mé- 
langes selon ce qui est écrit (Dent XXII, 9.): Tu ne sè- 
meras point dans ta vigne diverses sortes de grains. R. 
Jochia dit: Thomme ne manque pas à cette loi qu'il n*ait 
semé du froment, de Torge et des pépins, en les jetant 
(sur la terre) dans la même poignée. A Favis de R. Je- 
huda, fils de Retkira^ dans F étude de Im loi selon la J9a- 
raïtha qui porte: R. Jéhuda, fils de Bethîra, dit: les paro- 
les de la loi ne contractent pas d'impureté. Zeïra étant 
survenu dit que le bain d'Ezras avait été aboli, et d'autres 
rapportent qu'il dit qu'on avait aboli l'usage de se laver 
les mains ^^). Celui qui dit cela de l'abolition du bain esrt; 
du même avis que R.' Jéhuda, fils de Bethira, et cdui qui 
dit cela de l'abolition du lavement des mains, pense comme 
Rav Hasda qui maudit celui qui était retourné à la maison 
pour se procurer de l'eau dans le temps de la prière. 

Les rabbins ont appris qu'un pollué sur lequel on verse 
neuf Cabs d'eau devient pur. Nahum Isch Gamza *dit cela 
en secret à R. Âkiva, et R. Akiva le répéta aussi en se- 
cret au fils d'Azaï, mais le fils d'Azaï sortit et l'enseigna 
publiquement à ses disciples. Sur quoi il y a une disparité 
d'avis entre deux Amoraïm d'Occident, R. José, fils d'Avin, 
et R. José, fils de Zavida. L'un soutient que le fils d'A- 
zaï l'enseigna publiquement, et l'autre soutient qu'il l'en- 
seigna en secret. Celui qui soutient qu'il l'a enseigné pu- 
bliquement le fait à cause de la négligence de l'étude de 
la loi et de la pratique du précepte: croissez et multi- 
pliez ^^)^ et celui qui soutient qu'il l'a enseigné en secret. 



47) C'ett-à-dire : Tuiage de faire laver les nuaini aa poUué avant 
de lire la loi. 

48) RaMchi: car le pollué eit souvent contraint de t^abitenir d'étu- 



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— 38 — 

le fait afin que les diadples des eavanB ne ee trouvent pas 
auprès de leurs femmes comme les coqs^')* IL Janàî dit: 
j'ai entendu que plusieurs se montraient très-rigoureux i 
ce sujet, et j'ai entendu que d'autres traitaient cette chose 
très-légèrement, mais quiconque s'y montre très«-rigonreux 
lorsqu'il s'agit de lui-même, ses jours et ses années seront 
prolongés. ^ 

R« Josua^ fils deLévi, dit: quel est l'avantage des pol- 
lués qui se baignent le matin? Quel est l'avantage! N'est-ce 
pas lui-même qui dit ci-dessus qu'il est défendu à un p<^ 
lue de lire dans la loi? U veut donc dire: qud est l'avan* 
tage de ce poUué qui se baigne avec 40 Seas d'ean lors- 
qu'il suffirait de le faire avec 9 Cabs, ou quel est l'avan» 
tage des pollués qui se baignent lorsqu'ils pourraient sen* 
lement se faire jeter de l'eau sur son corps'^). Sur qaoi 
R. Hanîna dit: on a fait là-dessus une haie bien compacte, 
car la Baraïtha porte le fait suivant: un pollué ayant ael- 
lidté une femme à commettre un grand péché elle lui dit: 
Beca (stupide) as-tu 40 Seas d'eau pour pouvoir t*y bai- 
gner avant! Alors le pollué se retira de suite. Rav Hnnna 
disait à quelques rabbins : mes précepteurs, pourquoi faites- 
vous si peu de cas de ce bain (de$ pollués) i Est-ce àoaose 
du froid! Mais on peut se baigner aussi dans des eaux 
chaudes ^^)* Rav Hasda lui dit: est-ce un bain qu'un bain 
chaud? Rav Ada, fils d'Ahava, lui dit: je suis de ton avis. 
R. Zira restant assis dans un bassin d'eau dans un bain 
disait à son domestique: ya et apporte moi neuf Cabs 
d'eau, et verse-les sur moi, R. Hija, fils d'Abba, lui dit: 
à quoi bon pour un docteur (pour vous) tout ceci, une 
fois que le docteur est assis au milieu de l'eau? Il lui dit: 
{Il en e$t de Cabs) comme de 40 Seas ; de même que 



dier la loi et de eooeher «rec la fenme a came qo'U maoqoe d^ewi 
pour le baigner. 

40) C'eit-à-dire : trop loavent. 

50) C*et(-à-dire : le faire jeter Cabi d*eaa lar le eorpt aa lies 
de ee baigaer dans 40 Seai, 

51) Snr tout pour les rabbini qui, leloo Ratchij doirenf toae ^tre 
enFiiagéi eomme aatant de maladce. 



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— 39 -- 

lès 40 Sea« sont dealtoéft pour le bain et non pour être 
yersés sur le corps, de même les 9 Cabs sont destinés pour 
être Tersés sur le corps et noa pour le bain, Rav Nah- 
man a établi qu' {il faut ^>erêer sur le carps) une crncbe 
de 9 Cabs. Rav Dimi étant survenu dit que R« Akiva et 
R. Jéhuda Ghelostra («nt^Dli^A lat.) disaient que Von a en- 
seigné cela ^2) seulement pour un malade qui s'est pollué 
malgré lui-même, mais que pour un malade qui est habi- 
tué à se polluer^') il faut 40 Seas. Sur quoi R. Joseph 
dit: la cruche de R. Nahman est cassée^*). Mais Ravin 
étant survenu dit: que ce cas s'était passé à Uscha dansF.ax». 
le portique de R. Ucbaïa, et que Ton vint interroger là- 
dessus Rav Âse qui dit : on n'a enseigné (qu'il faut se 
baigner) que pour un malade qui est habitué à se polluer, 
mais un malade qui souffre une pollution malgré lui est 
entièrement dispensé (jde se baigner). Sur quoi R. Joseph 
dit: la cruche de Rav Nahman est donc réparée. 

Puisque tous les Amoraïm et les Tanaïm sont en dis- 
pute sur le bain d' Ezras, voyons un peu comment Ezras 
Ta institué. Abaï dit qu' Ezras a ordonné, pour un homme 
sain qui est habitué à se polluer, 40 Seas d'eau, et pour 
un homme qui se pollue malgré lui 9 Cabs. Mais les Amo- 
raïm sont venus et se sont partagés d'opinion relativement 
à un malade: un docteur était d'avis qu'un malade habitué 
aux pollutions, est comme un homme sain également habi- 
tué à se polluer, et qu'un malade qui souffre une pollu- 
tion malgré lui, est comme un homme sain qui souffre une 
pollution malgré lui; et un autre docteur était d'avis, qu'un 
malade habitué à se polluer est comme un homme sain 
qui a une pollution malgré lui-même, et qu'un malade qui 
a souffert une pollution malgré lui, est entièrement dispdnsé 
^de se baigner). Rava dit: supposons qu' Ezras, ait insti- 



52) RaBchi: qa*il luffit 4e verser tor le con>i d'ôn pollué 9 C«bi 

d*eaii. 

53) Rau:hi: qui dort habita eUeneiit avee la femme et qui par là 
eat caiiae de la pollation« 

54) RazeM: c^enUà-dire, le caa d'un malade poUaé malgré lai dent 
parle R* Natban eit impoiiible. 



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— 40 — 

taé le bain; mais a-t-il aussi ordonné de verser de Teaa 
sur le corps? Cependant Mar a dit, qu' Elzras a institué le 
bain pour les pollués. Rép. : Rava a voulu dire qu* Ezras 
a institué le bain pour un homnie sain qui est habitué à 
se polluer, consistant en 40 Seas d'eau, et que les rabbins 
sont venus et ont établi que, pour un homme sain qui a 
une pollution malgré lui, il faut 9 Cais, et qu'enfin sont 
venus les Amoraïm et se sont partagés d'avis relativement 
à un malade; de sorte que Tun opinait que le malade qui 
est habitué à se polluer, est comme un homme sain qui 
est aussi habitué à se polluer, et qu'un malade qui a une 
pollution malgré lui, est comme un homme sain qui a éga- 
lement une pollution malgré lui; et l'autre opinait, que 
pour un homme sain qui est habitué à se polluer, il faut 
40 Seat tandis que pour un malade habitué à se polluer, 
et pour un homme sain qui a une pollution malgré lui, il 
en faut 9 Cabs; mais qu'un malade qui a une pollution 
malgré lui, est entièrement libre. Rava dit: l'Halaca est 
qu'un homme sain qui est habitué à se polluer, et un ma- 
lade qui est également habitué à se polluer, ont besoin de 
40 Seas, et qu'un homme sain qui a une pollution malgré 
lui, a besoin de 9 Cabs; mais que le malade qui a une 
pollution malgré lui, est entièrement libre. 

Les rabbins ont appris qu'un pollué sur lequel on verse 
9 Cabs d'eau est pur. Dans quel sens ces paroles ont-d- 
les été prononcées! Dans le sens que cela a lien pour 
soi-même, mais lorsqu'il s'agit des autres, il faut 40 Seas ^^). 
R. Jéhuda dit qu'il faut 40 Seas dans tous les lieux (cas). 
R. Johanan et R. Josua, fils de Levi (d'un côtéjj et'R. 
Eliéser et R. José, fils de Hanina, de l'autre ^^) un de cette 
paire, et un de l'autre disputent sur la Recha de cette tra- 
dition qui porte : Dan$ quel $eni ont été prononcées ce$ 



55) Raicài: lonqae le polloé Ini-m^me veut étadfer dam la loi, 
il doit vener lor son corpi Cabi d'eau, maîi lonqaMl rent instraire 
les autref , il doit te baigner avec 40 Seai d'eau. 

5G) Loriqu^on cite deux à deux lei rabbini dans le Talmuè comme 
dans ce païaage, on le fiait pour indiquer qu^ilt sont partagés d'*avi» 
cntr'eux sur un même point de doctrine. 



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— 41 — 

parole$f Dam le $enê que cela ait lieu pour ioi^mème; 
mais que lorsqu'il s'agit de$ autres^ il faut 40 Seas, L'un 
dit, que les rabbins n'ont appris cela que d'un malade qui 
est habitué à se polluer, mais que pour un malade qui a 
une pollution malgré lui, il faut 9 Cabs, et l'autre dit, 
que lorsqu'il s'agit des autres, il faut toujours que même le 
malade qui a une pollution malgré lui, attende jusqu'à ce 
qu'il ait 40 Seas. De nouveau un d'une paire et l'autre 
de l'autre disputent sur la Sepha de cette même tradition, 
car l'un dit que ces paroles de Ray Jéhuda 40 Seas dans 
tous les lieux n'ont été dites que pour (un bain pris) dans 
de la terre ^^) et non dans des yases, et l'autre dit, que 
même (pour un bain pris) dans des yases. Nous conve- 
nons que celui qui dit: même dans des vases s'accorde par- 
faitement avec ce qu'enseigne R. Jéhuda en disant : 40 Seas 
dans tous les lieux; mais celui qui dit: dans de la terre 
&est bien, et dans les vases, ce n'est pas bien; quelle con- 
clusion tire-t-il des paroles: dans tous les lieux f II en 
tire la conclusion qui vaut pour des eaux puisées ^^). 

Rav Papa, Rav Hunna, fils de Rav Jchochua, et Rava, 
fils de Samuel, ont mangé du pain ensemble, et Rav Papa 
leur a dit: pennettez que je fasse la bénédiction, car j'ai 
versé sur moi 9 Cabs d'eau; mais Rava, fils de Samuel, 
leur dit : nous avons une tradition qui porte : pour qui ces 
paroles ont-elles été dites ^ Pour celui qui doit remplir 
son propre devoir, mais pour celui qui doit remplir le de- 
voir des autres, il faut 40 Seas. Permettez -moi donc de 
bénir moi qui ai versé sur moi 40 Seas. R. Hunna lenr 
dit : mais il vaut mieux me permettre de bénir moi qui n'ai 
versé sur moi ni 9 Cois ni 40 Seas ^9). Rav Hame avait 
•coutume de se baigner seulement la veille de Pâque pour 
engager beaucoup d'autres à accomplir leur devoir ^o). Mais 
l'Halaca n'est pas selon lui ^ ^). 



57) C'eit à-dîre : dam de l'eaa entoarée de terre. 
58^ C'eit* à-dire: que les eaux paiiées lont propret à tV baigner 
i on lei verte dant nde fotte an lieu de let verier dant un vaie. 
59) Ratchi: car moi je n'ai pat été pollué comme vous. 
60J Ratehi: en apprenant de Jui let cérémonies de la Pàqae* 
61) Mase/ii: parce qu'il pouvait verter Cabs d'eao sur lui, an 



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— 42 — 
Mi$ehn9 P. 

Celai qui étant en prière se sonyient qnll est poUaé, 
ne cesse pas , mais il abrège (le$ prières). Lorsqu'il est 
descendu dans le bain, 8*il peut en sortir, puis se couvrir, 
puis lire le Chema avant que les premiers rayons du soleil 
paraissent, il sort, il se couvre et lit; autrement il se cou- 
vre dans les eaux ^2) et lit. Mais il ne se couvre pas dans 
des eaux fétides et dan& des eaux qui ont servi à macé- 
rer, (et il ne Ui pa$ lorsqu'il a tout près de lui de tu^ 
rine)^^) jusqu'à ce qu'il y ait versé de l'eau pure. Et com- 
bien doit-il s'éloigner de l'urine et des excrémenst Quatre 
coudées. 

G hé m ar a. 

Les rabbins ont appris: celui qui est en prière et ae 
souvient d'être pollué, ne cesse pas, mais il abrège; celui 
qui lit dans la loi, et se rappelle qu'il est pollué, ne cesse 
pas pour aller (se baigner)^ mais il continue à lire en bal- 
butiant^^). R. Meïr dit: il n'est pas permis à un pollué 
de lire dans la loi plus de trois versets ^^}« Une autre Ba- 
raltha porte : celui qui étant en prière, voit des excrémens 
devant lui marche en avant jusqu'à ce qu'il les ait laissés 
derrière lui 4 coudées. Mais est-ce qu'il ne nous est pas 
dit dans la Baraïtha, qu'il doit aller d'un coté ? Bép^ : Cela 
ne constitue pas une contradiction ; car (il doit mancer) 
lorsque cela lui est possible, et doit aller de coté, lorsqu'il 
lui est impossible défaire autrement <»^). Si celui qui prie 



lieu de se baigner et que les paroles de la loi ne contractent pna 
d'impureté. 

62) Bartenora: dans les eanz tronbléet alia qae son coeor M voie 
pas les parties honteuses. 

63) Ost Maimonides qui propose de faire ici cette addition nax 
paroles de la Mischna. 

64) Rascài: on en lisant le plos vi(e possible, 

65) Raseài: p. ex. lorsqu'il est dans la Synagogue od il n'est pna 
permis de lire moins de trois Tersets. 

66) Raschi: comme p. ez; lorsque les excrémens se trouTent aar 
les bords d'an fleure. 



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— 43 — 

trouve des excrénuMui dans là place (ak tl prie)^ Rabba 
lOQtient qae, quoiqu'il ait péché, cependant sa prière est 
toujours valable. Mais Rava lui fait cette objection : N'est-il 
pas dit (Prov. XXI, 27.) : le sacrifice (Talm. : la prière) 
des impie» e$t une abomination f Puisque dit le même Rava, 
il a péché i malgré qu'il ait prié, sa prière ne peut être 
qu'une abomination^^). 

Les rabbins ont appris: si quelqu'un est en* prière et 
que les eaux (t urine) lui dégouttent sur les genoux, il 
doit s'interrompre jusqu'à ce que les eaux cessent, et re- 
commencer après sa prière. D'oà doit-il recommencerf 
Rav Hasda et Rav Hamenuna ($e partagent davie là-deg^ 
eut). L'un dit qu'il faut qu'il la reprenne dès le commen- 
cement, et l'autre dit, dès Tendioit où il s'est interrompu. 
Dirons-nous que c'est en cela qu'ils sont partagés 4'nvis, 
c'est-à-dire, qu'un docteur pense que s'il s'est arrêté autantF.23.«. 
qu'il fallait pour finir toute la prière, il doit la reprendre 
dès le commencement, et l'autre docteur opine (qu^il dmi 
la reprendre) dès l'endroit où il s'est interrompu. Rav 
Ache dit: il était nécessaire que, dans cette tradition, on 
distinguât expressément entre le cas s'il s'est arrêté, ou s'il 
ne s'est pas arrêté*^). Mais tout le monde avoue que, 
s'il s'est arrêté autant qu'il fallait pour l'achever toute en- 
tière, il doit la répéter dès le commencement. Ici dose ik 
sont partagés d'avis sur ce qu'il ne s'est pas arrêté; car 
un docteur opine que Uiomme (dont feau dégoutte) est 
myt, dès le commencement, hors d'état de prier et que, par 
conséquent, sa prière ne peut être valable^'), et l'autre 
docteur opine qu'un tel homme^ est toujours en état de pou- 
voir prier, et que par conséquent sa prière est valable. 

Les rabbins ont appris : celui qui est pressé par ses 
ouvertures ^<^) ne doit pas prier; et s'il prii^ sa psi^e n'est 



67) Il tant donc qu'il U répète. 

68) Raichi: Et comme on ne l'a pât fait on pent conclarf qa*il 
ne s'est pas arrêté. 

60) Ranchi: parce qoMI ne l'est paf préparé k la prière tu ^Ta- 
coant comme l'exigeait ton devoir. Voy. Préftiee. 

70) C'est-à-dire : par Tenvie de Cure ses nécessités. Noss tâdkorons 



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— 44 — 

qu'une abondnatioiu Ray Zarid, et selon d'antres Rav Jé- 
huda, dit: on n'a enseigné cela que dans la supposition 
qu'il ne puisse retenir en lui-même, mais s'il peut retenir 
en lui-même, sa prière est valable. Et combien de temps ^ ')! 
Rav Chechath dit: autant qu'il faudrait pour faire une 
Parsa de chemin. D'autres enseignent que la Mischna 
parle de cela en ces termes : à quel cas ces paroles ont- 
elles été appliquées! Au cas. que Thomme ne puisse rester 
sur lui-même '^ 2). Mais s'il peut rester sur lui-même, sa 
prière est valable. Et combien de temps? R. Zavid dit au- 
tant qu'il faut pour une Parta de chemin. R. Samuel, fils 
de Nahmani, dit au nom de R. Jonathan: celui qui est 
pressé par ses ouvertures, voilà qu'il ne doit pas prier du 
tout parce qu'il est écrit (Amos IV, 12.): Prépare-toi à la 
rencontre de ton Dieu, ô Israël. Et R. Samuel, fils de 
Nahmani, disait avoir entendu dire à R. Jonathan: que n- 
gnifie-oe qui se trouve écrit (Eccl. V, 1.): Prends garde à 
ton pied lorsque tu entres dans la maison de Dieu, etd 
Bép. .* Garde-toi de pécher, et si tu pèches, apporte un sa- 
crifice devant mot Ht approche-toi pour ouir (ib.)? Rép.: 
Les paroles des savans. Ravi dit: sois prêt à entendre 
les paroles des savans qui lorsqu'ils pèchent, apportent un 
sacrifice et font pénitence. Plutôt que pour donner le pré- 
sent des fous (ib.) \ Rép. : Ne sois pas comme les fous qui 
pèchent et apportent le sacrifice , et ne font pas pénitence. 
Car ils ne savent point qu'il font mal (ib.) ? Rép. : Mais 
si cest ainsi, ils sont justes: cela veut donc dire: ne sois 
pas comme les fous qui pèchent et apportent le sacrifice, 
et ne savent pas s'ils l'apportent pour le bien, ou s^ils l'ap- 
portent pour le mal. Le Saint, béni soit-il, veut donc 
dire: quoiqu'ils ne sachent pas faire une différence entre 
le bien et le mal, ils apportent le sacrifice devant moL 

dam la diicuiiion qui luit', de cnnierfer lea expressiona figuréei du 
Talmad , dana la diieuiiion qui nous oecupe et dans tout autre caa 
■emhiable, afin de ne point choquer lei oreilles autant que les rabbins 
sont accoutuméi de le faire. 

71) Doit-il pouvoir retenir en lui-même ? * 

72) C'eat-à-dire : retenir aea néccailtéa. 



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— 45 ~ 

Ray Ache, et selon d'autres Rav Chanina, fils de Papa, dU 
(que ce verset signifie) : retiens tes ouvertures pendant que 
tu es en prière en ma présence. 

Les rabbins ont appris : celui qui entre dans la mai* 
son de la chaise ''3) ote ses TephiUin^^) à la distance de> 
quatre coudées et entre. Rav Âha, fils de Ray Ilunna, dit 
au nom de Rav, Checheth: on n'a enseigné cela que pour 
une maison de la chaise déterminée'^ ^)j mais lorsqu'il s'a- 
git d'une maison de la chaise indéterminée ^ ^), il s'y purge 
vite, et lorsqu'il en sort, il s'éloigne de quatre coudées, et 
les met de nouveau, et cela parce que c'est lui le premier 
qui a rendu cette maison de la chaise déterminée. On de^- 
manda aux rabbins, si un homme peut entrer avec les Te- 
phillin dans une maison de la chaise déterminée pour y 
lâcher les eaux 1 Ravina le permit, mais Rav Ada, fils de 
Maltana, le défendit. Oa vint alors proposer cette question 
à Rava qui leur dit : il est défen<fu de crainte quod alveum 
exoneret qu'il ne chie par hasard lorsqu'il en est habillé, 
et d'autres disent de crainte quod pedat lorsqu'il en est 
habiUé. Une autre Raraïtha porte: celui qui entre dans 
une maison de la chaise déterminée ôte les Tephillin à la 
distance de quatre coudées, et les place dans une fenêtre 
près de la route' publique et entre, et lorsqu'il en sort, il 
s'éloigne de quatre coudées, et les met de nouveau: paro* 
les de la maison de Chammat; mais la maison d'IIillel dit: 
qu'il doit les prendre en sa main,' et entrer. R. Akiva 
dit: qu'il doit les prendre (envelopper) dans son habit, et 
entrer. Dans son habit! ces paroles pourraient te mettre 
dans l'esprit que, comme il arrive quelquefois que (les ha^ 
bits) se dénouent, ils peuvent en tomber. 11 faut donc 
dire qu'après les avoir enveloppés dans son habit, ils doit 
les retenir dans sa main, puis entrer, puis les mettre dans 



73) Latrine. 

74} Car de ee tempi on portait à tontei lei henrei do jour lei 
Tephillin, Voy. Talmud de Jérosalem Berac. 0. a. 

75) Ra$eAi: où il y a déjà dei excrément. 

76) Rageki: neuve, où on entre pour la première foii; dam ce cai 
il n'a beioin qne de tenir lei Tephillin dans la main. 



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— 46 - 

let trous qïd mmt près de la maison de la clatte^ et non 
les placer dans les trous qui sont près de la route publique, 
car les passans pourraient par hasard s*en emparer, et il 
s'exposerait alors à un grare soupçon; car il arrira à on 
disciple qui avait mis ses TepkUlin'^'^) dans les trous pla- 
cés tout près du gf and chemin qu'une femme publique Tint 
à passer, les prit et les rapporta dans Técole en disant: 
voyez ce que m*a donné N. en paiement. Aussitôt que ce 
disciple eût entendu cela, il monta sur le sommet d*un toit, 
se laissa tomber et mourut. Ce fut alors qu'on établit 
qu'on devait envelopper (les TephilUn) dans son haUt, et 
tout en les retenant entre les mains, entrer (dant la mai* 
99n4e la ehaiit). 

Les rabbins ont appris: au commencement on avait 
rhabitude de placer les Tepkillin dans les trous qui restaient 
du côté de la maison de la chaise; mais comme les souris 
venaient et les prenaient, on établit quon les mettrait 
dans les fenêtres, qui restaient du côté de la route publi- 
que, et qu'on entrerait; mais comme les passans venaient 
et les prenaient; alors on établit qu'on les retiendrait à sa 
main, et qu'on entrerait. R. Miacha, fils de R. Jehochua, 
fils de Levi, dit: l'Halaca est, qu'il faut les rouler comme 
un livre (volume)^ et les tenir dans sa droite ^<) contre 
son coeur. Rav Joseph, fils de Maniomi, disait avcMr en- 
tendu dire à Rav Nahman: cela vaut à condition qu'il ne 
sorte pas plus d'un palme de courroies au-dessus de la 
main ^ *)• R. Jacob, fils d'Aha, disait avoir entendu dire k 
R. Zira: on n'a enseigné cela que dans le cas qu'il reste 
autant de jour qu'il en faut pour les mettre (avant la 
prière) ; mais s'il ne reste pas assez de jour pour les met- 
tre, alors on leur fait une espèce de bourse d'un palme 
pour les y placer '<*). Rabba, fils du fils deHunna, dismt 



77) N'ooblioni pai qa'aotrefoii lei Jaift étaient toig'oiin babiUéi U 
lenn Tt>phiUin. 

7S) RaMchi: lana let envelopper dana lei habita d'où Oa ponrraieat 
tomber. 

70) Car an-deaiaa d'an palne, comnenee leur aainteté. 

80) Ceat-à-dire : on a aur aoi nnc bonrae pour lea y placer aana 
let rçnler afln de faire plot vite, lortqn'il jBMrt let ivnettre. 



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— 47 — 

avoir entenda dire à R Jobaaan : le jour on les roule en 
guise de livre, et on les met dans sa main contre son coenr, 
et 'la nnit on leur fait une espèce de bourse d'un palme 
où on les place. Avaï dit qu'on n'a enseigné cela que pour 
des bourses qui sont destinées à cet usage; mais celles qui 
ne sont pas destinées à cet usage peuvent être encore 
moindres d'un palme. Mar Zutra, et selon d'autres Rav 
Ache, dit : tu peux déduire cela de ce que des fioles moin* 
dres (d*un palme) sauvent de l'impureté dans la tente d'un 
mort. Et Rabba, fils du fils de Hunna, dit: lorsque nous 
Sfdvions R Johanan qni avait besoin de monter dans la 
maison de la chaise j s'il avait entre les mains un livre de 
l'Âgada, il nous le donnait; mais s'il avait les TephilKn 
il ne nous les donnait pas, mais il disait: puisque les rab- 
bins l'ont permis nous les /retiendrons (entre les mains) ^^). 
Rava rapporte que Rav Nahmàn faisait précisément la mémeF. as. & 
chose. 

Les rabbins ont appris : Thomme ne doit pas piren« 
dre les TephilKn dans sa main et le livre de la loi sur 
son bras et prier ^^). U ne doit pas non plus épancher 
de Teau, ni dormir son sommeil ordinaire ou extraordi- 
narie les ayant sur lui*'}. Samnel dit qu'il en est de même 
d'un couteau d'argent, d'un basmn et du pain*^). Rava 
disait avoir entendu dire à l'Halaca (quant à épancher de 
Teau avec les TephilKn) n'est pas ainsi, car cette Mischna 
est de la maison de Chammat *') ; en effet, si elle était de la 
maison d'S^lel ; comme elle permet (d'entrer les Tephil^ 
lin dans la main) dans un,e maison de la chaise détermi^ . 
née^ cela va sans dire (qu'elle permet aussi d'épancher de 
Teau avec les TephilKn) dans une maison indéterminée. 
Sur quoi on a objecté cette tradition: les choses que je 



81) Batehi: afin qn^lli nom Mrrent d^amnlette. 

82) RaieM: car la crainte qu'ils ne tombent Penipëche de prier 
avec attention. 

83) Batehi: mam fieri pote$t guûd peéat in Momno, 

84) Car le soin de lea garder peut rempëcker de prêter attention 
à la prière. . 

, 85) Bt l'Halaca doit être inr ce point lelon la maiaon d'HilleL 



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— 48 — 

t'ai permises ici, te les ai-je défendaes là? Qae peavent- 
eUes être (ces choses) si ce n'est les Tephillinf Or, tout 
ira bien si tu dis que ces paroles sont de la maison d*Hil- 
lel {selon laquelle la phrase): Je Pai permis ici (peat si- 
gnifier) un privé déterminé (et l'autre) je t'ai défendu /à, 
un privé indéterminé. Mais si tu dis que ce passage est 
de la maison de Chammaï, elle ne permet rien, elle ne 
parle pas même d'une permission ^<^). Rép.: Cette tradi- 
tion est relative à un palme et deux palmes {et non aux 
Tephillin), car nous avons appris dans une Barattha: 
quand quelqu'un fait ses nécessités il doit se découvre* par 
derrière d'un palme, et de deux palmes par devant; et 
dans une autre Barattha: par derrière d'un palme, et par 
devant de rien 'du tout N'est-ce pas que l'une et l'autre 
traditiojQS sont applicables à Thomme sans que cela souffre la 
moindre difficulté; car dans l'une on parle des grandes, et 
dans l'autre des petites nécessités? Mais si tu opines quil 
y est aussi question des petites nécessités, à quoi bon pour 
cela un palme pai* derrière l II faut donc dire que Tune comme 
l'autre tradition est relative aux grandes nécesdtés sans 
que cela souffre la moindre difficulté^ car alors la première 
parle de l'homme, et la seconde de la femme. Mais si 
c'est ainsi, comment expliquer ce qui est dit plus loin dans 
la même tradition : voilà un a majori ad minus qui n*ad- 
met pas de réplique ^7)? Mais que veut-on dire {par cet 
paroles) qui n'admet pas de réplique^ Que le train de la 
chose porte nécessairement ainsi ^^j. Donc il s'agit là des 

8G) Il faudrait donc conclare de cela que cette tradition n'appar- 
tient pat à la maiion de ChammaT. 

87) Razckii ce qui prouve que cette tradition eit relatire aox 
TephiUin et non à Hn palme et deux paimeê, c'eit que dans la première 
auppoiition je peux faire une argumentation a majori ad mimts et 
dire: qui permet d'entrer > lei TephiUim en inain , dani un privé deter» 
miné d^autant' plui doit permettre d^ntrer dans un privé indetermiime \ 
tandii que dans la leoonde luppoiition je ne peux faire aucune argu- 
mentation de ce genre. 

88) Ratehi\ c'eit-àdire, que comme il est déjà reçu que l'homme 
et non la femme doit le découvrir par devant en faisant ses nécetsicéa 
il est inutile de faire à leur égard un a majori ad mtnu$ ; mais relati- 
vement aux Tephillin il n'est pas inutile. 



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— 49 — 

TepAHhn, et rôbjection que fait Rava sar Tautorité de Rav 
Checheth reste. Toujours il y a une difficulté (dans les 
paroles de ta même tradition qui portent): Si la maison 
de la chaise déterminée est permise, Sautant plus la mai^ 
son de la chaise indéterminée. Bép.: CVst ainsi qu'on a 
voulu dire r la maison de la chaise déterminée oà il n'y a 
pas de gouttes^') est permise, tandis que la maison de la 
chaise indéterminée oà il y a des gouttes est défendue. 
Mais si c'est ainsi pourquoi est-il dit : qu'il n*y a pas de 
réplique là^dessus lorsque celle-ci est pourtant une bonne 
réplique? Rép.: C'est ainsi qu'on a voulu dire: tu peux 
faire servir cette chose comme une doctrine raisdnnée'<^), 
mais tu ne peux pas la faire valoir comme une argumen- 
tation, a majori ad minus; car si tu la faisais servir comme 
une argumentation a majori ad minus, ce serait un a ma^ 
jori ad minus qui ne se prêterait pas à une réplique ")• 

Les rabbins ont appris: celui qui se propose de se 
rendre à un banquet doit marcher dix fois quatre coudées, 
ou quatre fois dix coudées pour bien faire ses besoins, 
puis entrer (dans le lieu du repas). R. Isaiac dit: eelni qui 
se rend à un banquet invité entre après avoir oté (et mis 
de càtéj les Tephillin^^). U diffère d'avis de R.Hija, car 
IL HiJQ dit qu'il doit les mettre ttir la tabk, et c'est ce 
qui convient le mieux. Et jusqu'à quand (les laissera^tM 
là)^ Rav Nabman, fils d'Isaac, dit: jusqu'au moment de la 
bénédiction (du repas). 

D est dit dans une Baraïtha que l'homme peut lier les 



SO) MaMchi: d«a goattM d'urine qat itnUnt *ar Iti |tMâ «t qM 
l'on devrait nettoyer syec U maia oik Ton tient lei Tephiliin, ce gai 
n'eit pM permii. On eit obligé de nettoyer cea gouttea parce qu'elles 
peavcnt ^tre priies pro ipermate et attirer lar noa enfani le soupçon 
qa*ll8 aont bâtards. 

00} Btnehi: comme nne raison de permettre dans le privé éAgr- 
mini ce qui est défenda dans Vindétermimd à «anse des go«tfes. 

9f) JRaêchi: si ta raissonnais ainsi: 11 est juste de dire qu'il y a 
moins de difficultés pour le privé indéterminé que pour le déterminé^ 
je ne saurais comment te répliquer, car je n*ai trouvé nulle part qu'il 
y ait plus de difficultés pour le premier que pour le second. 

93} Ratehi: car il s^nlvrera peut -être. 

II. D 



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- M - 

TephUlim arec soa argent dans ton suaire de la tête, et 
dans une antre il est enseigné qu'il ne pent pas les y lier, 
et cependant cela ne constitue pas une difficulté ; car' Tune 
parle d'un suaire qui a été destiné à cet usage, et l'autre 
d'un suaire qui n'a pas été destiné à cet usage, car Rav 
Basda dit:*un suaire pour les TephilHn, qui a été destiné 
à l'usage d'y fier les Tephillin, et auquel on les a fiés effecti- 
Tement ne peut plus servir à y fier de l'argent; mais si on 
l'a destiné' à cet usage, et qu'on ne les y ait pas fiés, ou si 
on les y a fiés sans qu'il fût destiné à cet usage, alors il 
peut bien servir pour y fier de l'argent. Mais d'après 
Âvaï, qui dit que la destination d'une chose a de la valeur; 
soit qu'il ait été destiné à cet usage, et qu'après on ne les 
y ait pas fiés; soit qu'on les y ait fiés et qu'on l'aie des- 
tiné seulement après à ceti usage, il ne peut plus servir 
(pwr forgent): mais si tu ne l'as pas destiné (pour /et 
TephUUn) il peut bien serv